The Tudors est une série que nous aimons beaucoup mais dont nous ne vous avions jamais parlé jusqu’à présent. Nous profitons de sa rediffusion à partir du 3 août sur Arte pour le faire. Cette série raconte le règne et surtout les amours de Henri VIII, mythique souverain anglais et accessoirement à l’origine de l’église Anglicane. Quatre saisons ont été tournées et la série est terminée, la seconde saison sera sans doute diffusée à la rentrée sur la chaîne publique française. Synopsis ?
- Année:2007
- Genre:Historique
- Série:The Tudors

Henri VIII est marié à Catherine d’Aragon, d’origine espagnole. Cependant, cette dernière n’arrive pas à lui donner un héritier mâle. La tension entre les deux est importante. Henri est évidemment un coureur de jupon invétéré, mais finit par tomber éperdument amoureux d’Anne Boleyn. Désirant divorcer, Henri crée là un conflit direct avec l’église de Rome, et donc le pape. Un conflit dont tout le monde connait l’issue.
En effet, comme le dit le générique, Vous pensez connaître l’Histoire, mais vous ne connaissez que la fin, pour en atteindre le cœur , il faut la reprendre au début. La plupart d’entre nous connaissent l’Histoire, et l’issue de ses amoures tortueuses. Ce qui est intéressant c’est vraiment de comprendre comment on en est arrivé là. Évidemment, les histoires de roi, ca veux dire de la machination politique, de la manipulation, bref, quelque chose qu’on aime beaucoup ici. Je sais que le fait que ça passe sur Arte fera peut être peur à certains mais je vous assure que la série est tout à fait passionnante. Ce n’est pas ennuyeux.

On suit avec plaisir les intrigues politiques dans le climat très troublé de l’époque. Et on assiste peu à peu au schisme que l’on connait entre l’église d’Angleterre et celle de Rome. Et il faut dire que c’est bien mené. Le mélange entre politique et vie privée est bien dosé. Les acteurs sont convaincants et le scénario amène en douceur les problématiques et les protagonistes des machinations. Si vous ne connaissez pas cette période, je ne peux que vous dire de regarder, ça vous cultivera un brin. Mais attention à ne pas prendre tout au pied de la lettre !
Je préfère le dire tout de suite pour les amoureux de l’histoire, c’est très très libre. Que cela soit au niveau chronologique ou au niveau de la réalité historique. Par exemple, Henri n’a qu’une sœur dans la série, dont l’histoire est un mélange entre l’histoire de Marie Tudor (sœur cadette de Henri) et de Eleonore de Habsbourg, une reine de France et dans la série elle s’appelle Margaret (sœur ainée de Henri) entre autres. Il ne faudra pas crier au scandale et accepter que la fiction ait besoin de prendre de la distance pour le bien de la série. Par exemple, Marie la sœur du roi a été appelée Margaret pour que personne ne la confonde avec Marie la Sanglante (Bloody Mary), fille de Henri. Faut dire qu’ils avaient un peu tous le même prénom à l’époque.

A cela il faut surtout rajouter que la série est magnifique. Les costumes comme les décor sont un véritable ravissement pour les yeux. J’ai été assez perplexe sur le choix de Jonathan Rhys Meyer pour le rôle de Henri, car il a un coté trop playboy effémine, mais en réalité au fil des saisons il s’impose comme un Henri crédible. On notera aussi le personnage de l’excellent Cromwell qui est joué par James Frain que vous pouvez en ce moment même retrouver en tant que Franklin Mott dans True Blood, et bien sûr, l’envoutante Anne Boleyn jouée par Nathalie Dormer.
Au final, c’est une série historique comme on n’en voit pas souvent. Évidemment avec de grandes libertés, mais une distribution de qualité et des scénarios bien ficelés. Si vous ne l’avez pas encore vue, c’est l’occasion de la découvrir.


Un détail dont nous aurions malheureusement pu nous passer, c’est la romance téléphonée entre les deux adolescents, Clara et Jean. Comme vous vous en doutez depuis le début, ça se la joue à la Roméo et Juliette, mais un Roméo et Juliette un peu trop proche d’un mauvais roman à l’eau de rose, genre Nous Deux. J’ai trouvé que c’était assez niais et pas émouvant pour un sou. D’un autre côté, c’est pour adolescents, et peut être que si j’avais vu 

















Évidemment, il s’agit d’esquisses très grossières des vies de ces trois personnages, racontées sur plus de six cents pages ; en fait, il s’agit même de résumés des toutes premières parties introduisant les personnages. Inutile de spoiler le roman et le raconter en détail. Il suffira simplement de savoir que le roman maintient un certain suspens vis-à-vis des personnages d’une partie à l’autre. Ceux-ci ne sont pas des héros, ils prennent de mauvaises décisions aussi bien que des bonnes, ils évoluent, et leurs motivations ne sont certainement pas toujours celles de bons samaritains. Il n’y a rien d’artificiel dans leurs vies – même si ces dernières sont certainement plus mouvementées que la moyenne –, et c’est là une des grandes qualités de ce roman. Une autre étant que, malgré sa taille, jamais il ne faiblit en intérêt. Les fins des personnages, sans rien révéler, sont toutes parfaitement tranchantes et définitives, de manières complètement différentes d’ailleurs.

L’intrigue par contre, est tout ce qu’il y a de plus conventionnel et on comprend assez vite ce qui se trame. Cependant, c’est quand même bien mieux mené que ce qu’on peut retrouver dans les autres grosses séries, comme 






