La Maison de Londres est un roman sorti en avril 2010 aux éditions du Petit Caveau et écrit par Lydie Blaizot. Il se compose de 350 pages, ce qui en fait à l’heure actuelle le plus gros volume de cette maison d’édition spécialisée dans les romans vampirique. La couverture élégante est signée Véronique Thomas et comme d’habitude le papier est tout doux et agréable à la lecture. Synopsis !
- Genre:Fantastique
- Editeur:Le Petit Caveau
- Auteur:Blaizot Lydie
- Année:2010
- Illustrateur:Thomas Veronique
- Titre:La Maison de Londres
- ISBN:9782953389289

Les vampires sont assemblés en maison, sous l’égide d’un chef. Nous suivons plus précisément trois vampires, trois mousquetaires au service de Jedediah, le maître de Londres. Or une guerre se prépare entre la maison de Londres et celle de Cardiff. Nos trois héros, aspirant plutôt à une vie tranquille, vont faire leur possible pour empêcher le massacre, tout en essayant d’éduquer un vampire nouvellement crée.
Un trio de vampire pour héros, ce n’est pas commun. Encore moins quand ce sont des vampires mâles qui ne sont pas spécialement des beau gosses et qui ont déjà un certain âge physiquement. En effet, dans La Maison de Londres les vampires ne vieillissent pas seulement s’ils se sustentent de sang. Ils peuvent donc vivre une vie tout à fait normale, et mourir de vieillesse comme n’importe quel humain. Tout le côté du besoin de sang ne fait donc pas partie du mythe ici. Nous sommes donc assez loin des clichés, et je dois dire que cela fait du bien.

Lydie Blaizot
Les personnages sont tous très différents, le Lord qui cite Shakespeare, l’ancien militaire qui aime la dynamite, le médecin pétri d’humanisme sont donc présents, et s’affrontent idéologiquement parlant tout au long du roman. Seuls les personnages féminins me semblent un peu moins bons, des personnalités un peu grosses, stéréotypées. On a par exemple la gamine trop intelligente pour son age qui parle comme une adulte, ou la jeune femme combattante et prête à tout pour aider les autres. J’avoue avoir eu quelque peu du mal avec elles.
Je dois vous dire qu’au résumé, à voir les vampires organisés en maison, le novice, etc, je m’attendais à un banal roman de vampire comme on en voit beaucoup en ce moment, qui recyclerait deux ou trois trucs. Et en fait, que nenni. Les roman propose une intrigue novatrice et éloignée des clichés, avec des personnages soignés et intéressants. Le roman oscille entre le Londres Victorien et la campagne anglaise de la même époque. Autant vous dire que cela me parle tout à fait. Le Londres décadent et un peu sale, Whitechapel et ses coupes-gorges à coté des maisons de maitre, c’est tout à fait ce que j’aime.
La vision des vampires de l’auteur est assez proche de celle de Stoker, dans le sens où ils peuvent se transformer en animaux ou en brume et sortir la journée. Il n’y a cependant aucune explication des origines vampires, il y a des vampires et c’est tout. Ce n’est d’ailleurs pas forcément un mal, vu qu’une histoire du mythe n’aurait rien amené à l’histoire. Le point le plus notable pour moi, c’est à quel point ce roman est rafraichissant. Pour une fois les vampires ne sont pas accrocs au sexe et au sang. Non pas que je n’aime pas ces vampires, j’adore ceux de Poppy Z. Brite par exemple, mais voilà, ça fait du bien des fois de voir d’autre types de vampires, moins décadents. Sans pour autant tomber dans l’excès du végétarisme de Twilight par exemple. C’est la réelle originalité de ce livre, et du coup, si vous en avez marre de ces vampires Bit-Lit, je ne peux que vous le conseiller !
L’intrigue est partagée en cinq parties, cinq livres, il n’y a d’ailleurs pas de chapitres au seins de ces parties, ce qui m’a un peu surprise au début. L’intrigue est rondement menée, et prend bien le temps de se développer. Les évolutions de l’histoire sont bien amenées, et paraissent très logiques. La taille du livre est justifiée, et rien n’est laissé de coté. On a le temps de connaitre et d’apprécier les personnages. Le style est agréable et se laisse lire, cependant, il reste assez anonyme et neutre. Il sert l’histoire, sans prendre le dessus. J’ai particulièrement aimé toutes les références à Shakespeare, toujours à point nommé. .
Au final, pour un premier roman, le livre de Lydie Blaizot est vraiment une bonne surprise. Un roman vampirique à contre courant de la mouvance actuelle, il y a pas à dire, ça fait plaisir. Un roman de vampires, original, bien mené, avec des idées originales. C’est un coup de coeur que je vous conseille fortement si vous appreciez les vampires et l’époque. Vous ne devriez pas être déçus.





A ce niveau là, le suspens est assez bien géré. On établit bien entendu ses théories, mais le tout tient relativement bien la route pendant un long moment. Bon après, il faut quand même dire que la trame du livre est quelque part frustrante, car si on pourrait penser au début que le héros va agir, on constate rapidement que le but n’est pas de modifier le courant de l’histoire, mais seulement d’y assister. Ce que je veux dire par là, c’est que 








Au final, nous avons là le meilleur receuil de nouvel que j’ai lu depuis un moment. Les sorcières sont abordées sous des angles très différents. Il n’y a pas de redondance et aucune nouvelle n’est mauvaise, certaines sont juste un peu moins bonnes.



