La Maison de Londres de Lydie Blaizot

Serafina dans Critiques, Livres le 31 mai 2010, avec 4 commentaires
Critiques

La Maison de Londres est un roman sorti en avril 2010 aux éditions du Petit Caveau et écrit par Lydie Blaizot. Il se compose de 350 pages, ce qui en fait à l’heure actuelle le plus gros volume de cette maison d’édition spécialisée dans les romans vampirique. La couverture élégante est signée Véronique Thomas et comme d’habitude le papier est tout doux et agréable à la lecture. Synopsis !

Maison de Londres de Lydie Blaizot

Les vampires sont assemblés en maison, sous l’égide d’un chef. Nous suivons plus précisément trois vampires, trois mousquetaires au service de Jedediah, le maître de Londres. Or une guerre se prépare entre la maison de Londres et celle de Cardiff. Nos trois héros, aspirant plutôt à une vie tranquille, vont faire leur possible pour empêcher le massacre, tout en essayant d’éduquer un vampire nouvellement crée.

Un trio de vampire pour héros, ce n’est pas commun. Encore moins quand ce sont des vampires mâles qui ne sont pas spécialement des beau gosses et qui ont déjà un certain âge physiquement. En effet, dans La Maison de Londres les vampires ne vieillissent pas seulement s’ils se sustentent de sang. Ils peuvent donc vivre une vie tout à fait normale, et mourir de vieillesse comme n’importe quel humain. Tout le côté du besoin de sang ne fait donc pas partie du mythe ici. Nous sommes donc assez loin des clichés, et je dois dire que cela fait du bien.

Lydie Blaizot

Lydie Blaizot

Les personnages sont tous très différents, le Lord qui cite Shakespeare, l’ancien militaire qui aime la dynamite, le médecin pétri d’humanisme sont donc présents, et s’affrontent idéologiquement parlant tout au long du roman. Seuls les personnages féminins me semblent un peu moins bons, des personnalités un peu grosses, stéréotypées. On a par exemple la gamine trop intelligente pour son age qui parle comme une adulte, ou la jeune femme combattante et prête à tout pour aider les autres. J’avoue avoir eu quelque peu du mal avec elles.

Je dois vous dire qu’au résumé, à voir les vampires organisés en maison, le novice, etc, je m’attendais à un banal roman de vampire comme on en voit beaucoup en ce moment, qui recyclerait deux ou trois trucs. Et en fait, que nenni. Les roman propose une intrigue novatrice et éloignée des clichés, avec des personnages soignés et intéressants. Le roman oscille entre le Londres Victorien et la campagne anglaise de la même époque. Autant vous dire que cela me parle tout à fait. Le Londres décadent et un peu sale, Whitechapel et ses coupes-gorges à coté des maisons de maitre, c’est tout à fait ce que j’aime.

La vision des vampires de l’auteur est assez proche de celle de Stoker, dans le sens où ils peuvent se transformer en animaux ou en brume et sortir la journée. Il n’y a cependant aucune explication des origines vampires, il y a des vampires et c’est tout. Ce n’est d’ailleurs pas forcément un mal, vu qu’une histoire du mythe n’aurait rien amené à l’histoire. Le point le plus notable pour moi, c’est à quel point ce roman est rafraichissant. Pour une fois les vampires ne sont pas accrocs au sexe et au sang. Non pas que je n’aime pas ces vampires, j’adore ceux de Poppy Z. Brite par exemple, mais voilà, ça fait du bien des fois de voir d’autre types de vampires, moins décadents. Sans pour autant tomber dans l’excès du végétarisme de Twilight par exemple. C’est la réelle originalité de ce livre, et du coup, si vous en avez marre de ces vampires Bit-Lit, je ne peux que vous le conseiller !

Maison de Londres de Lydie BlaizotL’intrigue est partagée en cinq parties, cinq livres, il n’y a d’ailleurs pas de chapitres au seins de ces parties, ce qui m’a un peu surprise au début. L’intrigue est rondement menée, et prend bien le temps de se développer. Les évolutions de l’histoire sont bien amenées, et paraissent très logiques. La taille du livre est justifiée, et rien n’est laissé de coté.  On a le temps de connaitre et d’apprécier les personnages. Le style est agréable et se laisse lire, cependant, il reste assez anonyme et neutre. Il sert l’histoire, sans prendre le dessus. J’ai particulièrement aimé toutes les références à Shakespeare, toujours à point nommé. .

Au final, pour un premier roman, le livre de Lydie Blaizot est vraiment une bonne surprise. Un roman vampirique à contre courant de la mouvance actuelle, il y a pas à dire, ça fait plaisir. Un roman de vampires, original, bien mené, avec des idées originales. C’est un coup de coeur que je vous conseille fortement si vous appreciez les vampires et l’époque. Vous ne devriez pas être déçus.


 

On essaie généralement de ne pas relayer des articles sponsorisés trop éloignés de notre ligne éditoriale. Mais il y’a des entorses, et l’article d’aujourd’hui en fait partie. En effet, il s’agit la d’une campagne de sensibilisation à la Spondylarthrite Ankylosante organisé par la Société française de Rhumatologie. Une maladie inflammatoire, qui fait partie de la famille  des spondylarthropathies. C’est donc une maladie rhumatologique, qui se caractérise par une inflammation de l’enthèse. L’enthèse c’est la jonction entre les os et ce qui s’y rattache (ligaments, etc). Les spondylarthropathies peuvent avoir des origines diverses, et ne sont pas encore totalement identifiées.

Cette maladie touchant particulièrement les jeunes (90% des malades déclarent la maladie entre 15 et 40 ans) c’est Franck Leboeuf qui s’est impliqué dans cette campagne de sensibilisation. La campagne virale se présente sous forme d’une vidéo ou le footballeur demande à l’internaute de l’aide pour aborder une jolie « dragon ».  Vous pouvez essayer, et découvrir le résultat des conseils.

Le site associé à la campagne vous propose tous les renseignements nécessaires pour connaitre un peu mieux cette maladie qui touche quand même 0.11% de la population française. Vous trouverez des explications détaillées, mais aussi un petit questionnaire qui pourra peut être vous aider.

Vu que cette maladie est relativement peu connue, n’hésitez pas à en parler autour de vous.

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Article sponsorisé


Illman m’a dit dans la semaine qu’il fallait qu’on fasse quelque chose des MdM parce que ça partait dans tous les sens et que ça n’avait pas encore d’identité. Alors, j’ai décidé de donner une orientation à mes MdM, celle des clips débiles, drôles, ou hallucinés.

Et cette semaine, j’en ai un pour vous qui comble les trois précités, et qui en plus correspond à notre occupation principale de la semaine, à savoir jouer à Red Dead Redemption. Il s’agit d’un morceau de Fields of the Nephilim nommé Moonchild, sorti en 1988. Vous ne connaissez pas Fields of the Nephilim ? Eh bien,c’est un groupe de Rock Gothique Western. C’est même les seuls de ce genre musical si particulier. On se demande bien pourquoi.

Accessoirement, Fields of the Nephilim fait partie de mes groupes préférés. Fields c’est donc du rock gothique avec ce coté poussiéreux western, des sonorités très particulières, et je ne vous cause pas encore du look des membres. Sauf qu’en plus de ça, le leader Carl McCoy est assez porté sur l’ésotérisme, ce qui donne donc ce clip parfaitement halluciné. A savoir Moonchild est inspiré par les écrits de Crowley, un nom qui doit vous être familier si vous vous intéressez à l’ésotérisme, ou si vous aimez Ozzy Osbourne, au choix. Je crois que j’ai rarement vu de clip qui me laisse aussi perplexe. Je cherche encore le sens. Je suppose qu’il y en a un mais non accessible à la novice que je suis.

Le morceau ici est très typique de leur style avec des sonorités très identifiables et la voix puissante de Mc Coy. Ce n’est  pas mon titre préféré, mais  il n’y a pas de clip pour Laura. Entre nous, marier le gothique et le western, c’est un peu du fanservice pour les gens comme moi, mais qu’est ce que vous voulez.

Accessoirement, McCoy et sa bande traineront leurs dusters sous la tente du Hellfest 2010 le samedi. Et nous y serons.


Hier, nous sommes allés voir Prince of Persia: Les Sables du Temps au cinéma. Ce nous incluait donc votre servante, dabYo et illman. Cependant, pour des raisons obscure, c’est donc moi qui en écrit la critique. Ce qui n’est pas forcément de bon augure, car mon seul argument pour aller voir Prince of Persia c’était que « l’acteur principal il est trop beau ». Mué. Le fait que cela soit une adaptation du Jeu Vidéo du même nom me laissait de marbre (car entre nous, les adaptations de jeux vidéo) et le réalisateur Mike Newell ayant réalisé Harry Potter 4 n’est pas non plus une référence. Seul le producteur aurait pu me motiver, mais au final, Jerry Bruckheimer nous a démontré avec Pirate des Caraïbes 3 qu’il pouvait lui aussi faire des bouses. Enfin, Synopsis.

Prince of Persia: Les Sables du Temps

Dastan est un prince, et accessoirement un beau gosse. Il a été adopté par le roi il y a une quinzaine d’années, il n’est donc pas de haute lignée. Évidemment, c’est aussi un rebelle au grand cœur, qui aime se battre et prendre des risques. Puis un jour, il part avec ses deux demi-frères pour envahir une vilaine cité qui serait accusée de vendre des armes aux ennemis de la Perse. Sauf que cette cité sacrée protégeait une certaine dague capable de réveiller les forces du mal, tout ça quoi.

Bon, si vous connaissez le jeu-vidéo vous connaissez de toute manière l’histoire et ce qu’il y a derrière cette dague. Et si vous ne le connaissez pas, je vous laisse découvrir. Bon, on va commencer par le paragraphe fille-kikoo-lol, vous pouvez passer au paragraphe suivant si vous n’avez pas envie de subir le passage fangirl.

Prince of Persia: Les Sables du Temps

A votre avis, Narta ou Niveau body ?

Donc, évidemment, tout repose sur les épaules musclées du prince Dastan joué par Jake Gyllenhaal qui s’est laissé poussé les cheveux, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec le Jared Leto de Alexandre le Grand. Je ne ferais pas de jeu de mot sur l’orientation du personnage de Leto dans le film et le fait que Jake Gyllenhaal ai joué dans Brokeback Mountain, mais… Enfin, bref. Notre prince aux grands yeux, musclés, avec les cheveux long cabotine joyeusement, ce qui n’est pas pour nous déplaire. L’humour « Indiana Jones », le sourire de travers, désinvolte et rebelle notre prince est un personnage ultra stéréotypé mais qui m’a plu (non, vraiment ?). Côté femmes, c’est sur les épaules de Gemma Arterton que cela se joue, et ici aussi on frôle la plupart des stéréotypes.

Et quand je parle de stéréotypes, soyons honnêtes, le film n’échappe à aucun poncif du genre. Les positions impossibles à tenir résolues par des pirouettes, des retournements de situations ultra prévisibles et bien évidemment l’évolution de la relation du prince et de la princesse, tout cela, c’est du vu, revu et déjà vu. Cependant, et c’est quand même là où on reconnaît la qualité de Bruckheimer, c’est du grand spectacle. C’est palpitant, plein d’action, même si trop de ralenti sur les cascades tuent les cascades. On ne s’ennuie pas et c’est tout à fait divertissant. Les combats chorégraphiés sont cependant filmés un peu trop serrés, ce qui empêche d’en apprécier réellement la chorégraphie. Bref, c’est du film d’aventure à la Disney, c’est épique, il y a son lot de plans improbables et de cadrages ultra efficaces.

Visuellement parlant, c’est magnifique. La cité sacré est majestueuse, les costumes (notamment ceux de la princesse) sont splendides, les décors sont impecables. C’est du grand bonheur pour les yeux et je tire mon chapeau aux effets de lumières absolument superbes. La graphiste que je suis est comblée. Bon, un gros carton rouge pour les Hassansins quand même est bien mérité. Ces yamakazi nazguls sont des ninjas, sur-entraînés, super méchants, pas crédibles et en plus ridicules. Je m’en serais passée. D’autant que cela dénote complètemnet avec le reste graphiquement parlant.

Prince of Persia: Les Sables du Temps

Prince of Persia: Street Dance en 3D

Niveau adaptation, je dois dire que je ne connais pas plus que cela, et que donc je ne pourrais pas juger. Cependant, les sauts et escalades font évidemment penser au jeu original, notamment l’escalade de paroi au début du film, mais on remarquera quand même un saut de la foi genre Assassin’s Creed qui m’a un peu laissée sur les fesses car impromptu (mais impressionnant).

Au final, Prince of Persia: Les Sables du Temps est un agréable divertissement, rythmé, pas trop long, au scénario dispensable. Les beaux yeux de Dastan et les cascades à tout va sauront séduire le plus grand nombre. Les puristes du jeu-video raleront surement un peu plus, mais dans l’ensemble c’est honnête et on voit rarement une adaptation d’une telle qualité. Comble de l’ironie, le Prince of Persia sortant pour l’occasion sur console est bien plus mauvais que d’habitude.


Le Sang du Christ de Frédéric Mars

dabYo dans Critiques, Livres le 26 mai 2010, avec 3 commentaires
Critiques

Depuis que le Da Vinci Code est sorti, les Thrillers saupoudré d’éléments religieux sont légions. Et ce n’est pas étonnant, puisqu’en dépit d’une qualité somme toute très moyenne, les titres de Dan Brown se vendent chaque années par camion. Vous l’aurez donc compris, Le Sang du Christ écrit par Frédéric Mars est donc un roman qui s’inscrit dans la même ligne, où se mêlent joyeusement énigmes, jolis petits schéma, machination et cliffhangers en veux tu en voilà. Sauf que cette fois, notre histoire se passe il y a bien longtemps, 6 jours avant la célèbre Pâque de Jérusalem qui verra un certain Jésus être crucifié par les romains… Synopsis.

Le Sang du Christ de Frédéric Mars

Jacques était un scribe à la vie paisible habitant proche de Jérusalem, jusqu’au jour où son frère jusqu’alors disparu est retrouvé mort, dans une grange en feu. Sur son front, marqué au fer, se trouve un triangle. Cela faisait vingt ans qu’il ne l’avait pas vu, et son statut d’héritier légitime du trône de David de doit pas être étranger à ce meurtre qui ressemble beaucoup à un rituel… Bien entendu, c’est le moment que choisissent les romains pour débarquer, et voilà notre scribe Jacques, pas sportif pour un sou, embarqué dans une course poursuite car l’autorité de la région le tient pour responsable du cadavre.

Vous vous en doutez déjà, Jacques va donc enquêter sur ce meurtre somme toute très particulier, afin tout d’abord de s’innocenter, mais aussi de découvrir ce qui se trame derrière. Cela va bien entendu amener notre héros de piste en piste, où il sera tantôt mené en bateau, tantôt attaqué, et tantôt laissé pour mort. Bref tout ce qu’il faut en somme pour faire un Thriller.

Le style de Frédéric Mars est plutôt facile et agréable à lire, on n’est rarement perdu et bien qu’il aime insérer des descriptions, que ce soit de l’architecture ou bien des différentes senteurs qui nous accompagnent, cela ne devient jamais lourd. Si l’on omet le premier chapitre qui m’avait plutôt choqué quand à sa brutalité, littérairement parlant je veux dire, avec des phrases très courtes et totalement décousues. Qu’à cela ne tienne, cette première impression était fausse et on avance assez rapidement dans la lecture des cinq cents pages que constitue ce très beau livre. Il faut une fois de plus saluer le travail des éditions Michel Lafon vis à vis de l’édition, que ce soit pour la très belle couverture de David Barkmann, la finition du bouquin ou l’impression des différents schémas et dessins présents dans le livre.

Frédéric Mars

Frédéric Mars

Car comme je l’ai dit en introduction, notre enquête va être parsemée de petites illustrations, que ce soit des triangles, des messages codés ou des hiéroglyphes. Ces illustrations sont celles que notre héros va utiliser pour essayer de résoudre l’énigme de façon savante, car c’est un homme de connaissance qui a appris auprès des plus grands, auprès de Pythagore notamment. Ce point est important puisque l’auteur ne cesse de le répéter, et que le héros nous rappelle toujours qu’il devrait trouver la solution car il en a les connaissances nécessaires. Je vous avoues que j’aimais bien le principe au début, mais que le tout a fini par me lasser. Le Tétraktys de Pythagore est cité à de -très- nombreux moments, et bien que notre héros résolve toutes ses interrogations grâce au postulat Tout est nombre de Pythagore, j’avoue avoir trouvé quelques conclusions tirées par les cheveux dirons nous.

A côté de cela, le héros et les personnages secondaires restent somme toute assez superficiels. Il n’est bien entendu pas seul, mais accompagné de sa nièce, ainsi que de diverses personnalités qui vont l’aider (ou pas) dans son enquête. Chacun a son petit rôle, mais aucun ne sort vraiment du lot. L’adolescente qui l’accompagne, bien que présente dans le tout le roman, ne se révèle pas être d’un grand intérêt et c’est bien dommage. Je ne parlerai pas des ennemis, mais ces derniers restent aussi assez cliché, avec bien entendu le lot de cérémonies macabres qui va bien. Petit clin d’oeil à Pilate que j’ai bien aimé cela dit, et à Claudia sa femme, dont le rôle m’a fait rire. Stéréotypé à l’extrême, bien entendu.

Je parle, mais je n’ai toujours pas évoqué la religion, puisque c’est bien là le cœur du roman. Frédéric Mars nous fournit ici une explication de la vie de Jésus. Car la vie du prophète qui est à l’origine d’une des plus grandes religions de notre ère est semée de trous noirs où nous ne savons pas bien ce qu’il a fait. L’auteur ici, sous forme de Thriller, essaye de nous fournir quelques indices, et nous donne une version très romanesque de la fondation de l’église chrétienne. Il faut bien entendu y voir là une pure création, et donc le lire avec du recul lorsqu’on est chrétien, puisque comme le dit la quatrième de couverture, Frédéric Mars a mis son talent romanesque au service d’une version iconoclaste des origines du christianisme. Vous êtes prévenus, et vous n’allez pas être déçu. J’avoue avoir été étonné du dénouement de l’histoire, lorsque toutes les pièces du puzzle ont été découvertes.

Le Sang du Christ de Frédéric MarsA ce niveau là, le suspens est assez bien géré. On établit bien entendu ses théories, mais le tout tient relativement bien la route pendant un long moment. Bon après, il faut quand même dire que la trame du livre est quelque part frustrante, car si on pourrait penser au début que le héros va agir, on constate rapidement que le but n’est pas de modifier le courant de l’histoire, mais seulement d’y assister. Ce que je veux dire par là, c’est que Frédéric Mars ne place pas son héros comme acteur, mais comme simple spectateur. Ce n’est pas à cause de lui que Jésus est mort le jour de Pâques.

Enfin, il faut quand même ajouté que l’auteur a réussi à caser quasiment toutes les références historiques que nous connaissons aujourd’hui sur la vie de Jésus. Cela passe par les raisons de son baptème, par ses discours à la plèbe, mais aussi tout simplement par la réinterprétation de La Cène, plutôt bien réussite.

Au final, Le Sang du Christ n’est pas un roman exceptionnel. S’il ne sort pas réellement du commun, il est très loin d’être un mauvais livre. C’est un bon moyen de découvrir un peu l’époque, grâce aux descriptions des coutumes juives de l’époque, de la region ou simplement de l’impérialisme romain. A cela il faut rajouter des annexes contenant plans et cartes de la région, ainsi qu’un glossaire. Vraiment intéressant et prenant pour le coup. Un roman qui se laisse agréablement lire, si on n’est pas un habitué du genre.

Pour entendre Frédéric Mars parler de son livre, vous pouvez regarder un interview en vidéo ici et ici.


Avec un peu de retard suite à notre participation aux Fééries de la Loire, où nous avons pu notamment rencontrer Frank Ferric et Céline Guillaume, voici le petit morceau du dimanche. Enfin, du moment, et qui n’est autre qu’un morceau de Rock très Western, qui va parfaitement bien avec les premières foulées sur le grand Ouest américain de Red Dead Redemption. Car Beat The Devil’s Tattoo est un morceau qui sent bon le sable, les cowboys et les saloons américain de l’époque.

Black Rebel Motorcycle Club est donc un groupe de Rock, classé dans de nombreux genre, en partant du Garage Rock Revival jusqu’à l’Americana, et en passant par le Shoegaze. Ouais, le dernier genre ne sert strictement à rien d’autre qu’à dire que le groupe regarde ses chaussures pendant les lives. Assez western tout ça aussi. Leur dernier album, dont le morceau est le titre éponyme, est tout simplement génial. Très posé, il est vient tout juste de sortir et vous pouvez en écouter des extraits sur le site de leur label.

Le clip est quant à lui je dois l’avouer assez bizarre. Déjà, des rebel qui aiment les motorcycles mais qui roulent en voiture, ça le fait moyen non ? On ajoute à cela un effet totalement amateur et on se dit que le label ne doit pas avoir d’énormes moyens à miser sur ce groupe américain. Maisqu’à cela ne tienne, je kiffe veugra et c’est le plus important !

A noter qu’ils passent à la prochaine édition de Rock en Seine. Dommage, j’aurai préféré les voir au Hellfest. Et si vous ne connaissez pas le groupe, Stop et Spread your love sont de très bonnes introductions.


Ça faisait longtemps qu’on avait pas parlé de jeux vidéo en coopération sur if is Dead ! Et pourtant, rappelez vous, les jeux en coop offline sur Xbox 360 sont ceux que nous prisons le plus. Malheureusement, après avoir terminé les deux Gears of War en coop, il faut avouer qu’il n’y avait plus grand chose à se mettre sous la dent. La plupart des titres en proposant soit uniquement en online, soit des très mauvais… Et ce, jusqu’à ce qu’on finisse par tomber sur Resident Evil 5.

Resident Evil 5

Pour ce cinquième épisode, Chris est accompagné de Sheva, un personnage féminin dont l'IA est tellement mauvaise que toute tentative de finir le jeu en solo devient frustrante. On comprend pourquoi, vu le travail fait sur son déhanché et les rebonds de poitrine !

Si vous ne connaissez pas Resident Evil, sachez que c’est une vieille série de jeux vidéo de type survival horror. Comme son nom l’indique, vous devez survivre au milieu de l’horreur. En d’autres termes, des jeux à frissons qui foutent bien la trouille. Du coup, c’est d’autant plus intéressant de le faire en coopération.Malheureusement la démo nous avait laissé perplexe. En effet, il faut bien savoir que le gameplay de Resident Evil 5 est carrément périmé: mouvement très lents, inventaire très limité à gérer, système de visée daté, les défauts de ce côté là sont très nombreux. On est clairement dans un jeu qui a une bonne génération de retard, et encore, même Resident Evil 4 n’en avait pas autant. Le problème c’est que ce qui était acceptable il y’a 5 ans, l’est moins aujourd’hui, surtout quand on a joué à un Gears Of War duquel Capcom s’est beaucoup inspiré. Du coup, c’est plus d’un an après sa sortie que nous avons mis la main dessus…

Cependant, une fois passé ces inconvénients, comme ne pas pouvoir tirer en marchant, se faire taper quand on essaye en vain de changer d’arme, le jeu commence peu à peu à prendre son envol. Si on omet le premier niveau, qui est vraiment mauvais en tout cas. En effet dans ce niveau, un peu perdu, pas aiguillés pour un sou, étonnamment dur pour un début, on est vraiment à deux doigts d’abandonner jusqu’à comprendre qu’il ne faut pas affronter les ennemis, mais fuir. Heureusement, le titre a quand même des atouts. Car on a là, tout comme dans Gears Of War un jeu qui est pensé à 100% pour la coop. Il faut vaincre les ennemis à deux, progresser à deux, faire des actions à deux, se soigner mutuellement, bref, du tout bon. Passé la première demi heure de jeu, le côté grand spectacle du titre, la jouissance du défourailler du zombie se font tout de suite sentir.

Resident Evil 5

Ces sortes d'araignées chelou sont de loin les ennemis les plus flippants du titre.

Et le tout pendant une bonne dizaine d’heures, suivant votre niveau et la difficulté que vous avez choisi. Il y a beaucoup d’actions, et les cinématiques nous fournissent du grand spectacle avec des plans audacieux faits pour vous en mettre plein la vue (et vous montrer le roulement de fesses de Sheva aussi). Bon alors, pour moi qui avait joué au premier épisode de la série dans sa version Rebirth, je dois ajouter que je n’ai pas réellement eu l’impression de jouer à un Resident Evil. Du shoot à gogo, des milliers de zombies lents, la sur-possibilité de revivre, etc. Tout ça ne permet vraiment pas de ressentir une quelconque peur. Je me rappelle de chaque ennemis comme un très gros obstacle dans le temps, tandis qu’ici on dézingue du zombie comme on dézingue des Locustes dans Gears Of War.

Outre son gameplay dont on fini par oublier les défauts, voir par aimer pour ma part, l’un des gros défauts du jeu est la présence de sorte d’actions supplémentaires un peu confuses. Je n’entrerai pas dans les détails, mais c’est ce qui m’a déplu vers la fin, avec notamment un boss final où les actions contextuelles sont difficiles à cerner et font tirer le jeu en longueur. Dommage.

Resident Evil 5

Devinette: qu'est ce ?

Alors on aime ou on aime pas. Le mieux, c’est de ne pas voir cet épisode comme un Resident Evil, mais comme un blockbuster plutôt indépendant. Un mix entre Tomb Raider et Gears Of War en quelque sorten qui propose de l’action à gogo, un scénario qui casse pas trois pattes, de bonnes phases d’action et quelques petites enigmes. On fini par oublier que le gameplay est veillissant, et le titre de Capcom devient assurément l’un des meilleurs jeux en coop de la Xbox 360 avec Gears Of War. Je le recommande à tout ceux qui aiment jouer à deux.


Iron Man 2 de Jon Favreau

dabYo dans Critiques, Films le 19 mai 2010, avec 7 commentaires
Critiques

Sorti il y a quelque temps déjà, Iron Man était une adaptation de comics qui nous avait plutôt marqué. Tout d’abord parce qu’on l’avait beaucoup apprécié, et que ce n’est pas chose commune. Ensuite, parce que la suite était déjà prévue lorsque nous l’avons vu, et qu’on en trépignait d’impatience. C’est donc tout à fait normal que nous soyons allé voir Iron Man 2 au cinéma, le plutôt possible. On va essayer de ne rien dévoiler du premier, ni de l’intrigue de second pour que vous puissiez les voir. Mais bon, il faudrait vivre en Antarctique pour ne pas connaître Tony StarkSynopsis.

Iron Man 2: Le Film

En relisant ma critique, je viens de m'apercevoir que j'ai oublié le deuxième Iron Man de l'affiche... Bon d'un autre côté, le personnage est sans intérêt, son jeu est nul, et ce qu'il apporte à l'histoire est proche du néant.

Tony Stark a fini par révéler au monde qu’il était Iron Man, le mystérieux robot que l’Amérique entière adore. Évidemment, cela ne va pas sans quelques désagréments. Peut on laisser une armure aussi puissante à un simple civil ? Les États-Unis peuvent ils simplement compter sur le bon vouloir de monsieur Stark pour sa défense ? Bien entendu, le gouvernement et l’armée américaine lorgnent de très près l’armure de fer. Et les entreprises concurrentes de Stark Industries aussi, surtout depuis que ce dernier s’est retiré de la course à l’armement. Et accessoirement, ça réveille de vieilles rancunes situées à l’Est.

Bon, hein, soyons honnêtes: le film repose quasiment uniquement sur les épaules de Robert Downey Jr, et on le sait, il a de larges épaules. Je dirais même qu’il a de large chevilles, aussi. Il cabotine pendant la plupart du film, et on adore tout simplement le voir cabotiner. Il fait partie de nos acteurs favoris et ce n’est pas pour rien. Son personnage narcissique, insolent et indépendant nous charme forcément. A l’image des comics (cf. Civil War), on retrouve un Iron Man un peu beaucoup sale con, connard, et nous, on aime ce genre de personnages.

La Veuve Noire dans Iron Man 2

Seksy, je suis super seksy !

Du coup, les autres acteurs sont évidemment en retrait. Certains sont vraiment, mais alors vraiment mauvais, tandis que le grand méchant joué par Mickey Rourke est juste très classe. Avec un très bon look, plutôt drôle, il joue parfaitement le rôle du méchant qui ne cherche qu’à se venger et qui fera tout pour le faire, dont le seul plaisir est de faire souffrir les autres. Alors le personnage en lui même ne casse pas trois pattes à un canard, d’autant qu’un canard ça a que deux pattes. Le reste, c’est des ailes.

Bon, évidemment qui dit Tony Stark dit quota de femmes super seks, et donc cette fois ci on a le droit à Scarlett Johanson dans une combinaison moulante de cuir qui joue une agent du Shield, la Veuve Noire. Alors je pense que pour ceux qui n’ont jamais lu de comics Iron Man seront un peu perplexe devant cette organisation et ces personnages, mais c’était agréable de retrouver cette agence vue dans Civil War, même si son impact est très sommaire.

C’est bien beau tout ça mais entrons dans le vif du sujet. Iron Man 2 c’est exactement la même sauce que le premier du nom. Tout repose sur le héros, comme dit ci dessous, l’intrigue tiens sur un post-it, et il y a beaucoup d’action. Les effets spéciaux sont toujours aussi spectaculaires, et on remercie le producteur de ne pas l’avoir passé en 3D, car c’était vraiment pas quelque chose de nécessaire. Cependant, le scénario me laisse au final un peu déçu, car il aborde des thèmes qu’il aurait été agréable d’explorer. Peut on laisser une telle armure à un personnage aussi narcissique et incontrôlable ? Le film nous pose la question, nous amène quelques éléments, mais ne prend pas parti.

J’ai trouvé ce je joue sur les deux bords très désagréable. Certaines scènes semblent être des preuves comme quoi non, Iron Man ne devrait pas garder son armure comme ça, mais elles sont vite balayées par des scènes super héroïques. Il est difficile de faire comprendre ce sentiment, mais c’est un des points qui m’a le plus déçu dans ce film. Car cette notion est je trouve très intéressante dans le monde des super héros, et Marvel avait tenté d’y répondre avec la série Civil War. Dommage qu’on avance en rien durant le film.

Iron Man 2: Le Méchant

Oui voilà, je voudrais une armure d'Iron Man. Oui avec des frites s'il vous plait. C'est à emporter.

Si l’on omet cette partie, le reste est du tout bon. Iron Man 2 est un film de grand spectacle, avec un très bon jeu d’acteurs, sans pour autant sortir des clichés habituels. Le scénario est cliché, en plus d’être court, les rebondissements gros comme des maisons, les scènes d’actions très peu surprenantes. Bref, c’est du conventionnel, mais du conventionnel efficace. Le méchant est vraiment méchant, il fait vraiment sadique, et le héros incontrôlable est vraiment incontrôlable. Ces points sont vraiment prenants.

A ces scènes d’action vous ajoutez une BO 100% AC/DC et vous obtenez un film de grand spectacle de très grande qualité. Aucun doute sur le fait que nous irons voir le troisième film, si il arrive un jour. Mais vu le succès, on ne peut plus en douter. Seul réel regret, l’absence de la chanson de Black Sabbath, Iron Man. Bah oui, bordel.

Si vous avez aimé Iron Man premier du nom, n’hésitez pas une seconde ! Si c’était mauvais, ou que cela ne vous a pas emballé plus que ça, un mattage du DVD suffira.


Festival des Imaginales 2010

Les Imaginales 2010 se dérouleront du 27 au 30 Mai 2010 à Epinal

Il est rare que nous parlions actualité littéraire par ici, et encore plus rare que nous parlions de prix littéraires. Et pour cause, la plupart du temps soit nous n’avons pas lu les titres en question, soit nous les avons trouvés plutôt moyens. Mais bon, les goûts sont dans la nature. Et en parlant de nature, il arrive parfois que les jurys tombent au hasard, entre une clairière et une rivière, sur les titres que nous avons aimé.

Les lauréats de l’édition 2010 du Prix des Imaginales, qui sera décerné au festival du même nom, dans la ville d’Épinal samedi 29 mai viennent tout juste d’être dévoilés. Dans la liste des auteurs nominés, nous n’en connaissions pas beaucoup: Justine Niogret et son Chien du Heaume, aux éditions Mnémos et lu par Serafina. Puis Soeur des Cygnes de Juliet Marillier aux éditions L’Atalante, et enfin, Javer Negrete et son excellent Alexandre le Grand et les Aigles de Rome, lu par moi même. Autant dire que cette fois ci nous étions plutôt confiants dans nos capacités à avoir lu un livre d’un prix, avant même que celui ci soit décerné. Génial non ? Ça nous permet par la même d’éviter le bandeau a reçu le prix des Imaginales 2010.

Et il faut dire que la bonne nouvelle, c’est que Justine Niogret est donc la lauréate du prix du roman francophone, tandis que Juliet Marillier, par l’intermédiaire de sa traductrice Hélène Bury, obtient celui du roman étranger.

Pour les autres catégories, vous pouvez retrouver l’ensemble des lauréats et des nominés sur le site des Imaginales 2010. A noter cependant qu’on retrouve Alain Brion au prix de l’illustration pour sa couverture de la série Elantris aux éditions Orbit. Je ne sais pas quels sont les critères pour faire la liste des nominés, mais j’avoue être surpris du choix car, si la couverture est certes de qualité, je ne trouve pas qu’elle soit au dessus d’autres.

Chien du Heaume de Justine Niogret Soeur des Cygne de Juliet Marillier Elantris Chute de Alain Brion

De même, si il est certain que Juliet Marillier mérite son prix, ici nous préférons tout de même l’œuvre de Javer Negrete qui est une œuvre que nous jugeons plus prenante et achevée. Enfin, nous ne faisons pas parti de ce jury, et nos prix, nous les avons déjà décernés.

Et vous, quel poids accordez vous aux prix littéraire ? Achetez vous vos livres en fonction des résultats ? Quel est leur poids par rapport à une simple critique de blog ?


Après un petit détour par la Pop avec Lady GaGa et son tube Telephone, on repart dans nos genres habituels avec l’un des singles de Type O Negative, Black No. 1. Pour ceux qui apprécient le groupe et qui ne le savent pas encore, leur bassiste et leader, Peter Steele, est mort récemment d’une crise cardiaque. On pourrait bêtement croire que c’est uniquement dû à son addiction aux substances, mais il ne semblerait pas puisque le groupe a déclaré que le personnage traversait actuellement une période de sobriété.

Black No. 1 ne fait pas partie des derniers albums du groupe, mais reste l’un des morceaux les plus charismatiques de leur période Gothic Metal. Résolument plus Doom et Metal que leurs homologues The 69 Eyes, le morceau est lent mais très puissant lors de l’excellent refrain. Avec une voix goth comme on peut les aimer ici, et qui ressemble drôlement à celle que l’on peut retrouver dans Gothic Girl du groupe précédemment cité. C’est surtout côté basse que le morceau est apréciable, il faut dire que le compositeur n’est autre que Peter. Et il est bassiste, ça aide.

Les personnes ayant tendance à écouter et apprécier les paroles en auront pour leur argent, vu que Steele était aussi un parolier de haut niveau, connu pour son humour noir et ses paroles parfois déroutantes. C’est moins marqué sur Black No. 1 que sur d’autres, mais quand même vous pourrez apprécier: « loving you / was like loving the dead / was like fucking the dead » c’est assez priceless, non ?

L’ironie du sort fait qu’on aura vu de loin la prestation du groupe au Hellfest 2007 sans avoir pu les apprécier à leur juste valeur. Trop différents de leurs débuts, les derniers albums du groupe ne sont pas nos préférés et on n’y a jamais retrouvé un équivalent à l’excellent (et dérangé) Unsuccessfully Coping With The Natural Beauty Of Infidelity. Du coup, nous nous êtions contenté de suivre le concert à une cinquantaine de mètres, assis sur des chaises… Et il est fort à parier que nous ne pourrons plus jamais revoir Type O Negative en live. Dommage.