La photo numérique a rendu la photo plus accessible. Même le premier venu peut avoir un appareil photo de bon niveau (j’avoue, on a un reflex) alors qu’avant c’était réservé aux pros. Malheureusement, cette démocratisation n’est pas que positive. Notamment pour les personnes dont la photo est une profession, je parle évidemment des photographes.

Pour redynamiser la profession, le label « Ma Photo C’est Vous » est mis en place. Ce premier réseau de photographes français a pour but de donner une autre image des studios photos, et assure au public la qualité et le savoir-faire du photographe adhérent. Celui-ci s’engage a respecter une charte de qualité définie par le réseau.

Est-ce que cela suffira ? Je ne sais pas, cependant, on ne peut qu’approuver une telle initiative. Afin de faire découvrir au public ce qu’est un studio de photographie, les photographes adhérents ouvrent leurs portes le 1er mai pour des séances photo offertes. Il suffit de se présenter seul ou accompagné chez un des photographes participant.  Les photos réalisées pourront, si les personnes l’acceptent, participer à un grand concours pour gagner de jolis lots (Appareil photo…)

Encore une bonne idée je trouve. Je dois dire que je ne suis jamais rentrée dans ce genre de studio. Par contre, mes cousins ont posés pour une séance photo « familiale »  (ils sont trois). Et il n’y a pas a dire les portraits qui en sont ressortis sont vraiment très beau, c’est pas du tout comparable avec les photos « amateur ». J’aurais tendance à dire que ca fait quand même un beau souvenir, ou bien un beau cadeau à offrir a la famille par exemple.

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Le Sang d’Immortalité de Barbara Hambly

Serafina dans Critiques, Livres le 11 avril 2010, avec 1 commentaire
Critiques

Le Vampire a envahi nos librairies. Et ce n’est pas Mnémos qui va dire le contraire, qui avait déjà sorti plusieurs titres vampiriques en fin d’année dernière, notamment Petits arrangements avec l’éternité et Homo Vampiris. Ils rééditent ce mois-ci deux romans de Barbara Hambly sur les vampires, le Sang d’Immortalité et Voyage avec les morts, tous les deux réunis dans un même pavé de 550 pages et recouvert d’une superbe illustration d’Alain Brion. Ça fait plaisir au porte-monnaie. L’illustration et le résumé nous promettent du vampire, du vrai, du beau gosse digne descendant de Lestat. Le roman qui nous intéresse ici a été publié pour la première fois en 1988. Pas de Bit-Lit je vous rassure, c’est parti !

Le Sang d'Immortalité de Barbara Hambly

James Asher est un professeur de linguistique à Oxford. Mais c’est est aussi et surtout un ancien agent-secret au service de sa Majesté. Ses exploits sont même arrivés à l’oreille d’un certain Ysidro, vampire blond de son état, qui souhaite l’embaucher pour enquêter sur une série de meurtres commis sur des vampires. Pour cela, le vampire se servira de sa femme comme moyen de pression…

Rien que cela. Premier constat, l’histoire se passe en 1906, sous l’époque Edwardienne donc, mais on n’est pas bien loin d’une époque victorienne au niveau visuel et compagnie. Une période que j’apprécie donc, et qui s’accorde forcement bien à ce coté vampirique. Les vampires décrits ici sont assez classiques, ils ne sortent pas la journée, ils dorment dans un cercueil. Ils sont somme toutes traité de manière assez proche de celle de Anne Rice : certains ont bien du mal à s’accommoder de leur nature vampirique, et le suicide ou la folie n’est pas bien loin de ces êtres immortels. Ce qui, somme toute, se tient. Ça fait plutôt plaisir à lire en soit. Une approche médicale est aussi proposée, par la femme de Asher qui est de formation médicale.

Barbara Hambly semble être calée dans de nombreux domaines, et cela se voit. James Asher est spécialisé dans la linguistique, et l’évolution de la langue. Il fait donc de nombreuses références aux accents, aux évolutions de la langue anglaise. J’ai apprécié, c’est original comme métier pour un héros. Par contre, malheureusement, je l’ai trouvé un peu fade. Il n’a pas réellement de trait de caractère fort, il est plutôt baladé d’un bout à l’autre du roman, sous la pression, sous les ordres, bref, difficile de s’y accrocher. De plus son passé d’espion au final, ne sert vraiment pas à grand chose.

Le Sang d'Immortalité de Barbara Hambly

De l’autre côté, Ysidro est le stéréotype Lestatien de vampire darkinou, blond, avec un sens moral arrêté. Sympa à lire, mais ça ne révolutionne pas grand chose. La femme de James Asher est tout ce qu’on peut attendre d’un stéréotype : une femme indépendante, bien entendu très intelligente, qui n’aime pas rester à l’écart . Bref, elle est rousse, elle enquête de manière médicale, manquerait plus qu’elle s’appelle Dana (bon, non, elle s’appelle Lydia).

Le roman se veut comme une enquête policière, mais j’avoue avoir été un peu déçue par le dénouement qui m’apparaît un peu tiré par les cheveux et un peu trop gros. Le tout m’apparaît plus comme un prétexte pour entrer dans le monde des vampires et découvrir la vision de l’auteur à ce propos. En soit, cette plongée dans le monde de la bête à croc version Hambly est agréable. Les personnages rencontrés sont tous assez différents, et les vampires sont comme on les aime, on en voit de toutes sortes, de la tête de linotte, au vieux paranoïaque. J’en dirais même que les personnages secondaires ont plus de relief que les héros, c’est un peu dommage. Mais cela permet de renouer avec le monde vampirique et c’est toujours ça.

Le Sang d'Immortalité de Barbara HamblyLe seul vrai point noir de cette partie du bouquin, c’est qu’il arrive que la lecture soit carrément gâchée par la traduction et/ou la forme originale du texte. Les phrases sont alambiquées, souvent tournées de manière tellement étrange qu’il est nécessaire de lire trois paragraphes plus loin pour comprendre qu’en fait, bah non, on avait rien compris. Et ce n’est pas que moi. J’ai fait lire plusieurs passages concernés à dabYo qui est abouti à la même conclusion. Certaines phrases sont tellement construites de manière douteuse qu’elles entravent la lectures et la rendent assez douloureuses par moment. En soit, les structures complexes ne me gênent pas, mais il faut qu’elles soient maîtrisées. On notera aussi sur la fin plusieurs coquilles assez importantes.

Au final, un roman qui me laisse mitigée à cause de ce dernier point. L’histoire et le monde sont sympathiques, mais le style est assez gênant et les personnages m’apparaissent un peu creux. A voir avec le deuxième tome, qui est je le rappelle, intégré au même livre, et qui me fait tout de même envie. Ce n’est pas désagréable, ça se lit et je le recommande si vous êtes en quête de livres de vampires qui ne soit pas de la Bit Lit, mais ça n’est pour le moment pas mon roman vampirique préféré.


Pour ma première participation à if is Dead, je tenais à faire part de mon dernier coup de cœur, Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh, aka Djou pour ceux qui la connaissent de son blog; ce roman graphique est édité en format souple chez Glénat pour 15€ (ce qui est assez raisonnable). Quelques mots sur Djou avant de commencer: il s’agit d’une auteur de bande dessinée/illustratrice bruxelloise (anciennement française), ouvertement gay, et qui s’était faite connaître de ma personne par son excellent et criant de vérité « pamphlet » pour la journée mondiale contre l’homophobie en 2009. Et je vous invite à aller le lire, même si vous n’aimez que le sexe opposé, parce que c’est très intéressant. C’est par ici. Synopsis ?

Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

A la première page, on découvre une jeune femme, Emma, déambulant dans les rues, le texte qui l’accompagne nous lisant sa lettre d’adieu. Et à mesure que les mots s’égrainent, nous comprenons qu’il ne s’agit pas de sa lettre, mais de celle de son amante, Clémentine. Emma est en fait en train de marcher en direction de chez la mère de sa défunte compagne pour accomplir sa dernière volonté: récupérer ses journaux intimes, Clémentine devenant alors narrateur principal, afin de comprendre, et de nous faire comprendre, le pourquoi de son adieu. 

C’est ainsi qu’on découvrira la rencontre de ces deux êtres, et leur tortueux parcours jusqu’à sa fin tragique. On en vient à explorer la plupart des étapes de l’apprentissage de l’homosexualité, de la révélation à son acception. On passe donc par le schéma classique du déni et de la douloureuse auto-persuasion, le coming-out, accidentel ou non, ses lourdes répercussions et ses conséquences directes comme le secret et le rejet social et/ou personnel, sans oublier l’obligation de devoir grandir trop vite. On découvre vaguement le milieu gay, et ses bars dédiés (nommés ici a l’anglaise, gaybars, ce qui m’a légèrement dérangé). Il y a aussi les diverses tensions et les disputes de couples pour les raisons évoquées, le prétendu manque de courage et les conflits de divergences d’esprits.

Le Bleu est une couleur chaude de Julie MarohEn bref, les thèmes habituels…? Pas tant que ça, puisque l’ordre de ces étapes n’est pas toujours le même que l’on peut croiser dans la plupart des supports traitant le sujet (que ce soient livres, films, séries, animés…), ce qui peut être surprenant, mais pas forcement déplaisant. On évite aussi les gros clichés du genre, ce qui fait énormément de bien.

Concernant l’aspect visuel du livre, ça dépend des personnages. Par exemple le visage d’Emma (l’amante) est assez dur, comme s’il avait beaucoup vécu, même quand elle est dessinée plus jeune. Alors qu’au contraire, Clémentine (la morte) a un visage très doux, celui d’une vie lisse, à peine entamée. Je m’attendais très naïvement à voir les méchants personnages plutôt moches (moi et ma manie de lire des trucs pour enfants), ce qui n’est pas du tout le cas, laissant la surprise de voir se révéler les caractères. Je sais, ça a l’air bête comme argument, mais moi je n’y suis pas habituée.

Pour le reste, c’est du Djou, c’est très agréable, très expressif, j’aime beaucoup. Les décors sont vraiment réussis, et les personnages secondaires ainsi que les figurants ne sont pas pour autant laissés pour compte. Et le contraste des couleurs renforce le tout. Car oui, ce livre a pour particularité d’être, dès qu’on entre dans le récit au passé, entièrement en noir et blanc, excepté le bleu, qui ressort, d’où le titre.

Cet aspect esthétique très travaillé permet à l’auteur de retranscrire des sentiments vraiment forts, qui se dégagent avec puissance du dessin. On ressent aisément le vécu dans ce qu’on lit, que ce soit pour l’auteur, ou pour moi même. J’ai assez rapidement reconnu certaines sensations et situations graphiquement très bien rendues, ce qui m’a plus ou moins plu, faisant remonter pas mal de bons et de très mauvais souvenirs. Mais j’ai peur que cet aspect ne concerne que moi, un hétéro ayant lu l’œuvre aurait son avis de bienvenu sur la question.

Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

Ce que j’essaie de dire, c’est que certaines scènes sont vraiment très chargées, et certaines répliques, certains instants de lecture peuvent avoir énormément d’impact sur le spectateur. L’histoire est réellement prenante, le personnage de Clémentine très attachant, et l’on a vite fait de se sentir mal pour elle, d’avoir l’estomac noué à la simple idée de tourner la page, pour découvrir la suite. Ceci dit, ce n’est pas négatif pour autant, c’est au contraire un signe de qualité, que d’investir autant les sentiments du public dans ce qu’il est en train de lire.

Le Bleu est une couleur chaude de Julie MarohEt puis on lit on lit, et on finit par oublier qu’à la fin, Clémentine doit mourir, et même si cela n’arrive pas sans raison, ça reste soudain, dramatique. Je n’en ai pas honte, mais j’ai pleuré en refermant le livre, plusieurs minutes même. J’avais déjà connu ça sur d’autres supports, mais jamais une BD ne m’avait autant émue que celle ci. La fin est belle, assez triste, mais vraiment belle.

Pour conclure, Le bleu est une couleur chaude fut une excellente lecture. Oui, une très bonne et très jolie BD que j’attendais au tournant, et dont je suis loin d’être déçue. Alors certes, je suis une lectrice plutôt facile, mais je la relirais avec un immense plaisir, même s’il m’a fallu une journée entière pour m’en remettre. Pour ceux qui désirent avoir plus d’infos sur l’auteur, je vous invite à aller lire son blog.


Antichristus est le premier tome de la saga A.N.G.E. de Anne Robillard, écrivaine québécoise, surtout connue pour sa série Les Chevaliers d’Émeraude. Cette saga compte six tomes et d’autres sont d’ores et déjà prévus. Je dois vous avouer que je me suis approché à reculons de ce roman, ma dernière expérience avec cette auteur s’est plutôt mal passée, je n’avais pas eu le courage de finir Le Feu dans le Ciel. J’ai toutefois gardé ma foi en l’être humain et je me suis dis que l’on est jamais à l’abri d’une bonne surprise surtout qu’on officie dans un autre domaine que la Fantasy ici, avec le Fantastique. Alors, espoir déçu ou curiosité éveillée ? Un petit synopsis pour se mettre en condition…

A.N.G.E. Tome 1: Antichristus de Anne Robillard

L’Agence Nationale de Gestion de l’Étrange, l’A.N.G.E. pour les intimes enquête sur tout ce qui touche aux phénomènes non expliqués et sur les personnes qui pourraient mettre le monde en péril. Ils ont face à eux une organisation machiavélique et secrète, l’alliance, qui œuvre dans l’ombre pour l’arrivée en ce monde de l’antéchrist. Notre héroïne, Océane Chevalier, se retrouve à former une nouvelle arrivée pour l’agence, Cindy Bloom. Réaffectées à la division des faux prophètes, elles se retrouveront nez à nez avec un gourou dont l’assassinat sera le point de départ d’une série d’événements tragiques. Mais tout ceci serait trop facile si nos agents ne devait pas en plus préserver leur identité de personnel de l’A.N.G.E. secrète.

Je vous ferais grâce de mes commentaires sur les noms des protagonistes qui m’ont plutôt fait sourire. Océane, le personnage principal, enfin je crois que c’est elle vu que Cindy tire pas mal la couverture sur elle, est une agent expérimentée, une femme prétendument forte mais qui se laisse un peu trop attendrir à mon goût pour rentrer dans cette case. Par contre j’ai adoré le personnage de sa tante Ginette, Andromède pour la famille, personnage loufoque dont j’espère que l’importance grandit dans les tomes suivants. Cindy quant à elle est le stéréotype de la nouvelle recrue, à la recherche constante d’approbation, elle cherche à prendre confiance et apprends vite les ficelles du métier. Yannick, prof d’histoire le jour, agent la nuit avec ses théories sur l’empire romain, Cédric, directeur paternaliste de l’agence montréalaise et Vincent, spécialiste informatique pas très geek viennent compléter ce tableau.

A.N.G.E. Tome 1: Antichristus de Anne Robillard

Comme d'habitude avec Michel Lafon, la version française est très soignée, et avouons le, bien plus jolie que la quebecoise.

Une fine équipe aux motivations et aux comportements bien différents. Le problème, c’est qu’ils sont loin d’avoir tous la même profondeur, je pense surtout à Vincent qui aurait peut-être mérité un peu plus d’attention vu qu’il a quand même son importance dans l’histoire. C’est vrai quoi, pourquoi s’embêter à créer une équipe aux effectifs réduits si des personnages restent dans l’ombre.

Niveau univers, j’ai eu l’impression d’avoir le cul entre deux chaises. D’un coté on a  certains personnels de l’A.N.G.E. qui cherchent à tout rationaliser et qui y parviennent de manière plus ou moins élucubratives et de l’autre coté des protagonistes aux noms bibliques disposant de capacités étonnantes. L’auteur ne se décide qu’à la toute fin de ce tome à nous dire vers où elle se dirige. Et je pense que l’orientation choisie est la plus intéressante et promet de bonne chose pour la suite.

Le rythme est plutôt soutenu sans être débridé et télescopé -pas comme dans un certain autre roman- et c’est tant mieux. Les scènes d’action sont plutôt nombreuses et bien enchaînées.  L’auteur ne nous laisse que rarement le temps de souffler et les moments d’accalmie sont le prétexte pour développer des histoires d’amour téléphonées « Ouh la la, on était ensemble, on nous a obligé à nous séparer mais qu’est ce qu’on s’aime quand même« .

A.N.G.E. Tome 1: Antichristus de Anne RobillardOn peut difficilement faire un bouquin qui s’appelle Antichristus et ne pas parler de religion, sans doute pour surfer sur la vague Da Vinci Code. Bien qu’elle soit évoquée, la religion sert seulement de prétexte à l’histoire, le thème aurait été un complot extraterrestre à forme humaine que ça n’aurait rien changé au déroulement du bouquin.

Bref vous l’aurez compris, c’est pour les ados, il n’y a pas de réflexion philosophique à y recherche et l’action s’enchaîne aussi vite que dans un épisode de 24. D’un autre côté, c’est plus ou moins ce qu’on lui demande, et je dirais quand même que c’était une agréable surprise que ce roman. Je dois avouer que ce n’était pas gagné d’avance, vu mon absence d’intérêt pour les Chevaliers d’Emeraude. Évidemment Antichristus d’Anne Robillard n’est pas le roman de l’année mais il se laisse lire et il me prend la fantaisie de vouloir lire la suite en espérant qu’elle soit un peu plus posée.


Je vous avais récemment parlé de l’univers de Honor Harington, que j’avais découvert en commençant le premier tome de l’Ombre de Saganami écrit par David Weber, et qui m’avait fortement plu. Chose promise chose due, je me suis lancé dès que j’ai pu sur la suite, pour la dévorer, une nouvelle fois. Si vous souhaitez lire un synopsis de cette mini série, je vous invite grandement à lire la critique du premier tome. Je rappellerai juste qu’il s’agit là d’un Space Opera de grande envergure, dont tous les tomes sont indépendants et qui peut donc s’appréhender depuis n’importe lequel.

L'Ombre de Saganami, Tome 2, Honor Harrington, de David Weber

La première chose à dire, c’est bien entendu que le niveau du livre reste égal au premier. C’est plus sur le déroulement des événements qu’il va y avoir du changement qu’autre chose. Et pour cause, en langue anglaise il s’agit d’un unique tome. Bon, quand on voit que les tomes français dépassent chacun les cinq cents pages, on est bien content que les éditions l’Atalante ait décidé de les découper.

Le style reste donc égal au premier: excellent. Cette fois, pas la peine d’insérer une tripotée de personnages puisque l’ensemble des intervenants ont déjà été introduit lors du précédent tome. Ce dernier se concentre donc plus sur l’action, ainsi que sur la résolution des intrigues que l’on entrevoyait au premier tome. Il devient encore plus agréable de lire puisque toute la partie assimilation des technologies et des nouveaux personnages, qui était tout de même fastidieuse, n’est plus à faire. La lecture en devient donc facilitée et on comprend bien toutes les trames en jeu. On pouvait tout d’abord redouter le nombre de problèmes qui s’annonçait pour ce tome, et j’étais plutôt perplexe sur la capacité de David Weber pour le faire.

L'Ombre de Saganami, Tome 2, Honor Harrington, de David WeberHeureusement pour nous, le tout est très prenant et les différentes résolutions ne sont pas parachutées, mais reste crédibles. C’est donc de loin l’un des meilleurs points de ce second tome. Les intrigues sont la plupart du temps rondement menée, et en général, assez précises.

Il y a bien entendu l’utilisation de quelques elipses temporelles, mais ces dernières passent très bien et servent le livre avec intérêt. Inutile de passer trois semaines avec l’équipage qui fait le banal siège d’une planète: on s’en passera aisément.

Contrairement au premier tome, on a avec ce tome droit à une carte détaillée de la galaxie du monde, et cela a beaucoup plu au collectionneur qui est en moi. Cette carte se trouve à la fin du livre et peut être dépliée au format A4 il me semble. On y retrouve toutes les régions dont on entend parler depuis le début, ce qui permet de mieux soupesé les problèmes politiques évoqués. Vraiment un gros plus pour le livre.

L’Ombre de Saganami est donc pour moi une franche réussite et m’a beaucoup plu. C’était là ma première incursion dans le grand monde des séries de Science Fiction et je pense que ça ne sera pas la dernière. Le temps d’adaptation à prendre pour bien entrer dans le récit est certes important, mais vaut réellement le coup. Si vous n’êtes jamais entré dans ce monde, la duologie l’Ombre de Saganami est clairement un bon moyen de le faire.


Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé Metal par ici, et ce n’est pas faute d’en écouter tous les jours. Je vais donc reprendre mes tentatives pour populariser ce genre musical trop souvent associé à de la musique barbare et vous présenter le dernier album du groupe Eluveitie. Bon, il faut avouer qu’il y avait sûrement meilleur comme sous genre du Metal que le Pagan pour vous convaincre que ce n’est pas que de la musique de brutes… Mais bon, hein, on ne choisi pas ses albums coups de cœur, et Everything remains as it never was en fait clairement parti.

Everything remains as it never was de Eluveitie

Il est rare que nous achetions des albums sans les avoir écouter à l’avance. Mais quand on est tombé sur l’édition collector du dernier Finntroll (avec dessous de bière s’il vous plaît), il fallait bien que j’ai droit à mon petit CD à l’aveuglette moi aussi. Car entre moi et Serafina, c’est la grande guerre, chacun a son poulain pour le titre de meilleur groupe de Pagan. Vous l’aurez compris, le sien est Finntroll tandis que le mien est le groupe helvète Eluiveitie (notez le moyen savant de faire remarquer qu’ils viennent de Suisse, on se croirait presque sur un site de chronique de métal où les synonymes pour dire qu’un groupe vient du nord sont tous plus douteux les uns que les autres… trêve de blabla). C’est donc sans l’avoir jamais écouter que je me suis acheté Everything remains as it never was, et bien heureusement, je n’en suis pas le moins déçu.

Eluveitie avait déjà frappé fort avec Slania, un album quasi sans défaut et que nous nous étions procuré pendant les promotions Nuclear Blast. Avec ce nouvel album, qui est plus ou moins son troisième, le groupe entreprend un léger virage. Alors que jusqu’à présent l’une des grandes différences avec les autres groupes du genre était l’utilisation d’une voix féminine autant que d’une voix masculine, Eluveitie semble avoir, du moins pour cet album, décidé de privilégier leur voix de mâle. Du coup, l’album tourne beaucoup plus vers le Death qu’à l’accoutumée, et ce n’est pas l’instrumentation rythmée et agressive qui va dire le contraire. Et ce n’est pas pour me déplaire. Les voix féminines sont toujours présentes, mais plus concentrées sur les refrains, sur lesquels le chanteur continue de faire un chant gutural. J’adore.

Everything remains as it never was de Eluveitie

Le groupe au grand complet. Vous comprendrez pourquoi ils se déplacent en bus.

Le rythme général des chansons et le côté entraînant, celui là même qui pousse les métaleux à head-banger (encore un truc qui fait barbare) est vraiment très présent dans cet album et pourra dérouter les fans de Slania. Le groupe perd là quelque peu de son identité musicale, bien que le nombre d’instruments traditionnels soit toujours aussi important. On les retrouve eux aussi en majorité dans les ponts et les couplés.

Anna Murphy de Eluveitie

Anna Murphy, pas le look qu'on attendrait d'un musicien de Metal hein ?

Mais c’est loin d’être déplaisant et cette touche très celtique est agréable à écouter. Le premier titre est sans aucun doute le plus représentatif de l’ensemble de l’album. Personnellement, cette nouvelle directive m’a plus que ravi, et la construction des morceaux m’a semblé bien assez différente des autres groupes pour qu’Eluveitie garde une identité propre.

Comme pour leur dernier album, les titres agressifs sont de temps en temps tempérés par des morceaux plus doux, le plus souvent quasi acoustiques et très agréables à écouter. A ce qu’il paraît, il fallait voir dans Slania une structure de l’ensemble des morceaux autour des quatre saisons, tandis que le concept de Everything remains as it never was est bien moins présent. N’étant pas du genre à faire attention à ce genre de choses (en deux ans d’écoute, je ne l’avais jamais remarqué…) c’est loin de me déplaire, et le côté homogène, sans réel changement de niveau, et toujours de qualité m’a plus que plu.

Un avis très positif pour cet album donc et qui annonce que du bon pour leur show au Hellfest 2010, auquel nous assisterons bien entendu !

Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, et qui serait tenté au moins de l’écouter, sachez qu’ils l’ont mis en entier à l’écoute gratuite sur leur myspace.