Les dieux eux-mêmes a été écrit par Isaac Asimov en 1972. Il renouait alors avec son style fétiche, la Science-Fiction. Je pense qu’il n’est nul besoin de présenter cet auteur, dans le cas contraire, wikipédia est là et je vous conseille vivement de lire au moins un des ses ouvrages, Fondation ou Les Robots par exemple. L’origine de ce livre est un pari fait avec Robert Silverberg, un autre auteur du genre avec lequel il a d’ailleurs co-écrit des romans. C’est un livre indépendant, il ne fait partie d’aucun cycle, donc pas de pré-requis de lecture. Un petit synopsis s’impose.
- Année:1972
- Auteur:Isaac Asimov
- Editeur:Folio SF
- Genre:Science-Fiction
- Illustrateur:Brion Alain
- Titre:Les Dieux eux-mêmes
- Titre V.O.:The Gods themselves
- Traducteur:Fillion Jane

Par un heureux (?!) hasard de circonstance, un radiochimiste, Hallam, est témoin du changement d’un morceau de métal banal, le tungstène, en un plutonium totalement improbable,en tout cas dans notre univers, le plutonium 186. De cette découverte découlera la création de la pompe à électrons, une ressource d’énergie inépuisable et non-polluante. Un jeune scientifique affecté à une de ces pompes va vouloir en raconter l’histoire. Mais durant ses recherches, il va lever des points d’ombre: la pompe est-elle réellement sans danger ?
Nous suivrons aussi le destin d’autres personnages, avec notamment la rencontre d’une race extraterrestre, remarquablement détaillé, un vrai monde à part bien cohérent. Je n’en dirais pas plus sur l’intrigue les concernant, c’est une merveille à découvrir. On suivra un scientifique, Denison, dans son exil sur la lune. Il ira se mêler à la communauté scientifique lunaire et découvrira leurs mœurs, bien différente de celles en cours sur Terre. Son objectif, découvrir si la pompe est dangereuse.
« Contre la stupidité… Les dieux eux-mêmes… luttent en vain«
Le grand thème du livre dans une simple citation, chaque partie de la phrase représentant une partie du récit. Pourrions nous renoncer à une invention qui nous est bénéfique ? Resterions nous aveugles à ses dangers à cause de cela ? Ce roman est une lutte contre la bêtise et l’entêtement mâtiné d’un exquis nappage de Science-Fiction. Je vous le dis tout de suite, ce n’est pas pour rien si cet ouvrage a remporté le prix Nebula (1972), le prix Hugo du meilleur roman et le prix Locus (1973). Un thème fort, un univers cohérent, des personnages qui sonnent vrais (même les E.T.) et une imagination débordante de l’auteur, voilà ce que vous trouverez dans cet ouvrage.
Le vocabulaire scientifique est beaucoup employé mais ce n’est pas gênant. Comme souvent chez Asimov, il y a vulgarisation du propos scientifique et les concepts sont plutôt amenés en douceur. Et puis bon, ne pas comprendre en détails ne dérange pas pour l’histoire du moment qu’on en a compris les grandes lignes, notamment sur le fonctionnement de la pompe.
J’ai beaucoup aimé le découpage de l’histoire en trois parties, suivant le destin de personnages aux caractères bien différents. Au risque de me répéter, je tiens à re-souligner une nouvelle fois le talent d’Isaac Asimov. La deuxième partie de son roman traitant d’une race extraterrestre qu’il a créé de toutes pièces est à mille lieux de toutes celles que j’ai rencontré dans d’autres romans de Sci-Fi. Je dirais même que c’est un vent de fraîcheur et d’originalité qui nous balaye en suivant les péripéties de nos E.T. Mais voilà, un problème se pose, c’est aussi dans cette partie que l’on rencontre…

… le point noir du livre, l’omniprésence du sexe. Parait-il qu’Asimov avait été critiqué parce qu’il n’introduisait pas d’aliens et de sexe dans ses histoires. Pour le coup, sur ce roman l’auteur s’est lâché. Il y a des aliens, du sexe, et du sexe entre aliens… A certains moment la deuxième partie fait un peu trop Fornic’land chez les E.T. Une petite vengeance de l’auteur peut-être… Pour chipoter, je pourrais aussi dire que la première partie est un peu longuette avec ses explications scientifiques mais ce serait seulement pour ne pas passer pour un bisounours incapable de donner des points négatifs dans ses critiques (pourtant c’est cool un ours).
Il serait cependant dommage de s’arrêter à ces détails. Les dieux eux-mêmes est un excellent livre et je vous le conseille fortement, que vous soyez fan de S.F. ou non. Et d’autant plus si vous n’avez jamais gouté aux titres de l’auteur.


Je parlais des gros seins de l’infirmière et c’est le deuxième point négatif. C’est fan-service à mort. Je ne compte même pas le nombre de plan culottes qu’il peut y avoir dans ce premier tome. Sans parler des seins en obus qui bougent de manière déniant toute physique. Bon évidemment, les filles sont constamment aspergées de sueur avec la bouche ouverte en cul-de-poule. Ouais. Ce coté fan-service m’est plutôt désagréable, je trouve ça très vite trop lourd. Alors certes je suis une fille, ceci explique cela.


Au final, ce premier tome me semble plus être une introduction qu’autre chose. On y place le décor, et le mystère est plus un prétexte qu’autre chose, c’est une lecture agréable, mais clairement typée jeunesse. Il n’y a pas dans ce premier tome de différents niveaux de lecture comme on peut le trouver dans d’autres oeuvres de 

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Ceci dit, le principe est très sympa et il est agréable de voir les écrits parsemés d’illustration imprimées dans un papier de très bonne facture. Le tout est accompagné de petites cartes postales qui arborent les illustrations du roman, un autre bon point.

La carte en elle même est de bonne facture et permet surtout de situer les différentes villes mythiques. Je parle bien entendu du continent Aurient, Ankh-Morpork, ou encore Hunghung, des endroits qui sont chers aux fans de la série et qu’on ne pouvait jamais placer, faute de carte. Car il faut bien le dire, un monde, surtout en 










