La Sagesse des morts est un roman de Rodolfo Martinez, paru pour la première fois en 1995 en Espagnol, car oui, l’auteur est espagnol. C’est le deuxième que nous chroniquons ici, il passe après Javier Negrete. Il vient d’être traduit et édité aux éditions Mnémos, emballé dans une couverture de Benjamin Carré, jolie bien qu’un peu sombre. Ce livre est assez particulier, vu qu’il s’agit en fait de trois nouvelles, et pas n’importe lesquels. Ces nouvelles mettant en scène un des plus célèbres détectives : Sherlock Holmes. On part du principe que l’auteur a retrouvé des manuscrits jamais publiés et écrits par Watson qui racontent des histoires inédites de Sherlock, répondant par la même à certaines des questions que se posent les fans.
- Année:2010
- Auteur:Martinez Rodolfo
- Editeur:Mnémos
- Genre:Fantastique, Policier
- Illustrateur:Carré Benjamin
- Titre:La Sagesse des Morts
- Traducteur:Fuentealba Jacques

Chacune de ses nouvelles a une propre histoire et je ne pourrais donc pas vous les détailler toutes. Sachez que la première, qui donne son nom au roman, est une sorte de course poursuite entre Holmes et un certain inconnu tournant autour du célèbre Necronomicon. La deuxième Depuis la terre, au delà de la forêt est un cross-over pour le moins saugrenu: un crime mettant en scène un vampire ! La dernière enfin L’aventure du faux assassin est une nouvelle policière très classique, mais où Watson et Lestrade sont les héros.
Ces nouvelles s’adressent bien évidemment aux fans de Sherlock en premier lieu, en effet, on part quand même du principe que vous connaissez les bases, elles ne vous seront pas réellement rappelées. Vous pourrez les deviner je pense mais vous passerez à coté de nombreux trucs. Enfin, je vous rassure, la dernière fois que j’ai lu du Holmes, j’étais en 4ème, et je ne me suis pas sentie perdue. Du coup, si vous avez vu un ou deux films sur le personnage, ça devrait passer comme une lettre à la poste.
Ces nouvelles, du moins les deux premières, sont ce qu’on pourrait appeler du cross-over pour fanboys. Vous savez, le genre de délires qu’on rêverait de voir, genre je sais pas, Aragorn qui débarque à Poudlard pour vous donner une idée. Improbable, mais tellement jouissif. Et là, c’est des pointures qui se sont croisées. Dans la Sagesse des Morts on trouve l’univers de Lovecraft (qui est si cher à mon cœur !) et dans le deuxième on trouve l’univers de Dracula. Alors c’est clair que si vous n’aimez ni Holmes, ni Lovecraft, ni Dracula, vous pouvez passer tout de suite votre chemin. Mais si par hasard vous aimez ces univers, alors je peux vous garantir que vous trouverez votre bonheur !

Couverture espagnole de La Sagesse des Morts
Je ne suis pas assez spécialiste pour vous dire si oui ou non les personnages de Holmes et Watson sont respectés. Ceci dit, ils sont très agréables à lire et leur amitié profonde n’est pas dénuée d’humour. Sherlock apparaît comme assez excentrique. Cependant, il me semble accepter un peu trop vite le surnaturel, notamment dans la deuxième nouvelle, où il ne met vraiment pas longtemps pour arriver à la conclusion vampiresque. Je ne sais pas, j’ai toujours vu Sherlock comme un modèle de logique et de terre à terre. A part cela, le style est agréable et les nouvelles plutôt bien menées. On apprécie le coté théâtral du comportement de notre détective, de même qu’on apprécie les péripéties un peu tordues dignes d’un bon policier, malgré le coté un peu gros.
La Sagesse des Morts est rondement menée, et nous mène plusieurs fois en bateau. On trouve avec plaisir des références à l’univers du grand écrivain de providence et à plusieurs reprises Sherlock fait montre de son grand talent. On en apprend de même plus sur certains mystères qui ont marqué les fans de Holmes tels que les mariages de Watson, certaines allusions à des affaires inédites du Canon… le cross-over est bien amené et ne choque pas, de plus l’histoire prend place dans les salons occultes si spécifiques à l’époque victorienne. C’est une ambiance et un sujet que j’adore, donc, forcement je ne suis pas objective.
J’ai eu un peu de mal à accrocher à la deuxième nouvelle, celle qui met en scène l’univers de Stoker. Il faut dire qu’elle est courte, seulement une cinquantaine de pages, et la réunion des deux univers est un peu catapultée. On notera cependant une narration alternées entre Seward et Watson, la première reprenant le style épistolaire de Stoker. Bref, même pour la fane que je suis cela n’a pas suffit.
Malgré le niveau un peu inégal, j’ai beaucoup apprécié cette lecture et cela m’a donné envie de relire les originaux de Sherlock Holmes. Entre ça et l’adaptation sur grand écran avec Robert Downey Jr, autant dire que ce début d’année sera élementaire ou ne sera pas.


Ce roman est dans tous les cas très difficile à classer. Il y a certes de la magie, mais a la manière des alchimistes d’antan, de la magie noire. D’ailleurs cette magie semble marcher, vu qu’au détour d’une expérience on trouve un certain Adolphus Hitler, empereur germain megalo. Ce point permet de justifier le coté 





Rares sont les albums capables de me faire sauter sur mon canapé à faire de l’air guitar et à headbanger comme un taré. Et même si toutes les pistes ne méritent pas ce traitement de ma part, c’est le cas pour la plupart des chansons de l’album (Je crois que je pourrais me passer Deadly Sinners en boucle). De plus, j’ai trouvé assez sympa le concept de Upon a Boiling Sea et j’ai aimé lire les paroles. Alors oui, certes ils n’ont rien inventé mais je prends plaisir à l’écouter et c’est ce que je demande à un CD de musique.











Du coup, les tensions amoureuses (oui, il y en a, même si on les pressentait dans le tome précédent) ont du mal à convaincre. Je ne parlerai pas du fait que les amours des chevaliers font plutôt amourettes d’enfants niveau traitement mais bon, on est en Jeunesse alors on pardonne…
La Chine pourrait presque être vue comme un personnage à part entière de l’histoire. La Chine en pleine mutation joue son rôle, le régime politique est souvent cité. J’ai malheureusement dû louper de nombreuses références car je ne suis pas très calée dans ce domaine. Un lexique à la fin essai d’expliciter certaines références, mais c’est très succin et c’est limite le minimum syndical. J’aurais apprécié un petit dossier sur la Chine, ou quelque chose dans ce domaine pour mieux comprendre.

Mais voilà, je n’en ai que faire, je suis tombée sous le charme, et ca ne s’explique pas. Ca n’est pas rationnel. J’ai trouvé ce dernier tome charmant, cette histoire d’amour émouvante et du coup, c’est un coup de coeur, c’est tout. J’ai été happé dans ce récit romantique à souhait, ni trop, ni pas assez. Je ne saurais que le conseiller à tous ceux qui ont aimé les Dames du Lac, qui aiment les contes, ou tout simplement ceux qui sont sensibles au fond de leur coeur tout mou.






