Le Manoir des Immortels est le premier roman d’Ambre Dubois, il est paru en 2007 aux éditions Nuits D’avril. Ce premier tome de la série Les Soupirs de Londres s’est épuisé, et après deux années de promesses de rééditions, de reports, et compagnie, la nouvelle est tombée, Nuit d’Avril fermait ses portes, condamnant des romans à devenir des perles rares à chercher chez les bouquinistes. On pense notamment à Angemort de Sire Cédric, dont on vous a déjà parlé. Sauf que Ambre Dubois, elle a plus d’un tour dans son sac, vu qu’elle fait partie des fondateurs de la maison d’édition du Petit Caveau. Donc, au final, Le Mannoir des Immortels est réédité chez le Petit Caveau, et ça vient tout juste de sortir. Alors évidemment, au vu du synopsis, on peut se dire que c’est une bonne nouvelle. Synopsis ?

Nous sommes à Londres à la fin du 19ème. La ville est secouée par une série de meurtres affreux. On murmure partout le nom de Jack L’éventreur. Stella est une vampire, depuis quelques quatre cents ans. Les meurtres causés par Jack risquent d’attirer l’attention sur la communauté des immortels de la ville. Tandis que certains vampires enquêtent sur les meurtres, Stella est chargée d’enquêter sur l’une des familles de la ville, qui est un peu étrange… Aucun lien apparent, mais qui sait…
Bon, alors là, évidemment, vous me connaissez, il n’en faut pas plus pour me mettre l’eau à la bouche. Certes, la couverture n’est pas très jolie, immonde même d’après mes camarades de classe. Mais vous connaissez la loi de la couverture non ?
Et bien, encore une fois, la loi de la couverture semble se réaliser. Ce premier tome de la série Les Soupirs de Londres est un excellent livre. L’atmosphère, tout d’abord est très bien retranscrite. Les ruelles sombres de Londres, un peu crades aussi, le faste des demeures victoriennes , la lourdeur des jupes, tout est là pour vous emmener dans cette ère tourmentée qu’est l’ère victorienne.
Les personnages sont assez nombreux et tous très intéressants. On découvre les vampires de Londres, organisés un peu comme dans les univers Bit-Lit, sous la responsabilité d’un Prince. Tous ont leur petits caractères. Stella, bien sur, mais aussi le ténébreux Drake, ou la légère Celeste (admirez le jeu de mot …). Aucun n’est traité par dessus la jambe et il est impossible de ne pas s’attacher à eux.
L’enquête, enfin, les enquêtes, sont rondement menées. C’est à noter, car généralement les enquêtes dans les livres de vampire c’est plutôt un gros prétexte. Il n’est pas rare de voir les héroïnes de Bit-Lit mener des enquêtes et gérer les indices d’une façon totalement incohérente. Mais pas là. On est baladé comme dans un roman policier. On a donc droit à de nombreuses fausses pistes et à des indices plutôt bien dissimulés. On pourrait qualifier ce roman de who dunnit sans le moindre problème. La révélation finale est bien amenée et traitée à contre pied, ce qui contribue à la fraîcheur du roman.
Car en effet, si on peut y apposer un qualificatif ce serait bien celui là. Le style d’écriture est léger, vif et enjoué. Les répliques des personnages sont parfaitement naturels. Il est fréquent de voir des auteurs soigner leurs dialogues quitte à les rendre tout sauf naturels. Ici les répliques fusent sans le moindre problème. Stella est vive, elle est réellement très proche de n’importe qui. La belle hongroise ne s’est en effet pas mortifiée avec les siècles (je suis en forme moi ce soir). Il en résulte une lecture très plaisante.
Le roman fait à peu près 250 pages, qui passent très vite. Tellement que j’en viendrais presque à le relire directement tellement je l’ai apprécié. Cela faisait un moment qu’un bouquin de vampires victoriens ne m’avait pas autant plu. En parlant de vampires, la vision de l’auteur est clairement explicitée, contrairement par exemple à ce que j’avais reproché à De Notre Sang. elle est relativement personnelle et j’ai été pas mal séduite. Les vampires y sont présentés comme de puissance tous très différentes, et l’héroïne est loin d’avoir des supers pouvoirs… Le gros de ses pouvoirs viennent de sa vie de mortelle. Vie dont on sait très peu au final.
On peut en déduire de la fin que nous en apprendrons bien plus dans le deuxième tome, Le Sang d’Hécate, qui est prévu pour février aux Editions du Petit Caveau, avec une très belle couverture. Je ne saurais que vous conseiller de vous procurer ce roman, ou de vous le faire offrir à Noël, car Ambre Dubois signe là une œuvre d’une très grande qualité qui devrait plaire à tous les amateurs de vampires, d’ambiances sombres et victoriennes. D’autant que le tome peut très bien se lire tout seul et ne nécessite en aucun cas la lecture de la suite !


L’univers sombre et un poil gothique de l’Amérique du 18ème siècle est très bien rendu, et on n’a aucun mal à visualiser les scènes et lieux qu’on rencontre au cours du bouquin Et pour peu que vous appréciez l’époque, comme moi, c’est un vrai régal. On notera aussi les nombreuses références à l’épisode de Salem qui permet d’ancrer l’histoire dans la réalité. C’est un thème trop peu souvent abordé a mon goût, et d’ailleurs, si vous avez d’autres livres se passant vers la même époque dans le même coin, je prends avec plaisir.






Il s’agit donc d’une sorte d’
En plus de cela le style de l’auteur est réellement agréable, allègre et proche du lecteur, la lecture est légère et enjouée. On suit très bien et il n’y a pas besoin de beaucoup de temps pour rentrer dans le roman. Les personnages sont hauts en couleurs, tout en étant suffisamment nuancés. On suit avec plaisir Griffont et ses acolytes (ou même ses ennemis) dans cette ambiance si particulière. Bon malheureusement, l’histoire est traitée de manière un peu superficielle, le livre n’étant réellement pas gros. 300 pages à tout casser, pour nous introduire le monde, pour nous amener une enquête et pour la résoudre, c’était peut être un peu juste. Mais qu’importe de toute manière l’histoire ce n’est réellement pas le plus important, contrairement aux personnages et au monde.
Leur premier album était génial, alors forcement, quand on compose un superbe album, on est attendu au tournant. On vous observe, allez vous le passer sans encombre, transcender votre niveau, ou bien vous ramasser avec la grâce que l’on connaît aux chats dès que l’on en possède un ? Hmmm.







L’histoire démarre assez fort, alternant entre les ambiances de Transylvanie de fin du XIXème et Paris à la même époque. Évidemment, vous le savez, c’est une époque que j’apprécie particulièrement. On y retrouve toute l’ambiance à la fois sombre et chargée en crinoline qu’on est en droit d’attendre, encore plus d’un roman vampirique. L’histoire évolue sans temps mort, et on ne s’ennuie pas du tout. La progression de la relation entre Marie et Dracula est globalement bien menée, même si la fin m’a laissée perplexe, je la trouve à la fois trop abrupte et trop mignonne pour mes goûts. Un peu un sentiment de tout ça pour ça. Ceci dit, elle a le mérite de laisser la porte ouverte a une possibilité de suite..
Je le dis souvent, il est difficile de faire une critique d’un roman qu’on a aimé, alors qu’en descendre un c’est quand même bien aisé. Au vu de la difficulté que j’éprouve à commencer cette critique, je pense que vous avez déjà une idée de la conclusion. En fait, non, ça ne sera pas une conclusion, et on ne va pas tourner autour du pot. L’Homme-Rune c’est bien. C’est même plus que bien. C’est un de ces bouquins à vous réconcilier avec la 



