Savez-vous ce qu’il y a de pire que d’avoir écrit Twilight ? Enfin, sans prendre en compte le côté pécunier bien entendu. Non ? Moi si : c’est d’avoir écrit quelque chose de très proche de Twilight, de mieux que Twilight, avant Twilight, de n’avoir eu aucun succès à l’époque, puis d’être réédité un peu après l’apogée de Twilight par des éditeurs désireux de surfer sur la vague. Du coup, en plus d’être frustré de ne pas avoir eu le succès de la série de Stephenie Meyer, L.J. Smith se voit taxer de plagieur par les personnes qui ne connaissaient pas son œuvre et passe pour un profiteur de première. C’est la première pensée qui m’est venue en voyant son livre sur les étalages, et ce sera aussi ce que penseront les gens qui verront le pilote de la série télévisée qui est tirée de ses romans : The Vampire Diaries. Synospsis ?

The Vampire Diaries

Elena Gilbert est une jeune étudiante de la ville de Mystic Falls, qui a eu le malheur de perdre ses parents dans un accident de voiture quelques mois avant que nous la retrouvions. Pas au meilleur de son moral, elle se promet via son journal intime de faire bonne figure pour la rentrée et de tirer un trait sur les mois de cauchemar qu’elle vient de traverser. Et à votre avis qui y a-t-il de mieux pour partir du bon pied ? Et bien, un trop beau gosse vampire qui vient tout juste d’arriver dans votre fac ! Un vrai de vrai, qui utilise ses pouvoirs pour leurrer la secrétaire qui l’inscrit, toussa toussa. Son beau nom ? Stefan ! Bien entendu, Elena ne s’en doute pas le moins du monde, et le fait qu’il apparaisse toujours sans s’annoncer ne fait qu’augmenter son charme ravageur, auquel toutes les filles succombent.

Stefan de The Vampire Diaries

Et voilà l'Edward killer !!! Ou pas.

Comme vous le voyez, quand je vous ai dit que ça ressemblait à Twilight, je ne mentais pas. Et ce n’est pas les producteurs de la série qui ont voulu me donner tort, car pour pousser la ressemblance à l’extrême, ils ont décidé de faire dans la même médiocrité que le film Twilight. Voir pire. Tout d’abord, parlons du choix des acteurs. Paul Wesley, celui qui incarne le beau gosse ravageur donc, n’a beau pas briller au soleil, il n’en est pas pour autant meilleur que machin. Pire, il est moins beau. Du coup, ça la fou mal, surtout qu’on ne peut pas dire que c’est par l’intelligence de son personnage que l’acteur va pouvoir faire parler de lui. Les phrases qu’il débite sont aussi creuses que celle d’Edward, et on a du mal à le regarder sans avoir envie de le baffer.

L’héroïne, jouée par Nina Dobrey, quant à elle donne l’impression de sortir tout droit de Beverly Hills. Nan, elle n’a pas une énorme poitrine dans un décolleté à moitié entre-ouvert, c’est juste qu’elle donne l’impression d’être passé par dix lifting avant de se maquiller à la truelle. Ok, je suis vraiment méchant, c’est pas si pire, mais si les producteurs ont voulu donner un aspect réaliste à leurs étudiants, c’est carrément raté. Sans parler de la sois disant tristesse du personnage. Je passerai bien entendu sur le petit frère qui se drogue, dont l’émotivité de cuillère risque d’en émouvoir plus d’une.

Mais bon, pour faire une bonne série, il n’y a pas que les personnages et les acteurs. La façon de filmer, le scénario, tout ceci est très important. Manque de pot, c’est presque pire que les acteurs à ce niveau. Les producteurs ont décidé que pour rendre une série branchée, il fallait lui foutre de la musique branchée. A longueur de temps. Du coup, dès que les personnages ne parlent pas, on se tape du Greenday, du Placebo, super fort et avec les paroles supra-dramatiques qu’on connaît à ces groupes. Dès que les personnages parlent, la musique baisse d’un ton pour qu’ils puissent s’entendre, et qu’on puisse admirer leurs dialogues. « oh tu es venu », « oui », « … » et la musique redémarre en boucle !

Damon de The Vampire Diaries

En voyant cette image, vous vous demandez si Diaries est un faux ami ou pas ? Moi aussi.

Côté scénario, c’est tout aussi prometteur. Je prédis déjà que le gentil vampire va se faire avoir par le méchant vampire, que les gens vont penser que c’est lui qui est à l’origine de tous les crimes, et que Elena va tomber dans les bras du méchant. Ah oui par-ce-qu’il y a un méchant super sexy qui veut embêter le héros. Vous vous doutes déjà que le méchant est son pè… frère, et qu’il veut lui en faire baver et s’amuser avec les humains.

Bref, ce n’était que le pilote de la série, il est encore temps pour The Vampire Diaries de se rattraper. Et vous sinon, ça vous tente ce genre de série ?


Le Mauve Empire de V.K. Valev

Serafina dans Critiques, Livres le 14 septembre 2009, avec 2 commentaires
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Le Mauve Empire est le premier roman de V.K. Valev publié aux éditions du Petit Caveau, une maison d’édition spécialisée dans les romans vampiriques. Ce roman est leur premier bébé né en Juin 2009, et il est donc servi par une très jolie couverture (bien qu’intriguante) et un jeu de mot qui m’a beaucoup plu (oui je sais, il m’en faut peu).  Donc déja un petit synopsis, pour partir d’un bon pied avec cet article. Séverin Desjaunes est ingénieur en électronique pour Fun Technologie. La nuit, il est aussi magnétiseur de manière confidentielle dans un hôpital. Bon faut aussi dire qu’il faut des rêves étranges avec Ouma et qu’il se réveille un jour dans son lit trempé de sang.  Commence alors une histoire étrange, où les apparences sont trompeuses.

Le Mauve Empire de V.K. Valev

Le livre se découpe en deux parties. La première partie peut sembler assez étrange, parce qu’on ne voit pas encore où est ce que l’auteur veut en venir. Elle pose les bases de la deuxième partie, qui elle nous éclaire sur les points obscurs du départ, et prend un rythme bien plus rapide. Coups de théâtre, retournements explosifs, la deuxième partie est plus concentrée en actions que la première. Pour cette raison, je vous conseillerais de lire le livre d’un trait (230 pages, c’est jouable) pour ne pas être découragé par la première partie qui peut sembler un petit peu obscure, voir vous surprendre si vous vous attendiez à voir du vampire dès le départ.

En plus le style de l’auteur est agréable et fluide, ça se lit très bien. La langue est bien maîtrisée et les constructions sont bien foutues. On comprend très bien, c’est clair et précis. Le monde qu’il nous fait découvrir est original, mais à mon goût pas encore assez fouillé. Je m’explique, nous sommes dans un monde apparemment futuriste, mais on ne sait pas trop à quel degrés. Le monde est surtout centré sur Severin et son travail (faire des produits électroniques Fun, genre le frigo qui vous propose de la déco), mais hormis cela, malheureusement on n’en sait pas des masses.  C’est assez dommage, car même si cela n’est pas forcement intéressant pour l’histoire, développer le background aurait permis à certaines scènes d’avoir plus de crédibilité, et là je pense notamment à la fin. Cependant, l’ambiance est très rapidement plantée, et une sorte de climat mystique et sombre s’installe dès les premiers chapitres.

V.K. Valev

V.K. Valev

Les personnages ne sont pas très nombreux.Mais certains sont sous exploités, Clarisse la collègue de boulot par exemple , mais aussi Gavin le Maître Vampire. Ils apparaissent, ils font leur rôle, mais ils sonnent un peu creux parfois.  Severin, par contre,  dans sa quête d’identité est très attachant, et Pravédine son ami médecin jouit d’un bon traitement. Ce dernier est un personnage ambigu, mais intéressant et nuancé.  Sévérin est touchant, dans son impuissance à utiliser son talent pour sauver ceux qu’ils aimeraient.

Quelques unes des sous intrigues ne m’ont pas non plus semblées très intéressantes pour le livre, c’est le cas de l’interne ou du portrait psychologique, qui manque lui aussi de profondeur. Ou alors je n’ai pas tout compris au livre, ce qui n’est pas impossible. En effet par moment, j’avais l’impression de lire du K. Dick, ce qui n’est pas un mauvais point pour autant, dans le sens où je n’étais pas toujours sûre de bien comprendre et où je devais relire plusieurs fois certains passages pour suivre les enchaînements de situations. C’est assez étrange comme sensation.

Ce coté un peu halluciné est aussi renforcé par les nombreuses disgressions du héros, sur la vie, sur la mort, sur la religion, sur la société. Même si ces disgressions peuvent perdre un peu le lecteur, elles sont intéressantes, et surtout exemptes de clichés.

Heureusement, ce qui est le point fort du bouquin c’est le vampire. Ou plutôt la vision du vampire de V. K. Valev. Cet auteur français, d’origine bulgare fait la part belle au mythe du vampire originel, à ces Oupires de l’est qui pouvaient décimer un village. Les connaisseurs, par exemple, retrouveront en effet de nombreuses références à cette épidémie vampirique du XIXème siècle qui a en partie occasionné l’émergence de la bête à crocs dans la littérature. Le mot épidémie est très important ici. Car en effet, la présence d’un médecin dans les héros n’est pas du tout anodine. Le vampire est ici abordé sous un éclairage clinique et scientifique.  Ce coté scientifique, biologique pour être exact, est bien traité et ravis la scientifique que je suis.  La version présentée ici du vampirisme en est d’autant plus crédible que les explications sont cohérentes. Le vampire devient possible. Et c’est vraiment plaisant de voir cette créature vielle comme érode trouver sa place dans un monde futuriste, limite Cyberpunk.

Au final, je reste sur une impression assez étrange et ambigue. Le livre est bourré de bons points, en premier lieu sa vision du vampirisme, mais il laisse une impression un peu hallucinée. C’est comme du K. Dick, je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre opinion, soit vous entrerez dans l’univers, soit vous y serez hermétique. A noter que petite maison d’édition oblige, il est toujours plus dûr de se procurer leurs livres, heureusement cette page pourra vous y aider.


Disparition à Dallas de Charlaine Harris

Serafina dans Critiques, Livres le 11 septembre 2009, avec 2 commentaires
Critiques

Disparition à Dallas est le deuxième tome de la série La communauté du Sud écrite par Charlaine Harris. C’est aussi la base de la saison 2 de la série qui en est tirée, True Blood. Nous retrouvons donc notre serveuse télépathe Sookie. Sauf que cette dernière a été très remarquée des vampires et est envoyée à Dallas pour remplir une mission très spéciale pour leur compte. Bon, on peut aussi ajouter que son pote cuistot s’est fait butter et abandonner sur le parking du bar Chez Merlotte. Nous voici repartis pour un tour.

Disparition à Dallas, la Communauté du Sud 2, de Charlaine Harris

Ce tome est un peu plus gros que le précédent et heureusement.  En effet, sous prétexte du boulot de Sookie à Dalllas on en apprend bien plus sur le monde des vampires. Déjà au niveau logistique. Nos vampires se sont révélés au reste du monde, et par là même il y a tout un business autour. Imaginez, il faut bien des hôtel spéciaux, ou même des moyens de transport pour cercueils ! En soit ces points, en plus d’être drôles sont vraiment bien trouvés. On découvre avec grand plaisir l’hôtel Repos Eternel par exemple.

Bon, en plus d’avoir des hôtels, les vampirous sont aussi très organisés. On avait déjà vu Eric, dans Quand le Danger Rôde, mais là on découvre le chef de Dallas, Stan, qui a des manières bien différentes de notre viking blond (dois-je vous avouer maintenant que je suis une Eric-fan ou on attend la fin de cet article ?). Le boulot de Sookie nous révèle bien des choses et aussi les mouvements anti-vampires. Imaginez le KKK mais contre les vampires ? Encore un point qui permet de donner consistance au monde et de rendre le coming out des vampires « crédible ».

Disparition à Dallas, la Communauté du Sud 2, de Charlaine HarrisA vrai dire, toute la partie « boulot » du roman est bonne, intéressante et nous permet réellement de commencer à cerner l’univers. Ce dernier avait à peine été esquissé dans le premier tome. Harris pose là les bases d’un monde qui pourrait se révéler très intéressant dans le futur. Bien sûr, on est loin de l’innovation et des problèmes juridiques d’Anita Blake, on se situe plus dans la vie courante. Ceci dit, il me tarde d’en apprendre plus sur les mœurs vampiriques de la Communauté du Sud (et merde, je viens de me faire spoiler par Wikipédia !). Nul doute que Sookie est loin d’avoir tout vu.

Les passages par contre qui concernent Bon temps et notamment l’enquête sur le meurtre du cuisinier sont assez légers et plutôt mal traités. On a affaire à une sorte d’enquête, mais qui fonctionne par intuition et non par indices, on a un peu l’impression d’être baladés. On dirait que Harris veut faire une enquête policière mais qu’elle ne sais pas trop comment s’y prendre. Pour reprendre un des adjectifs que j’avais associé au premier tome : c’est léger. L’enquête, qui est quand même sur un sujet très grave (meurtre, rien que ça) est traitée en dépit du bon sens. C’est assez ennuyeux. Je suppose qu’il ne faut pas faire gaffe à ça quand on lit de la Bit-Lit mais quand même.

Disparition à Dallas, la Communauté du Sud 2, de Charlaine HarrisEn plus de cela, on a droit à du Je t’aime, moi non plus, qui ont tendance à m’ennuyer mortellement. On notera aussi bien plus de scènes de cul que dans le premier tome. Heureusement pour le moment, ce n’est pas trop déviant ni trop explicite, par contre, je redoute un peu pour les prochains tomes. Les personnages secondaires sont toujours aussi peu nombreux, le seul à commencer à prendre un peu de relief est Eric.Ce dernier est à l’origine de passages absolument hilarants, son déguisement en lycra rose pour la scène final doit valoir le détour. Tara fait aussi une petite apparition. Eh oui, si vous suiviez la série vous serez probablement étonnés que dans les bouquins elle n’apparait apparemment pas avant le tome 3. Par contre, un triangle amoureux s’augure. C’est un peu dommage. C’est ça dans tous les bouquins de Bit-Lit, c’est un peu lourd à force…

Bon, on remarquera quand même un gros côté AnitaSokie qui gagne de plus en plus de pouvoirs au fil des tomes et qui devient de plus en plus impliquée avec les boss à crocs. Même la relation entre Eric et Sookie n’est pas sans rappeler celle entre Jean-Claude et Anita dans les premiers tomes. C’est un peu dommage ce manque d’orginalité.

A voir avec le prochain tome, donc.


Le Sang du Dragon de Patricia Briggs

dabYo dans Critiques, Livres le 8 septembre 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Le Sang du Dragon est le deuxième volume de la série Hurog de Patricia Briggs, j’avais lu le premier, Les Chaînes du Dragon, au cours de l’été, et c’est donc avec un certain entrain que j’ai retrouvé Stolon et ses amis. Stolon, c’était le héros dont je vous y avais parlé, qui était pour une fois assez original pour de la Fantasy dite classique. C’est donc pour une nouvelle aventure que nous le retrouvons, puisque je vous le rappelle, dans la plus pure de ses traditions, Patricia Briggs nous a offert une série où chaque tome est indépendant. Synopsis ?

Le Sang du Dragon de Patricia Briggs

Stolon est donc parvenu à naviguer au milieu des eaux agitées de notre premier tome, et c’est en jeune Hurogmestre que nous le retrouvons. Du moins, le titre est seulement officieux puisqu’en vrai, il devrait toujours se retrouver dans l’asile royal, mais il semblerait que le roi l’ait plus ou moins oublié. Car le roi est actuellement déjà assez occupé avec une rébellion qui grondait déjà dans le premier volume. Vous vous en doutez bien, Stolon va finir, tôt ou tard, par y être mêlé et par y jouer un rôle plus ou moins important. D’autant qu’il est désormais surnommer le Géant de Shavig.

J’avoue que ce second tome m’a beaucoup moins plu que le premier. Il est toujours difficile de relancer une intrigue après en avoir clôturé une première, tout en gardant les mêmes personnages. Bien entendu, il y a eu un long saut dans le temps, mais pas tout à fait assez pour ne pas être totalement gênant. En soit, les éléments étaient déjà amenés dans le premier volume, on pouvait notamment y voir le mécontentement des sujets du roi, et tous les personnages de ce deuxième tome y étaient présents. Mais tout d’abord, il est dommage que Patricia Briggs ait voulu rendre son méchant si… méchant. Presque trop, à la limite de l’ultra caricatural, le personnage ne gagne pas vraiment de profondeur et c’est dommage : il massacre les peuples, les torture en secret, se soumet aux pires vices, etc. Bref, il n’y a rien de méchant qu’il n’a pas fait, un peu comme le méchant du Passage du Vent. Alors certes, cela justifie la rébellion, mais du coup le méchant a le charisme d’un bâton de surimi. A ce niveau là, le premier tome était beaucoup, beaucoup mieux.

Patricia Briggs tente avec plus ou moins de succès de développer un background au niveau des territoires du royaume, notamment avec les distensions internes, en nous montrant les différentes relations qu’ont chacun des peuples entre eux. Quand certains pensent que les autres sont trop barbares, pour ces dernières, ils ne sont que des nains, etc. De quoi satisfaire donc la nécessité de tout roman de présenter un univers folklorique. En soit, on fini par entrer dans la politique et comprendre pourquoi la rébellion n’est vraiment pas gagnée, à telle point qu’on se demande si la fin du livre présentera réellement un soulèvement. Le problème, c’est qu’à chaque fois que ce problème est levé, il est aussitôt réglé par un élément assez peu probable. Un héros derrière lequel tout le monde s’alignerait, ou bien une apparition magique. J’avoue trouver la chose trop peu crédible face à des concessions ou des manigances plus Trône de Fer. C’est assez dommage car du coup, ces problèmes semblent vraiment être traités légèrement, alors qu’ils occupent une grande partie du récit et qu’ils bénéficient de longues descriptions. Mais qu’à cela ne tienne, pour moi ce n’est pas là le principal problème.

Le Sang du Dragon de Patricia Briggs

Non, le principal, c’est une fin encore plus rapide que dans les Chaînes du Dragon. Je l’avais dit lors de sa critique, j’avais été assez surpris de voir que l’intrigue du premier tome était éludée en une centaine de pages. C’est encore pire ici, puisque jusqu’aux dernières pages on ne voit pas comment l’intrigue pourrait se résoudre avant la fin du tome. Et c’est normal, puisque toute la préparation politique qu’avait fait Briggs et dont je vous parlais n’est pas du tout utilisée. Pire, la rébellion ne sert finalement à rien et n’intervient pas le moins du monde. A se demander finalement ce qu’a voulu faire l’auteur pendant ces si longues pages. Donner vie à son univers ? Peut être, en tout cas, sûrement pas à nous préparer à une fin qui ressemble plus à un bâclage qu’autre chose. Bien sûr, elle se tient plus ou moins. Les éléments utilisés ne sont pas inventés en claquant des doigts, mais elle reste décevante.

Il y a ensuite quelques détails qui ne m’ont pas plu mais qui sont plus soumis aux goûts et aux couleurs. Les tentatives de romance m’ont paru trop grossières pour être plaisantes à lire, et même si elles ne m’ont pas réellement agacé, j’ai trouvé ça de trop. Tout comme certains dialogues bien trop stéréotypés, et des réactions de personnages pas vraiment crédibles. Des problèmes donc qui n’étaient pas réellement présents dans le premier tome. C’est vraiment dommage à ce niveau, car les Chaînes du Dragon nous préparaient à quelque chose de mieux.

D’autant plus que le style et l’écriture de Patricia Briggs reste très agréable à lire, et l’emploi de la première personne, parsemé de récits à la troisième, original dans ce genre de Fantasy. Mais voilà, le style ne suffit pas et là où elle réussissait à nous présenter un ouvrage classique mais pas désagréable à lire avec son premier tome, Le Sang du Dragon présente de trop gros défauts et de stéréotypes pour être lu alors que l’on a déjà une grande culture Fantasy. Le fait de passer directement après l’excellent Alexandre le Grand et les Aigles de Rome de Javier Negrete n’aidant pas.

A réserver à un public novice donc, qui lui y trouvera un livre pour passer un bon moment, sous peine d’être agacé par les différents stéréotypes.


Fréquentation d’if is Dead de l’été 2009

dabYo dans if is Dead le 7 septembre 2009, avec 3 commentaires
if is Dead

Ah ah, comme vous avez pu le remarquer, nous avons profité des vacances et vous n’avez donc pas eu droit à notre rendez vous mensuel pour parler de nos superbes statistiques ! Mais qu’à cela ne tienne, dans notre grande bonté, nous avons décidé de combiner ces deux mois de l’année qui sont pour Internet synonyme de ralentissement. C’est comme ça chaque année depuis que je suis dans le métier, et ça ne risque pas de changer un jour. A moins bien entendu que les déferlantes climatiques fassent qu’il soit préférable de bronzer devant son écran d’ordinateur plutôt que de sortir sous la neige. Bref, je m’égare, et si nous commencions ?

D’abord, sachez que nous avons tout de même publié plus de 30 articles cet été. A croire qu’on aime tout de même partager notre avis malgré le beau temps qui règne dehors. Bon, faut avouer qu’à Blois, dans le Centre, le beau temps, on l’a pas vraiment vu. Du coup, quand il pleut, on préfère quand même bronzer de devant le PC. Ouh les rimes. Surtout de la lecture pour cet été, puisqu’on aime aussi lire quand il pleut. Et si vous connaissez notre ville, sachez qu’on a vraiment beaucoup lu. Du coup, Serafina n’a même pas eu le temps de tout chroniquer. Par contre, vous autres visiteurs, vous avez eu quelques éclaircis, du coup, vous avez sans doute préférer sortir que passer par ici. Nos statistiques ont donc augmenté un peu plus faiblement que d’habitude. On vous en veut pas, on a fait pareil !

Fréquentation d'if is Dead en été

Concernant les sources, on reste dans les mêmes proportions que d’habitude. Beaucoup de recherche de critiques de livres ceci dit, notamment d’Anita et sur les livres de Twilight. C’est peu étonnant, à nous d’augmenter l’accroche du site pour que ces visiteurs deviennent ensuite des lecteurs. Niveau sites référents, on retrouve encore des bribes du Hellfest et ce n’est pas étonnant puisque le festival de métal s’est terminé fin juin, et qu’il avait eu un sacré impact sur nos statistiques. Vient ensuite le blog de Serafina, puis celui de Ramya dont je vous invite à aller voir les dessins, puis le blog de Thalia, Céline et Kameyoko. Lancé au début de l’été, vient enfin celui de mili-chan, Bulles de sirène. Tiens d’ailleurs, tout comme Kameyoko nous l’avait demandé, venez vous sur if is Dead depuis le lien sur votre blog ?

Bref, passons désormais aux articles les plus consultés :

Ah oui, côté commentaires, on peut dire que ça a tout de même été assez animé, surtout quand il s’agit de casser du sucre sur Edward et Bella, parler du sixième film d’Harry Potter,  et bien entendu, débattre sur mon article sur le Seigneur des Anneaux ! Passons aux mots clefs je vous pris.

Sexe Tape Thalia

Bon, autant le dire tout de suite, on a comme d’habitude droit à notre lot de recherches fugaces. Faut dire que niveau articles on y est jamais allé de main morte. Je ne pensais pas que tant de monde cherchait des sex tapes. Après, avec youtube, je suppose que ça doit pas être compliqué à trouver. Je me demande quand même si le site twilightsex.com existe, en tout cas il est recherché sur Google. Bizarre non ? Hormis le pairing Bella et Edward, on retrouve bien entendu Jean Claude et Anita. Serafina n’ayant toujours pas eu le temps de lire le sixième tome, il va falloir qu’on se contente de ce que nous avais promis Thalia, soit une scène très toride.

  • espace culturel leclerc romorantin lanthenay – Ah ah, je sais pas pourquoi ce mot clef m’a fait rire. Pour votre gouverne, Romorantin Lanthenay est la ville où Serafina est allé au lycée.
  • bella est edoire – Serait ce la révélation du tome 4 ? Tout ça pour rien ?
  • es qu’il y aura du sexe dans new moon – Ah moins que ce soit ça, la révélation.
  • twilight heroine exasperante – Je ne l’ai pas lu, mais Serafina est complètement d’accord.
  • sex freebox – Après la législation sur la zoophilie, chez nous on en voit de toutes sortes.
  • sodomie ratée – Ce mot clef, je l’avais prévu dans ma critique de Trainspotting !
  • baise entre blak trens – OK, j’abandonne.

Bon, et si on en restait là pour aujourd’hui, hein ?


L’enfant des cimetières de Sire Cédric

Serafina dans Critiques, Livres le 6 septembre 2009, avec 6 commentaires
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Sire Cédric est un auteur français que nous apprécions beaucoup ici, je ne vous apprend rien, il suffit de voir nos articles sur Angemort ou Déchirures. Sire Cédric a sorti il y a peu un nouveau roman aux éditions Le pré aux Clercs. Nommé L’enfant des cimetières et étiquetté Thriller Gothique, je n’ai bien entendu pas trop tardé à me le procurer.

L'enfant des Cimetières de Sire Cédric

Nous suivons donc David, reporter photographe qui se retrouve à couvrir un meurtre particulièrement sordide, un fossoyeur a massacré sa femme et son fils avant de se donner la mort. Sauf que cette folie meurtrière ne va pas s’arrêter là, son neveu va aussi y succomber, une fusillade s’ensuit, où décède Kristel, la compagne de David. C’est là le point de départ de ce Thriller, David va, malgré lui être mêlé à toute cette histoire, qui va lui faire quitter la rationalité pour entrer dans celui de l’occulte.

Tout d’abord, bien que le livre commence très fort, avec une scène de nécrophilie démoniaque, il faut dire que ce roman est bien plus accessible qu’Angemort. Il n’y aura que très peu de scènes de sexe et peu de gore. Exit la folie d’antan, et on arrive à un Thriller plus posé, mais pas pour autant plus léger. En effet, il semblerait que le style de l’auteur ait mûri, et qu’il n’ai plus besoin de scènes de sexe ou d’horreur pour installer une ambiance malsaine. Et c’est pas du tout un mal, loin de là. Cependant, c’est une question de goût. Cela décevra peut être les fans de la première heure, qui aimaient la folie, la fougue, l’euphorie d’un Angemort, mais cela n’ôte pas au talent de l’auteur.

Comme toujours le style est direct, simple, enlevé. On n’a aucun mal à rentrer dans le roman, on s’attache très vite aux personnages. Ils sont tous très nuancés, commençant d’incrédules, comme tout le monde, puis vont évoluer peu à peu au contact de nombreux événements surnaturels. Ces derniers sont d’ailleurs bien amenés et on ne peut que saluer la documentation de l’auteur. En effet pour quelqu’un qui, comme moi, a dévoré les pseudos grimoires de sorcellerie, et adore ce domaine, je n’ai pu qu’être contente de voir l’auteur citer de vrais et célèbres grimoires, des passages connus, ou non. Nul doute qu’il y a une bonne documentation derrière et j’apprécie réellement les clins d’œil.
L'enfant des Cimetières de Sire Cédric On appréciera aussi la documentation sur le coté journalistique, les délais de bouclage, et compagnie, qui sont très  réalistes. Les chapitres sont en effet très cours, et il n’est pas rare d’avoir des chapitres entièrement remplis de coupures de presse. Cela permet plusieurs points de vue sur l’histoire, et de mieux s’immerger. Le rythme est assez rapide, et le livre se lit très vite. La cadence sait se ralentir ou s’accélérer quand c’est nécessaire. En tout cas une chose est sure c’est assez addictif, et une fois commencé je n’ai pas mis bien longtemps à le finir.

Quant à l’histoire en elle même, nous sommes dans un Thriller, mais un bon. Je veux dire, pas une de ces dizaines de rip-off qui ont suivis le succès du Da vinci code. Non, ici, Sire Cédric signe un ouvrage avec sa propre personnalité, sa propre histoire et qu’on ne peut pas taxer de pompe ou quoique ce soit. Et je dois avouer que c’est notable. De tous les Thrillers que j’ai pu lire dernièrement, c’est clairement le plus original. Contrairement à Vierge Noire de Mignival, par exemple, il n’y aura aucun poussif. Si Sire Cédric s’est assagi, il n’a pas pour autant vendu son âme.

Bref, un livre que je vous conseillerais pour appréhender l’univers de l’auteur. Plus accessible, mais doté d’une ambiance très forte et très personnelle c’est une entrée en douceur dans son monde. Si vous préférez la manière brutale, il y aurait Angemort, mais comme on le repète trop souvent, ce roman et son recueil Déchirures ne se trouvent plus dans les librairies. L’enfant des Cimetières est quant à lui aisément disponible dans toute librairie, et c’est un plaisir, car Sire Cédric est un auteur Français qui vaut vraiment le coup. Il y a peut de chances que vous soyez déçus par ce livre, sauf peut être si vous êtes un fan de la première heure.


Quand le danger rôde de Charlaine Harris

Serafina dans Critiques, Livres le 2 septembre 2009, avec 9 commentaires
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La Communauté du Sud fait partie de ces livres -séries dans notre cas- qui doivent remercier Twilight. Car qu’on aime ou non la série de Stephenie Meyer, c’est grâce à elle que nous avons pu voir réédités les Anita Blake. Nul doute que Bella et Edward sont pour quelque chose dans le retour de la série de Charlaine Harris chez J’ai lu. Bon il y a aussi la série qui en est inspirée, True Blood, dont nous parlerons prochainement.

Quand le danger rôde, la communauté du Sud 1, de Charlaine Harris

Toujours est il que cette réédition était très attendue dans la communauté des fans de Bit Lit. Avec ses huit volumes publiés depuis 2000, Sookie Stackhouse l’héroïne de la Communauté du Sud est devenue une vraie icône Bit-Lit.  J’ai lu a trouvé bon de rééditer les tomes deux par deux, avec les couvertures relookées pour coller à la serie. J’aime bien les couverture de la série, donc je ne vais pas me plaindre, contrairement à Dexter. Bon, par contre il ne s’agit plus d’une édition poche, mais de semi-poche. Ce qui veut donc dire que J’ai Lu réédite ses livres… plus cher qu’avant.

Nous sommes donc à Bon Temps, en Louisianne, une petite bourgade où tout le monde se connaît. Notre héroïne bosse comme serveuse Chez Merlotte, le bar du coin. Elle est un peu spéciale, il faut dire que Sookie a un don, ou un handicap comme elle dit : elle est télépathe. Littéralement elle entend les pensées des gens,  ce qui est un peu difficile à vivre au quotidien, surtout qu’elle maîtrise mal ses pouvoirs. Puis, un jour, elle rencontre un vampire. Ah oui, j’oubliais. Cela fait deux ans que les vampires ont fait leur coming out, et boivent un sang de synthèse. Voila, les bases sont posées, vous pouvez vous douter des suites. Genre Sookie tombe amoureuse du vampirou, et ne peut pas lire ses pensées à lui, ce qui la soulage, tout ça…

Quand le danger rôde de Charlaine HarrisLe monde est intéressant, et le principe du sang de synthèse aussi.Voir les vampires militer pour leurs droits de successions, ou les droits de mariage n’est évidemment pas sans rappeler certaines autres minorités, mais vivantes celles là. Toujours est il que le mélange se révèle prometteur. Malheureusement, tout est écrit du point de vue de Sookie. Enfin, malheureusement, oui et non. Notre serveuse a beau être blonde, elle n’est pas conne. Ce qui fait que son style est très agréable à lire, elle est pleine d’esprit, et certains passages sont très drôles. Cependant, de part son boulot, on ne peut pas dire qu’elle soit au cœur des intrigues. Là ou Anita bénéficie d’une position d’exécutrice, qui lui permet d’être au cœur des polémiques légales, Sookie n’est que serveuse et ne vit ces problèmes que par procuration avec son vampire. Et encore ce dernier est assez peu loquace. De même cela ne permet pas une véritable vision des choses, Sookie étant cantonnée à sa campagne et à son vampire. Ce qui est assez dommage et donc place le récit en dessous de la série Anita Blake.

A coté de cela, le nombre de personnage secondaire tient sur une peau de chagrin. En effet, la plupart sont des noms, et c’est tout. Son frère ou son patron, qui ont été très bien développés dans la série sont limite passés à la trappe. Y’a Sookie son vampire et c’est… tout. A peu près. Un peu léger malheureusement. Car léger c’est en effet le mot qui convient le mieux à ces 300 petites pages. Tout y est léger. Les personnalités (Sookie est la seule à être à peu près bien traitée et encore) le monde, l’intrigue. Il y a des bases oui, mais pas assez développées. On a plus l’impression de survoler qu’autre chose et contrairement à Anita Blake (le premier tome était aussi une sorte de survol du monde d’Anita) il ne laisse pas augurer du mieux. Je peux me tromper évidemment.

Je reste cependant très perplexe sur ce tome. J’ai lu a peut être bien fait d’en sortir deux en même temps. Je ne vous conseillerais pas pour le moment cette série. Cela se lit vite, on passe un bon moment, mais c’est à peu près tout. Cela a beau être le concept de la Bit-Lit, on est loin des pointures du genre.