Minuit le Soir, saison 1, de Podz

aka oni dans Films, Séries le 31 août 2009, avec 3 commentaires

Depuis quelques temps, passe sur France 2 une nouvelle série télévisée: Minuit le Soir. Vu qu’elle passe en troisième partie de soirée, il est probable que vous n’en ayez pas entendu parler. D’autant qu’il ne s’agit pas d’une énième superproduction américaine, mais d’une série télévisée canadienne. Elle a été diffusée là-bas entre 2005 et 2007 et n’est apparue sur nos chaînes hertziennes que depuis début Juillet. Elle se compose de trois saisons d’une douzaine d’épisodes chacune.

Minuit le Soir

L’histoire de la série est celle de trois amis, videurs de bars : Louis, Marc, et Gaëtan. Tous trois sont de la « vieille école », en d’autres termes, ils n’hésitent pas à recourir à des méthodes discutables pour garder le bar en paix. Ils adorent leur job et le font bien. Mais comme toute chose a une fin et qu’il faut bien une intrigue à la série, leur vieux patron vend le bar à une jeune entrepreneuse, Fanny. Celle-ci entend bien changer les choses, à commencer par le nom du bar, et les videurs aussi, en passant. Pour elle, ce sont des dinosaures de l’ancienne école, violents et incultes, qui n’ont pas leur place dans la nouvelle atmosphère résolument moderne de son bar. Dès lors, comme vous vous en doutez, Marc et ses collègues vont tenter de retrouver leur job, animés par la passion qu’ils en ont. Ce n’est pas du spoil de vous dire qu’ils le récupèrent, car cela se fait en un ou deux épisodes. La plus grande partie de la saison est à la fois la présentation des personnages et leurs efforts pour s’adapter à leur nouvel environnement.

À partir de ce synopsis pas particulièrement riche en rebondissements, la série introduit des personnages très complexes, au background vraiment fouillé. Il y a Marc, le plus jeune, un peu trop seul, qui voit un psy-homme de ménage, occasion pour des scènes décalées ; Louis, un peu trop gros, un peu trop simplet, qui ne peut s’engager dans des relations pour certaines raisons que je ne vous dévoilerai pas ; Gaëtan, un peu trop vieux, analphabète ; et Fanny, dont l’émancipation est entravée par sa famille étouffante. Tout ce monde gravite autour du bar, la nuit, où les nouveaux videurs engagés par Fanny, jeunots arrogants et trop bien faits, drogués et méprisants, accentuent le contraste entre les « anciens » et le nouveau monde auquel ils doivent s’adapter, ce à quoi vient s’ajouter un début d’histoire entre Marc et Fanny. Les personnages sont donc un point fort de la série, et particulièrement bien joués, aucun acteur n’étant à contre-courant.

L’autre point fort de la série est la musique. Le thème du générique, qui revient lors de longues séquences sans dialogues ni bruit d’ambiance, est extrêmement accrocheur et bien adapté à l’atmosphère assez sombre de la série, puisqu’elle se déroule majoritairement la nuit, métier de videur oblige. Les scènes sont toutes bien tournées, en particulier les séquences dont je viens de parler. Enfin, une certaine ironie, un humour un peu grinçant, se mêlent à certaines scènes, tandis que ce sont le désespoir et une lassitude un peu écœurée qui teintent les autres.

Série Minuit le Soir

La série est canadienne, et à l’origine était donc entièrement tournée en canadien. Cependant, France 2 a insisté pour que la série soit entièrement doublée en français. Franchement, vu l’heure de passage de la série, c’est un peu ridicule, d’autant que j’ai lu que la série perdait beaucoup, vu que l’argot canadien et certaines expressions sont passées à la trappe. Néanmoins, si je ne l’avais pas su, je ne l’aurais pas remarqué, car la série est très bien doublée, et ça mérite d’être signalé.

La série passant les dimanche soir, à minuit (qu’ils sont amusants à France Télévision…), il faut tout de même le vouloir pour le regarder. Cependant, je ne peux que vous conseiller d’être fatigué le lundi matin, parce que cette série vaut vraiment le coup. Au passage, elle a été récompensée de 17 prix gémeaux (récompenses canadiennes), entre autres, ce qui est plutôt honorable.


L’invité malvenu de Barbara Hambly

Serafina dans Critiques, Livres le 29 août 2009, avec 1 commentaire
Critiques

L’invité malvenu est un roman de Barbara Hambly sorti en anglais en 1994 qui d’arriver en poche en français aux éditions Le livre de Poche. Barbara Hambly est une écrivaine très prolifique : une dizaine de séries et une dizaine de romans indépendants. L’invité malvenu fait partie du cycle de Windrose. Apparemment c’est une sorte de spin off à la série. Enfin, j’ai pas tout compris, ces cycles semblent méchamment imbriqués et liés, ce n’est pas très clair.

L'invité malvenu de Barbara Hambly

Nous suivons ici Kyra une étudiante en magie de 24 ans. Elle vit à l’école des mages (une citadelle perdue) quand de nombreux présages l’informent du pire : sa sœur, qui va bientôt se marier, est en danger de mort. C’est l’occasion pour Kyra de partir la sauver, revenant pour cela dans la maison de ses parents dont elle a été chassée il y a bien des années. En effet il faut dire que dans ce monde, la magie n’est pas très bien vue loin de là. Elle est reconnue comme telle, mais les mages doivent s’exiler ou devenir renégats se consacrant à une vie de bouts de ficelles.

Le monde de Hambly est à la fois fouillé et très crédible. Nous sommes dans une sorte de moyen-age avec ce que cela comporte : rang social, ruelles tortueuses, alliances intéressées, superstitions. Cependant, le monde connaît les usines et la magie ce qui sont deux différences majeures avec le notre. L’univers semble très travaillé, cependant, il est à mon goût traité de manière trop légère. Il y a plein de points qui auraient mérités des informations plus explicites. Certains termes spécifiques au livre tels que sasenna ou Husa ne sont absolument pas expliqués. Ceci est peut être dû au fait que l’histoire se passe dans un mode déjà exploité dans d’autres romans. Cependant, je n’avais jamais lu de Hambly auparavant et un lexique ne m’aurait pas fait de mal au contraire. De même il est fait plusieurs fois référence à « l’ancienne religion« , au « Dieu unique« , sans qu’on n’en apprenne jamais plus.

L'invité malvenu de Barbara HamblyLe traitement de la magie est très rationnel et nuancé. En effet, vous ne verrez pas de combat de mages, de sorts méga tops de la mort qui tue. Non, déja la magie est mal vue, ensuite elle exige une contrepartie. Et même si elle fait partie de l’héroïne, cette dernière n’a pas encore non plus atteint un niveau lui permettant de faire des trucs de fou. La magie est du coup bien plus crédible que dans bon nombres de bouquins. Ce n’est qu’une composante du monde, au même titre que les relations mondaines par exemple.

Pour ce qui est de l’intrigue elle même, en réalité elle est double. On suis Kyra qui essaie de sauver sa sœur Alix, mais c’est aussi l’occasion de remonter dans les souvenirs de Kyra et d’en apprendre plus sur les raisons qui l’ont rendue malvenue dans la maison de ses parents. Le rythme est relativement lent. En effet pendant les trois cents premières pages on suit Kyra par ci par là à chercher une malédiction, à retarder le mariage. Rien de très passionnant. Le personnage de Kyra ne m’a pas plu il faut dire, trop stéréotypé : la rouquine anti-conformiste ultra maladroite, non merci. Je déteste ces personnages féminins ultra caustiques, sarcastiques, mal vues car elles assument leurs goûts.

Heureusement pour nous le ton s’assombrit vers le milieu du roman, et le rythme s’accélère très fort sur la fin, proposant un final assez détonnant. Le roman est bien plus sérieux qu’il ne le semble au premier abord. Si les premières pages sont très légères et gentilles, les dernières le sont bien moins. Le sujet n’est pas aussi drôle qu’on pourrait le croire et les investigations de Kyra pour découvrir qui en veut à sa sœur ne sont qu’une descente aux enfers, au propre, comme au figuré.  Si j’ai un conseil à vous donner, ce serait bien de le lire d’une traite. Car si vous vous arrêtez au bout de 100 voir 200 pages, il y a de grandes chances que vous passiez à coté de l’essentiel et gardiez une mauvaise image de ce livre.  La construction est celle d’une montée en puissance qu’il est dommage de stopper.

Au final je ne sais pas si c’est le meilleur livre pour découvrir Barbara Hambly. Un monde parfois trop survolé allié à une héroine trop stéréotypée et un rythme trop lent au début gachent quelque peu le bouquin. C’est dommage car il semble y avoir de très bonnes bases, celles d’un monde intéressant et une vision de la magie relativement rationnelle. Le style reste agréable tout au long, et et le final rattrape les points négatifs. Cependant je reste perplexe, c’est un auteur et un monde à creuser, je pense.


Uglies de Scott Westerfeld

Serafina dans Critiques, Livres le 27 août 2009, avec 13 commentaires
Critiques

Uglies est le premier roman de la trilogie -en cinq volumes- Uglies, écrite par Scott Westerfeld. Il est classé dans la littérature pour adolescents. Vous l’avez peut être vu dans les librairies avec sa couverture moche, très gossip girl, et ses couleurs verdâtres. Soyons honnête, ce n’est pas un roman que j’aurais acheté de moi même. Mais quand je l’ai vu dans la chambre de ma petite soeur, je n’ai pas pu résister à lui demander de me le prêter. Et me voici avec le livre entre les mains. Pour améliorer les choses, le livre a survécu à un accident de voiture comprenant six tonneaux du véhicule. Si la couverture était moche à la base, ça n’a pas aidé.

Uglies de Scott Westerfeld

Je pourrais vous résumer mon avis en une phrase : sa couverture est immonde. Vous savez ce que ça veut dire.

Mais je ne m’arrêterais pas là. Je suis partie sans apriori aucun. Et là je découvre qu’il s’agit de SF, et plus exactement de Dystopie. Nous sommes dans un monde où tout le monde est beau, Pretty. A 12 ans les ados deviennent moches, Ugly, avant d’être opérés le jour de leur 16ème anniversaire pour devenir des Pretties. Il n’auront dès lors plus qu’à s’amuser avec plein de belles personnes aussi. C’est là que nous trouvons Tally. Elle est née en fin d’année, du coup tous ses copains sont déjà devenus des Pretties. Elle s’ennuie, et fait les 400 coups. Jusqu’à ce qu’elle rencontre une autre fille de son age, de la fin de l’année aussi. Une moche, mais qui préférerais peut être le rester.

Et c’est là le point de départ d’une fabuleuse aventure.  L’écriture tout d’abord est très agréable, bien que simple. On suit aisément les scènes, même celles d’aventures qui sont génialement écrites. On a vraiment l’impression d’être au cœur de la poursuite. Le style de l’auteur est plaisant, très clair. Ensuite, le monde est réellement intéressant. A la fois critique de la société et très inventif, le monde nous est révélé petit à petit et reste réaliste. On rencontre des vestiges de notre propre civilisation, qui sont réutilisées, voir qui deviennent des énigmes.

Le background est fouillé et si de nombreuses zones restent dans l’ombre, nul doute qu’on en apprendra bientôt plus. En effet, l’histoire se déroule entre 200 et 300 ans dans le futur, nous trouvons donc des vestiges de nos immeubles et autres. Tout le monde a oublié à quoi cela servait. C’est un peu comme quand nous avons redécouvert la civilisation romaine, nous n’avons pas tout de suite su à quoi tel ou tel truc servait. Alors l’utilisation que font Tara et ses amis de nos restes sont assez comparable à l’utilisation que ferait Ariel d’une fourchette. On ne peut s’empêcher de sourire en comprenant de quoi il s’agit. C’est crédible du coup et bien trouvé.

Bien évidemment, avec un plot pareil on peut s’attendre à un coté très moraliste, comme c’est le cas dans la plupart des Dystopies. Ceci dit, si la morale est là, elle est loin d’être tranchée et manichéenne. Les pretties sont certes au départ montrés comme des sans-cervelles, mais les raisonnement nous font les voir sous un autre angle. Ils sont peut être bêtes, mais ils sont heureux.

Uglies de Scott Westerfeld

La couverture anglaise fait quant à elle beaucoup plus Science Fiction que Gossip Girl.

Car en effet le livre est loin d’être tout noir ou tout blanc. Tara, qui est le point de vue dominant du roman, change de nombreuses fois d’avis, doute, hésite, et nous avec. Alors certes il est dédié aux adolescentes, ce qui fait que certains raccourcis peuvent être parfois assez gros, mais rien de gênant. On suit  Tara, une adolescente comme n’importe quelle autre. Par elle on découvre une jeune fille qui pourrait être la lectrice. Les émois de l’adolescence, les hésitations, cette faculté de pouvoir s’emballer pour la nouveauté sont très bien décrits, et où il est aisé de se reconnaître. Le livre plaira sans doute autant à une ado qu’à une jeune adulte ou à un garçon, le livre a une portée bien plus universelle que la couverture ne nous le laisse paraître.

Véritable critique de société, alliée à un récit initiatique, Uglies est une des meilleures découverte de cette année pour moi. A la fois hymne à la tolérance et à l’acceptation des différences, ce tome se lit comme du petit lait avec un grand plaisir. Cela faisait longtemps que je n’avait pas lu un roman pour ado de cette qualité, depuis à la Croisée des Mondes pour être exacte. Le traitement est certes classique par bien des cotés, et n’est pas sans rappeler cette série ou un Vent de Feu (deux trilogies à lire aussi), mais là où les deux précédentes traitaient du passage de l’enfance à l’adolescence, Uglies traite ici du passage de l’adolescence au monde des adultes. Un passage pas toujours facile, et source de bien des problèmes, ici ils sont traités avec intelligence et parcimonie.

Réellement original, bien écrit, engagé mais nuancé, c’est un roman à lire. Ouvrez les pages et vous ne pourrez plus l’abandonner. Moi je n’ai qu’une hâte, repasser chez mes parents pour que ma sœur me prête le deux.

bliblablo

Fin des vacances pour if is Dead

dabYo dans if is Dead le 22 août 2009, avec 11 commentaires
if is Dead

Comme vous avez pu le remarquer notre cadence de publication a fortement pâti des vacances ce mois ci, et c’est donc lundi que tout devrait reprendre son ordre. Alors pourquoi un billet ? Eh bien, vu que l’on ne vous a pas annoncé que nous partions en vacances, quoi de plus logique que d’annoncer que nous en revenons ?

Poulpe if is Dead

Non, en fait ce billet c’est avant tout parce qu’il y a un an la critique de Fascination de Stéphanie Meyer était publiée. Eh oui, if is Dead et sa cadence de publication irrégulière ont désormais un an. Avec un peu moins de 200 articles, on peut dire que nous avons atteint nos buts. Bref, on est pas là pour parler des statistiques, vous aurez droit à vos mots clefs de l’été pour septembre, mais pour une petite anecdote.

Nous avons profité des vacances pour faire diversess activitées oh combien touristique, et dans le lot nous avons découvert ces charmants poulpes (ainsi que le livre préféré de Bella et Edward), mais qu’ont-t’ils de si important me direz vous. Et bien, à l’origine, if is Dead, dans sa première version, devait arborer en mascotte un charmant petit poulpe. Bon depuis, par manque de temps, nous avons préféré le petit carré.

Sinon, pour que ce billet ne soit pas si vide, pendant les vacances on a pu mettre la main sur Uglies de Scott Westerfeld que Serafina a lu. Si vous n’en avez pas encore entendu parler, ça ne devrait pas tarder, sa série est largement préssentie comme l’un des futurs cartons de la littérature jeunesse, peut être même de quoi bouter sur la touche Twilight. Et il faut dire que cette fois, contrairement à la série de Stéphanie Meyer, ça semble être du tout bon.

Sinon, vous avez lu quoi pendant les vacances vous ?


Alexandre le Grand et les Aigles de Rome est un livre que je n’avais jamais remarqué avant de l’avoir ouvert. Avec une couverture plutôt discrète, bien que jolie, ce titre de l’espagnol Javier Negrete n’a pas l’air d’avoir une bonne mine de premier abord. Et c’est bien dommage car ce roman traduit par les éditions l’Atalante illustre plus que jamais le dicton l’habit ne fait pas le moine ! Synopsis.

Alexandre le Grand et les aigles de Rome de Javier Negrete

Alexandre le Grand meurt le 28 Dæsios au soir à Babylone, au sein de son empire et parmi ses plus fidèles généraux. Bien qu’on ne sache pas réellement de quoi il est mort, Javier Negrete part sur la piste de empoisonnement et nous en délivre les ficelles… Seulement, Alexandre n’est pas mort ! (ça fait un peu scénario de fanfiction, je sais) Un envoyé des dieux, Nestor, médecin de son état, le sauve du poison et lui évite par la même de perdre tout ce qu’il a construit: le plus grand empire jamais conquis. C’est donc six ans plus tard que commence notre histoire, celle du choc entre la civilisation romaine naissante, et la puissance macédonienne sous le règne d’Alexandre.

Je ne vous le cacherai pas bien longtemps, Alexandre le Grand et les aigles de Rome a su me séduire et m’enthousiasmer à un point rarement atteint cette année. Il concourt donc allégrement pour le titre d’un des meilleurs romans Fantasy publiés en 2009. Nous parlons donc d’une Uchronie, mélange de Fantasy et  de récit Historique. Car il faut d’abord préciser que bien que l’histoire soit inventée, elle en reste des plus crédibles et elle semble tellement réelle qu’elle fait plus penser aux Rois Maudits qu’à n’importe quel autre titre de Fantasy. C’est donc la non mort d’Alexandre qui fait ici office d’élément perturbateur de l’histoire, un peu comme la victoire des nazis pour le Maître du Haut-Château.

A ceci près qu’on est ici littéralement projeté au 4ème siècle avant J.-C. et on est pas prêt d’en sortir. Utilisation des mesures de l’époque, des termes de l’époque, citations ça et là de grec et de romain, tout est fait en sorte que le lecteur se sente presque chez lui. Les détails sont très fournis sans pour autant être barbants, on sent autant la puissance romaine avec ses routes, son architecture et ses techniques déjà très avancées, que celle d’Alexandre, ses sarisses, ses combattants venus de tous les recoins connus à l’époque. Les carthaginois, bien qu’externes au conflit sont aussi de la partie, on aurait presque l’impression qu’ils viendront bientôt sur leur dos d’éléphants. Et je ne parle pas des Spartiates, ou tout simplement des chevaliers cataphractères. On est complètement dépaysés et c’est vraiment agréable, l’imagination est ainsi très facilité et la vision des armées d’Alexandre aisée.

Lorsqu’on aime cette période de l’histoire on ne peut qu’être aux anges, mais ceux qui ne l’apprécient pas vraiment n’auront rien à y reprocher. Les détails sont là pour pousser l’immersion dans le monde d’Alexandre le Grand, et pas pour autre chose. Cela permet qui plus est d’en apprendre un peu plus sur un sujet qui est généralement survolé aux cours d’Histoire en France, et qui donc nécessite forcément une recherche personnelle pour en savoir un tant soit peu. Le livre est aussi accompagné de deux cartes de l’époque, qui permettent de mieux comprendre le récit, ainsi que l’ignorance des personnages concernant la géographie, et d’un lexique de noms avec description des personnages. Dommage que je ne l’ai vu qu’une fois le livre bien entamé. A noter qu’il est vraiment très intéressant de lire les dialogues des personnages concernant l’astrologie, la géographie, etc.

Alexandre le Grand et les aigles de Rome de Javier Negrete

Comme un grand nombre de livres du genre, on suit plusieurs personnages à la fois et jamais Alexandre. On suivra donc son médecin, son page, ou bien l’un de ses généraux, mais on ne saura jamais ce que pense et ce que compte faire le macédonien, entre guillemets, personnage principal. Cela lui donne ainsi un certain mystère et cela nous évite d’être déçu de ce que l’on pourrait y découvrir. D’autant que le titre n’est finalement pas tant centré sur le personnage royal, mais plus sur son empire et ce que les gens font pour ses conquêtes. On suit également le côté opposé, c’est à dire les romains.

Javier Negrete joue bien entendu comme George R.R. Martin avec l’information, avec les plans sur la comète que font certains pendant que d’autres, pensant autre chose, changent les leurs. Les batailles sont décrites avec un niveau bien plus élevé que notre auteur favori, et on se sent bien plus sur le champ de bataille, on y est vraiment. Les descriptions y sont d’ailleurs tellement précises qu’on comprend peu à peu comment à l’époque des armées d’une telle envergure pouvaient se coordonner pour combattre. De même, elles sont assez bien faites pour qu’on les comprenne réellement et qu’on ne se sente pas à hocher de la tête sans rien comprendre. Là dessus, c’est d’ailleurs l’un des meilleurs points puisque la stratégie macédonienne était quasiment légendaire pour l’époque. Et il en sera de même pour celles des romains, peu après.

Si j’avais au début redouté un point de vue trop orienté pour Alexandre, il n’en est rien. Car il faut bien l’avouer, imaginer le choc entre ces deux civilisations relève d’une fantasme du fan d’Histoire. Un peu comme si vous vous demandiez qui de Aragorn ou Borimir (pour prendre un exemple simple) était le meilleur, ou qui d’Harry ou bien de James gagnerait. Ce sont des délires de fans qui arrivent, et qui sont souvent synonymes de mauvaise qualité. Il n’en est rien ici, et j’ai été complètement conquis.

A dire vraie, je ne vois pas de réel défaut à ce livre. Il est dommage que le côté Fantasy n’ait pas été totalement exploité, à tel point que je n’ai pas complètement compris ce qu’il advenait de certains points évoqués pendant la lecture, mais oubliés pour la fin. Est ce un signe pour une suite inattendue ? Je ne sais pas, mais si c’était le cas je serai agréablement surpris. Il faut quand même dire qu’un des trips mystiques, puisque rappelons le, le scénario implique la réelle existence des dieux de l’Olympe.

En tout cas, quoi qu’il en soit ça ne gâche en rien ce superbe livre que je ne peux que vous enjoindre à lire, et qui ravira tout autant les fans de Fantasy que ceux d’Histoire.


Le livre préféré de Bella et Edward

dabYo dans Actualités, Livres le 11 août 2009, avec 18 commentaires
Actualités

Nous on adore aller dans les boutiques pour regarder les rayons librairie. Que ce soit des vrais libraires, des bouquinistes, ou les Fnac et autres Virgin. Bien entendu, à chaque fois les étalages sont quasiment identiques, mais qu’à cela ne tienne: on regarde quand même. Parfois, notre oeil est attiré par un livre que nous n’avions pas vu jusqu’alors. C’est ainsi que l’on a découvert qu’une série française de Steampunk, d’après la couverture du moins, était actuellement éditée chez Memnos. Malheureusement, il n’y avait pas le premier tome et j’ai oublié le nom de la série.

Librairie Virgin Megastore

Il arrive donc qu’on y fasse de charmante découvertes. Et comme partout dans le domaine du mercantile, tout le monde est là pour se faire remarquer. Je l’ai déjà dit, mais j’aime beaucoup observer ce que font les éditeurs pour attirer notre oeil, notamment grâce à de jolies couvertures. Mais il existe d’autres moyens, comme le bandereau rouge par exemple, avec Tout est sous contrôle, ou bien la pastille autocollante avec Ce Cher Dexter.

Mais bon, de là à en faire un article hein ? C’est forcement qu’il y a anguille sous roche, surtout vu le titre de l’article. Mais bon, il y a autre chose dont je veux vous parler avant de terminer cet article: Les Hauts de Hurlevent. Ce livre m’avait beaucoup plu lorsque je l’ai lu, comme je vous l’avais confié dans ma critique de l’oeuvre d’Emily Brontë. C’est donc avec joie que je le vois de temps à autre dans les rayons. Jusqu’à aujourd’hui.

Le livre préféré de Bella et Edward

Déjà que le livre était cité à plusieurs reprises dans Fascination, là, elle a dû carrément se retourner dans sa tombe. Paix à son âme.


Déchirures de Sire Cédric

dabYo dans Critiques, Livres le 10 août 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Décidément, les auteurs français proche du Fantastique ont la côte en ce moment sur iiD ! Après le Traité de Vampirologie de Brasey et Vierge Noire de Mignaval, voici un recueil de Sire Cédric, publié il y a de ça quelques années déjà aux éditions Nuit d’Avril. L’auteur français a notamment sorti récemment un nouveau livre, L’enfant des Cimetières, que Serafina vient tout juste de commencer. Mais c’est de Déchirures que je vais vous parler cette fois ci, recueil de neuf nouvelles de Splatterpunk donc.

Déchirures de Sire Cédric

Un synopsis serait superflux puisque toutes les nouvelles traitent de sujets la plupart du temps différents, bien qu’il arrive de retrouver certains personnages d’une nouvelle à l’autre. Enfin, de suspecter qu’il y a un lien entre deux personnages qui se ressemblent. L’auteur précise cependant que toutes se passent dans le même univers, et on veut bien le croire. Ce monde est très proche du notre, on pourrait même penser qu’il l’ait, mais il précise tout de même dans certaines interviews qu’il y existerait une sorte d’univers parallèle depuis lequel vient les démons et autres joyeuses bestioles qui peuplent ses nouvelles. Sire Cédric est pour nous l’homologue francophone de Poppy Z. Brite, auteur que nous adorons. Mélant savemment le Fantastique et le cru, gore, le français nous livre ici un recueil presque aussi bon que ceux de Brite. Et ça, ça fait vraiment plaisir quand on sait à quel point le Splatterpunk n’est pas du tout plébicité en France.

Pas étonnant que nous ayons fait un lien entre les deux auteurs puisque Sire Cédric lui dédie une nouvelle où l’ambiance des rues de Paris évoque irrémédiablement celle décrite par Brite dans les rues de la Nouvelle Orléans, notamment avec Ames Perdues. Original, le monde Fantastique du français l’est. Le mythe des vampires, si se sont bien des vampires, est remanié à sa façon, notamment par exemple leur façon de se reproduire. Poppy Z. Brite avait déjà bien mis à mal les principes des vampires, Sire Cédric enfonce le clou et nous propose des vampires qui sont finalement une sorte de mixe entre les suceurs de sang et les démons. Il y a d’ailleurs de nombreuses espèces différentes parmis les neuf nouvelles, et on passera des suceurs de sang aux changeurs, sans oublier les télékinesistes.

Sa plume est très agréable, tout autant que dans Angemort. Bien qu’il utilise souvent le sexe et le gore, on ne peut pas dire que cela fasse tache. L’auteur l’ammène bien, et comme il l’explique lui même dans les interviews, cette partie sexe est finalement indispensable. Bon, j’essaie tout de même de m’en convaincre et j’avoue rester perplexe sur certains passages, mais le tout permet de donner au recueil une ambiance malsaine qui est nécessaire à sa lecture. Bien entendu, c’est là où je dois vous avertir lecteur: ce livre n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains !

Sire Cédric

Sire Cédric

La plupart des nouvelles sont d’un très bon niveau, bien que certaines tendent à être en deça. J’avoue avoir eu du mal à en lire une ou deux car je les trouvais finalement trop cliché. Non pas parce qu’elles étaient mauvaises par rapport à ce que j’ai pu lire ailleurs, mais parce que l’auteur ne se renouvelait pas assez. J’ai cependant beaucoup apprécié une nouvelle concernant deux jumelles, et une autre au sujet de changeurs, qui faisait finalement très Bit-Lit. D’un autre côté, la Bit-Lit étant de l’Urban Fantasy, elle même nom pompeux donné au Fantastique se déroulant de nos jours… Ahem. Toujours est il que cette nouvelle nous change carrément d’univers, puisque l’on quitte les rues sombres pour découvrir les paysages arrides des Etats Unis, la chaleur des mythes indiens, etc.

Le seul hic finalement réside dans le fait que le livre soit tout bonnement introuvable. Difficile de le conseiller du coup, puisque tout comme Angemort nous l’avons trouvé… chez les bouquinistes ! Mais ceux d’Aix en Provence cette fois ci. Par contre, son dernier roman, L’enfant des Cimetières, est disponible partout. Et pour une fois qu’un auteur français vaut vraiment le coup, il serait bête de le laisser de côté !


Vierge Noire de Philippe Mignaval

Serafina dans Critiques, Livres le 8 août 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Vierge Noire est un roman de type Thriller écrit par Philippe Mignaval. Le livre se présente de très belle manière: la couverture est savamment découpée pour avoir la silhouette d’une Vierge. En dessous il y a une page noire, qui fait apparaître la forme. C’est beau et après le Traité de Vampirologie, on peut décemment dire que le Pré aux Clercs apporte beaucoup de soin à ses éditions.

Vierge Noire de Philippe Mignaval

Philippe Mignaval est un auteur français. Son roman se passe donc en France et s’intéresse à une curiosité du pays, à savoir les vierges noires. Si vous avez visité des églises dans les régions de l’Auvergne ou du Sud, vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe là des vierges noires. Je me suis toujours demandée pourquoi ces saintes statues étaient noires. Apparemment l’auteur aussi. Vu que nous nous intéressons ici à l’une des plus célèbres, celle du Puy en Velay. Cette dernière a été supposément brulée à la révolution.

Là s’arrête l’histoire et commence la fiction. Et si la vierge avait été cachée ? Et si elle était réellement source de pouvoir ? Quel est son secret? Et quelle est cette secte prête à tout pour la récupérer ? L’histoire commence avec Alban Vertigo qui rend visite à une vieille femme. Cette dernière lui dévoile de manière indirecte que la Vierge aurait été cachée, et sauvée des flammes. Commence une sorte de chasse au trésor à travers la France, et à travers les religions. Évidemment on a droit à notre lot de sociétés secrètes et le sang coule à foison, comme il semble être devenu classique dans les Thrillers du genre.

Tout d’abord, il faut signaler que Mignaval a un style très agréable. Il manie bien la langue française et c’est un plaisir de le voir employer de ci de la des mots assez désuets mais très charmants. Le livre est écrit parfois à la première personne (par Alban) ou à la troisième (les autres). Ces changements de point de vue sont parfois assez déroutants, mais dans l’ensemble on s’y fait vite. Le style est direct et les constructions relativement simples. Mais certaines scènes sont assez confuses.

Vierge Noire de Philippe Mignaval

Malgré toutes les qualité du style il ne parvient pas à rattraper les quelques écueils du bouquin. Tout d’abord, l’histoire est très convenue, très prévisible et surtout pas très originale. C’est exactement le même schéma que n’importe quel descendant du Da Vinci Code. De même la conclusion n’est pas sans rappeler celle du blockbuster. Ajoutons à cela une ressemblance un peu trop marquée avec la prophétie d’Avignon (série de l’été de la 2 il y a deux ans ) : références à Ste Sarah, peuple gitan, etc. Ce n’est quand même pas comme si il n’y avait que Ste Sarah qui soit mystérieuse dans la France nan ? Bref, ce manque d’originalité est un peu dommage.

Si vous êtes un habitué des Thrillers du genre, alors vous ne trouverez probablement pas votre bonheur. On ne sort pas réellement des sentiers battus.

L’autre ecueil pour moi, tiens dans la personnalité d’un des protagonistes. Eudes, le fils d’Alban, est présenté comme un goth. Un goth ? Oh non, pas un de ces gars fans de Bahaus ou de Joy Division. Non. Un mec qui écoute du Visual, qui a des posters de Manson, et qui adooore se promener dans les cimetières la nuit. Nous assistons donc au stéréotype même, à la caricature ultime du mouvement goth. Et ça, ça me fait hérisser les poils !  Alors peut être que ça ne gênera pas la majorité des lecteurs, mais moi, si. Et j’ai bien du mal à apprécier un bouquin qui propage de tels raccourcis.

Enfin, c’est une bonne lecture de plage. Pas un livre dont je garderai grand souvenir malheureusement, car il était bien beau ce livre.


Traité de Vampirologie de Edouard Brasey

Serafina dans Critiques, Livres le 5 août 2009, avec 4 commentaires
Critiques

Le traité de Vampirologie se présente comme un vrai faux grimoire. Il est prétendument rédigé par Abraham van Helsing, le célèbre docteur.  Bon c’est Edouard Brasey qui le traduit donc on pourrait émettre des doutes sur l’auteur mais on n’en dira pas plus. Toujours est il que le livre est beau, très beau. C’est la première chose que l’on remarque: une allure de grimoire lui a été donnée, la couverture donne une illusion de cuir et de fermoir. Les pages sont faussement massicotées pour donner l’impression que le livre a vécu. Quant aux pages elles sont jaunies et une écriture à l’ancienne est utilisée. Nous sommes là dans le domaine du livre-bijou. Vous me connaissez je m’attache beaucoup à l’apparence de mes livres, alors là c’est le rêve. Pour la modique somme 19 euros et quelque, le rapport qualité prix est un des meilleurs que j’ai vu.

Traité de Vampirologie d'Edouard Brasey

Mais bon, il n’y a pas que le dehors qui compte ! Il faut observer l’intérieur. Nous avons donc droit à un traité de vampirologie de 280 pages, expliquant par le menu, comment sont nés les vampires , comment les reconnaître, comment les éliminer, bref la totale ! Suivent après 150 pages qui complètent le traité. On peut y lire des extraits des travaux de Colin de Plancy (écrivain du XIXème ayant réalisé de nombreux ouvrages sur les mythes -fées, vampires, etc) mais aussi trois nouvelles dont Le vampire de Polidori et La vampire de Hoffmann puis des passages de Baudelaire. Ces deux textes sont très bien choisis à mon avis : il s’agit là de fondamentaux du mythe. Le tout est orné de nombreux dessins typés gravure du Moyen-Age. Des illustrations simples qui collent très bien à l’aspect ancien.

Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs.  Nous allons commencer par nous intéresser au traité. Une petite préface nous met dans l’ambiance et nous apprend que ce n’est que la traduction qu’un bouquin qu’aurait écrit Van Helsing. L’idée est relativement originale et intéressante. En plus Van Helsing, ça fait sérieux. Et puis j’adore le personnage. Cependant, c’est à mon idée plutôt mal intégré. Van Helsing rappelle un nombre incommensurable de fois des faits qui se passent dans Dracula. Ça n’est pas naturel du tout. A la limite il aurait mieux fallu inventer d’autres aventures Van Helsing: il n’a quand même pas fait que Dracula dans sa vie. De plus Van Hellsing, qui dans le roman apparaît quand même comme un homme relativement moderne et en avance sur son temps, tout en restant pieu (cet aspect est d’ailleurs bien rendu dans le film Dracula de Coppola), oui, Ce Van Helsing apparaît ici comme un bigot coincé des fesses ! Non, mais mince quoi, un mec qui croit aux vampires, qui leur plante des pieux dans le cœur  et leur coupe la tête, n’ose pas parler de Sexe ? Ces passages m’ont proprement aberré. Surtout qu’il est impossible de parler de vampires sans parler de la métaphore sexuelle qu’ils représentent. Le vampire c’est du sexe en barre. Ah le mauvais jeu de mot… Vampire et sexualités sont très difficilement dissociables.

Traité de Vampirologie d'Edouard Brasey

Mise à part ce petit détail, le traité est très intéressant. Il va chercher au fond des origines (lith et ses amies), il évoque d’autres créatures auxquelles les vampires sont parfois associés.  Le livre parle notamment d’une histoire des vampires relativement complète, jusqu’au XXème siècle. En effet, vu que supposément écrit par Van Helsing, nous ne trouverons dans ce grimoire aucun passage sur le vampirisme moderne. Cependant, il y a assez à faire sur le Moyen Age et l’antiquité non ? Des encadrés proposent des renseignement complémentaires. Il s’agit généralement de textes d’époques, Colin de Plancy mais aussi Voltaire par exemple, et bien d’autres. Ces encadrés donnent encore plus de crédibilité au livre. Il s’agit de textes qui apportent généralement un autre regard sur le chapitre. En effet le traité donne des deux cotés : Van Helsing croit aux vampires, mais il cite quand même des auteurs qui eux n’y croient pas. Aux lecteurs de faire leur choix. Et ça rend la chose diablement intéressante.

La lecture est enrichissante, on regrettera que certains aspects du vampirisme n’aient pas été pris en compte.  La lecture est à conseiller à tous ceux qui s’intéresse aux vampires, aux vrais, pas celui qui scintille. Ceci dit, qu’on préfère ceux de Twilight n’entachera en rien le plaisir éprouvé pendant la lecture. Mais bon, comme on dit bien : real vampires don’t sparkle ! Bien qu’il en manque, le sujet est abordé sous de nombreux angles, même un angle psychiatrique ! Des origines à la révolution industrielle, le vampire y est disséqué.

Pour ce qui est de la deuxième partie, c’est à dire les textes d’époque, c’est difficile à juger. D’une part les textes de Colin de Plancy ou de Dom Calmet ont déjà été cités de manière exacte et sur plusieurs paragraphes dans la première partie. Ces passages sont donc pour certains des redites. C’est désagréable à la lecture, une mauvaise impression de déjà vu, mais ça peut permettre à certain de les relire sans avoir à feuilleter.

Lilith et les Vampires

Pour Polidori, Hoffmann, Baudelaire, Poe nul doute que la personne qui s’intéresse aux vampire les aura déjà lus. Mais cette compilation a le mérite de faire découvrir ces textes, qui ne sont pas toujours aisés à trouver dans le commerce, qui méritent d’être connus. Bien moins célèbres que Dracula, ils en restent des fondateurs du mythe. Vous pouvez à ce propos lire ma critique du Vampire de Polidori. Désormais, lorsqu’on me demandera où trouver cette nouvelle, je serai quoi répondre. A dire vrai, il ne manquerait que Carmilla de Le Fanu.

Au final, c’est un bon traité, très beau, très agreable à lire. Un cadeau idéal pour votre fiancée gogoth qui bave sur Lestat si vous voyez le genre, mais aussi un beau traité à lire pour toutes les personnes s’intéressant aux fondations du vampire, ou souhaitant enfin savoir ce qu’este le mythe vampirique. Le livre offre une bonne vision d’ensemble. Libre à vous de compléter après. A moins de 20 euros, ne pas le possèder lorsqu’on aime les vampires relève du lèse-majesté.


 

 

Je ne sais pas si vous connaissez la marque Sauter. Moi je ne connaissais pas. Il s’agit apparement d’une marque spécialisée dans l’équipement de la maison depuis de nombreuses années. Enfin, Sauter c’est surtout axé sur 4 thématiques :  Chauffage ,chauffe-eau ,ventilation  ,climatisation . On peut donc y voir des radiateurs chauffe eau et compagnie.j’avoue que ce n’est pas quelque chose que je connais étant donné que nous sommes locataires, et que le chauffage, ainsi que l’eau sont centraux a l’immeuble. Neanmoins, tôt ou tard il faudra s’y interesser.

Et c’est en partie pour les novices comme moi que sauter à refait son site : www.confort-sauter.com. Leur site a en effet été refait. Je ne sais pas trop a quoi il ressemblait auparavent. Le nouveau site présente un aspect "moderne" notamment le petit diaporama qui défile avec les rubriques : c’est sympa et à la mode. Les onglets c’est pratique. Mais je reste perplexe sur les choix de couleurs : écrire en blanc sur du vert fluo ? ou sur du bleu ciel ? Niveau accessibilité c’est assez dommage pour les personnes ayant des problèmes de vue. Enfin, si ce n’est pas votre cas, vous ne serez probablement pas genés par ce detail, contrairement à moi.

Enfin, pour chacune des thématique, un guide est proposé, ainsi qu’une rubrique "mon projet", qui permet d’evaluer ses besoins (par exemple le litrage du chauffe-eau ca change evidemment en fonction de la composition de la famille mais aussi de nos habitudes….).  Ce dernier point est bien pratique et permet de penser à des choses qui ne nous seraient pas venues a l’idée. Le guide est aussi présent pour nous orienter, et aussi a comprendre les obscures notices et à installer nous même les appareils.

Bien evidemment, les produits de la marque sont proposés et on peut meme trouver des points de vente pres de chez nous. Bon, on regrette cependant qu’il n’y ai pas le prix sur leur présentations de produits.

Article sponsorisé