Call of Juarez : Bound in Blood sur PC-360

Gutyx dans Critiques, Jeu Vidéo le 17 juillet 2009, avec 2 commentaires
Critiques

Les vacances sont parfois vides, mais ça peut s’avérer positif. C’est en regardant Il était une fois dans l’Ouest que j’ai (re)cherché une liste de jeux proposant une histoire de cowboys. Si la recherche était infructueuse la dernière fois après la Trilogie du Dollar, et j’ai comme qui dirait trouvé mon bonheur. Je tombe en effet sur Call of Juarez : Bound in Blood, développé par Techland et édité par Ubisoft.Ce FPS sauce western est sorti en France le 2 juillet 2009, récent donc.

Call of Juarez: Bound in Blood

Ce titre se situe après le second opus de la série Call of Juarez, et propose l’histoire des frères Mc Call: Ray « la brute » et Thomas « le beau gosse » suivis par leur frère William « le pur » qui n’est, lui, pas jouable. Les frères Ray et Thomas décident de déserter le front alors qu’ils viennent de faire sauter un pont pour les sudistes pour aller « secourir » leur frère et leur mère. Ils sont ensuite pourchassés par l’armée. Après avoir laissé la dépouille de leur mère, ils fuient au Mexique et jurent de rebâtir leur maison grâce à l’or des Aztèques d’une vieille légende.

L’histoire d’ailleurs est malheureusement pleine de rebondissements et faux rebondissements qui peuvent énerver mais on rappelle que c’est une histoire de bandits.

Le jeu en lui même offre des graphismes de presque dernier cri même s’ils ne valent pas ceux d’un jeu comme Crysis lancé au maximum de sa puissance, peu de décors destructibles et des décors – plantes, chevaux, ennemis, maisons- ignifugées. La bande son Western se verra un peu remixée sauce guitare électrique pour rendre les fusillades plus Rock’n’Roll. On retrouve tout de même de la musique à la Ennio Morricone. La bande son inclut également des joutes verbales vulgaires à souhait, et surtout des dialogues permanents entre Ray et Thomas, que ce soit pour se donner des ordres ou juste se lancer des piques.

Call of Juarez: Bound in Blood

Le gameplay est simple, un FPS classique pour ce qui est de l’interaction. Le jeu propose un inventaire de sept à huit armes en même temps, incluant deux pistolets, un fusil et des armes variées selon votre personnage. Celles ci seront trouvables sur les dépouilles de vos adversaires ou à des points de vente à certains moments du jeu. Bien que l’on ne vous propose qu’un fusil et deux pistolets, ils peuvent s’adapter à votre style de jeu, que vous préféreriez la vitesse de tir ou de rechargement. Deux armes environnementales seront à votre disposition dans certains chapitres : la Gatling et le canon.

La spécialité du jeu se situe au niveau des modes « concentration ». Il s’agit d’une sorte d’arrêt sur image où vous devez viser les ennemis immobiles et leur montrer la sortie, une sorte de remix de Max Payne. Il y a différents modes, en plus de celui de votre personnage – différent selon celui que vous choisirez  – vous aurez un mode concentration à deux. Le principe pour l’obtenir est assez simple : plus vous tuez plus votre jauge se remplit, une fois pleine vous avez 60 secondes chrono pour activer le mode concentration ce qui peut se révéler rageant quand vous l’obtiendrez à la fin d’un combat. Le second mode concentration sera activé automatiquement en vous plaçant à l’endroit indiqué. Il faut à cela ajouter au gameplay le duel. Le duel se révèle être assez prenant si vous jouez dans le calme, car vous ne pourrez tirer que lorsque la cloche de l’église retentira puisque votre personnage vous empêchera de dégainer avant. L’éthique du Western.

Call of Juarez: Bound in Blood

Malheureusement certains passages comme le lasso ou le duel semblent destinés à une console plus qu’à un ordinateur puisqu’un déplacement typé joystick est demandé. Mais la jouabilité sur PC reste tout à fait honorable, d’ailleurs l’utilisation d’une manette de Xbox 360 est possible sur PC.

Outre le gameplay, il y a le walkthrough, ce qui regroupe l’environnement et la progression dans le jeu. Ce point là m’a paru désespéré au départ mais il n’en est rien. Bien que le jeu soit en quasi permanence fait de fusillades dans les rues ou la nature ou de duels, vous aurez l’occasion à plusieurs reprises de découvrir un environnement hors storyline. Cette partie du jeu propose un désert mexicain assez vide, outre les bandits, leurs victimes et un armurier, mais surtout quelques missions allant de la chasse à l’homme à… La chasse à l’homme. On appréciera néanmoins la grandeur du territoire proposé et la qualité du cheval. Bien sûr mention spéciale aux objets ininflammables comme les plantes, les chevaux ou bien même les ennemis.

Ainsi le jeu semble offrir une durée de vie assez long et intègre ainsi qu’une chasse aux « secrets » à travers les niveaux. Lors de votre course aux côtés de votre frère, vous trouverez des coffres ou des malles contenant de l’argent ou un secret – 89 secrets en tout – qui vous offriront soit des souvenirs des deux frères Mc Call soit des documents historiques sur cette guerre.

Call of Juarez: Bound in Blood

La difficulté du jeu en lui-même n’est pas handicapante malgré certains passages où j’avoue être mort plusieurs fois, ce qui a le don d’énerver plus d’un joueur quand il ne comprend pas pourquoi. En effet, plusieurs passage du jeu demanderont une logique voire une maîtrise d’une capacité du jeu que seul un entraînement vous offrira. Mais ne découragez pas, rien n’est infaisable. Les niveaux de difficulté ne sont pas incroyablement difficiles bien qu’après avoir fini la campagne une fois, le mode très difficile, qui porte bien son nom, sera débloqué. La campagne devrait offrir entre cinq et dix heures de jeu pour la première fois. Un mode multi-joueurs est disponible, qui propose des fusillades entre hommes de loi et bandits dans différents modes et à travers différents endroits célèbres tels que Tombstone. Il est également possible de télécharger des missions supplémentaire via votre compte Ubisoft ce que je n’ai pas réussi à faire.

Un jeu que je conseille donc plutôt à ceux qui apprécieront un mode multi joueurs vu la longueur de la campagne; bien que les fans de Western comme moi trouveront le loisirs de recommencer encore et encore simplement les duels – relativement courts – ou toutes les scènes de fusillades typiques des films du genre. Malgré tout on reste sur un bémol, le jeu ne proposant apparemment pas de mode coopératif sur console de salon.


C’est rare que nous allions au cinéma pour voir un film, et encore plus le jour de la sortie du film. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’un film attendu comme Harry Potter et Le Prince de Sang Mêlé.

Mais voilà, ras le bol de devoir attendre des semaines parce que tout le monde veut aller le voir, parce que les parents accompagnent leurs enfants et que les salles se retrouvent remplies plus d’une heure avant la séance. C’est pour cela que nous avons pris la voiture hier soir, dans le but de voir cette sixième adaptation de la série au cinéma. Attention, je vous avertis tout de même: on préfère largement les livres, hein. Mais ça fait toujours plaisir de revoir cette série. Puis y a Bellatrix alors Seraf’ voulait forcement y aller.

Bellatrix dans Harry Potter 6

Ouais et bah non, on a beau y être allé plus d’une demi heure à l’avance (un exploit pour nous), il ne restait plus que 10 places et une file d’attente énorme pour entrer dans la salle. On va reprendre nos bonnes petites habitudes finalement.

Sinon, vous comptez aller le voir ? Vous l’avez déjà vu ?


Les Contes des sages et facétieux Djeha et Nasreddine Hodja est en fait un recueil de petites histoires autour des personnages de Nasreddine et de Djeha, apparemment, deux figures importantes de la culture populaire arabe. Autant être honnête, je ne les connaissais pas le moins du monde. Nos deux personnages sont donc plus ou moins les mêmes. Djeha serait plus populaire dans le Maghreb alors que Nasreddinne le serait du coté de la perse. Mais bon leurs vies et leurs actes sont relativement similaires.

Il s’agit dans les deux cas d’un homme, faux-ingénu, facétieux, plein d’esprit. Il enchaîne les petits boulots, malgré le fait qu’il semble être un Ouléma (c’est à dire un théologien de l’islam). C’est ainsi qu’on le verra garder des ânes, vendre des vases, mais aussi faire des farces sur la religion ou l’organisation politique de la ville. C’est un personnage qui se permet ce que le peuple aimerait faire mais n’ose pas. Mais comme c’est aussi le plus rusé, il ne se fait que très rarement ennuyer. Ou alors c’est que c’est le prétexte d’une bonne blague.

Contes des sages et facétieux Djeha et Nasreddine Hodja par Jean Muzi

Comme vous pouvez le voir, la couverture évoque un recueil que j’avais déjà chroniqué, Contes des Sages Chamanes, là encore c’est un joli livre, relié avec une couverture dure et toute douce, aux éditions seuil. Et là aussi c’est un cadeau de ma belle-mère. Je l’ai lu après les contes chamaniques et du coup il était assez difficile de passer à la suite. En effet les contes chamaniques étaient très mystiques, souvent très dépaysants, mais surtout bien moins terre à terre que les farces de l’Ouléma. Les histoires ici sont très courtes, parfois d’une page voir même de moins. Les histoires se veulent drôles, parfois bouffonnes. Elles renferment parfois une morale.

Dans tous les cas ces histoires sont fondamentalement ancrées dans le monde musulman. Pour moi qui n’ai aucune idée de ce qu’est par exemple un mollah ou un caïd, j’ai été par moment un peu perdue. Ce n’est cependant pas insurmontable. Ces histoires sont toujours gaies, jamais tristes. Bon par contre elles ne m’ont pas fait rire. Ça fait pas mal blagues carambar par moment… En effet bon nombre des histoires courtes et drôles sont connues dans nos contrées sous la forme de nombreuses histoires humoristiques sur l’emballage de ces caramels. Je ne saurais dire d’où en vient l’origine et peu importe, mais j’ai jamais aimé ce genre de blagues.

Nous sommes là dans une tradition orale, et je suppose qu’il y a eu une influence mutuelle. Enfin, je dis pas que carambar a influencé les contes musulmans, mais plutôt que comme dans de nombreux contes ou historiettes il doit y avoir une origine commune.

Cela se lit très vite, c’est supposément spirituel, mais pas pour moi. J’ai cependant apprécie en grande partie pour l’incursion que cela procure dans le monde musulman (que je ne connais pas du tout). On est rapidement projeté dans la chaleur du Maghreb ou de la Turquie. Et même si on ne comprend pas tout, on comprend la popularité de ses petites histoires. C’est aussi l’occasion de voir une autre facette du monde arabe, qui n’est pas forcement connue. Il faut dire que je ne connais que très peu les contes arabes, et je ne parle même pas de leur littérature traditionnelle. D’ailleurs je prends tout conseil à ce sujet.

Cependant je ne vous en conseillerais pas l’achat. Bien que le livre soit très beau, c’est un peu cher payé pour le contenu. Le livre se lit trop vite en une ou deux heures, et contrairement aux contes des sages chamanes on n’a pas forcement envie de le rouvrir. De plus je regrette le manque d’effort de l’éditeur au niveau accessibilité. Un lexique des termes musulmans, ainsi qu’un dossier sur l’historique de Nasreddinne n’auraient vraiment pas été de trop.


 

 

C’est l’été, il fait beau, les oiseaux chantent, votre Ipod voit la mer, boit la tasse,  et les tubes de l’été envahissent le petit écran. Enfin, c’est dans cette ambiance que la FNAC  lance le CEPM a.k.a Le centre d’étude du plaisir musical. A travers trois petits films on y découvre les faux bons conseils du CEPM a propos des baladeurs MP3  : Comment retrouver une piste, Comment partager la musique, Comment parler avec un baladeur… Le tout servi par une professeur au décolleté tendancieux jouée par Julie Ferrier .

C’est débile, c’est un peu bete, mais c’est drole et décalé. Un petit message a la fin vous rappelle que si vous voulez de vrais conseils vous pourriez plutot aller chez la Fnac, et je dois dire que je trouve le principe pas mal trouvé. Enfin, si vous vous sentez digne d’un prof du CEPM vous pouvez proposer vos  faux bons conseils sur le site. En effet un jeu concoursest organisé pour vous permettre de gagner des baladeurs numériques. Vous n’avez plus qu’a trouver un conseil un peu stupide.

Quelles seraient vos solutions a vous pour, je ne sais pas, partager de la musique ? Les casques Bluetooth seront-ils l’avenir ? La lecture aléatoire est elle votre amie sur votre MP3 ? Tagguez vous vos morceaux pour les retrouver facilement ? Je le faisais par moment, avec l’aide de FreeDB la grosse base de donnée musicale, mais il m’est arrivé plusieurs fois d’être face à des tags erronés (morceaux inversés) et ça c’est galère. Et je ne vois pas de solution.

Article sponsorisé

 

 


Les liens du Sang de Patricia Briggs

dabYo dans Critiques, Livres le 11 juillet 2009, avec 10 commentaires
Critiques

Il y a des livres qui me prennent du temps pour être lus. Il y en a d’autres, je les finis en moins d’une semaine alors qu’ils sont plus longs et certainement moins intéressants. Couplez ces deux propositions et vous comprendrez pourquoi au retour du Hellfest, au lieu de me remettre gentiment à ma lecture de Trainspotting, j’ai inexorablement été attiré par Les Liens du Sang de Patricia Briggs, le deuxième tome de la saga Mercy Thompson. Oui j’ai honte, mais c’est comme ça. Il faut croire que les séries B de la littérature, bien écrites, attirent plus qu’on ne le voudrait. Ah mais, synopsis.

Mercy Thompson: les Liens du Sang de Patricia Briggs

Comme dans l’Appel de la Lune, Mercy Thompson est garagiste de voitures Volkswagen le jour, et coyote la nuit. Enfin non, théoriquement, le fait qu’elle soit une changeuse ne modifie rien à sa vie, sauf qu’on dirait qu’en ce moment les vampires et autres loups garou ont décidé de lui chercher des noises. C’est comme ça qu’elle va finir par se retrouver mêlée à la pourchasse d’un vampire plus que terrifiant… Hm.

Ouais, ça fait un peu scénario à deux balles, limite aussi poussé que celui de Plus Belle La Vie. Dans un autre contexte, genre celui d’Anita Blake, on pourrait penser que c’est un scénario de film pornographique visant à mieux intégrer les loups garou. Mais que nenni. Malgré ça, on a tout de même envie de savoir et lire la suite. Comme dans le premier tome de la série, Patricia Briggs nous sert un récit académique avec une absence flagrante de mauvaise expression, de phrase lourde. Malgré les fautes d’orthographe laissées par Milady, le livre est absolument captivant et donne toujours envie d’en savoir plus.

Et ça, j’avoue ne pas comprendre pourquoi. Je veux dire, le scénario est plus que banal, et en plus on se retrouve dans le même schéma que le tome précédent : Mercy Thompson étant qu’une humaine, enfin, pour une créature surnaturelle, elle ne peut pas rivaliser avec la force des loups garous, et encore moins avec celle des vampires. Elle se trouve donc naturellement laissée à côté par ses amis surnaturels, et pourtant elle aimerait faire partie de l’action et tout ! Et bien sûr, comme vous vous en doutez, elle en fera parti. Bref, on réutilise le principe du tome précédent, mais on le fait comme il faut.

Mercy Thompson: les Liens du Sang de Patricia Briggs

A tout moment du livre on a envie d’en apprendre plus et de savoir comment ça va se passer. Mais surtout, j’ai trouvé la présentation du monde de l’Urban Fantasy assez intéressante, on en apprend plus sur les différentes races, et notamment les vampires cette fois, et c’est assez plaisant. De même, la descente dans leur repaire est vraiment bien foutue et donne une impression d’immersion totale. On ressent la pression des vampires, leur envie de nous sucer le sang, comme rarement. La qualité des passages de descriptions venant, sans aucun doute, de mon inculture du monde de la bit-lit, mais bon.

Bon par contre, y a quand même un problème que j’ai failli oublier: le pseudo triangle amoureux qu’il y a entre l’héroïne et deux loups garou. C’est vraiment horriblement mal mis en scène, ça sonne creux, et Mercy est tout simplement à baffer. Toujours là  à nous rappeler qu’elle les aime blabla mais qu’elle supporte pas leur attitude de protection et de soumission, blabla. Bref, la même chose qu’elle nous avait déjà sorti dans le premier tome, mais cette fois tout au long du tome. Alors je vous rassure, on est très loin des histoires de cul d’un Witchling, ou très loin des tomes amour-centré d’Anita Blake avec notamment Lunatic Café. Mais quand même, il fallait que je le souligne. Le fait que je sois un gars et non une fille, le public ciblé par cette littérature, doit jouer.

Patricia Briggs n’a donc rien perdu de son talent de première de la classe, et ne m’a toujours pas lassé. Je compte bien me procurer le troisième tome de la série malgré sa pauvre originalité. Diantre, serai-je un vendu ?


if is Dead… again !

dabYo dans if is Dead le , avec 8 commentaires
if is Dead

Et bien, après quelques mois de gestation, et surtout, une envie soudaine d’en terminer, voici la nouvelle version d’ifisDead. Bourrée de super plugins-qui-permettent-d’agrandir-la-taille-de-votre-pe..communauté et surtout de recevoir plein de commentaires (et ouais !), nous espérons que cette nouvelle version vous plaira.

Exit les couleurs assez fades de la précédente version, bienvenue à des couleurs encore plus ternes ! Et oui c’est comme ça chez nous, toujours plus fort, toujours plus de relations sexuelles entre Edward et Bella, et toujours plus de critiques cinglantes ! Ouf. Tiens d’ailleurs, on dirait que les fans du Seigneur des Anneaux n’ont pas spécialement apprécié ma présentation des nouvelles publications. Un second article va donc devoir être rédigé.

Version 1 de ifisDead

Ok sinon, y a quoi de neuf avec cette version ? Et bien d’abord, si vous avez l’envie de répondre à quelqu’un dans les commentaires, ça peut arriver, on est jamais à l’abri du besoin, vous n’avez désormais qu’à cliquer sur son avatar pour que son pseudo attérisse dans l’espace commentaire. C’est toujours plus pratique, et surtout plus joli. Sinon, bah hein, pas grand chose au final. Le menu de droite devrait être actualisé plus souvent puisqu’on va en faire un script qui le fera automatiquement (en attendant vous avez droit à un fake), et vous avez l’immense possibilité de voir les derniers commentaires…

Comme on aime bien que les gens nous lisent, on a décidé de publiciter un peu plus nos flux RSS, abonnements par email, etc. Donc si vous n’êtes pas inscrits, il est encore temps de le faire ! Parce que c’est super agréable de nous lire et d’être tenu au courant de nos articles, quand même. Moi aussi je m’y suis inscrit d’ailleurs, au cas où je publierai un article sans le savoir.

Bref, vient donc le temps de vous poser la question fatidique: c’était mieux avant ou pas ?


Ce matin m’a apporté une triste nouvelle. Ma tablette graphique est morte. Je la sentais agoniser depuis quelque temps, mais c’est toujours triste d’en avoir la confirmation. La pauvre bête ne gère plus la pression, le stylet agonise et je ne parle pas du manque de précision (une A6 sur un 22″…). Puisque je ne peux décemment pas vivre sans tablette graphique, me voici à éplucher les comparatifs, et donc, c’est l’occasion de vous pondre un article. Comme lorsque je vous ai aidé à choisir un disque dur externe quoi.

Tablettes Graphiques

Attention cependant, je ne prétends pas avoir la science infuse, donc si vous avez des précisions à apporter n’hésitez surtout pas, les commentaires sont faits pour cela. Je réponds bien entendu aux questions.

Une tablette graphique, mais pour quoi faire ?
Critère 1 : La taille
Critère 2 : La marque
Critère 3 : Les critères techniques
Critère 4 : Perspectives d’évolution
Critère 5 : Les accessoires
Critère 6 : Les pièces détachées
Le choix

Lire la suite de l’article Comment choisir sa tablette graphique


Monster Hunter Freedom Unite sur PSP

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 8 juillet 2009, avec 4 commentaires
Critiques

Ce 26 Juin est sorti le nouvel opus tant attendu (en tout cas par moi) de la série des Monster Hunter Freedom sur PlayStation Portable. Ce jeu, célébrissime au Japon et, de l’avis général, de plus en plus prégnant en nos vertes contrées, mérite amplement cette popularité en croissance exponentielle. Mais pour ceux qui ne connaissent pas, un petit exposé sur ce qu’est Monster Hunter : le jeu prend place dans le monde de Gardemine, où des monstres gigantesques pullulent, depuis les immenses dragons cracheurs de feu aux singes colossaux, en passant par des monstres aquatiques, des sangliers géants, des Wyvern et j’en passe – bravo pour l’imagination des développeurs, en tout cas. Il n’y a pas de scénario à proprement parler, le jeu s’organisant autour d’un système de quêtes, qu’on accepte et remplit (quand on est assez bon pour les remplir).

Logo Monster Hunter Freedom Unite

Après avoir dûment éventré votre proie, vous devrez dépecer le monstre pour récupérer des composants, vous forger de meilleures armes et armures, puisque tout l’aspect RPG tient à cette montée en puissance uniquement par armure et arme : pas de niveaux dans Monster Hunter. Bien entendu, il s’agit là d’un résumé succinct de ce qu’est cet immense jeu, occultant tous les aspects minage, pêche ou collecte de plantes, par exemple. Voilà pour les traits principaux.

Qu’en est-il alors de cet opus précis ? Le premier Monster Hunter sorti sur PSP était Monster Hunter Freedom, puis est sorti Monster Hunter Freedom 2, et enfin le Unite. Tout d’abord, bonne surprise, on peut transférer l’intégralité du MHF 2 sur le nouveau, armures, armes, objets et argent compris. C’est heureux, parce que l’énorme quantité de temps passée sur le deuxième opus n’est pas perdu ( 450 heures dans mon cas, ç’aurait été dommage de recommencer). Pendant de la chose : le village où l’on se prépare pour ses quêtes, la maison où l’on entrepose ses objets, les magasins… n’ont pas changé d’un iota. En fait, ceux qui transféreront leur sauvegarde du 2 auront forcément l’impression d’acheter une extension. Mais c’est un peu plus que ça.

Monster Hunter Freedom Unite

Tout d’abord, le bestiaire s’agrandit, tout comme il l’avait été en passant du premier au deuxième ; ainsi, on aura le plaisir de croiser de joyeuses bestioles telles que le Lavasioth, déclinaison du Plesioth aquatique pour la lave, ou le Nargacuga, qui orne la couverture du jeu, et qui, au passage, est un monstre très original à combattre. Il y en a d’autres, et en plus de cela, de nombreux monstres ont été déclinés en sous-espèces ; on pourra joyeusement s’étriper contre des Congalala verts, des Blangonga des sables, des Ceanataur rouges…

Mais là où le jeu va plus loin, c’est que tous les monstres, y compris les plus anciens, ont tous quelque chose de nouveau ; ce peut être une panoplie d’attaques quasiment doublée, comme pour le Kirin, qui se fera une joie de vous électrocuter de plusieurs nouvelles manières, à un nouvel enchaînement, a priori sans conséquence mais qui devra vous faire trouver une façon de combattre totalement différente. Un exemple simple : la Rathian peut à présent enchaîner son fameux salto meurtrier tout de suite après une boule de feu. Pour les néophytes, rien de très parlant. Pour les connaisseurs, une technique de combat à revoir en profondeur…

Monster Hunter Freedom Unite

En plus de tout cela, le jeu possède à présent un nouveau rang de difficulté. La fameuse classe G des précédents, summum de la difficulté – car le jeu propose réellement un défi vidéoludique – est à présent détrônée par les quêtes de rang G*. Dans ces quêtes, on trouvera les nouveaux monstres, les nouvelles sous-espèces, et en général des Wyvern (monstres) d’une puissance défiant toute concurrence ; et je ne parle pas que de défense et de puissance d’attaque, mais aussi d’I.A. : les monstres de ce rang sont bien plus vicelards et bien plus intelligents que dans les autres quêtes. Ils ne commettent jamais d’erreur.

Nouveau rang oblige, on trouve de nouveaux composants extrêmement rares, permettant de créer de nouvelles séries d’armures, encore plus puissantes, et d’améliorer encore les armes que l’on croyait finales dans le deuxième opus. En plus de ces nouvelles améliorations, d’autres armes font leur apparition. Le nombre d’armes et d’armures pouvant être créées devient donc assez étourdissant. À ce propos, il convient de noter un point exaspérant du jeu ; les fameux « rubis », ces composants tellement rares à trouver (4% de chances d’en trouver en dépeçant !) sont détrônés par des composants encore plus rares : les « écailles Ciel », qu’on a… 1% de chances de trouver ! La chasse à ces composants devient rapidement énervante, d’autant que l’on en a besoin pour quasiment toutes les pièces d’armures et les améliorations ultimes d’armes.

Monster Hunter Freedom Unite

Ce dernier point écarté – avec difficulté, surtout pour ceux qui, comme moi, ont connu les interminables chasses aux rubis –, on est tout de même en face d’un jeu d’une durée de vie exceptionnelle. Les graphismes n’ont presque pas changé depuis les autres opus ; ils sont simplement superbes. La bande-son est enrichie de quelques thèmes et la jouabilité reste la même, la prise en main étant assez rapide (même si devenir un excellent chasseur, pro de l’esquive, prend un bon bout de temps !). Un point très intéressant à noter est que le jeu propose un système d’installation ; on pourra installer un bout du jeu sur son memory stick, permettant de réduire considérablement le temps de chargement entre les zones qui découpent une carte et le temps de préparation des quêtes. Pour beaucoup, c’était LE point insupportable du jeu, saccadant l’action ; c’est désormais quasiment résolu.

Autre nouveauté originale, on pourra désormais engager un Felyne (humanoïde-chat), qui auparavant ne faisaient que cuisiner des plats octroyant des bonus divers de santé, de défense, etc., avant une quête, afin que celui-ci vienne combattre à vos côtés. On aura le choix entre un partenaire plutôt orienté sur le bombardement à coups de bombes, ou alors un psychopathe se précipitant sur un monstre faisant vingt fois sa taille pour lui flanquer un coup de massue en pleine poire. A mesure qu’on l’emmène avec soi pour des quêtes, il devient plus fort (lui a des niveaux, 20 pour être précis, mais ça ne compte pas vraiment sur l’évolution de ses caractéristiques), gagnant attaque, défense, et points-compagnons, que l’on pourra dépenser pour lui apprendre des capacités intéressantes, comme vous régénérer, augmenter les dommages, paralyser les monstres, et beaucoup d’autres. En toute honnêteté, ils servent beaucoup à distraire le Wyvern en face, plus que le combattre réellement. Néanmoins c’est une nouveauté très intéressante et très amusante.

Monster Hunter Freedom Unite

Pour quelqu’un qui découvre, il a entre les mains un jeu d’une longueur et d’une richesse absolument monstrueuse. Pour quelqu’un qui « continue » sa partie du Monster Hunter Freedom 2, les nouveautés – je ne les ai pas toutes citées, car faire une liste exhaustive de tous les petits changements qui simplifient la vie du joueur serait fastidieux tant il y en a – seront une agréable surprise, et les nouveaux défis justifient amplement l’achat du jeu (40 euros) ; on a vu des jeux moins fournis que le rang G* ajouté !

Un mot sur le mode multijoueurs : la plupart des joueurs s’accordent à dire que ce jeu ne prend réellement toute sa saveur que lors de parties multijoueurs. Il est vrai que traquer un monstre gigantesque en compagnie d’un ami rend le jeu vraiment plus jouissif, et quelques-uns s’accordent à dire que certaines quêtes ne sont faisables qu’à plusieurs. Sans me prononcer sur ce dernier point, il est vrai que le mode multijoueurs, performant, sans l’ombre d’un ralentissement et ce depuis le premier volet des Monster Hunter Freedom (malgré, il faut l’avouer, parfois un bug ou deux sur le monstre chassé, consécutif à la coordination des PSP, mais sans que cela nuise au jeu), est vraiment excellent. Jouer à plusieurs est vraiment génial et transcende le jeu, mais ne pas pouvoir jouer à plusieurs ne veut pas dire que jouer seul n’est pas plaisant.

Sur ce, et selon la formule consacrée, bonne chasse !


Fréquentation d’if is Dead en Juin 2009

Serafina dans if is Dead le 7 juillet 2009, avec 6 commentaires
if is Dead

Bon, nous voici réunis pour le traditionnel article sur les stats d’iiD pour le mois de Juin 2009 cette fois ci. dabYo étant occupé par son stage, c’est moi qui vous ferai la messe aujourd’hui. Parait que je suis moins drôle, désolée pour vous. Car oui, on rit beaucoup à nos articles, et la fréquentation de Mai a mis la barre très haute. J’espère que vous vous amusez autant que nous, cela dit.

Tout d’abord, il faut savoir que nous avons publié 26 articles en ce mois ! Soit près de un par jour, ce qui est un très bon score. Bien sûr, ce n’est pas la quantité qui fait la qualité, bien sûr le Hellfest aura été le thème principal des deux dernières semaines, ce qui a fait de Juin un mois plus musical que littéraire. Est-ce cette productivité qui nous aura permis d’augmenter notre audience ? On ne sait pas, toujours est-il que notre fréquentation est en hausse de 20% par rapport au mois précédent. Un peu plus que la dernière fois, mais pas vraiment pour autant.

frequentation_if_is_dead_juin.jpg

Par contre, comme vous pouvez le voir, la provenance de nos sources est un peu moins bonne. Nous sommes à 71% d’accès via Google contre 69% le mois précédent. On doit sans doute pour cela blâmer/encenser le Hellfest qui nous a rapporté pas mal de requêtes quand même, surtout niveau photos. Pour ce qui est des sites affluents, Fallengodess (aka mon blog) est loin en tête, suivi de très près par le forum du Hellfest. J’y ai posté l’adresse de mes reports.. qui n’ont d’ailleurs pas été très bien accueillis, je ne saurais trop dire pourquoi, mais apparemment la critique Heaven & Hell au festival est mal passée. Viens ensuite le blog de Thalia, puis Céline et Kameyoko, un peu de Martlet aussi. Quant à Blogasty, il nous aura rapporté une centaine de visites, pas la joie, et surtout, uniquement depuis Google…

Mais jettons un oeil aux articles populaires :

  • Ma critique de Fascination est toujours aussi populaire. Tout comme ma critique du film et le fameux Twilight sex tape Bella Edward. Ils ont été vus chacun en moyenne 250 fois dans le mois. La sortie en DVD du film est probablement l’une des raisons mais le buzz Twilight ne semble pas près de mourrir. Dommage, car c’est assez redondant du coup…
  • Notre article sur les photos du Hellfest 2009 se porte aussi très bien. Pourtant nous ne sommes pas spécialement bien positionnés sur google dessus. L’article se trouve donc très haut dans le top alors qu’il n’a été posté que le 22 Juin ! Evidemment, le succès sera temporaire, vu que l’on recherche des photos du Hellfest jusqu’à un mois après le festival, pas au delà. Bref, tant de visites pour au final si peu de contenu, hmpf.
  • Ma critique des Poèmes Choisis de William Butler Yeats est cependant encore plus surprenant. Troisième position, pour un poète qui n’est pourtant pas spécialement si connu que cela. Serait-ce un poète au programme des lycées ? C’est la seule explication que je vois, mais si vous en avez une autre, je prend. Ah moins que… Hm, oui, vous comprendrez plus tard.
  • Comment choisir un disque dur externe semble avoir enfin trouvé son public, vu qu’il est en quatrième position. Espérons que le dossier puisse aider ceux qui viennent le lire.
  • Enfin le Vampire de Polidori fait aussi partie des ovnis comme Yeats. Très populaire sur le blog, peu connu en général. Nous sommes relativement bien positionnés, mais cela ne m’explique pas pourquoi les gens recherchent cette oeuvre.

Bref, on s’arrête à cinq. Dommage qu’une fois de plus on ne sache pas réellement si les gens ont trouvé un intérêt aux articles ou non. En tout cas côté commentaires, ouais j’inove, c’est mon petit listing des illustrateurs du Seigneur des Anneaux qui obtient la palme. C’est tant mieux ! On passe aux mots clefs ?

Tombe du Poète Yeats

Vous comprennez maintenant pourquoi ma critique des Poèmes Choisis de William Butler Yeats est si populaire… Car je ne sais comment, elle tombe dans les premiers résultats quand on cherche des informations sur sa tombe. Bizarre hein ? Qui veut chercher sa tombe ? Sinon, la tension sexuelle entre Anita Blake et Jean Claude intéresse toujours autant les lectrices… Et comme je vais bientôt lire le tome 6, je pourrais enfin vous révéler ce qu’il se passe dans une scène ! Bon, les gens sont toujours autant intéressés par la zoophilie, et ils ont apparement découvert que dabYo était maniaque avec ses livres !

Bref, je vous rassure, des gens cherchent aussi des mots clefs sérieux et finissent par tomber chez iiD, regardez :

  • bar a putes luxembourg – Hmpf, après le guide des bouquinistes Fantasy / SF à Paris, why not ?
  • comment lire hésitation – La preuve même que les amatrices de Twilight n’ont jamais ouvert un livre !
  • thalia sextape – Thalia, il va falloir nous expliquer deux ou trois trucs là ! (joke, hein)
  • schéma relation sexuelle – Ma foi, ça serait peut être utile à notre ami Sheldon… Enfin, ça risquerait de devenir Gang Bang Theory.
  • la femme qui a les plus gros poitrines – J’avoue, lui je l’ai séléctionné juste pour Google… Même si l’orthographe y va fort !
  • vampires lesbiennes litteraires – Aoutch, je lui conseille de lire ma critique de Carmilla de Le Fanu.

Bon allé, j’aurais pu jouer la facilité et vous montrer à quel points les fanes de Twilight cherchent à voir Jacob torse nu, mais c’est pas mon genre, moi ! Ah sinon, dabYo a quand même fini par m’aider, ouf !


Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë

dabYo dans Critiques, Livres le 6 juillet 2009, avec 10 commentaires
Critiques

Si il y a bien une œuvre que je ne pensais jamais lire, c’était les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë. Et pour cause, comme je le dis à de nombreuses reprises, j’ai plus qu’était dégoutté des classiques. Alors quand ces classiques semblent être accompagnés de ce que l’on pourrait appeler romance, je préfère les fuir comme la peste. Malheureusement pour moi, nous avons eu la bonne idée avec Serafina de s’organiser un swap, permettant d’offrir à l’autre et ainsi l’obliger à lire le livre que nous voulions. C’est ainsi que Serafina a du lire les Contes de la Folies Ordinaires pendant que moi je lisais les Hauts de Hurlevent. Synopsis ?

Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë

La famille Earnshaw vivait paisiblement dans sa demeure jusqu’au jour où le chef de famille ramène un jeune enfant bohémien dans la famille. Ce dernier s’est pris d’affection pour l’orphelin qu’il a trouvé dans la rue et c’est ainsi qu’il va le prendre sous son aile pour l’éduquer au milieu de ses enfants. Bien entendu, le fils aîné est jaloux de ce dernier qui gagne peu à peu toute l’affection de master Earnshaw. S’ensuit alors péripéties sur péripéties qui mèneront à chaque fois à la catastrophe, le tout sur une bonne cinquantaine d’années…

Il est très difficile de faire un synopsis pour ce genre de livre, tellement le début est convenu. Bien entendu le nouveau venu provoque des effets indésirables sur les autres enfants de la famille, et c’est ainsi que de nombreuses histoires débutent. Mais si l’on doit bien accorder une chose aux Hauts de Hurlevent, c’est l’originalité de l’œuvre. Le récit est prenant du début jusqu’à la fin et vous lirez sans cesse pour savoir comment l’escalade va avoir lieu. Car on le sait dès les premières lignes, tout va aller mal.

En lisant ce classique, j’ai eu l’impression de lire Âmes Perdues dont je vous avais parlé il y a de ça quelques mois déjà. Non pas qu’Emily Brontë ne soit originale, après tout le livre va sur ses deux siècles, mais l’inverse. Comme si Poppy Z. Brite avait voulu faire un remake du livre version années 80. Et le pire, c’est que ça marche. D’habitude, lorsque vous tombez par hasard sur une œuvre qui vous en rappelle une autre, vous finissez toujours par conclure que l’usurpateur vous a trompé, et que son livre n’était pas si bien… Alors que là ce n’est pas du tout le cas.

BD Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë

A noter que cette oeuvre a été largement adaptée: Cinéma, BD...

Et c’est ça qui choque. Brite et Brontë à plus d’un siècle de différence et dans des époques totalement différentes arrivent à reproduire des sensations similaires avec des éléments qui devraient être à la base totalement opposés. Les Haut de Hurlevent nous présentent des personnes pour lesquelles on s’attache et dont on sait qu’ils vont se réduire la vie en un sombre enfer. On aimerait pouvoir l’empêcher mais on ne peut rien y faire, et on est obligé de lire le récit en voyant tout se dégrader petit à petit.

Brontë arrive à donner une vraie âme et personnalité à quasiment l’ensemble de ses personnages, que ces derniers soient ou non la cible du récit. Cela va donc du servant fervent fidèle de l’église, à celle qui n’est là que pour ramasser son pactole et partir. Sans jamais entrer réellement dans les détails, contrairement à sa fille spirituelle, l’auteur fait ici naître une ambiance vraiment glauque pour l’époque. J’ai personnellement eu plus de mal à lire ce livre qu’à lire Âmes Perdues car, je ne sais pas pourquoi, l’ambiance est flippante. On a vraiment l’impression que le diable est parmi nous.

L’œuvre est dite surprenante car l’auteur ne sortait jamais de chez elle et était pieuse. On se demande donc comment elle a pu faire pour avoir autant d’imagination quant à l’incarnation du Mal dans nos chères contrées… Une chose est certaine: elle y est plus qu’arrivé. Tellement qu’il est difficile de faire autre chose que de vous conseiller de lire ce chef d’oeuvre. Du haut de ses quatre cents petites pages, c’est un pur moment de plaisir comme on en ressent rarement aujourd’hui.