A chaque fois que je lis un auteur français, j’ai tendance à rappeler combien c’est rare. La dernière fois il me semble que c’était pour Hervé Jubert et son Quadrille des Assassins. Cette fois, c’est un autre français qui y passe, Pierre Pevel, connu pour ses œuvres autour de la ville Wielstadt. C’est naturellement que j’ai commencé avec Les Ombres de Wielstadt, son premier roman. Du moins, à son nom, puisque le bonhomme avait déjà publié des romans sous un pseudonyme. Synopsis.
Kantz est un chevalier résident à Wielstadt, la ville protégée par le dernier dragon vivant en Europe (et dans le monde ?). Grâce à cette protection jalouse du dragon, la ville allemande est épargnée depuis tout âge par les guerres incessantes qui sont menées par les européens. C’est ainsi qu’elle peut prospérer bien plus facilement que ses comparses, puisque nul pillard ne vient y troubler sa tranquillité. Seulement, le dragon ne peut la protéger que des armées, et sûrement pas d’un mal qui la ronge de l’intérieur… Et c’est là que notre chevalier intervient, car il n’a de chevalier que la rapière, pour le reste, il est bien plus proche de l’exorciste, avec son pentacle gravé sur sa main gauche. Car en effet, dans ce monde uchronique existe l’Ombre, quelque chose que l’on pourrait qualifier d’enfer, où réside des monstres qui parfois peuvent en ressortir pour venir hanter les mondes humains. Du moins, c’est ça dans le meilleur des cas…
Ca c’est bien entendu mon synopsis personnel, car celui qui figure sur la quatrième de couverture des éditions Pocket est beaucoup, beaucoup moins engageant. Ce dernier nous parle d’un chevalier qui va être aidé par un dragon, une fée et plein d’autres personnes, pour protéger la ville de Wielstadt de je ne sais pas quelle grande cause perdue. Bref, on commence à avoir l’habitude des mauvais résumés qui vous dévoilent les trois quarts de l’intrigue, mais la côté synopsis qui ne me donnait pas envie de lire, ils ont fait fort.
Et donc, quand j’ai ouvert les Ombres de Wielstadt, premier tome de la série Wielstadt, je ne m’attendais pas à ce que j’ai retrouvé. En effet, comme je l’ai dit, le synopsis, le nom, et le fait que cela soit une série, laisse supposer que nous allons être dans de l’Heroic Fantasy classique… Mais que nenni. Si les tomes de la série autour de Wielstadt ne sont pas numérotés, c’est tout simplement parce que l’œuvre de Pevel, dans sa structure, ressemble en tout point à ce que l’on retrouve en ce moment chez Milady avec Anita Blake et Mercy Thompson. Nous découvrons un monde, proche du notre, enfin, de celui de l’époque des guerres de religions, mais un poil différent tout de même. L’occulte, l’Ombre et la Kabbale donc, y occupent une très grande place et il ne faudra pas s’étonner de retrouver goules et autres sortilèges. La nécromancie est de la partie, et comme dans l’Urban Fantasy, c’est la foi en Dieu qui permettra aux habitants de la ville de se débarrasser des viles créatures.
Les Ombres de Wielstadt est donc une sorte d’enquête policière, un tome qui se suffit à lui-même et qui nous emporte dans le monde de Kantz à travers cette recherche de l’origine des meurtres sauvages qui sont perpétués chaque nuit à Wielstadt. La découverte de l’univers est très intéressante et change vraiment de ce qu’on rencontre d’habitude. Le fait que cela soit une Uchronie est très intéressant, bien que pas assez exploité à mon goût puisque dans ce tome du moins, il n’y a pas de peinture d’un futur différent. On découvre au fur et à mesure tout ce qui découle de l’existence de l’Ombre, et ce côté occulte est très bien présenté et surtout très captivant. Le tout reste cependant léger, et le fait que l’intrigue soit limitée à 300 pages la rend un peu légère. Comme pour la Bit Lit, j’ai pu découvrir le pourquoi du comment bien avant le héros… Bon d’un autre côté, on ne peut pas dire que Pierre Pevel ait souhaité le cacher, donc ce n’est pas réellement un défaut en soit.

Le titre se déroule durant la Guerre de 30 ans en Allemagne, une période qui a aussi inspiré Michael Moorcock pour Le Chien de Guerre et la Douleur du Monde
Le titre ne va donc jamais nous captiver comme peut le faire un Trône de Fer. Ca ne le rend pas mauvais pour autant, et il est vraiment agréable à lire. Je l’ai plus ou moins dévoré sans m’en rendre compte, contrairement au Quadrille des Assassins qui m’avait pris des plombes. Non, là, bien que le côté gore et malsain n’ait jamais vraiment pris, je me suis quand même retrouvé plongé dans cet univers où les kabbalistes sont légion, et où ils ont de réels pouvoirs. Bien entendu, je pense que pour quelqu’un qui aime l’occultisme à la base, le livre en sera d’autant plus intéressant. Car il doit y figurer de nombreuses références à des personnages qui ont effectivement existé, mais que je ne connais point.
Bref, un livre très sympathique, que vous pourrez lire à tout moment, et qui fait entrer Pierre Pevel dans le club des bons auteurs français. A noter qu’une nouvelle série est actuellement en cours de publication chez Bragelonne, Les Lames du Cardinal, et qu’il semblerait que cette dernière se base sur le même principe, mais à Paris cette fois. Autant dire que je risque fortement de vous en reparler !





Bref, comme on voulait profiter de nos deux mois gratuits pour voir ce que cela donnait, on s’est quelque peu renseigné. D’après 


Non ce qui me dérange c’est qu’ils mélangent un peu tout. Non content de se limiter aux livres ils s’intéressent aussi au cinéma. Ce point là, ok, vu que les adaptations fleurissent, avec True Blood par exemple basé sur la saga de Charlaine Harris qui sera bientôt rééditée. Le problème c’est qu’il y a aussi des articles musicaux.
C’est dommage car à part cela le magazine m’intéresserait. Cependant les choix musicaux me donnent l’impression qu’il s’agit d’un magasine dédié plutôt aux adolescentes, ce qui n’est pas trop trop mon genre ni mon age. Et puis le titre, « dark mag« , c’est pas ultra classe non plus. J’ai l’impression qu’il range les fans de 

On notera la présence de 










