Les Ombres de Wielstadt de Pierre Pevel

dabYo dans Critiques, Livres le 30 juillet 2009, avec 6 commentaires
Critiques

A chaque fois que je lis un auteur français, j’ai tendance à rappeler combien c’est rare. La dernière fois il me semble que c’était pour Hervé Jubert et son Quadrille des Assassins. Cette fois, c’est un autre français qui y passe, Pierre Pevel, connu pour ses œuvres autour de la ville Wielstadt. C’est naturellement que j’ai commencé avec Les Ombres de Wielstadt, son premier roman. Du moins, à son nom, puisque le bonhomme avait déjà publié des romans sous un pseudonyme. Synopsis.

Les Ombres de WielstadtKantz est un chevalier résident à Wielstadt, la ville protégée par le dernier dragon vivant en Europe (et dans le monde ?). Grâce à cette protection jalouse du dragon, la ville allemande est épargnée depuis tout âge par les guerres incessantes qui sont menées par les européens. C’est ainsi qu’elle peut prospérer bien plus facilement que ses comparses, puisque nul pillard ne vient y troubler sa tranquillité. Seulement, le dragon ne peut la protéger que des armées, et sûrement pas d’un mal qui la ronge de l’intérieur… Et c’est là que notre chevalier intervient, car il n’a de chevalier que la rapière, pour le reste, il est bien plus proche de l’exorciste, avec son pentacle gravé sur sa main gauche. Car en effet, dans ce monde uchronique existe l’Ombre, quelque chose que l’on pourrait qualifier d’enfer, où réside des monstres qui parfois peuvent en ressortir pour venir hanter les mondes humains. Du moins, c’est ça dans le meilleur des cas…

Ca c’est bien entendu mon synopsis personnel, car celui qui figure sur la quatrième de couverture des éditions Pocket est beaucoup, beaucoup moins engageant. Ce dernier nous parle d’un chevalier qui va être aidé par un dragon, une fée et plein d’autres personnes, pour protéger la ville de Wielstadt de je ne sais pas quelle grande cause perdue. Bref, on commence à avoir l’habitude des mauvais résumés qui vous dévoilent les trois quarts de l’intrigue, mais la côté synopsis qui ne me donnait pas envie de lire, ils ont fait fort.

Et donc, quand j’ai ouvert les Ombres de Wielstadt, premier tome de la série Wielstadt, je ne m’attendais pas à ce que j’ai retrouvé. En effet, comme je l’ai dit, le synopsis, le nom, et le fait que cela soit une série, laisse supposer que nous allons être dans de l’Heroic Fantasy classique… Mais que nenni. Si les tomes de la série autour de Wielstadt ne sont pas numérotés, c’est tout simplement parce que l’œuvre de Pevel, dans sa structure, ressemble en tout point à ce que l’on retrouve en ce moment chez Milady avec Anita Blake et Mercy Thompson. Nous découvrons un monde, proche du notre, enfin, de celui de l’époque des guerres de religions, mais un poil différent tout de même. L’occulte, l’Ombre et la Kabbale donc, y occupent une très grande place et il ne faudra pas s’étonner de retrouver goules et autres sortilèges. La nécromancie est de la partie, et comme dans l’Urban Fantasy, c’est la foi en Dieu qui permettra aux habitants de la ville de se débarrasser des viles créatures.

Les Ombres de Wielstadt est donc une sorte d’enquête policière, un tome qui se suffit à lui-même et qui nous emporte dans le monde de Kantz à travers cette recherche de l’origine des meurtres sauvages qui sont perpétués chaque nuit à Wielstadt. La découverte de l’univers est très intéressante et change vraiment de ce qu’on rencontre d’habitude. Le fait que cela soit une Uchronie est très intéressant, bien que pas assez exploité à mon goût puisque dans ce tome du moins, il n’y a pas de peinture d’un futur différent. On découvre au fur et à mesure tout ce qui découle de l’existence de l’Ombre, et ce côté occulte est très bien présenté et surtout très captivant. Le tout reste cependant léger, et le fait que l’intrigue soit limitée à 300 pages la rend un peu légère. Comme pour la Bit Lit, j’ai pu découvrir le pourquoi du comment bien avant le héros… Bon d’un autre côté, on ne peut pas dire que Pierre Pevel ait souhaité le cacher, donc ce n’est pas réellement un défaut en soit.

Guerre de 30 ans

Le titre se déroule durant la Guerre de 30 ans en Allemagne, une période qui a aussi inspiré Michael Moorcock pour Le Chien de Guerre et la Douleur du Monde

Le titre ne va donc jamais nous captiver comme peut le faire un Trône de Fer. Ca ne le rend pas mauvais pour autant, et il est vraiment agréable à lire. Je l’ai plus ou moins dévoré sans m’en rendre compte, contrairement au Quadrille des Assassins qui m’avait pris des plombes. Non, là, bien que le côté gore et malsain n’ait jamais vraiment pris, je me suis quand même retrouvé plongé dans cet univers où les kabbalistes sont légion, et où ils ont de réels pouvoirs. Bien entendu, je pense que pour quelqu’un qui aime l’occultisme à la base, le livre en sera d’autant plus intéressant. Car il doit y figurer de nombreuses références à des personnages qui ont effectivement existé, mais que je ne connais point.

Bref, un livre très sympathique, que vous pourrez lire à tout moment, et qui fait entrer Pierre Pevel dans le club des bons auteurs français. A noter qu’une nouvelle série est actuellement en cours de publication chez Bragelonne, Les Lames du Cardinal, et qu’il semblerait que cette dernière se base sur le même principe, mais à Paris cette fois. Autant dire que je risque fortement de vous en reparler !


6 avis, donnez le votre !

D’extraction modeste, Scott Fitzgerald est un écrivain américain né en 1896 dans le Minnesota. L’héritage de sa mère lui permet néanmoins d’aller à Princeton, où il est profondément impopulaire (ce qui inspirera quelques très bonnes nouvelles plus tard). Il quitte rapidement l’université pour se consacrer à l’écriture, s’engage en 1917 et rencontre en 1918 la jeune femme qui deviendra sa femme, Zelda Sayre. Il écrit son premier livre à cette période et devient rapidement le représentant de sa génération. Il part vivre en France, y rencontre Hemingway, y écrit un de ses chefs-d’œuvre, Gatsby le Magnifique, mais aucune de ses œuvres ne se vendra jamais bien. Il écrit donc de nombreuses nouvelles pour s’assurer un revenu correct.

Tombe de Fitzgerald

Sur sa tombe et celle de son épouse, nous pouvez lire « Car c'est ainsi que nous allons, barques luttant contre un courant qui nous ramène sans cesse vers le passé. », citation de Gatsby le Magnifique.

Plus tard, Zelda (sa femme, pas le jeu) commencera à manifester des troubles mentaux importants, et à partir de 1926, elle est placée en maison de repos. L’alcoolisme et le manque d’argent commencent à user l’écrivain, et c’est à cette période qu’il écrit Tendre est la nuit, aboutissement de neuf ans de travail difficile, de semi-biographie, de transfert de certains passages de nouvelles, etc. Encore une fois, le succès financier n’est pas au rendez-vous, et en 1940, Fitzgerald meurt pauvre, laissant un roman inachevé, Le dernier nabab, alors que tous le croient déjà mort et que plus aucun de ses livres n’est en vente. Zelda ne lui survivra que quelques années, avant de périr brûlée vive dans un incendie. Il reste comme le chef de file de ce qu’on a plus tard appelé l’ère du Jazz, les Années folles, ou encore de la fameuse génération perdue, qu’Hemingway représente (il utilise d’ailleurs l’expression dans Paris est une Fête).

C’est de Tendre est la Nuit (Tender is the night) dont il est ici question. Aboutissement d’un lent travail en pleine misère et en plein alcoolisme, c’est un grand classique de la littérature américaine et c’est le genre de livre qu’on ne parvient pas à lâcher avant la fin. Le découpage est assez original, dans le sens où le livre est introduit par un personnage qui se révélera n’être pas le principal. Le livre est donc découpé en trois parties. La première partie commence par l’arrivée sur une plage cannoise de Rosemary Hoyt, jeune actrice en voyage après son premier succès cinématographique.

Elle fait alors la connaissance d’un groupe de personnes qui lui font forte impression par la classe et le charme qui émanent d’eux. Il s’agit de Dick et Nicole Diver, Abe et Mary North, et Tommy Barban. On comprend peu à peu que le groupe est surtout centré autour de Dick et Nicole, dont émane un charme inexplicable et puissant, presque surnaturel. On commence par croire qu’il s’agit de l’histoire de la perversion d’une jeune fille innocente par un couple vénéneux, façon Liaisons dangereuses, mais il ne s’agit pas du tout de cela. Rosemary jouera effectivement un rôle très important dans l’histoire des Diver, mais pas dans ce sens-là. On commence en effet, au cours de cette première partie, à comprendre que les Diver sont plus complexes que cette façade de perfection vestimentaire et comportementale. Et c’est l’histoire des Diver que l’on suit, au cours du deuxième livre, qui, en grande partie, raconte le passé des Diver et l’histoire de Dick, ce jeune psychanalyste doué et charmant, et sa rencontre avec une patiente, Nicole Diver, dont il finit par tomber amoureux.

L’histoire est complexe, depuis l’origine de la maladie de Nicole à sa situation financière d’héritière richissime (détail qui a son importance vu l’intérêt complexe que Fitzgerald portera toute sa vie au monde des riches, monde souvent mis en scène dans ses nouvelles), mais il est évident qu’il s’agit d’une partie très biographique de la vie de Fitzgerald. D’ailleurs, quasiment tout ce qu’écrit Fitzgerald, roman ou nouvelle, contient une grosse part d’autobiographie. Certaines scènes sont trop bien décrites, trop fortes, pour ne pas avoir été vécues. Enfin, le troisième livre raconte l’effritement du couple, la rechute de Nicole, mais aussi le vieillissement de Dick, qui s’aperçoit petit à petit qu’il est bien plus âgé que ce qu’il croyait ; Rosemary Hoyt joue un rôle dans tout cela et réapparaît, de même que tous les proches des Diver (les North, Barban…), mais expliquer exactement quel rôle ils jouent dans l’histoire serait trop long et gâcherait l’intrigue. Enfin, le livre se clôt sur la séparation inévitable des Diver, entre une Nicole enfin guérie et n’ayant plus besoin d’étai, Dick, vieilli, humilié sur plusieurs points, chassé par la riche sœur de Nicole comme un parasite, se découvrant à la limite de l’alcoolisme, son charme brisé, nostalgique, « refermant enfin ce dossier ».

Tendre est la Nuit de Fitzgerald

D’un bout à l’autre, ce livre est clairement magistral. Fitzgerald avait cette capacité, outre la construction de personnages forts et fouillés (particularité partagée par Hemingway, d’une autre façon), de pouvoir créer en deux ou trois phrases une ambiance particulière, de situer immédiatement une atmosphère et de faire ressentir parfaitement les sentiments des personnages, les malaises, les joies… Son style, un peu poétique, et qu’une remarque d’une ironie grinçante façon Henry James vient parfois émailler, rend parfaitement les émotions et les situations, l’état de stabilité mentale précaire de Nicole, ne pouvant survivre qu’en s’appuyant permanence à Dick ; l’indifférence relative envers les enfants ; le charme indéfinissable qui entoure Dick, agissant sur tout le monde et en particulier sur Rosemary Hoyt, qui finira d’ailleurs, étonnamment, à inverser le processus et à rendre Dick amoureux d’elle… La part autobiographique est peut-être pour beaucoup dans la force du roman, mais c’est en tout cas un livre vraiment superbe, et un classique à juste titre.

Encore un mot, pour parler des nouvelles que Fitzgerald a écrites au cours de sa carrière. Elles sont innombrables et ne sont d’ailleurs pas toutes excellentes (encore qu’il eût déclaré, avec justesse, qu’il était incapable d’écrire quelque chose de vraiment mauvais), mais le recueil Un diamant gros comme le Ritz (A diamond as big as the Ritz), reprend quelques-unes des plus belles nouvelles de Fitzgerald, dans un classement peu ou prou chronologique (premiers succès, au sommet de sa gloire, rétrospectives, déclin), comme la nouvelle éponyme, Une décade perdue, Un dimanche de Fous, une Femme sans passé, le Garçon Riche, Retour à Babylone, etc. D’excellentes nouvelles, reprenant les caractéristiques stylistiques décrites plus haut. Le recueil peut très bien servir d’introduction à l’œuvre de cet auteur particulier. Ses dernières nouvelles, beaucoup plus courtes, beaucoup plus sèches, comme un cas d’alcoolisme ou Une décade perdue, sont vraiment à lire.

Enfin, la Félûre, un autre recueil de nouvelles comportant entres autres la nouvelle éponyme, une des ses plus célèbres et de ses plus poignantes histoires, peut aussi être lu sans hésitation aucune.


Trainspotting de Irvine Welsh

dabYo dans Critiques, Livres le 28 juillet 2009, avec 2 commentaires
Critiques

Comme je vous l’avais confié lors de ma critique du deuxième tome de Mercy Thomspon, Trainspotting est un livre qui a vraiment eu du mal à m’accrocher. Ecrit par Irvine Welsh, qui d’après la quatrième de couverture décrirait la vie d’une façon crue et poignante, Trainspotting est une œuvre que j’aurai tout le mal du monde à classifier. Et pour cause, même après l’avoir fini je n’ai aucune idée d’où ranger cet ovni dans ma liste des livres lus. je suppose qu’on pourrait le caler dans la catégorie Drame. A noter qu’il s’agit, tout comme pour les Hauts de Hurlevent, d’un titre que Serafina m’a quelque peu forcé à lire. Synopsis.

Rent Boy et ses potes sont des drogués écossais habitants de Leith, Edimbourg. Leur dada, hormis la dope, c’est d’arnaquer l’état pour toucher plusieurs fois le RMI. Pour se payer la came, bien entendue. Du coup, certains ont beau toucher plusieurs fois la somme chaque mois, ils triment tous autant les uns que les autres à trouver quelque chose à foutre dans leur seringues. Faut dire que depuis l’arrivée du SIDA dans le milieu, la dope ça coûte cher.

Personnages de Trainspotting

Je ne saurai pas vous faire un résumé plus complet ni plus détaillé, car Trainspotting est un livre qui n’a quasiment ni queue ni tête, à premier abord du moins. Il faudra deux cents pages pour cerner les personnages, et encore, au final je ne sais toujours pas forcement associé un nom à des évènements, et encore moins à une personne. En effet, l’auteur narre plusieurs moments de vie de plusieurs façons différentes. Il est vraiment très aisé de différencier deux personnages, bien que l’auteur ne précise jamais les changements de point de vue. Le style d’écriture changeant du tout au tout. Mais de là à savoir à qui les associés… On fini par poser une étiquette sur certains styles, Renton par exemple, ou bien l’une des rares filles du récit. Mais de là à savoir qui ils sont réellement lors de la lecture des autres points de vue…

Cet énorme flou est amplifié par la présence des dizaines de surnoms pour chaque protagoniste, jamais expliqués bien entendu. Rents est il Renton ? Est-il Mark ? Est-il Rent Boy ? C’est ce que je pense, mais je n’en suis pas sûr pour autant. A ceci est ajouté des passages totalement hallucinés ou l’on ne comprend pas grand-chose, et une orthographe à la hauteur de celle des protagonistes. En effet, Irvine Welsh semble avoir fait le choix de coller le plus à ses personnages. Il s’exprime comme eux, il utilise leur vocabulaire, et surtout leur orthographe. Du coup, on passe du coq à l’âne à de nombreuses reprises, vu que certains personnages aiment la littérature tandis que d’autres écrivent n’importe comment. De nombreuses expressions sont aussi de la partie, notamment caille qui est employé à tout bout de champ. Sans bien entendu parler du foute. Le tout nous fait réellement plongé dans la vie des narrateurs, mais les transitions sont toujours difficiles puisqu’inexistantes.

Personnages de Trainspotting

Mais malgré tout ça, on est quand même pris. On se demande ce qu’il va se passer pour chaque personnage, tout en ne sachant pas si on le saura. Par exemple, un passage décrit la vie d’une fille et j’avoue que je ne suis pas sûr de savoir ce qu’elle est devenue. Pire, au final, je ne sais même pas qui c’était. Les récits retranscrivent très bien les phénomènes de manque qui sont entraînés par la drogue, et le côté cru de l’auteur le dessert très bien. Ce côté cru est omniprésent, et pas seulement pour la drogue. Pour la fréquentation d’if is Dead je pourrais naturellement citer quelques passages assez détonants, comme la recherche de pilules de dopes dans un sous sol qui s’est transformée en marre de pisse, ou bien la sodomie ratée d’une veuve pendant l’enterrement par le frère du mort.

Mais ça n’est pas notre genre. Bref, ce livre me laisse un arrière goût bizarre, je suis déçu que les passages soient sans réel fil directeur car j’aurai bien aimé comprendre mieux ce qu’il se passait pour certains personnages auxquels je m’étais attaché. Le final, qui ferait presque office de cheveux sur la soupe me laissant sur ma faim. Un livre que je conseillerai donc comme lecture pour changer mais pas comme une lecture comme une autre.


Les déboires de Kaze TV sur FreeBox

Serafina dans Actualités, Animes, Films le 27 juillet 2009, avec 3 commentaires
Actualités

Il y a des initiatives de plus en plus sympa du coté des éditeurs d’anime. Apres Dybex qui permettait de voir légalement et gratuitement les derniers épisodes de la série Fullmetal Alchemist Brotherhood en VOST la semaine de la sortie au japon, c’est Kaze qui se lance… En effet pour ceux qui sont chez Free peuvent profiter depuis le 10 Juillet gratuitement de la chaîne Kaze TV, et ce pendant deux mois. Elle se trouve sur le canal 117. Il s’agit d’une chaîne exclusivement dédiée à l’anime et sponsorisée, comme son nom l’indique, par l’éditeur Kaze. La chaîne diffuse des séries relativement récentes, parfois en VOST mais souvent en VF. La chaîne sera ensuite payante à 4€ par mois.

Kaze TV

Si l’initiative est bonne, la logistique l’est moins. En effet, le programme de la chaîne est annoncé par quinzaine. Aujourd’hui commençait une nouvelle quinzaine, il n’y a toujours pas la grille. Apparemment, il semblerait que la chaîne rediffuse exactement les mêmes programmes que ceux qu’elle avait diffusé du 29 Juin  au 10 Juillet. Si vous voulez regarder la chaîne, il faudra donc suivre cette grille . Cependant, ce sont des extrapolations basées sur les programmes qui sont passés ce matin et quelques sites de manga.  En gros il n’y a aucune communication de la part de la chaîne, on est totalement dans le flou. On peut aussi se demander si le choix de diffuser ses programmer uniquement par documents PDF illisibles et géants était vraiment lumineux.

XXX Holic sur Kaze TV Bref, comme on voulait profiter de nos deux mois gratuits pour voir ce que cela donnait, on s’est quelque peu renseigné. D’après Manewsexpress le programme de la chaîne serait le suivant :

  • Du 27/07 au 09/08 CLAMP
  • Du 10/08 au 23/08 Heroïc Fantasy
  • Du 24/08 au 30/08 Science-Fiction

Bon,  ca serait donc une quinzaine spécial CLAMP, qui vous permettra de voir Tsubasa Chronicles et XXX Holic, qui sont de très bons mangas. Par contre je ne sais pas ce que vaut l’anime, on va regarder ce soir. Il y a aussi le film de X-1999, voir même Negima (qui n’a aucun rapport avec CLAMP mais bon).Les séries ne sont pas très récentes (enfin elles ont deux ou trois ans quoi) mais ce sont de bonnes series, suffisamment populaires pour ramener du public. Et puis XXX Holic c’est splendide.

Je ne nie pas trouver la grille alléchante. Et en plus je trouve l’initiative sympa. Mais c’est tellement dommage qu’il n’y ai pas plus de communication et que le public soit laissé dans le flou. Ce n’est pas comme ça qu’ils vont gagner des abonnés à leur chaîne ! D’autant plus que cette chaîne est finalement en concurrence direct avec les réseaux peer to peer, chers aux fans d’animation japonaise. C’est pas gagné.


Tout est sous contrôle de Hugh Laurie

Serafina dans Critiques, Livres le 25 juillet 2009, avec 4 commentaires
Critiques

Tout est sous contrôle a été écrit en 1997 par Hugh Laurie. Il n’était pas très connu à l’époque et en partie pour cette raison, le roman n’a pas été spécialement diffusé en français à l’époque. Mais voila, depuis Laurie a décroché le rôle du Dr House. Alors bien évidemment, on racle les fonds de tiroirs et on ressort notamment ce premier roman. Hop, une jolie couverture, une banderole Écrit pas l’interprète du Dr House, on fout ça sur tous les présentoirs, et on attend que la célébrité fasse grossir le porte monnaie de la maison d’édition. Vu comme ça, j’aurais du me douter de la suite. Mais non, j’ai lu des critiques relativement élogieuses, notamment chez Hu-Mu qui sont généralement assez proches de mes goûts.

Le roman du docteur House

Je vous le rassure, je ne l’ai pas acheté. Je ne suis quand même pas à ce point. Mais mon père est en partie responsable des achats de la bibliothèque de son village, alors j’ai tenté le coup. En plus mon père aime les polars, et c’est supposément ce qu’est le bouquin. Du coup, voilà comment je me suis retrouvée à le lire. Il s’agit en effet d’un thriller, même que c’est écrit aussi bon qu’un Ludlum. J’avais jamais lu de Ludlum à l’époque (depuis j’ai commencé Mémoire dans la Peau, mais on verra plus tard ça) mais il paraît que c’est bien. C’est donc l’histoire de Thomas Lang, un mec des services secrets britanniques, à qui on demande de tuer quelqu’un. Il est pas trop d’accord alors en plus il va essayer de sauver sa potentielle victime. Enfin, c’est ce qui est écrit dans le résumé.

Le truc c’est qu’on ne comprend pas trop quelle est l’histoire du bouquin. Le rythme est effréné certes, mais pas dans le bon sens. On passe du coq à l’âne, on saute même parfois des mois sans le savoir, voir des océans.  C’est un peu n’importe quoi, j’ai eu toutes les peines du monde pour suivre l’histoire que j’ai vite abandonné.  Thomas essaie de sauver un mec, puis infiltre un groupe terroriste, puis fait des braquages en passant par le tueur à gage. Je vous spoile rien, vu qu’il n’y a aucun lien logique entre les événements. Ou alors faut être sous acide pour le trouver. Le livre du coup est assez fatiguant. La narration est poussive et on est rapidement totalement largué. Parce que non content d’avoir un scénario alambiqué, le narrateur fait fréquemment des digressions de plusieurs pages sans rapport aucun.

Tout est sous contrôle de Hugh Laurie

Bon, en soit, c’est un gros handicap pour le bouquin. Mais comme toujours, l’autre élément à prendre en compte c’est bien le style. Laurie a toujours été pourvu d’un humour très british. J’attendais donc de rire ou au moins sourire durant ma lecture. Eh bien non. L’humour est lourd. Lire des phrases comme elle me regarde avec des yeux, enfin les siens, elle ne les avaient pas trouvé dans un tiroir, une fois ça passe, mais au delà ça agace. Ne venez pas me dire que c’est ça l’humour anglais, ou alors allez vous faire une cure de Pratchett et vous sentirez la différence.

En somme, scénarion mitueux, humour lourd, narration brouillone, un combo ultime. Pas étonnant qu’il ai fallu plus de 10 ans pour que ce bouquin traverse la manche. Je vous le déconseille fortement. Allez encore un tag bouse !


Dark Mag, le magazine Bit-Lit, est lancé

Serafina dans Actualités, Livres le 24 juillet 2009, avec 13 commentaires
Actualités

A vrai dire, des magazines avec Edward de Twilight en couverture, il y en a des masses. Quand je regarde les rayonnages pour y chercher Rock Hard, c’est pas cela qui manque. Mais là, il y a Dark Mag. Alors oui il y a Edward dessus. Et même Jacob Black ! Jusque là rien de bien spectaculaire n’est ce pas? Jusqu’à ce que je lise un peu les  gros titres. Exclusif : le premier chapitre de Anita Blake 10. Oh oh ? Et oui. Dark Mag est le premier magazine sur… la Bit-Lit ! Ce qui fait que vous trouverez dedans des articles sur Anita Blake, une interview de Patricia Briggs, et même un poster de Mercy Thompson (il s’agit de l’illustration du premier tome, l’Appel de la Lune).

Dark Mag, Magazine Bit-Lit #1

Un magasine sur la Bit-Lit, pourquoi pas. Il y’a de très bonnes œuvres (Anita, Mercy) parmi de très mauvaises (Fascination, Witchling). Mais bon, on ne peut pas apprécier tout un genre non plus. C’est aussi l’occasion de faire découvrir aux fans de Twilight que le genre est loin de se limiter aux amourettes des Cullens. L’idée est donc bonne et certains des titres m’intéresseraient même. De plus, comme le magazine Khimaira s’est transformé en webzine, il n’y a plus grand chose à se mettre sous la dent côté kiosque.

Khimaira Magazine Non ce qui me dérange c’est qu’ils mélangent un peu tout. Non content de se limiter aux livres ils s’intéressent aussi au cinéma. Ce point là, ok, vu que les adaptations fleurissent, avec True Blood par exemple basé sur la saga de Charlaine Harris qui sera bientôt rééditée.  Le problème c’est qu’il y a aussi des articles musicaux.

Alors devinez quoi ? Marylin Manson et Paramore en couverture ! Super.  Je me demande réellement la raison de ce choix. Est ce qu’ils pensent que Manson peut ramener du peuple? Est ce que le public de la Bit-Lit serait un public qui apprécierait Manson ? Ceci dit, dans les deux cas, je n’apprécie pas. Ce n’est pas que je n’apprécie pas ce groupe (enfin, si, mais c’est pas pour ça), mais plutôt parce que Manson, qu’on le veuille ou non, est associé à un stéréotype. Du genre pseudo rebelz du lycée, j’ai l’impression d’être face un Rock One quoi.

Cette impression est renforcée par la maquette de couverture, qui est totalement typé magazine pour jeunette. On est loin de la couverture d’un Khimaira par exemple. Bon, d’un autre côté, ce magazine n’ayant pas réussi à trouver son public, on peut réellement penser que Dark Mag en vise un tout autre. Il suffit de comparer sa couverture à un magazine habituel chez les gamines fanatiques jeunes adolescentes pour voir la différence. Ici One spécial… Twilight !

One Magazine Twilight C’est dommage car à part cela le magazine m’intéresserait. Cependant les choix musicaux me donnent l’impression qu’il s’agit d’un magasine dédié plutôt aux adolescentes, ce qui n’est pas trop trop mon genre ni mon age. Et puis le titre, « dark mag« , c’est pas ultra classe non plus. J’ai l’impression qu’il range les fans de Bit-Lit dans une case, et je ne m’y retrouve pas.

Sachez cependant que c’est le premier numéro, que c’est un trimestriel, et qu’il coute 3.90€ ce qui est tout à fait raisonnable. Je pense quand même acheter le premier opus, histoire de voir.  Car malgré le fait que je ne me retrouve pas trop dans le public cible, j’aime la Bit-Lit et je trouve l’initiative intéressante, et il serait bète de la laisser passer sur des préjugés fondés sur une couverture plus que douteuse.

Tant pis si je dois acheter un magasine avec Edward en couverture, la loose quand même.

Et vous ? Irez vous faire un tour chez votre marchand de journaux ?


The Miskolc Experience par Therion

Serafina dans Critiques, Musique le 23 juillet 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Epica a sorti son Classical Conspiracy en Juin. Souvenez vous, il s’agissait d’un double CD enregistré lors du festival d’opéra de Miskolc (Hongrie) où Epica avait joué une partie classique et une partie métal. Bon, leur CD était assez décevant et je vous renvoie à la critique que j’en ai fait. Cependant, Epica était l’invité de Miskolc en 2008. Mais en 2007 la ville hongroise accueillait Therion. Therion, c’est le groupe fer de lance du Métal Symphonique. Therion a 20 ans de carrière dans le sympho derrière lui, a produit un nombre énorme de morceaux, sans cesser de progresser. Bref Therion c’est mon groupe favori.

Therion: The Miskolc Experience

L’opus se présente sous la forme d’une jolie boite en carton, avec un superbe artwork. Dans cette boite, deux CD et un DVD, le tout étant vendu pour une vingtaine d’euros. Je le dis souvent, mais au moins, niveau prix, c’est tout à fait correct quand on pense par exemple à Within Temptation dont le DVD Black Symphony était vendu seul dans les 25 €. Un petit livret comporte, outre quelques jolies photos, les explications de Christofer Johnsson (a.k.a le fondateur et seul membre permanent de Therion) à propos du choix des morceaux classiques. Ce texte est relativement intéressant, car il permet au néophyte de se rendre un peu compte de ce qu’est un morceau classique (temps des mesures exotiques par exemple) ou de mieux comprendre les choix du groupe.

Bien évidemment, ce n’est pas le booklet qui est le plus intéressant.  Le concert est séparé en deux parties. Dans les deux parties, les membres de Therion jouent accompagné d’un orchestre de 40 musiciens et 60 choristes (ou le contraire je ne me rappelle plus). La part classique tout d’abord comporte des reprises de Verdi, Morzart, Dvorak , St Saens et Wagner ainsi que Clavicula Nox, une composition de Therion qui fait ici office d’introduction. Dans cette partie, contrairement à ce qu’avait pu faire Epica, un réel arrangement est fait sur les morceaux pour intégrer les éléments plus Métal.

Therion: The Miskolc Experience

Au final le mélange passe très bien. Tous les morceaux n’ont pas le même attrait ceci dit. Dvorak et Verdi sont tous deux extrêmement rythmés, puissants, tandis que les passages de Rienzi de Wagner comportent de longs passages de solistes masculins, qui au final font un peu une coupure entre les deux. Et puis bon, des bouts d’opéra comme ça sans ce qu’il y a autour (bah oui c’est quand même une histoire à la base) quand on ne connait pas bien l’original, ce n’est pas génial.

Therion: The Miskolc ExperienceOn notera la présence de Lori Lewis, la chanteuse de Therion sur la tournée Gothic Kabalah, qui montre encore une fois a quel point elle a de la technique et une sacré voix. Oh elle n’est certes pas aussi mignonne que Simone Simons, mais vocalement parlant, la rousse ne lui arrive même pas à la cheville.  Les autres solistes font par contre partie de l’orchestre hongrois. Bien évidemment, la qualité est au rendez vous. Par conter, cette partie n’est pas la meilleure en DVD. En effet, l’introduction est relativement longue et lente. Ça redevient intéressant pour Dvorak, mais certains passages (notamment dans Rienzi) sont plutôt long et peu intéressants. Ce n’est pas forcément très dynamique du coup (solistes statiques etc …). Cependant ce n’est pas non plus désagréable mais je doute que vous regardiez souvent cette partie.

La deuxième partie n’est autre que la partie Therion Songs. Le choix des morceaux peut un peu surprendre. En effet, ce ne sont pas forcement les plus connues ou les meilleures à mon avis. On retrouve cependant les grands succès de Lemuria /Sirius B et bien sur l’indétrônable Rise of Sodom and Gommorah. La partie commence d’ailleurs avec le détonnant Blood of Kingu, chanté par le très charismatique Mats Leven qui est l’un des meilleurs chanteurs de la sphère Métal à mon avis. Bon, afin de ne pas « choquer » le public, tous sont en costard ou en robes de soirée, ça fait un peu bizarre mais ça rend plutôt bien.  Seul bémol, il n’y a ni Snowy Shaw ni Katarina Lilja (les deux autres chanteurs sur la tournée Gothic Kabbalah).  Cette absence est compréhensible. En effet, la majorité des morceaux ici joués n’ont qu’un seul vocaliste masculin principal (parfois même aucun). Quant à Katarina, ce n’est pas une chanteuse lyrique. Mais bon c’est quand même regrettable.

Cette partie est donc beaucoup plus dynamique que la précédente et donc plus agréable à regarder. L’orchestre donne véritablement une dimension majestueuse aux morceaux de Therion. On voit véritablement la différence avec un groupe comme Epica. L’orchestre sait être mis en avant quand il faut et se taire quand c’est nécessaire. Certains morceaux, tel Draconian Trilogy ou encore Eternal Return n’auraient pas choqué dans la partie Classique.

Therion: The Miskolc Experience

Les bonus du DVD sont assez peu nombreux. Il y a un reportage d’une vingtaine de minutes sur le festival, les répétitions, etc. Le reportage est en anglais non sous-titré. Il est cependant relativement intéressant car il montre les coulisses du show. On trouve aussi 20 minutes du concert Therion goes Classic qui a eu lieu fin 2007. Il s’agit là de morceaux de Therion joués intégralement par l’orchestre symphonique hongrois (c’est à dire que les membres du groupe ne sont pas présents). Si cela rend très bien, comme il s’agit d’un enregistrement pour la télévision la qualité n’est donc pas des meilleures.

Enfin, d’après ce que j’ai pu lire sur le net, le DVD a un relatif mauvais son si vous n’avez qu’un son stéréo ou 2.1. En effet, contrairement à ce qui est ecrit, le DVD est en 5.1. Etant donné que c’est l’installation que nous avons, je ne peux pas dire. Mais en tout cas, ca rend vraiment très bon avec un home cinéma type 5.1.


Aye, y a des jours on lit des news qui font tellement plaisir qu’on a envie de les propager. On ne vous l’a pas caché depuis notre article sur Guitar Hero 3: on est carrément fan des simulations de musique. Y’en a à qui ça plaît pas, et d’autres à qui ça plaît. Nous, ça nous plaît plus qu’un peu, et ce qu’on aime par dessus tout, c’est en profiter pour découvrir des groupes. Je citerai par exemple Lay Down de Priestess ou plus récemment Knights of Cydonia de Muse.

Rock Band Creators

Bref, tout ça pour dire qu’en lisant un article très intéressant d’Overgame j’ai appris qu’Harmonix et MTV allaient ouvrir les vannes de la publication de morceaux à télécharger sur le Xbox Live. En d’autre termes, si leur projet arrivait à terme, n’importe quel label pourrait alors utiliser l’un des morceaux qu’il a en stock pour en faire un morceau à télécharger puis jouer sur Rock Band ! De quoi fournir donc un catalogue très varié, bien plus varié qu’actuellement, avec en plus des grosses pointures habituelles des groupes de niche.

On rêve déjà de jouer The Blood of Kingu de Therion ou Precious Jerusalem de Blind Guardian ! Miam.


Faire la critique d’un film de la licence Harry Potter n’est jamais une chose aisée. Si vous me connaissez un tant soit peu, vous savez a quel point je suis une die-hard fan de la saga. Quand je dis die-hard c’est un euphémisme. Et pourtant, il faut bien savoir bâillonner un peu la fangirl. Sinon, je pourrais vous tartiner des pages sur le fait que machin n’a pas les cheveux de la bonne couleur. Mais ça n’est pas intéressant. Donc, je suis une fan. Et j’ai été voir le sixième film avec dabYo. Le film est réalisé par David Yates qui avait réussi l’exploit de me faire aimer un film Harry Potter avec le cinquième opus: j’avais joyeusement détesté les quatre premiers.

Donc pour ceux qui ne le savent pas, nous sommes dans la sixième année d’Harry à Poudlard, où il va entre autre découvrir l’amoûûûr et les souvenirs de Voldemort (aussi appelé Voldychou dans l’intimité). Ceci dit, je vous préviens, si vous ne connaissez pas l’histoire, je risque de spoiler, donc s’il vous plaît, vous êtes prévenus.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Encore là ? Let’s go. Tout d’abord, le film est beau. Les couleurs sont belles, les décors sont beaux, l’univers prend véritablement vie avec Yates. La vision de Yates n’est peut être pas celle que j’ en avais, mais c’est la plus fidèle de toutes les visions que j’ai pu voir dans les films. L’univers de Yates est plus sombre, et tant mieux car le dernier arc de HP est relativement noir.  Des costumes aux ustensiles, un soin particulier est apporté au visuel, et j’adore. Sans parler des couleurs souvent bleutées qui rendent très bien. Les effets spéciaux sont comme d’habitude très bons, y a pas à redire.

Niveau acteur on retrouve à peu près les mêmes que d’habitude. Luna est toujours aussi parfaite, Hermione s’améliore de film en film et ne mache plus son chewingum en continue, Harry oscille entre le très bon et le mauvais. Il faut dire qu’une bonne partie du film est centrée sur les amours de nos jeunes héros, et que niveau émotion Daniel Radcliff en fait à peu près ressentir autant qu’une cuillère à café. Ceci dit, lors d’autres passages plus joyeux -je pense au passage avec Felix- il est très bon, voir même très drôle. J’ai trouvé Malfoy très mauvais, comme dans tous les films. Ceci dit, mon avis ne semble pas partagé et beaucoup l’ont aimé. Pour ma part, je trouve qu’il ne fait pas du tout ressortir tout le coté double face du personnage, ni le dilemme qui l’occupe.  Bien évidemment, la palme revient au toujours parfait Rogue joué par Alan Rickman, et à Bellatrix totalement barrée jouée par Helena Bonham Carter. Dans l’ensemble cependant, le jeu est correct.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Devinette: qui a été remplacé par un épouvantail ?

Niveau script, bien évidemment de nombreuses libertés ont été prises avec le livre. C’est normal. Les fans pourront bien entendu vous faire le jeu des 7 différences et croyez moi ça serait gros. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une adaptation et non d’une transposition. Alors certes Dumbledore vient chercher Harry dans le métro et pas chez les Dudley,certes, le terrier n’est pas attaqué dans le bouquin, mais bon, dans l’ensemble la plupart des changements sont pour moi justifiés. Il y en a quelque uns qui me restent cependant en travers de la gorge.

Alors oui le nombre de souvenirs de Voldemort ont été réduit à leur strict minimum. Ils n’ont gardé que ceux qui servaient à cet opus. Je me demande donc comment ils vont faire pour le 7. Cependant, on sait que le prochain épisode débuterait à Poudlard, donc possible que les souvenirs manquants seraient dévoilés à ce moment là, ou de manière condensée. Le septième film fera 5h donc il y aurait de la place. De plus, mettre des souvenirs qui interfèrent avec un prochain film risque d’embrouiller le spectateur: qui n’ayant pas lu les livres s’en rappelerait ? Personne.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé: Bellatrix et Rogue

Ensuite, il y a le problème du Prince du Sang-Mêlé. On en parle deux ou trois fois, à tout casser. Mais c’est le strict minimum et ça n’occupe pas une réellement importance  dans le film. Ils auraient mieux fait de changer le titre du film, mais je suppose qu’ils n’avaient pas le droit. Du coup la révélation sur l’identité du prince devient un peu un cheveux sur la soupe. Enfin, ça reste mon avis personnel car dabYo ne le partage pas réellement. Dans les autres éléments manquants qui me gène, je suis obligé de rappeller qu’ il n’y a pas la bataille finale dans Poudlard ! La fin perd donc tout son coté épique et dangereux. C’est un peu dommage car un final apocalyptique aurait rendu du plus bel effet.

L’enterrement de Dumbledore est aussi passé sous silence, mais apparemment ce serait la scène d’ouverture du 7. En soit si cela se confirme, ce choix peut être compris. Il n’y aura en effet pas le mariage de Bill et Fleur selon toute vraisemblance. L’enterrement du directeur serait donc une manière idéale d’introduire son testament, et pourquoi pas, il va peut être léguer ses souvenirs à Harry.

Baisé dans Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

A part ces point, je dois dire que je suis assez satisfaite du film. Comme nous avait prévenu Barti, les histoire de cœur prennent une bonne partie de l’histoire. Bon, on pouvait s’y attendre c’est pareil dans le livre. Néanmoins, ça a le mérite d’être drôle assez souvent finalement, contrairement au livre où les situations de quiproquo ne prennent vraiment pas.  La première partie du film est assez legère, on enchaîne de nombreuses scènes assez cocasses. J’ai eu un peu de mal à accepter les sous-entendus douteux, qui pour moi n’ont pas leur place dans un Harry Potter. Je pense à la scène du lacet ou encore le vous l’avez fait de Ron. J’ai trouvé ça dommage, mais bon.

De plus, je suis perplexe sur Dumbledore qui fait un peu out-of-character en demandant à Harry de se raser ou lui posant des questions sur sa vie sentimentale. Qu’on ne respecte pas les détails du livre : ok, mais qu’on ne respecte pas le caractère des personnages, je digère moins. D’ailleurs, certains passages essaient d’évoquer des détails du livres tellement vite qu’on se demande s’il était nécessaire de les évoquer. Je pense notamment au passage concernant les examens.

Luna Lovegood dans Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Luna Lovegood dans toute sa splendeur !

Le film s’assombrit petit à petit, jusqu’au final, qui malheureusement n’est pas aussi puissant qu’on aurait pu l’attendre. Et ils ont coupé la scène que j’attendais. Le don’t call me coward a disparu… Bref, on est loin de la plus ou moins apotéose de la fin du cinquième film, dommage, car le départ annonçait un gros travail à ce niveau là. Finalement, par rapport à la qualité de la chasse dans la grotte, le final fait tâche. Sauf le générique, superbe.

Et vous ?


Blood The Last Vampire de Chris Nahon

dabYo dans Critiques, Films le 18 juillet 2009, avec 11 commentaires
Critiques

Y a des jours on est chanceux. Y’en a d’autres, on gagne des places pour Blood: The Last Vampire. Certains pourraient croire que les deux ne sont pas incompatibles, voir même que l’un sous entend le second. Que nenni ! Ils le pensent simplement parce qu’ils ne sont pas allé au cinéma voir le film. Car oui, disons le tout de suite et arrêtons directement le suspens: Blood est le film le plus pourri que je n’ai jamais vu. Synopsis.

Blood The Last Vampire

Alors si j’ai bien compris, les démons sont dans notre monde depuis la nuit des temps et nous veulent du mal ou un truc comme ça. Ils font face à une société secrète humaine qui leur livre bataille depuis des siècles, sinon on serait tous morts en fait. Pour cela, ils utilisent des tueurs, et l’un d’entre eux, enfin, Le tueur, même, est une jeune fille. Bien entendu, pour casser tout le suspens et pour m’assurer que vous n’irez pas voir cette bouse, cette chasseuse est comme vous vous en doutez, une humaine mi démone. Elle est aussi la fille de la reine des démons, celle qui a tué son père. Bien entendu, si nous on a pu le deviner depuis le début du film, la fille ne le sait pas. Sinon on ne pourrait pas y caser une scène de révélation. Bref, bienvenue à cliché-land.

Dès les premières minutes du film, une sorte de texte défilant, la daube se sent comme jamais. On se demande si on s’est trompé de salle, ou s’il y a un malentendu. Mais non, le logo du film est là pour nous le rappeler. Bref, c’est partie avec une jeune fille habillée en écolière qui égorge un ou deux humains dans une scène de train super mal foutue, avec du sang qui gicle de tous les côtés. Enfin, sang c’est vite dit. Pour faire baisser le prix de la réalisation, les japonais ont décidé de faire un partenariat avec Kit Kat Ball. Résultat, à chaque effervescence de sang, vous verrez des grosses boules se démultiplier dans tout l’écran. Réalisme me voici.

Blood The Last Vampire

D'un autre côté tuer des démons dans la rue n'est pas très réaliste...

Bon je passerai sur la suite du scénario, la demoiselle est envoyée en mission top secrète où elle doit tuer deux démons qui se sont inflitrés parmis les élèves d’une école. Donc bien sûr, le costume d’écolière est par la même justifié. On a le droit à un simili d’intégration, mais pas d’inquiètude, la demoiselle trouve très vite les deux démons, les zigouille vite fait bien fait et part. Sauf que voilà, il y avait une cruche sur les lieux du crime, qui est la fille du militaire en charge de la section, blabla. Comme vous vous en douter, on va avoir droit à des scènes niaises entre la démone-qui-s’assume-pas et la fille cruche, qui va lui dire de surtout jamais douter d’elle même, tussa.

Puis ils partent, ils se font attaquer par des démons dans la rue, les Kit Kat Balls giclent de ci et de là. On a le droit à un flashback sur le parrain de la chasseuse qui s’est fait couper les deux mains (super effet de Kit Kat Ball à ce moment, le meilleur passage du film) d’ailleurs, puis vient la confrontation finale avec Onimachinchose. On a le droit à la scène « je suis ta maman » puis la chasseuse la tue. Fin de l’histoire. Ah oui, Onimachinchose c’est la démone surpuissante.

Blood The Last Vampire

Un combat final à vous couper le souffle tant la paille semble réaliste

Bon, je vous ai bien tout raconter, donc vous êtes bien spoilés et vous n’avez plus aucune raison d’aller voir le film. Et là vous me devez une fière chandelle, car vous auriez eu l’air aussi fin que les autres spectateurs qui avaient payé minimum 3€ pour aller voir le film. Car ce dernier, niveau rapport qualité prix, est proche des toilettes publiques payantes, c’est dire.

Bon, je parle, je parle, je ne fais que critiquer, mais il y avait quand même quelques points positifs hein. D’abord la salle était agréable, et enfin, le générique a été accueilli avec soulagement. L’autre vrai point fort du film, c’est qu’il ne dure qu’une heure trente. Vous avez le temps de vous ennuyer oui, mais pas à mourir. D’autant que le film sait manier l’humour avec efficacité (Kit Kat Balls, dialogues caricaturés… Ok ce n’est pas volontaire, et alors ?). Sinon, le scénario est nul, les acteurs sont nuls, la réalisation est nulle, les effets spéciaux sont nuls.

Bref, finalement, même gratuit, ça valait pas le coup. Désolé à mili-chan et à ehani à qui l’on a fait gagner deux places, j’espère que vous n’avez pas pu y aller.

Kit Kat Balls dans Blood The Last Vampire

Bonus: Le film s’appelle Blood The Last Vampire. Mais il n’y a aucun vampire. Fun non ?