Fréquentation d’if is Dead en Mai 2009

dabYo dans if is Dead le 5 juin 2009, avec 9 commentaires
if is Dead

Comme promis le mois dernier, me voilà de retour avec des chiffres surgonflés réalistes qui vont vous permettre de vous faire une idée sur à quel point if is Dead est visité ! Enfin non, ça vous vous en foutez je pense, et à dire vrai on s’en fou un peu nous aussi. Le plus drôle c’est quand même les mots clefs qui ont rammenés des visiteurs depuis Google. Mais il faut souffrir pour être belle, et donc vous allez souffrir pour avoir votre récompenses.

Déjà on va commencer par s’auto-congratuler: en mai nous avons publié 19 articles au total, et pas que des critiques de livres. Ce qui veut d’abord dire qu’on a réussi à pondre plus d’un article tous les deux jours, et en plus à se diversifier quelque peu ! On remercie par là même aka oni qui chronique de temps à autre, avec notamment ce mois ci la critique de Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway. et le test de Dynasty Warriors Strikefroce.

frequentation_if_is_dead_mai.jpg

Passons maintenant à la répartition de nos visiteurs, qui ont été un peu plus nombreux en ce mois de mai avec une petite progression de 15%. Alors que les moteurs de recherche affichaient quasiment 74% au mois d’avril, vous êtiez ce mois ci un peu moins de 70% à venir sur if is Dead depuis Google. Une petite progression des accès direct donc, ainsi que des sites référents, ce qui fait toujours plaisir. On vous remercie d’autant plus que le buzz Twilight a repris de plus belle depuis les trois derniers jours de mai, notamment grâce à mon article sur la nouvelle affiche de New Moon. Comme quoi en plus de nous faire marrer, Twilight nous rapporte des visiteurs. Bon, ils sont inintéressants vu qu’ils viennent pomper l’image et puis s’en vont.

Concernant les sites qui nous apportent des visiteurs, il y a avant tout le blog de Serafina, et de Light Butterfly, une lectrice que vous avons enfin découvert ! Puis les habituels Céline et Kameyoko bien entendu. Blogasty, le seul digg-like que nous utilisons ne nous rapporte pas grand chose. Et enfin, Twitter sur lequel nous nous sommes inscrits. Bref, passons aux articles.

  • Notre Critique de Fascination de Stephenie Meyer cartonne toujours…  et tout le phénomène Twilight en général. Bref, comme le mois dernier quoi, à noter cependant que notre critique du film Twilight n’a reçu quasiment aucun commentaire enflammé ce mois ci. La raison est simple: les images qui y sont ne font plus partie des résultats de Google. Ceci dit, la relation sexuelle entre Bella et Edward a été vue pas moins de 350 fois dans le mois… C’est plus que les 200 affichages de l’affiche du film. Bref.
  • Aussi étonnant que cela puisse être, la Critique du Corps Exquis de Poppy Z. Brite qu’avait fait Serafina il y a de ça quelques mois déjà a été la cible de nombreux liens sur des blogs divers et variés. Surtout variés en fait. D’un autre côté vu le sujet du livre, faut pas s’en étonner. Mais ça fait toujours plaisir de voir des lisez cette très bonne critique.
  • La présentation faite par aka oni de Voyage au bout de la nuit de Céline. séduit toujours autant de lecteurs… en quête d’une critique à recopier pour leur exposé ou je ne sais quoi. Il suffit d’ailleurs de lire le dernier commentaire poster pour le remercier. Quelle bonté d’âmes fais tu !
  • Puis viennent pèle mèle quelques une de nos critiques littéraires avec la critique de Millénium de Stieg Larsson ainsi que celle de Je suis une Légende.

Bon on s’arrête là car il y a de nombreux faux résultats encore une fois. Notre critique du film la Vague est toujours aussi populaire grâce à son logo, et quelques uns de nos guides font toujours le bonheur des chercheurs googliens. Entre autre, Guide pour choisir son disque dûr externe, liste de bouquinistes Fantasy / Science-Fiction à Paris et l’aide à l’installation d’Eclipse pour programmer en Java sous Windows. Allez, passons aux mots-clefs !

Sex entre Anita Blake et Jean Claude

Ok, on savait que les fanes de Twilight (car elles sont en grande majorité) étaient très intéressée d’une possible relation sexuelle (et une vidéo tant qu’à faire) entre Edward et Bella. Ce qu’on comprend aujourd’hui, c’est que les fanes d’Anita Blake se demandent aussi à partir de quand elle couchera avec Jean Claude. D’ailleurs, est ce que quelqu’un sait ce qui se passe dans le tome 6 entre Jean Claude et Anita Blake ? Car il semblerait qu’une personne soit très intéressée !

Je vous rassure, nous n’avons pas que des personnes qui recherchent du cul entre leurs héros favoris, des gens sérieux viennent aussi sur iiD via Google:

  • pourquoi twilight est à chier – Ah ah, j’espère qu’on t’a aidé à comprendre !
  • bisounours version metal
  • zoophilie législation – Et oui, nul ne doit ignorer la loi !
  • se faire payer – Ok, mais pour quel service ?
  • qu’est ce qu’un punk croisé avec un bisounours ?
  • … et je veux pas le savoir

Bon allez, je crois qu’il est plus que temps de se quitter. Au mois prochain !


Le quadrille des assassins de Hervé Jubert

dabYo dans Critiques, Livres le 4 juin 2009, avec 5 commentaires
Critiques

Lire un livre français est pour moi une sorte de commémoration, un rappel du jour où j’ai mis la littérature française dans la tombe, lors d’une belle longue après midi de cours de français où nous disséquions du Baudelaire. Car oui, encore une fois, je vous rappelle que je hais les gens qui font de la littérature un enfer à l’aide des cours de français enseignés au lycée. Mais soit, j’ai tout de même décidé de lire le Quadrille des Assassins, premier tome de la Trilogie de Morgenstern, écrite par Hervé Jubert, et qui est donc français.

La Quadrille des Assassins (Trilogie de Morgenstern) de Hervé Jubert

Morgenstern, ce n’est pas un monde ou un univers, mais une personne d’un certain âge avancé dont les caractéristiques à noter sont d’être rousse, et d’être sorcière. Elle habite Paris et travaille à la section des meurtres de la police. Une section qui est proche de la disparition depuis l’instauration de sondes qui permettent de faire des fiches sur toute la population et de retrouver un criminel en moins de deux. Mais voilà, il existe plusieurs endroits où ces sondes sont interdites, ces endroits s’appellent les villes historiques. Ce sont des villes reconstruites à l’identique d’une époque, et c’est dans le Londres des années victorienne qu’une fille a été retrouvée éventrée…

Annoncé comme cela, on pourrait penser à un Polar couplé à un titre de Fantasy, et c’est vrai que c’est plus ou moins le cas. Notre sorcière, accompagnée d’un jeune home qui souhaite devenir inspecteur va enquêter à plusieurs reprises sur des meurtres perpétués dans les différentes villes historiques. Il y a en tout quatre mini enquêtes pour un seul livre de quatre cent pages. On est donc loin d’une trame de Polar classique, et aussi loin d’une même complexité pour toutes les petites enquêtes…

Mais avant de continuer, il faudrait classifier ce livre assez atypique, car si l’on a l’impression qu’il se passe dans le passé à cause de la jeune naissance des voitures, il n’en est rien puisque nous sommes dans le domaine de la Science Fiction. Son côté très machine à vapeur en font un livre de Steampunk, et les pouvoirs de Morgenstern le font entrer dans la case Fantastique… Fort hein ?

Heureusement, la plume d’Hervé Jubert est agréable à lire et on comprend vite pourquoi le titre avait précédemment été édité aux éditions enfants. Malheureusement, j’ai l’impression qu’il n’est taillé ni pour le monde des enfants, ni pour celui des adultes. Le livre est bien trop candide, et trop peu à la foi. Le style d’écriture est à la foi simple et compliqué. Bref, j’avais l’impression de lire un livre qui essaie de jouer sur deux terrains trop éloignés. SI c’est volontaire bien sûr…

La Quadrille des Assassins (Trilogie de Morgenstern) de Hervé Jubert

Ceci dit, le livre est tout de même prenant, et bon. Certes, on est loin des récits haletant qu’on peut retrouver dans des enquêtes, tout du moins je n’en ai rien ressenti. Serafina qui l’avait lu avant moi avait au contraire adoré. Donc je suppose qu’il s’agit uniquement là de points de vue différents. Hervé Jubert ne tombe pas dans le stéréotype et nous présente à la foi un univers original et travaillé, mais aussi une trame principale assez inédite.

L’humour, bien que simple, est relativement présent et si il ne vous fera pas hurler de rire, il n’est pas désagréable. Contrairement à un Robots de Asimov, les piques que s’envoient les deux enquêteurs ne portent pas réellement sur les nerfs. Bref, en soi je ne vois pas de défaut au livre, il est bien, beau, et propre.

Et c’est peut être là où le bas blesse. Comme pour Mercy Thompson, j’ai eu l’impression de lire une recette de cuisine suivie à la lettre plutôt qu’un titre réellement personnel… De plus, j’ai mis un bon mois pour le lire, alors qu’il ne compte que quatre cents pages. Bizarre non ? J’ai aussi mis un mois à me décider d’écrire cette critique. Pourquoi ?

Bref, un livre correct, mais qui n’est pas à lire obligatoirement pour autant. Sauf si vous voulez lire de bons livres français.


Trailer officiel de New Moon (Twilight) !

dabYo dans Actualités, Films le 2 juin 2009, avec 10 commentaires
Actualités

Aujourd’hui, alors que je trainais sur Twitter pour perdre mon précieux temps, j’ai eu la chance de voir New Moon apparaître dans les Trending Topics ! Quoi je vous ai déjà fait le coup ? Ah oui, avec l’affiche trop sexy de New Moon ! Je m’en rappelle maintenant ! Nan en fait, je m’en rappelle tous les jours: on a plus de cinquante visiteurs chaque jour qui viennent juste pour la voir… Elles (ils ?) doivent d’ailleurs être à chaque fois déçu de tomber sur un blog qui descend la série en flèche… Enfin bref, combien va t’il y en avoir pour le premier trailer officiel du film ? Attention, groupies d’Edward, retenez votre souffle car on le voit torse nu !

Nan en fait, on voit uniquement Jacob torse nu. Car ouais, Edward a décidé de laisser Bella toute seule comme nous l’apprend admirablement bien la vidéo. Bon on sait tous qu’il va revenir mais voilà, ça fait un peu triste et faut bien des péripéties dans une histoire d’amour, surtout si on veut qu’elle soit parfaite ! Donc bref, Edward part, et le vilain méchant du premier film de Twilight revient pour manger Bella.

Et là, à notre grande surprise, l’homme torse nu (Jacob donc) se transforme en Loup ! Et oui, après avoir massacré les vampires dans le premier film, Twilight va bientôt passer les loup-garous à la guillotine. Bon, à dire vrai ils ont toujours été ridicules, eux.

Sinon, objectivement parlant la bande d’annonce est correcte non ? Enfin, pas de quoi crier un omg new moon trailer! hot hawtyy taylor lautner <3 pour autant quoi. Et vous ? A moins que vous en ayez marre que je parle de Twilight ? C’est possible, promis j’arrête !


Le bon, la brute et le truand par Sergio Leone

Serafina dans Critiques, Films le 1 juin 2009, avec 10 commentaires
Critiques

Après l’échec d’Impitoyable, il me fallait taper fort pour convertir dabYo au Westerns. Quoi de mieux que le meilleur Western de tous les temps pour cela ? C’est ainsi qu’après de nombreux messages subliminaux j’ai réussi à lui faire voir Le bon, la brute, et le truand.

Le bon, la brute et le truand (The good, the bad and the ugly en V.O.) est un film de Sergio Leone sorti en 1966, il s’agit du troisième épisode de la Trilogie du Dollar bien que chronologiquement parlant il se situe avant les deux autres. De toute manière la cohérence n’étant pas le point fort de cette magnifique trilogie, il n’y a pas réellement d’ordre pour les regarder.

Le bon la brute et le truand

Ce film se déroule donc dans l’ouest américain, durant la guerre de Secession. Comme vous vous en doutez, il y a trois héros: Tuco (le truand), Blondin (le bon) et Sentenza (la brute). Les trois sont à la rechercher d’un chargement d’or qui a été dérobé et serait enterré dans un cimetière. Tuco connaît le cimetière, Blondin la tombe, Sentenza lui ne connaît rien au départ mais est bien décidé à trouver l’or. Les deux ont donc besoin l’un de l’autre, mais ils ont aussi des comptes à régler (surtout Tuco envers Blondin en fait) ce qui amène une relation très tendue entre les deux personnages mais aussi ce qu’on appellerait dans les réseaux de Pétri un point de tangence. Si l’idée est intéressante, elle met quand même un certain temps à se révéler comme ligne directrice du film. La première partie est plus une présentation relativement longue des personnages et de leur relations.

Toujours est il que le trio fonctionne bien, très bien même. Il doit énormément aux acteurs il faut le reconnaître, et surtout à un certain Clint Eastwood qui interprète ici Blondin, un chasseur de prime arrogant, flegmatique et taciturne, bref absolument classe. Sentenza joue à merveille le saligaud méchant et sans scrupule, il s’agit d’un mercenaire, d’un professionnel et prêt à tout. Seul Tuco reste un peu en retrait, servant plus de faire valoir aux deux autres. Il faut dire que Blondin et Sentenza partageaient déjà la vedette dans l’épisode précédent (qui se déroule après !) Et pour quelques dollars de plus….

Bien évidemment, de bons acteurs, ce n’est rien sans une bonne réalisation. Et là nous n’avons pas de bonne réalisation, mais une excellente réalisation. Sergio Leone était un grand metteur en scène, ses personnages sont très fouillés, il n’y a au final aucun noir ou blanc, même Blondin qui apparaît au départ sans cœur, se révèle finalement plus sensible qu’on ne le croirait lorsqu’il visite un camp Nordiste. La guerre est un sujet important dans le film et les deux compères que sont Blondin et Tuco la trouvent stupide et sans but. La mise en scène de la guerre la rend stupide et sans but, ce qui est probablement le message que Leone voulait transmettre.

Le bon la brute et le truand

Malgré la gravité des sujets abordés,  l’humour est très présent. Nous sommes dans un western spaghetti, ne l’oublions pas.  Que cela soit l’absurdité de certaines scènes (telles que Tuco dans la baignoire, la piste des cigares, l’apothéose étant l’histoire du pont) ou encore les remarques acerbes de Blondin, le film n’a pas l’air de se prendre au sérieux. Les dialogues sont très forts, et même aujourd’hui, 40 ans plus tard, certaines répliques sont restées cultes : Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses !.

Et encore, je ne parle pas des plans ! Leone avait une manière de cadrer relativement particulière. Vous savez les gros plans sur les yeux devenus clichés des Westerns ? Eh bien on les lui doit. L’utilisation de la plongée et de la contre-plongée est très fréquente et permet de dynamiser des scènes qui pourtant sont totalement statiques. Évidemment, le clou de ce dynamisme n’est autre que la scène dite du trio. Cinq minutes de face à face totalement immobile, des plans de plus en plus courts et de plus en plus serrés, permettant d’arriver à une tension rarement atteinte depuis. Et évidemment le tout sur l’air de Il triello de Ennio Morricone, un des plus grand compositeur du XXème siècle qui signe ici l’une des B.O. les plus reconnaissables de sa carrière.

La musique d’Ennio Morricone a sans nul doute joué un très grand rôle dans le succès de ce film. Une ligne directrice originale et très facilement identifiable, déclinée en des tonalités aussi différentes que possibles pour coller soit à une course poursuite, soit à un passage d’espionnage, soit à une course effrénée parmi les tombes.

Le bon la brute et le truand

Au final, Le bon la brute et le truand est pour moi le meilleur Western, vous le savez. Si vous ne deviez en voir qu’un, voyez au moins celui ci. Laissez vous porter par la bande son, et par le flegme de Blondin. Pas d’effets spéciaux, pas de grosse action, non loin de là. Le film date de 1967 et pour faire exploser un pont, on le faisait vraiment exploser, pas de trucages numériques. Il en ressort un coté peut être désuet mais bien plus réaliste et simple qu’un film américain actuel. Même si il y a eu les moyens financiers, il ne faut pas oublier que les décors restent relativement simples, ils servent de support et c’est tout. Mais d’un autre coté nous sommes dans l’ouest américain, donc ça ne choque pas du tout. Les dialogues ne sont pas toujours synchros ce qui est du a de nombreuses raisons, mais majoritairement parce que le film fut tourné en beaucoup de langues. Anglais pour les acteurs principaux, Italien ou Espagnol pour les second rôles et sur le plateau on parlait français. Tout a donc été redoublé quelques mois plus tard.

Toujours est-il que le film fut un immense succès. Il généra plus de 25 millions de dollars, un résultat encore jamais égalé par un réalisateur européen. Le film est très régulièrement cité lors des rétrospectives les meilleurs films de tous les temps. Bref vous devez le voir.

Enfin, sachez que ce film fut une inspiration majeure, notamment pour Stephen King qui commença à écrire le premier volume de la Tour Sombre: le Pistolero après avoir vu Le bon, la brute et le truand. Enfin, ceci dit, son Roland n’arrive même pas à la cheville de Blondin.