Le magazine Khimaira lance Khimaira World

dabYo dans Actualités, Livres le 14 mai 2009, avec 4 commentaires
Actualités

Khimaira était jusqu’à présent l’une des rares publications qui traitait de l’imaginaire en général, allant de la Fantasy à la Science Fiction, en passant par les aspects littéraires, mais aussi graphiques ou évènementiels. Malheureusement, le magazine ne devait pas trouver son public et c’est fin 2008 qu’est arrivé le dernier exemplaire dans les maisons de presse. C’est aussi à cette époque là que nous avions tenté de nous abonner, pensant que le magazine allait continuer. En effet, il était tellement difficile de trouver les exemplaires, que nous rations un numéro sur deux. Alors un numéro sur deux pour une publication bi-mensuelle, ça fait vraiment pas grand-chose. Ca explique peut être aussi un manque de ventes. Bref.

Magazine KhimairaCa c’était avant. Khimaira, faute de public je suppose, est en pleine reconversion et comme de nombreuses organisations, c’est vers le web qu’elle s’est tournée. C’est ainsi que vient tout juste d’ouvrir ses portes un nouveau portail dédié à Fantasy et à la Science Fiction, Khimaira World. L’objectif est simple, passé l’ensemble de la rédaction sur des articles numérique et faire du site une sorte de webzine ultra spécifique.

Le positionnement n’est pas vraiment original, et Khimaira World va donc devoir faire face à quelques autres sites, implantés depuis un moment déjà, que sont Elbakin, Fantasy.fr, ActuSF ou bien Nosphère par exemple. A la différence près que notre nouveau venu traite de Fantasy et de Science Fiction.

En tout cas, ce que l’on peut déjà dire c’est que les articles sont toujours aussi soignés, et que l’allure générale du site fait très envie. Grâce à l’import des articles des anciens numéros directement dans le site, Khimaira World offre d’ores et déjà un large choix de dossiers, de chroniques et mêmes d’interview. Avec des couleurs sobres et une bonne intégration des images, le design est de loin, très loin, bien mieux que ceux de ses concurrents direct. Il est encore trop tôt pour se prononcer quant à la ligne éditiorale que prendra la rédaction désormais, notamment au niveau du suivi de l’actualité, qui ne semble pas être leur priorité. Les nouveautés sont en effet relégués au second rang et ne font même pas apparition sur la page d’accueil. Choix assez étonnant quand on sait à quel point le Net est instantanné.

Air du Web 2.0 oblige, vous pourrez bien entendu vous inscrire à cette nouvelle communauté, notamment pour poster vos avis sur les différentes présentations de livre. Mais il faut avouer que pour le moment, l’intérêt n’est pas vraiment là. L’utilisations de coordonnées personnelles sans la moindre trace de pseudo montre une certaine incompréhension des habitudes des internautes.

Khimaira World

Ceci dit, la chose n’est pas anodine puisqu’à côté du site informatif, deux autres entités sont lancées par l’ex-magasine, Khimaira Books et Khimaira Shop qui vous permettront de faire quelques achats et découvertes. Je n’y ai pas vraiment fait un tour très approfondi, mais l’intégration est très bien faite en tout cas.

Bref, il est de toute façon trop tôt pour donner un verdict sur ce portail. C’est dans tous les cas une bonne nouvelle puisque plus le monde Fantasy et Science Fiction se développe sur le net, plus nous y gagnions. Et sinon, par curiosité, vous allez sur quels sites du genre ?

Via Livrement sur Twitter


Riverdream de George R.R. Martin

Serafina dans Critiques, Livres le 13 mai 2009, avec 4 commentaires
Critiques

Riverdream est un des anciens romans de George R.R. Martin. Il a été publié au tout début des années 80. Mais vu le succès du Trône de Fer et puisque ce dernier a en France rattrapé la parution anglo-saxonne, il fallait bien que J’ai lu nous sorte les vieilleries du grenier. C’est ainsi qu’on se retrouve avec ce livre à la superbe couverture et vous savez ce que je pense des belles couvertures. Mais le but était probablement d’attirer les fans du Trône de Fer. Eh bien, j’ai été attirée et le post-it collé dessus me disant que c’était « un roman baroque à conseiller à tous les fans de Anne Rice » a fini de me convaincre. Bon la critique de Celine aussi. Avant de commencer, on notera que J’ai lu garde un titre en anglais… tout en ne conservant pas le titre original qui est Fevre Dream. Vous avez dit bizarre ?

Riverdream de George R R Martin

Nous sommes en 1857 et le Mississipi est en pleine effervescence. C’est la grande époque des vapeurs. Abner Marsh est capitaine. Mais un capitaine à la Martin. Il est moche, il se goinfre, il rote, il jure. Le bougre a cependant subit de nombreux revers et sa compagnie est en pleine déchéance. C’est alors que Joshua York sort de nulle part et lui propose un marché qui ne se refuse pas. Il lui donne des fonds pour construire le plus grand, le plus beau et le plus rapide des vapeurs. Seules condition: Joshua veut être Capitaine, et ne pas être dérangé pendant la journée.

Riverdream par George R R Martin

Couverture de l'édition Mnémos

Deux mondes se croisent dans le livre. Celui des mariniers tout d’abord, auquel appartient Marsh et celui des gens de la nuit auquel appartient Joshua. C’est personnellement celui des mariniers qui m’a le plus plu. On est vite pris par cette atmosphère très particulière de l’Amérique des vapeurs à l’aube de la sécession. C’est la grande époque des bals et autres fêtes dignes des Quatre filles du docteur March. Mais nous ne verrons pas cela dans le bouquin car Marshn’a pas de filles, et surtout, c’est un marinier, un vrai. Un gars qui passe des nuits dans les saloons moisis, entourés de fréquentations pas très très recommandables. C’est le monde des gens du peuple. Et puis bien sûr des mariniers, caste à part, avec son propre code d’honneur. Le livre est très immersif. Et nous donnerait presque envie de visiter la Nouvelle Orléans de l’époque, même si cette dernière est qualifiée d’égout à ciel ouvert.

D’ores et déjà je ne pense pas vous spoiler en vous disant que si J’ai lu a cité Anne Rice ce n’est pas pour rien. En effet, le livre traite en partie du vampirisme. Et Martin développe sa propre version du mythe. Et ceci d’une manière intéressante. En effet les vampires eux même ne sont pas d’accord sur leur origine. Nous aurons donc plusieurs sons de cloche, la version « rationnelle » et même « scientifique » de l’un aux superstitions de l’autre. Dans tous les cas, le mythe est ici redéfinit, et cette nouvelle définition m’a séduite. Pourtant je suis très difficile dans ce domaine, étant une grande amatrice de littérature vampirique.

On peut cependant tiquer légèrement sur le fait que étrangement les vampires vivent dans une plantation à la Nouvelle Orléans, que étrangement un des vampires est un riche aristo Français né au milieu du XVIIIème qui a été abandonné lors de sa naissance « vampirique ». Vous aussi vous avez reconnu Lestat ? Clin d’oeil ou bien inspiration mutuelle, je ne sais pas mais il est difficile de ne pas voir quelques petits « déjà vu ». Ceci dit, Martin arrive à personnaliser très rapidement ces éléments, qui au final ne gênent pas du tout.

Fevre Dream de George R.R. Martin

Le livre se lit relativement bien, malgré tout j’ai trouvé certaines péripéties pas toujours utiles. Le nombre de pages est cependant honorable et atteint les 500. Comme d’habitude avec l’auteur, aucune tendresse ni concession ne sera faite aux personnages. On n’est pas au point d’un Trône de Fer mais quand même.

Justement voilà où le bas blesse. Martin est le gars qui a écrit le Trône de Fer. Et cette saga fait partie des meilleures que j’ai pu lire. Alors forcement on en attend énormément. Mais Riverdream est une œuvre de « jeunesse » et est quand même très loin d’un Trône. Du coup on est un peu sur notre faim, car le livre a beau être bon, ce n’est pas ce que l’auteur a fait de mieux. Ceci dit, si vous aimez Martin, si vous aimez les vampires ou le XVIIIème siècle américain, vous pouvez vous lancer les yeux fermés.


Bon, je ne bois pas de Badoit, mais je viens d’apprendre que cette année le design de la Badoit pour les fêtes serait réalisé par des étudiants aux beaux arts , et je trouve l’idée sympa. Donc une 20 aine de visus ont été retenus et c’est a vous, public de choisir votre préferé (y’a aussi un jury, mais bon). Toujours est-il que meme si l’idée de faire choisir le public est devenu très commune, je trouve quand meme ca sympa. Ca donne l’impression que son avis compte, tout ca.

Et en plus, histoire d’apater le chalant, voter permet de participer a un tirage au sort pour gagner un week end a NY. C’est y pas beau. Meme si je suis sure que ca doit juste servir a récuperer des emails de masse , je vais pas raler dessus. En attendant, vous pouvez aller voir les 20 propositions de packaging badoit sur le site web de Badoit, et choisir votre petit préferé.

Bon, je suis assez perplexe sur le niveau par contre. Enfin, je veux dire, y’a rien qui m’a tapé dans l’oeil. Y’a des trucs sympas mais aucun qui ne me plaise réellement. Je trouve la bouteille au naturel déja très classe de toute manière. Mais bon, puisqu’il faut en choisir un, moi j’ai choisi celui la :

C’est le numéro 8. Je sais pas trop ce que représente le zigouigoui a droite, mais j’aime assez l’aspect trad’ de la bouteille. Quant a savoir si cela rendra une fois imprimé sur le récipient c’est une autre histoire. Mais c’est à mon goût le plus travaillé et aussi le plus près d’une ambiance de fête. Il n’est certes pas très dynamique, ce qui est dommage car le dynamisme est quand meme une des « valeurs » habituelles associées a Badoit maiiis bon.

Et vous, votre préference va auquel ? Vous aimez la Badoit ?

Article sponsorisé


On se plaint souvent des newsletters envoyées par les sites internet. C’est vrai quoi, ça pollue notre boite e-mail et souvent c’est sans intérêt. Mais voila, il arrive aussi que cela soit intéressant. Notamment quand le mail provient de Babelio. L’opération Masse Critique est de retour. Nous avions participé à la précédente édition, ce qui nous avait permis de recevoir le premier tome de La malédiction de l’anneau d’Edouard Brasey. Le principe est simple. Vous devez avoir un blog déjà, ensuite, vous choisissez dans une liste des livres qui vous intéresseraient parmis cette liste. Si vous avez de la chance, vous êtes tirés au sort, vous recevez un des livres chez vous et vous devez le lire et en faire une critique dans le mois. Vous pouvez d’ailleurs lire notre critique des Chants de la Walkyrie.

Tout simple hein ? Bon, cette fois ci je trouve qu’il n’y a pas énormément de choix. J’ai tout de même flashé sur Succubes, Tome 1 par Paturaud et Mosdi, une bande dessinée qui a l’air superbe. J’ai aussi demandé Sortilèges de Dentelle par Barry-B, pour le titre majoritairement. Pas mal de Thrillers apparemment. Bref, l’avenir nous diras si nous seront sélectionnés ! En tout cas, pour nos amis belges que cela pourrait intéresser, il faut savoir que Babelio expédie aussi en Belgique et en Suisse. Tous les détails sont aussi sur le blog du site.

Succubes rome 1 : Camilla

Et parce qu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule… C’est ainsi que hier soir je recevais un mail de Alapage m’informant qu’ils faisaient des soldes. Il me semble que c’est grâce à la nouvelle loi sur la concurrence, chaque magasin ayant droit à une semaine de soldes flottante entre les deux périodes officielles.

Donc Alapage fait des soldes. Mais vous me direz « Et alors ?« . Et alors, ils soldent aussi des livres ! Des livres neuf, et même pour être exacte des livres de Science Fiction ou de Fantasy. Alors je me suis dit « Ça pourrait intéresser nos lecteurs de le savoir » non ?

Vous trouverez donc un certain nombre de livres de SFFantasyFantastique à des prix frôlant celui de l’occasion, à en faire pâlir les bouquinistes Fantasy et Science Fiction de Paris. Le pire, c’est que là, c’est du neuf. Il y a notamment pas mal de Points et de Folio SF.  Bon, ils ne soldent pas que des livres, et vous trouverez aussi des jeux vidéo si ça vous tente. Pour la plupart des livres, ce sont des vieilles éditions, surtout pour les Pocket ou les J’ai lu dont certaines éditions peuvent avoir bien la dizaine. Donc attention pour votre collection, si vous êtes comme dabYo un maniaque. Par contre, comme les Folio SF, d’une édition à l’autre gardent le même style et les mêmes tranches, c’est du tout bon.

Ça vous intéresse ? Alors c’est par ici que cela se passe. Pour notre part nous avons choisi :

De la poussiere à la chair de Ray Bradbury Agyar - Steven brust Seul la lune le sait - Johan Heliot Engrenages - Roger Zelazny et Fred Saberhagen Les neuf princes du chaos - John Gregory Betancourt la revanche de la rose - Mickael Moorcock Elric a la fin des temps - Mickael Moorcock

Enfin, de quoi allonger notre liste déja énorme de livres à lire… et le tout pour une vingtaine d’euros. Et si vous vous êtes aussi laissé tenter, n’hésitez pas à nous dire pour quels livres !


Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki

Serafina dans Critiques, Films le 9 mai 2009, avec 9 commentaires
Critiques

Ponyo sur la falaise (崖の上のポニョ, Gake no ue no Ponyo?) c’est le dernier né du studio Ghibli. Il a été écrit et réalisé par Hayao Miyazaki qui n’est je pense plus à présenter. Malgré le nombre d’affiches que nous avons pu voir au restaurant universitaire, la sortie français fut très confidentielle, et dans le département il n’est sorti que dans une salle (d’art et d’essai : Les Lobis à Blois). Je vous avoue qu’au vu de l’affiche enfantine je n’avais pas spécialement plus envie de le voir que ca. Mais voila, j’ai gagné deux places chez Kameyoko (qu’on remercie très fort et dont vous pouvez lire la critique du film ici) pour aller voir Ponyo. On ne s’est donc pas fait prier.

Affiche française de Ponyo sur la falaise

Un petit point cela dit. Miyazaki a beau être culte pour quiconque s’intéresse à la japanim, je ne connais pas grand chose à l’oeuvre du monsieur. J’ai du voir un ou deux de ses films et je n’en garde pas un grand souvenir. Vous ne trouverez donc pas ici de comparaison avec ses précédents œuvres.

Ponyo sur la falaise c’est l’histoire d’une petite fille poisson rouge, découverte par un petit garçon, Sosuke, qui habite sur une falaise au bord de la mer et qui ne tarde pas à s’attacher au petit poisson. Inutile de vous en dire plus et de toute manière le scénario n’est pas le plus important. Le premier point à noter dans ce film c’est qu’il est totalement réalisé de manière traditionnelle. Alors que la 3D a quasiment enfoncé dans le tombeau le dessin animé traditionnel, ce film navigue à contre-courant. Tout est « à l’ancienne », Cellulos et arrière plans peints. Cela a un certain charme à n’en pas douter. Mais si vous recherchez la prouesse technique et les derniers rendus 3D vous pouvez passer. Pour ma part, je reste une fervente partisante de la 2D, je ne pouvais donc qu’apprécier.

Course poursuite Ponyo sur la falaise

De plus, il n’y a pas à dire, le niveau de l’animation est excellent. Des scènes comme la course de Ponyo sur les vagues ou bien les scènes de conduite de la maman de Sosuke montrent le grand savoir faire du studio. C’est fluide, c’est vif, c’est vivant. Et ça, la 3D est loin de l’avoir atteint. -ouais je passe pour une vieille aigrie je sais, mais chut-.

Par contre ce coté « à l’ancienne » est aussi présent sur le style du dessin. Clairement les personnages font très « années 80 ». Ca peut un peu choquer au départ, et j’avoue que je ne suis pas vraiment fane du style graphique. De plus le charadesign n’est pas spécialement original, mention du mauvais goût à celui du sorcier qui me fait penser à Johnny Depp maquillé pour la gay pride. Ceci dit, c’est un détail car au final le film nous fait vite oublier cela.

Méchant de Ponyo sur la falaise

Les personnages de Sosuke ou Ponyo sont attachants, et toute la première partie du film est géniale. C’est mignon, c’est enfantin, oui. Mais c’est terriblement bien foutu et on y succombe. Ponyo nous fait sourire, nous surprend ou même nous émeut. C’est un très joli film, plein de bons sentiments oui, mais des fois ça fait du bien de tomber sur un gentil film totalement niais. J’ai pu lire ce commentaire à propos du film et je suis relativement d’accord. C’est niais. Mais ce n’est pas une insulte dans ma bouche, car des fois la niaiserie a du bon. Ponyo et Sosuke sont très émouvants, et ont réussi à me foutre les larmes aux yeux à plusieurs moments du film. Même en étant un peu réticent au départ, je me suis laissée prendre rapidement à cette histoire.

Le seul gros problème c’est la deuxième partie. Un pseudo scénar catapulté (Ponyo a libéré des pouvoirs et le chaos va régner sur le monde !), des péripéties qui n’en terminent pas, des personnages sortis de nulle part, des scènes qu’on se demande à quoi ca sert. Un « méchant » qui nous sort un discours super convenu sur la méchanceté des hommes. Ok c’est pour les enfants, mais nul moyen d’utiliser un marteau piqueur, et ce plusieurs fois dans le film. Surtout qu’à coté, le méchant parle d’ADN et autres, ce à quoi les plus petits ne capteront évidemment rien. Il faut choisir… Soit on fait un discours « dédié aux petits », auquel cas, ok pour l’utilisation du marteau piqueur, mais dans ce cas on zappe l’ADN. Soit on dédie le film plus « à toute la famille » et auquel cas le marteau piqueur risque d’ennuyer les plus grands. Mais bon.

Les soeurs de Ponyo dans Ponyo sur la falaise

En fait, j’ai trouvé la deuxième partie, celle qui comporte un scénar autre que l’amour entre Sosuke et Ponyo totalement ratée par rapport à la première. La magie n’est plus aussi présente, et le coté engagé gâche beaucoup. Je l’ai trouvé relativement trop long aussi. C’est fort dommage, car vous n’êtes pas sans ignorer que c’est souvent la dernière impression qui l’emporte. J’aurais préféré que le film s’arrête après la tempête, ce centrant seulement sur l’histoire entre Ponyo et Sosuke.

Au final Ponyo sur la falaise est probablement un bon film pour les petits, mais un mauvais film pour toute la famille. Là ou d’autres studios ont réussi à faire des films pour enfants à plusieurs niveaux de lecture afin de plaire aussi aux parents, ici Ghibli pèche pour les plus grands.


Après avoir fait plusieurs rapides incursions dans le monde de la Fantasy à stéréotypes avec la Compagnie de la Foudre et Rhapsody, il fallait bien que je me reconcillie avec l’un de mes genres préférés. Pour cela, quoi de mieux qu’un grand classique qui ne déçoit pas ? Rien. C’est donc avec un certain entousiasme que je me suis penché sur mon premier Roger Zelazny: les neuf princes d’Ambres. Synopsis ?

Les Neuf Princes d'Ambre

On ne peut pas dire que la couverture Française soit très explicite...

Quand notre héros se réveille, il ne sait rien de lui et c’est le grand trou noir. Sa tête lui fait mal, son esprit est engourdi, et c’est avec peine qu’il commence à avoir la certitude que les employés de l’hôpital ne le droguent pas pour le soigner, mais bien pour le garder en captivité. Fort de ce sentiment, notre héros va s’échaper après avoir pris le temps de s’armer dans le bureau du directeur, et de lui avoir extorqué de l’argent. 500 dollars à peine, mais assez pour rejoindre l’adresse où se trouverait sa soeur. Commence alors une quête pour retrouver son identité, et comprendre pourquoi sa famille le tiendrait en captiviter dans une clinique, shooté aux médicaments.

Okay, dit comme ça, mon synopsis a l’air totalement téléscopé et on a bien l’impression que je passe très vite du coq à l’âne sans rien expliquer. Pire encore, quel rapport avec la Fantasy ? Le problème, c’est qu’en dire d’avantage dévoile tout de même une partie de l’intérêt de ce petit livre de deux cents pages, introduction à un univers vaste et fouillé qu’a créé Roger Zelazny. Le bon côté, c’est qu’il reflète bien ce qu’est le style de l’auteur, un style direct qui n’y va pas par quatre chemin et qui n’est pas bourré de descriptions infiniment inutiles et bourrantes. Non, Zelazny va toujours droit au but et lire le premier tome du Cycle des Princes d’Ambre c’est un peu comme faire un marathon.

Les Neuf Princes d'Ambre

D'un autre côté, vu la couverture américaine...

Fatiguant et épuisant, les évènements s’enchaînent les uns après les autres sans que l’on ait jamais le temps de souffler, de reprendre ses esprits. Dans un livre classique de Fantasy, il y a toujours des phases qui permettent au lecteur de se remettre des évènements. Que ce soient des phases d’apprentissage, ou bien de découverte de nouveaux personnages, de pleurs, de décepetion, etc. Là non, Zelazny nous prend à contre pied et nous balance ça et là directement en plein feu de l’action. Les informations sont balancées les unes après les autres, directement à engranger, voir ingurgiter, et l’auteur ne prend pas la peine pour cela de faire traverser à son héros une sorte de quête initiatique.

C’est même tout le contraire, comme si Harry Potter après avoir découvert qu’il était sorcier se lançait tout de suite dans la pourchasse de Voldemort. Aucune phase d’apprentissage, rien, mais on en redemande ! Qu’est ce que ça fait du bien de lire de la Fantasy décomplexée où le héros peut tout de suite partir casser du méchant, tout en étant crédible bien entendu. Enfin, il ne va pas casser du méchant, mais c’est l’idée qui compte: le héros de Zelazny, qui s’appelle Corwin comme on l’apprend très vite, ne va pas avoir à passer par d’éternelles lenteurs scénaristiques pour arriver dans le vif du sujet. Bien entendu, Zelazny utilise des ficelles, mais des ficelles très bien cachées, très rapides et avant tout originales.

Les Neuf Princes d'Ambre

Oui, vu les couvertures américaines, on a vraiment pas de quoi se plaindre !

Passé cette singularité dans le style, l’auteur nous présente aussi un univers qui tient la route, et qui se révèle être passionant. Bien que l’on n’ait pas le droit à une introduction en bonne et dûe forme, on découvre peu à peu les éléments à prendre en compte, et il faut dire qu’il y en a. Les neuf princes d’Ambre est un roman dont l’univers est grandement basé sur un jeu de cartes, et une fois le principe acquis, le lecteur commence à comprendre toutes les subtilités que cela implique.

Aucun défaut alors ? Honnêtement, à part une découpe plus que mauvaise, ce premier tome du Cycle des Princes d’Ambre est vraiment excellent. Dommage cependant qu’il ne dure que quelques deux cents pages, car bien que cela fasse une parfaite introduction, on reste tout de même sur sa faim… Je ne tarderai pas à ouvrir le deuxième volume, dès que j’en aurai terminé avec le premier tome de la trilogie de Morgenstern.


Fréquentation d’if is Dead en Avril 2009

dabYo dans if is Dead le 7 mai 2009, avec 12 commentaires
if is Dead

A force de voir Kameyoko nous présenter les statistiques de Fant’Asie chaque mois, nous avons fini par nous demander pourquoi pas nous ? Hm, après tout, si on vous avait déjà parlé du buzz de Twilight, on ne vous avait jamais montré grand chose de plus du côté fréquentation pour if is Dead. Faut dire, c’est pas folichon non plus. La faute à une tenue éditoriale allant de l’article par jour à l’article par semaine peut être ? Hm, ouais, peut être. D’un autre côté, comme on ne fait pas le blog pour faire exploser l’audience, sans quoi on aurait sûrement choisi d’autres sujets, c’est vraiment pas la mort.

Alors qui y a t’il au menu de ces statistiques d’avril ? Hm, d’abord une petite regression de 10% sur l’ensemble Visiteurs / Visites / Pages Vues. A celà une réponse simple: nous ne figurons plus sur Google pour la requête Twilight. Heureusement, on reste en progression par rapport au mois de Février. Les moteurs de recherches restent la plus grosse source de traffic et représentent à eux seuls 73% des visiteurs. Certains viennent depuis Google en tappant if is Dead, mais la majorité sont bel et bien des visiteurs de passage qui ne viennent que pour lire un article rapidement, quand on a de la chance, ou prendre une image, dans le pire des cas.

Fréquentation d'if is Dead en Avril

Bref, on est donc loin de la haute fréquentation, 15% seulement des visiteurs venant directement sur if is Dead. Le reste provient avant tout du blog de Serafina, et de Light Butterfly, une lectrice que nous souhaiterions bien connaître tient. On retrouve aussi Lyly, Céline et Kameyoko bien entendu. Blogasty, le seul digg-like que nous utilisons, ne nous a finalement pas apporté grand chose. D’un autre côté, vu le temps qu’on passe pour y soumettre nos articles (environ 30 secondes), ce n’est pas très étonnant.

Bon ok, ça c’était pour les visiteurs entrant, maintenant passons aux différents articles du mois.

Bref, comme on peut le constater, beaucoup d’articles ne sont populaires qu’à cause de Google, et c’est bien dommage. Aucune façon pour nous de savoir si les articles ont été lus, ou bien si ils ont plu. Faudrait vraiment qu’on fasse en sorte de garder ces visiteurs là, hm. En tout cas, il semblerait que note Guide pour choisir son disque dûr externe et notre liste de bouquinistes Fantasy / Science-Fiction à Paris remportent un grand succès.

Belle et Edward, relation sexuelle

On va pas se quitter là dessus, mais sur les mots clef loufoques qui mènent à iiD, car il y en a pas mal on dirait. Si Twilight et Vampire sont les best-sellers, on a notamment:

  • les scenes de une legende sa fait peur
  • club de guitare a romorantin
  • mauvaise critique twilight – lui il a dû être bien servi !
  • bella edward twilight peuvent ils faire l’amour – ma foi je sais pas
  • affiche de film connu avec une voiture us dessus – et avec ça ?
  • sex gay tokio hotel
  • … Ok ce dernier m’a tuer.

Allé hop, rendez vous au mois prochain pour un article tout aussi inintéressant !


Dynasty Warriors Strikeforce sur PSP

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 6 mai 2009, avec 6 commentaires
Critiques

Je vous parlais il y a peu de la ressemblance entre le film de John Woo, les Trois Royaumes, avec le jeu Dynasty Warriors, qui porte donc sur la même période. Comme Koei fait bien les choses, est sorti il y a peu le nouvel opus de la série sur PlayStation Portable: Dynasty Warriors Strikeforce, qui est en fait le portage sur PSP de l’opus DW 6 de la PS3. Autant vous le dire, le jeu change totalement par rapport aux précédents épisodes. Et pas qu’en bien. On rappelera juste avant de commencer que DW est un Beat Them’ All pur jus à la base.

Logo de Dynasty Warriors Strikeforce

Tout d’abord, ce qui saute aux yeux, c’est que tous les personnages ont été relookés. Le style est résolument plus manga qu’avant et la ressemblance avec les précédents designs est très mince, voire inexistante. Les armes, et par conséquent le style de combat, ont également changé (pour la grande majorité des personnages). Adieu donc les bonnes vieilles Tonfas de Sun Ce ou le légendaire Brûleur de Ciel de ce bon vieux Lu Bü, et bonjour aux armes franchement laides et disproportionnées du type « je porte un immeuble sur mon dos » de Wei Yan ou de Xiahou Dun… Bon, toutes ne sont pas laides, mais je trouve de toute manière que les personnages ne ressemblent plus à rien. C’est mon avis, mais franchement, devant le tank humain qu’est devenu Cao Ren… Certains sont carrément grotesques. Néanmoins, au niveau graphismes, le jeu est clairement amélioré, ça ne fait aucun doute. Un gros boulot sur les décors, les mouvements… Un bon point à noter.

Dynasty Warriors Strikeforce : Zhang Fei

Côté jouabilité, je vous avoue que j’ai pleuré. Adieu, combos dévastateurs, coups diversifiés et explosions de lumière ; vous avez droit à deux sortes de coups différents : taper bêtement ou faire une charge lente et un peu plus forte. Bon, il y a plus de coups aériens, mais franchement les possibilités de combos n’existent quasiment plus. Volonté de simplification ? Réussie, alors, mais un peu trop, parce que lassant à l’extrême… À l’inverse, ce sont des combats aériens qu’il vous faudra mener la plupart du temps contre les officiers, et on découvre alors que si nos bons vieux héros ont perdu leurs combos, ils ont gagné des mini réacteurs sous les sandales de paille… Parce qu’il vous faudra ne combattre quasiment que dans les airs pour vaincre lesdits officiers. Ne vous en faites pas, vous pouvez y rester trois heures. Le problème est que le personnage est alors très difficilement maîtrisable…

En parlant de jouabilité, il me faut vous parler du mode Furie, qui vous permet, lorsque votre jauge Musou est pleine, de vous transformer en gros bourrin (et vous pourrez alors déclencher l’attaque Musou). Ah, une nouveauté ! À saluer en tant que telle. Elle vous permettra de voir votre héros se transformer en super sayen. Bon délire niveau graphique, assez amusant, et qui vous permettra de… frapper un peu plus fort, sauter plus haut, aller plus vite. Aucun nouveau mouvement, hélas.

Dynasty Warriors Strikeforce: Wei Yan

Avec son nouveau hochet tout beau, Wei Yan a prévu de se reconvertir dans le Baby-sitting !

Un mode furie néanmoins vital. Parce que Koei a légèrement pété un plomb niveau difficulté… Il n’y a guère que le mode chaos d’antan qui me rappelle une telle difficulté. Bon, un peu moins tout de même, mais pas réglable, hélas. Adieu également aux fantastiques envolées de centaines d’ennemis. On se bat à présent contre quatre ou cinq soldats résistants comme du béton armé, ou des officiers franchement déjantés qui vous feront bouffer votre PSP. Comptez en plus parfois avec des boss abjects : les chimères, en gros, des énormes monstres de vingt mètres de haut avec une barre de vie juste immense et des attaques légèrement dévastatrices. Personnellement, j’ai les tendons défoncés à force d’appuyer à la fois sur le bouton d’attaque, de lock, et d’objets de soin (que vous ne trouverez plus sur le terrain mais que vous pourrez acheter en ville).

Par contre, les ennemis sont très variés, tous trop puissants, mais très diversifiés ; entre les machines de guerre à lances, à piques, à flammes, les canons, les balistes, les tigres, les loups, les différents soldats, les faucons, les catapultes et les immondes toupies de sabre, il y a un vrai effort, et pareil sur les terrains ; non seulement ils sont beaux, mais il vous faudra souvent sauter dans tous les sens pour ne pas vous noyer ou pour accéder à une autre zone.

Dynasty Warriors Strikeforce: Fei Zhang.jpg

Yes, j'ai battu Sangoku !

Je parlais de la ville ; en effet, Strikeforce intègre une ville, un campement d’avant mission (que vous pourrez choisir : petites requêtes, défis, mission « histoire »…), pareillement à l’excellent Monster Hunter Freedom. Il est quasiment notoire que Koei s’est quelque peu inspiré de ce jeu qui fait un carton monstre au Japon (et avec raison, c’est un des meilleurs auxquels j’aie jamais joué), par exemple sur le principe du « défaite : mourir 3 fois ». Il vous sera ainsi possible de customiser votre personnage, pour pallier quelque peu à l’évolution ridiculement lente des niveaux. Vous pourrez donc attacher une ou deux orbes renforçant votre arme ; forger de nouvelles armes avec les matériaux récoltés sur les ennemis morts, et notons au passage qu’en plus de l’arme du personnage, vous pouvez en prendre une deuxième. Et ainsi jouer sur les faiblesses de certains ennemis à tel ou tel type d’arme…

Vous pourrez aussi gérer l’entrepôt où vous entreposez vos matériaux, acheter des objets de soin, des pièges…, et créer des Ki, des équipements à attacher à chaque membre (vous pouvez donc vous équiper de quatre Ki) qui renforceront le personnage (si peu, hélas), par exemple en lui donnant un saut supplémentaire, un ou deux coups supplémentaires (ouf), une régénération permanente de la vie (très lente, bien sûr), garde améliorée, ou encore des dégâts élémentaires attachés à l’arme, à l’attaque musou, ou bien améliorer le mode furie de plusieurs façons. Je dois avouer que la durée de vie, déjà conséquente par le nombre de quêtes et leur difficulté, est décuplée par ce système un peu RPG sur les bords. Bonne initiative de Koei sur ce point, donc, même si les Ki font briller vos personnages déjà parfois grotesques et les déguisent en néons ambulants…

Lu Bu dans Dynasty Warriors

Euh, OK !

Le jeu est donc, tout comme Monster Hunter Freedom encore une fois, très, très orienté multijoueur, et le joueur lambda se découragera vite. En groupe, comme son illustre homologue, il revêt probablement une saveur particulière et un plaisir de jeu plus intense ; mais contrairement à ce dernier, le mode solo est presque passé aux oubliettes…!

Enfin, un mot réprobateur sur les cinématiques pour terminer ; l’introduction est parfaite, et la cinématique de fin est correcte, mais les cinématiques intermédiaires ou prétendues telles relèvent du foutage de gueule : il ne s’agit que de flashs décolorés de cinématiques de l’opus PS3… Et toujours les mêmes, avec simplement un texte différent par-dessus, et le jeu les compte en tant qu’autant de cinématiques. Même la vulgaire introduction du chapitre, qui ne comporte aucune cinématique, est considérée comme telle… Déception sur ce point donc.

Je m’aperçois que je n’ai soulevé que les défauts du jeu ; ce n’est pas non plus le pire jeu au monde, et le plaisir est tout de même présent quand on fait valdinguer son personnage à cent mètres du sol, et puis il y a moyen de faire correctement s’envoler quelques ennemis (avec la bonne massue). Toutes ces tares ne cachent pas entièrement ses qualités.

Dynasty Warriors Strikeforce

Pour conclure, il est clair que Koei a voulu démocratiser sa tête de gondole qui commençait à piquer du nez, en la simplifiant, et en intégrant des éléments qui ont fait recette dans d’autres jeux. Mais alors pourquoi cette difficulté aberrante, qui dédie ce jeu, globalement bon tout de même, uniquement aux fans ?


Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mai 2009, avec 5 commentaires
Critiques

Le maître de Haut Château est un roman de Philip K. Dick. Il est classé en Science Fiction, mais il s’agit d’une Uchronie. Bon, par habitude on range le genre Uchronie dans Science Fiction, mais je ne suis pas réellement d’accord avec ca. C’est un autre sujet. L’Uchronie, c’est un présent alternatif. En gros on change quelques éléments de notre monde et on regarde ce que ça aurait donné. Par exemple la révolution française a échoué, ou ici les alliés ont perdus la guerre. Il a été écrit en 1962 et a reçu le prestigieux prix Hugo l’année suivante.

Le Maître de Haut Château de Philip K. Dick

Il est difficile de parler de ce roman sans parler de Dick. Cet écrivain magistral qui a été de nombreuses fois salués pour ses romans (Blade Runner, Minority Report, vous connaissez forcément) est aussi très difficile à aborder. En effet, il ne le cachait pas, bon nombre de ses écrits ont été réalisés sous influence de diverses drogues (amphétamines). Ce qui lui donnait sans doute des traits de génie, mais qui rend aussi ses romans parfois difficiles à suivre. Le maître de Haut Château est, pourtant, dans les premières centaines de pages tout à fait accessible.

L’Axe a gagné, le monde est partagé entre Japon et Allemagne qui sont en guerre froide. C’est la course aux étoiles et une période d’excellence économique. Les US sont un peuple battus qui essaient de s’intégrer quitte à vendre leur identité. Le monde a accepté l’horreur nazie, et même si nous nous trouvons majoritairement du coté japonais, cette horreur nazie n’est que peu dénoncée. Elle apparaît comme « normale », un peu mégalo, mais le monde s’y est adapté. On peut y voir là une dénonciation de la faculté qu’a l’humain de s’accomoder à tout, même au pire. On ferme les yeux.

Nous sommes à San Francisco et Childan est un vendeur d’antiquités. Les Japonais adorent et collectionnent les témoignages de la vie avant-guerre : armes de la secession, affiches publicitaires. Frank fabrique des fausses antiquités, un espion allemand vient livrer des infos aux japonais. Nous sommes dans les Rocheuses et Julianna enseigne le jduo. Elle tombe sous le charme d’un italien qui lit un étrange livre : une Uchronie. Toutes ces histoires se croisent mais ne se recoupent pas. Chacun vivant de son coté (ce qui peut être frustrant).

Leur point d’union ? Un livre nommé la Sauterelle pèse lourd, écrite par Abendsen. Ce livre de  Science Fiction est une Uchronie où l’Axe a perdu la guerre. Pourtant on se rendra compte que ce n’est pas pour autant exactement notre réalité.

Le Maître de Haut Château de Philip K. Dick

Autre point d’union : l’utilisation du Yi-king, cette méthode de divination chinoise occupe une place très importante dans le livre. De part ses indications sybillines et ses réponses, l’Oracle guide la plupart des personnages. Il est d’ailleurs recommandé d’avoir une idée assez précise du Yi-king pour bien comprendre certains passages du livre.

Au fur et à mesure que l’on avance dans le livre, il devient de plus en plus obscur, de plus en plus halluciné, et au final de plus en plus fidèle à ce qu’a pu faire K. Dick ailleurs. Le livre n’a pas de fin, il est plein de wu, il est en équilibre. Enfin, il paraît. J’ai pas réellement été convaincue. J’ai eu l’impression de lire un assez mauvais trip. Plein de bonnes idées, mais difficiles à comprendre et pas toujours très limpides. Le questionnement sur la réalité est très bien, mais il est assorti de tellement de cotés tripesques qu’il perd à mon goût de la substance.

Philip K. Dick n’est pas un écrivain à conseiller à tout le monde, et j’ai beau adorer certaines de ses nouvelles, je ne suis pas sûre d’avoir la capacité de le comprendre. Au final je retiendrais du Maître de Haut-Château sa description intéressante de l’Uchronie, ses thèmes récurrents (la théorie de Everett en partie), mais je garde un arrière gout un peu apre du final.