Les Robots de Isaac Asimov

dabYo dans Critiques, Livres le 7 avril 2009, avec 10 commentaires
Critiques

Lire un Asimov, c’est un peu comme boire une bouteille de vin d’un excellent millésime dont il n’en reste plus qu’une dizaine: on l’apprécie fortement, mais on se dit qu’il n’en reste plus que neuf à boire… Et c’est un peu ce que je me dis à la fin de ma lecture du recueil Les Robots, qui contient neuf des nouvelles qu’il a écrit sur les aventures des employés de U.S. Robots, la société leader dans la création de Robots sur Terre. L’autre chose que je voulais évoquer avant de commencer cet article, c’est qu’après Je suis une Légende, il s’agit ici de nouveau d’un classique de la Science Fiction qui a été adapté (avec plus ou moins de succès) au cinéma, et dont le héros n’est autre que Will Smith. Bref, nouvelles donc pas de Synopsis.

Les Robots d'Asimov Isaac

Voilà bien plus de six mois que nous critiquons tout ce que nous lisions, et l’un des pères fondateurs de la S.F. que nous connaissions ne faisait toujours pas parti de nos auteurs. Voilà chose corrigée avec ce recueil qui va nous faire traverser toute l’ère des robots que connaîtra le monde humain dans l’univers Asimov. A aucun moment n’est laissé d’indice pour savoir si oui ou non nous nous trouvons confronté au même univers qui donnera, des milliers d’années plus tard Fondation. Nous débutons avec une nouvelle qui se passe dans les années 2000, et il faut avouer que cela fait bizarre d’entendre parler de Robots capables de garder les enfants déjà opérationnels en 2001. Quand on compare avec la technologie d’aujourd’hui, on peut dire qu’Asimov devait soit être trop optimiste concernant les progrès de la science (rappelons qu’il était un éminent scientifique), soit qu’il considérait que les années 2000 étaient assez éloignées et qu’il ne serait sûrement pas lu si longtemps plus tard. Manque de pot pour lui, les deux hypothèses se révèlent fausses.

Nous sommes donc face à des nouvelles d’une cinquantaine de pages à chaque fois qui concernent l’évolution des robots, de ceux qui ne pouvaient parler à ceux dont les capacités dépassent de loin celles des humains. Il faut l’avouer, dit comme ça, c’est un peu flippant. Heureusement pour nous, nous avons découvert l’utilité des lois de la robotique qui nous garantissent une totale main mise sur les robots, a moins que… ?

Chaque nouvelle s’articule autour d’un même schéma: un nouveau type de robot, ou du moins une nouveauté apparaît, et à chaque fois il y a quelques problèmes à résoudre afin que cette nouveauté soit utilisable. A chaque fois, il s’agit donc pour les héros d’en trouver la résolution, que ce soit grâce à de la robot-psychologie, ou tout simplement technique. Bien entendu, la maîtrise et le savoir faire d’Asimov en ce qui concerne les enquêtes policières et les résolutions très scientifiques font à chaque fois mouche, et c’est ainsi que le schéma ne lasse jamais. Bien que assez complexe parfois, les explications ne nécessitent aucune connaissance scientifique particulière du moment que la logique vous connaît quelque peu. De même, elles ne sont que très rarement tirées par les cheveux, et lorsque c’est le cas, l’explication n’est pas présentée comme unique mais comme une possibilité, un on ne saura jamais en quelque sorte.

Les Robots d'Asimov Isaac

Ceci dit, Les Robots n’est pas un recueil exempt de défauts. Bien que les nouvelles soient très bien encadrée grâce à une sorte d’interview, il faut avouer qu’au niveau des héros de chaque nouvelle, Asimov use et abuse d’un de ses schémas préférés: deux scientifiques qui ne font que s’envoyer des vannes à longueur de temps sur leur problème. Si c’est votre premier Asimov, la chose ne vous choquera pas sans doute, mais à partir d’un moment on constate tout de même que l’auteur semble n’apprécier que ce shéma où il faut forcement que les personnes qui mènent l’enquête soient deux, de deux domaines différents, et qu’ils se mettent à chaque fois des bâtons dans les roues, s’engueulent, etc. Est ce là parce que les scientifiques en général ne sont pas capables de travailler main dans la main ? Je ne sais pas, mais j’avoue que cela a fini par me fatiguer.

Il est impossible d’évoquer ce recueil sans parler d’I, Robot, le film d’Alex Proyas qui en est tiré et dont le nom a remplacé celui de Les Robots dans les nouvelles éditions. Autant le dire tout de suite, la philosophie d’Asimov et du film pour les robots sont totalement opposés. Alors qu’Asimov nous fait constater, au fur et à mesure des nouvelles que les robots sont bénéfiques à l’humanité. Le but de l’auteur comme il le dit lui même n’est pas de présenté des robots qui se révoltent -syndrome Frankeinstein-, ni des robots qui ne sont là que comme des esclaves, mais bien des robots qui servent l’humanité dans tous les domaines de façon fiable, bien qu’ils soient très mal vus par la population. Il est donc vraiment dommage qu’I, Robot fasse l’inverse, en présentant les Robots comme largement acceptés du public, mais fourbe et sur lesquels on ne peut pas du tout compter.

Bref, un excellent livre que je recommande à tout le monde, que vous ayez ou non déjà lu du Asimov. Par contre, si vous en avez déjà lu et que vous détestez, inutile d’espérer qu’il ait changé de style.


Le Cadavre Rieur de Laurell K. Hamilton

Serafina dans Critiques, Livres le 6 avril 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Le Cadavre Rieur est le deuxième tome de la série des aventures de Anita Blake. Je vous avais déjà parlé du premier tome, Plaisirs Coupables, je vous invite donc à lire cette précédente critique, car je ne représenterais évidemment pas le monde.

Le Cadavre Rieur, Anita Blake, de Laurell K. Hamilton

Ici encore, la trame principale est une enquête : des meurtres très très sanglants ont lieu à St Louis. Et on ignore tout de la créature qui a pu les réaliser. Vous ajoutez qu’en parrallèle un richissime vieil homme demande à Anita de relever un cadavre de plusieurs siècles. Seul hic : pour relever un tel mort, il n’y a pas d’autre solution que de passer par un sacrifice humain… Evidemment, c’est l’occasion pour notre héroine de se retrouver encore dans des situations pas possibles.

La trame principale se trouve donc intimement liée au relevage de zombies, et donc par la même au boulot d’Anita. On en apprend enfin beaucoup plus sur ce qu’elle est, ce qu’elle fait et surtout comment ça se déroule le relevage de cadavres. C’est très intéressant et du coup cela donne de la profondeur au personnage. L’univers avait été posé dans le premier tome, il est désormais temps de développer tout cela.  Anita est de ce fait plus développée. On apprend son passé, et en même temps qu’elle ou presque, ses pouvoirs. Ces derniers sont relativement crédibles. En effet, étant donné que de toute manière les vampires existent et son reconnus, que le relevage de zombie est une activité florissante, les pouvoirs d’Anita ne font pas dépareillés, et s’intègrent très bien à l’univers de la série.

Anita est une de ses héroines qu’on pourrait appeler une femme liberée, sans être une allumeuse pour autant. On reste très loin de l’héroine de Witchling. Anita fait de la muscu toutes les semaines, court des kilomètres trois fois par semaine, et du coup, malgré son tout petit gabarit, le fait qu’elle réussisse à se sortir de situations très dangereuses ne fait pas tâche. Bon ok, c’est aussi une adepte des armes à feu, qui cite volontier l’Inspecteur Harry. Mais dans tous les cas, c’est une héroine forte, et qui n’a besoin de personne (ou presque). C’est peut-être moi mais j’ai l’impression que cette configuration est assez rare dans la Bit-Lit. C’est peut être une des raisons pour laquelle j’apprécie Anita. Malgré tout, elle est crédible une fois qu’on a accepté le potentat de départ.

Le Cadavre Rieur, Anita Blake, de Laurell K. Hamilton

Ce tome fait de nombreuses réferences à la culture Vaudou, ce qui est logique, les zombies c’est quand même tres connoté vaudou. Par contre, j’ai trouvé qu’il était je pense nécéssaire d’avoir des bases sur le vaudou, parce que tout n’est pas toujours très bien expliqué. Bon, ok, moi je lis des trucs sur le vaudou depuis des années, mais est ce qu’un novice comprendra exactement ce que c’est un vévé par exemple ?

Très peu de vampires dans ce tome, il apparraissent pour remplir le quota (y’a quand même écrit « chasseuse de vampires » sur la couverture) et c’est tout. En soit ce n’est pas un mal. Il y’a tellement de créatures fantastiques qu’il serait bète de se limiter aux vampires. A ce propos, le tome pose aussi des questions pertinentes sur la législation à adopter pour les zombies. Ca peut vous paraître un peu étrange, mais je trouve que cela confère là encore énormement de réalisme aux livres. C’est la force de Hamilton je crois. Son monde est crédible: on parle de législation, on parle des associations de défense des citoyens, des difficultés d’accéder au droit de vote, etc. Même si ici ce sont les vampires qui veulent pouvoir déposer des bulletins dans l’urne, et non des femmes, il est difficile de ne pas voir les parrallèles. Ce sont de petits détails qui rendent le livre plaisant, et l’univers intéressant.

Univers qui sera je n’en doute pas développé un peu plus dans le Tome 3, Le Cirque des Damnés, dont je vais vous parler très bientôt, puisque je l’ai déjà fini, huhu.


La raison pour laquelle nous allions à la Pyramide de Romorantin en ce 14 Mars était majoritairement la prestation du groupe Kells, dont vous avez déjà pu voir le report. Néanmoins, en première partie se trouvait la finale du tremplin de la MJC, permettant à trois groupes de la région de se produire sur une grosse scène chacun pendant trente minutes, et ce afin d’élire le grand gagnant. Les trois élus étaient donc Anksylion (Death Metal), SCAM (Pop Punk) et Kosmos (Folk Rock).

Anksylion en concert à la Pyramide

Commence donc Anksylion (le myspace est ici), un groupe de Death Metal tourangeau. Au vu de mes goûts musicaux, c’était probablement le plus suceptible de me plaire. Pourtant… Bon, premièrement, musicalement ce n’est pas réellement mauvais. Le chanteur alterne voix claire, grunts et voix black. Ce n’est pas sans rappeler le mélange opéré par les Old Dead Tree, mais sur une musique cependant plus lourde. C’est carré, mais pas spécialement original. Et on a du mal à distinguer une mélode ou autre. On a parfois plus l’impression d’une bouillie musicale en continue.

Le groupe est ok sur les passages rapides, par contre sur les ballades j’ai eu énormement de mal avec le chant. Je crois que les ballades sont un des trucs les plus casse gueules sur le niveau de la voix. Et la voix du chanteur y rend plutôt très mal. Limite affreux. Un groupe peut néanmoins compenser ses défauts par son jeu de scène.

Le probleme c’est qu’ici le jeu de scène oscille entre vide et pathétisme. Le chanteur nous fait penser à un Till Lindeman (chanteur de Rammstein) croisé avec un Bisounours. Il essaie de faire participer le public, et on ne peut pas le lui oter, mais personnellement ca n’a jamais pris. Au final, je ne garderai pas un grand souvenir d’Anksylion, sinon la possibilité de remettre enfin un tag Bisounous Metal !

SCAM en concert à la Pyramide

Après une petite pause, voici que s’installent les membres de SCAM, myspace par . Alors là clairement, c’est plus la même tranche d’age. Les enfants des membres sont dans le public, on tourne plutôt autour de la bonne quarantaine. Le groupe se compose de quatres membres : batteur , claviériste, bassiste/chanteur et guitariste. SCAM a amené son public, et cela s’entend. Pour cette raison aussi, on se retrouve avec pas mal d’enfants dans la salle.

Le groupe chante en français. C’est notable, car du tremplin, ils seront les seuls. Malgré la difficulté de l’exercice, ils s’en sortent plutôt bien. Bon, oui ce sont des paroles de Pop-Punk-Rock, pseudo engagées, donc pas forcément tres evoluées, mais ça ne les rend pas plus ridicules pour autant. Leurs chansons sont efficaces et maitrisées. Même si sur certains morceaux je trouvais le clavier en trop.

C’était là aussi très classique, mais la sauce prend. Niveau jeu de scène, nous noterons surtout le guitariste, totalement dechaîné, avec ses bouclettes, et son air d’angelot de Michel Ange.  Etrangement, j’ai bien plus accroché qu’avec Anksylion.

Kosmos en concert à la Pyramide

Puis viens le dernier groupe : Kosmos, myspace ici. Alors là… Je suis réellement perplexe. Le groupe produit une sorte de Rock Atmosphérique, avec des accents Folks et surtout légèrement planants. Commencent alors des problèmes techniques, tout comme pour Kells qui passeront juste après, notamment avec le micro du chanteur. Heureusement pour lui, il a un deuxième micro (qui lui sert probablement pour un effet quelconque, je n’ai pas trop compris) et gère cela d’une manière très pro, sans aucune répercution sur le titre. Puisqu’on parle de lui, il l’air totalement dans son trip. Même lorsqu’il parle au public, je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il disait. Ceci dit, musicalement parlant, il y a de la recherche et pas mal de variations. La voix n’est ici qu’un instrument comme un autre, et plutôt très bien utilisée.

Comme ce doit de faire tout groupe de Rock Atmosphérique, certains morceaux sont assez longs, et parfois, un peu trop. On finit par s’ennuyer, car ce n’est pas très rapide. Le public là non plus n’a pas eu l’air très entousiaste. Il faut dire que contrairement aux deux autres groupes précédents, Kosmos n’a pas ramené de public avec lui, et la différence se ressentait.

Néanmoins, il serait difficile pour moi d’être objective, car nous les avons revus la semaine suivante, dans un tout autre contexte, et ce coup ci, la prestation m’a bien plus convaincue que lors de la finale à la Pyramide. Je ne saurais dire pourquoi.

C’est ainsi que se termine le tremplin de la MJC. Après vint le concert de Kells, les résultats seront révélés et sans grande surprise, il s’agira de SCAM.


Le Chevalier Errant de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 3 avril 2009, avec 4 commentaires
Critiques

Il y a quelques semaines déjà je finissais le tome 12 du Trône de Fer, dernier tome français sorti, mais surtout dernier tome à être écrit. Il n’était pas franchement excellent pour un Trône de Fer, il fallait donc absolument que ma flamme pour cette série se ravive avant l’arrivée du Tome 13, qui n’est pas prévue avant longtemps. Sans quoi je risquais fort d’en garder un mauvais souvenir, l’attente ne faisant que l’empirer. Pour cela, J’ai Lu a eu la bonne idée de publier deux nouvelles qui sont des Préludes au Trône de Fer. Enfin, la bonne idée… Le tome est sorti il y a bien un an chez Pygmalion, et vu l’envie qu’il me donnait, il était évident que j’allais craquer dès sa sortie poche.

Le Chevalier Errant de George R.R. Martin

Les Préludes au Trône de Fer est donc un recueil de deux nouvelles qui se passent, grosso modo, une bonne quatre-vingt-aine d’années avant les évènements qui nous sont relatés dans la série. Je ne sais pas si il y en aura d’autres, je pense que si, je considérerai donc qu’il s’agit là d’une série en parallèle et non d’un livre unique. Aussi, comme je souhaite faire durer un maximum le plaisir d’ici octobre prochain, date à laquelle est supposé sortir outre Atlantique le tome 13 du Trône de Fer, j’ai décidé de ne lire que la première nouvelle, d’une centaine de pages tout de même, Le Chevalier Errant.

Vu la taille, je ne vous ferai pas de synopsis, de plus, le quatrième de couverture en dit bien trop, limite de quoi gâcher complètement cette première nouvelle. Enfin, c’est pas comme si on était pas habitué. Nous sommes donc des années avant le Trône de Fer, et c’est sous l’égide de la maison Targaryen que nous rencontrons notre héros, tout juste promu d’écuyer à chevalier. Sauf que son maître n’était rien d’autre qu’un Chevalier Errant, et qu’il n’est pas facile de se faire une place dans le haut monde, lorsqu’on n’a aucune naissance et que personne ne vous connaît.

A dire vraie, cette nouvelle tranche beaucoup avec ce dont on a l’habitude de lire chez George R.R. Martin. Non pas que le style soit différent, non pas que l’histoire soit inintéressante, mais parce que l’on se retrouve un peu de l’autre côté. On prend tellement l’habitude des grandes guerres entre les maisons, des luttes de pouvoirs et coups bas entre les différents personnages, que l’on en oublie vite que chaque homme n’est pas qu’un simple pion, mais bien une personne à part entière. Avec le Chevalier Errant, Martin tente de se rattraper et de nous rappeler quelques unes des valeurs que l’on oublie bien trop vite…

Et que l’on n’est pas les seuls à oublier, visiblement, puisque l’auteur tente de montrer à quel point certains Chevaliers oublient bien vite les vœux qu’ils avaient formulés, et que seul leurs propres avantages ne les intéresse. Est ce là une tentative de critique des chevaliers du Moyen Age qui oubliaient bien souvent la défense de la veuve et de l’orphelin ? Ma foi, peut être. Ceci dit, sa vision n’est pas toute noire, mais grise, et certains personnages finiront par montrer qu’il n’y a pas que des pourris partout.

Le Chevalier Errant de George R.R. Martin

C’est aussi l’occasion pour nous de revoir peut être certains des préjugés que l’on avait sur la maison Targaryen, bien souvent stigmatisée comme un fléau dans le Trône de Fer, à cause notamment d’Aerys II, dit le Fol. Ce revirement n’est pas sans rappeler les évènements présentés dans les Tomes 10 à 12 du Trône où l’on commence enfin à s’intéresser à la partie des vaincus de la rebellion menée par Robert Barathéon. On est donc bien loin de l’opposition Gentils (Ned et Robert) contre Méchants (les Targaryen), et il n’y a pas à dire, ça fait du bien.

Et sinon, la nouvelle, elle est bonne ? Et bien, j’ai envie de dire oui. Même si je suis bon public, et que le côté Fanboy de l’univers a sans doute joué, car on apprécie forcemment de découvrir les terres des années plus tôt et de comprendre des petites choses, vaguement relaté dans la série principale. Sauf que ça ne s’arrête pas là, les deux protagonistes principaux sont tout de même attachants, et bien que le scénario ne casse même pas une patte à un canard, il reste agréable à lire et à suivre. Le dénouement étant, comme à l’accoutumée, cruel.

Bref, Le Chevalier Errant m’a beaucoup plus, et c’est une introduction parfaite au style de l’hauteur. On est loin du niveau du premier tome de la série, mais ce dernier vous permettra de vous familiariser avec Martin, sans pour autant être perdu par une multitude de lieux, héros et opinions différents. Maintenant, j’ai plus qu’une envie: lire l’Epée Lige, la deuxième nouvelle du recueil. Mais je me suis promis de ne pas le faire avant Juin !


Impitoyable de Clint Eastwood

dabYo dans Critiques, Films le 1 avril 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Après avoir vu Appaloosa d’Ed Harris, j’avoue avoir été plutôt intéressé par les Western, un genre dont je n’ai quasimenet vu aucun film. Ca c’était avant d’avoir vu Impitoyable de Clint Eastwood, film faisant parti des meilleurs du genre. Car oui, autant le dire tout de suite, je n’ai pas été conquis par le Western de l’américain. Ca casse un peu tout le suspens de ma critique, mais bon. Synopsis.

Affiche d'Impitoyable, de Clint Eastwood

William Munny est un ancien hors la loi qui s’est reconverti suite à la naissance de ses enfants et de la mort de sa femme dans l’élevage de cochons. Du moins si j’ai bien compris. Un jour, alors que les cochons sont sur le point de mourrir de la grippe-du-cochon, et qu’il a l’air de ne plus avoir beaucoup d’argent, un jeune cow-boy lui propose de devenir son partenaire pour récupérer une prime sur meurtre. Il s’agit en fait de venger une prostituée dont le visage s’est fait lacéré par un jeune homme. Bref, après environ dix minutes de réflexion dans le film, pendant lesquelles on va voir le héros se casser la gueule dans la boue en essayant de bouger des cochons, Clint Eastwood, enfin, Wiliam quoi, décide d’accepter le Job. Pour cela, il fera appel à son ancien partner, aussi connu sous le nom de Morgan Freeman.

Bref, un bon non-scenario pour un bon Western, soit un film d’action plein de non-action. Autant vous le dire tout de suite, les deux heures que dure le film passent lentement. Pour ne pas améliorer les choses, nous avions eu l’idée de le voir en version originale… Et ce fut là une très mauvaise idée. Avec des accents à couper au couteau pour de nombreux personnages, les dialogues anglais sont très dures à comprendre, alors forcement quand le film lui même ne vous convint pas réellement, vous ne faites plus l’effort pour tout comprendre. A dire vrai il y a peu à comprendre, mais bon. Puis, doucement vos paupières se font lourdes, et vous ne devez votre salut qu’à des grands coups de tonnerre.

Clint Eastwood et Morgan Freeman dans Impitoyable

Je dois l’avouer, si je ne m’étais pas concentré j’aurai viré dans le monde des songes et me serait fait traiter comme du poisson pourri quand Serafina s’en serrait rendu compte. Mais j’ai réussi à tenir la première heure, puis la deuxième ne fut pas si horrible. Le scénario est toujours absent, mais l’action se fait un peu plus ressentir. Le jeu des acteurs n’est pas mauvais loin de là, et on fini par apprécier (un peu) certains des personnages. Il est d’ailleurs attachant de voir le héros qu’incarne Clint avoir du mal pour monter sur son cheval, pour faire chacun des actes qu’il devra faire dans le film. On sent que l’acteur se sent vieux lors du tournage et qu’il cherche à le faire ressentir.

A vrai dire, si je devais analyser le film, je dirai que Clint Eastwood voulait mettre en image les difficultées que peuvent ressentir les personnes d’un certain âge lorsqu’elles se rendent compte des nouvelles limites de leur corps. Plus lent, Clint n’en reste pas moins le brigant d’antan, et la fin de notre film expliquera bien des choses sur le titre du film. Enfin, j’ai tout de même trouvé que certaines scènes assez violentes étaient très gratuites, même pour stigmatiser une sorte de méchant. Dommage.

Clint Eastwood dans Impitoyable

Bref, un classique dont je n’ai vraiment pas vu le moindre intérêt. Je ne le mettrai pas dans Bouse, puisque Serafina l’a adoré. Heureusement, depuis la visualisation du film, j’ai pu voir le magnifique Gran Torino, ainsi que Million Dollar Baby. Clint est sauf !

Et vous, vous l’avez vu ? Aimé ? J’ai vraiment raté quelque chose ?