Si vous ne l’avez pas encore remarqué, tout le monde parle de Twilight. A tord ou à raison ? Nous on a déjà choisi. Et il semblerait que nous ne soyons pas les seuls… Bien que la plupart ne soient pas d’accord avec nous, comme vous pourrez le lire dans les commentaires de notre critique du film Twilight.

Ca c’était pour l’intro, loin de moi l’idée de vous demander si vous trouvez ce phénomène justifié ou non, de toute façon nos lecteurs n’ont pas aimé Twilight, et les seules personnes qui l’ont apprécié et qui ont commenté… Sont des personnes tombées sur if is Dead en cherchant « Twilight » sur Google Images. J’ai vu plus objectif, pas vous ? (surtout celle qui nous raconte ici que l’on a rien compris blablabla… d’un autre côté, quand il n’y a rien à comprendre, c’est dur) Une chose est sûre, tout le monde pourra s’accorder sur un point concernant Twilight, on en parle à tord et à travers. Car oui, nous avons eu un vrai pic de visites grâce à nos articles sur la série de Stephenie Meyer.

Buzz Twilight

C’est donc à priori une nouvelle licence, populaire en bonne et due forme, car je pense qu’une des meilleurs façons de déterminer la popularité d’une nouvelle licence, c’est d’observer l’utilisation de ce terme sur Google. Je pourrais utiliser Google Trends, mais c’est quand même vachement plus fun de le faire avec ses propres chiffres. L’une de nos images, totalement banale et qui apparaît trois fois sur chaque page de Google Images (pour d’autres sites, bien entendu), nous rapporte environ 50 visiteurs chaque jour. C’est fou non ?

Surtout lorsqu’on considère qu’elle est placée en cinquième page, et que donc, l’identique est déjà apparue au moins 20 fois avant… Le pire, c’est qu’elle est moche en plus ! Non, en fait ce n’est pas le pire, car le pire, ce sont les phrases entrées sur Google qui ramènent sur if is Dead et ayant un rapport avec la série.

« je n’arrive pas à oublier edward dans twilight »

Comment peut on chercher ça sur Google ? A la limite, « lire twilight sur internet » est déjà plus compréhensible, bien qu’illégal, et revient chaque jour plusieurs fois… « mauvaise critique twilight » doit forcément amener à if is Dead, tôt ou tard, mais bon. Je me demande donc si je parle d’images érotiques d’Edward et Bella, voir de baiser entre Edward et Bella, nous n’obtiendrons pas plus de visites ? Arf, on aurait vraiment dû surfer sur la vague en diffusant la première fausse relation sexuelle entre Edward et Bella ! Oh tiens, je vois que la morsure d’Edward sur Bella nous a déjà rapporté quelques visites… Fun. Et si je tappe Bella et Edward sur Google, ce dernier me propose Bella et Edward font l’amour

Mots Clef Twilight

Sinon, le film et les livres sont nuls. Inutile de nous accuser de ne pas les avoir lu, puisque nous avons publié la critique de Fascination, Hésitation et Tentation. Bouh !


Bukowski. Si ce nom n’évoque rien pour vous, peut-être une anecdote vous mettra-t-elle sur la piste ; chacun d’entre vous a probablement gâché une fois dans sa vie une soirée à voir « les 100 plus grandes anecdotes inédites », qui nous repassent les mêmes sempiternelles images, accompagnées des rires intelligents de quelque décérébré de service et, pour faire bonne mesure, d’une potiche quelconque. Bref, une des images couramment passée est celle de cet écrivain américain complètement torché chez ce brave Bernard Pivot, qui finit par quitter le plateau, bouteille à la main. Cet écrivain, c’est Bukowski. Le décor est planté.

Contes de la folie ordinaire de Bukowski

Alcoolique, jouisseur, Bukowski n’est pas exactement le genre idéal. Père alcoolique, enfance chaotique, vie de misère et imbibée d’alcool. On passera les détails de sa vie pour le moins mouvementée et les flots d’insultes alcoolisées qu’il jette à la face des auditeurs occasionnels des lectures publiques. Il reste un des plus grands écrivains américains, en tout cas unique en son genre.

Ses écrits ne sont pas moins édulcorés que sa vie. Depuis le Journal d’un vieux dégueulasse à Women, son autobiographie pour le moins suggestive, Bukowski décrit comme personne la misère, le sexe, l’alcool, et, généralement, les trois ensemble. Phrases courtes et incisives, vocabulaire fleuri, aucune complaisance. Le narrateur est la plupart du temps un alter-ego de l’auteur, généralement nommé Bukowski, d’ailleurs. Une sorte de San-Antonio avec 3 grammes d’alcool dans le sang en plus et les expressions d’argot français en moins. Bukowski enchaîne avec talent des descriptions détachées des pires atrocités.

Les Contes de la folie ordinaire ayant pour titre original Erections, Ejaculations, Exhibitions and general tales of ordinary madness, on comprendra que cette œuvre ne fait pas exception. Il s’agit d’un recueil de vingt courtes nouvelles, toutes plus infectes et géniales que les autres, toutes dérangeantes. Certaines vont jusqu’à côtoyer le fantastique (Le petit ramoneur), d’autres sont des minuscules textes « coups de poing » (Comme au bon vieux temps décrit de minuscules histoires en 2 paragraphes dans une prison sordide).

Contes de la folie ordinaire de Bukowski

Toutes accrochent dès la première phrase, fût-elle d’une vulgarité extrême (pas de chaussettes). Carnets d’un suicidé en puissance est une nouvelle sans début ni fin réels, sans queue ni tête, sans fil narratif, sans réelle histoire, et pourtant, le texte est d’une puissance redoutable, accrocheur, on n’en demande pas plus. Bukowski ne perd pas de temps à introduire ses personnages, son histoire, il tranche dans le vif. Certaines, sans avoir recours à une vulgarité excessive, réussissent, en trois pages, à donner un profond sentiment de malaise (Autant qu’on veut). Quel que soit le biais utilisé, toutes y arrivent, d’ailleurs.

Cela est pour beaucoup dû aux fins des nouvelles, fins totalement ouvertes, laissant retomber une histoire et en commençant une autre. Certaines histoires se terminent simplement sur un « Et vous, qu’auriez-vous fait ? », ou encore un simple « Mouais. » Sans pour autant donner une impression d’inachevé. Simplement, ça finit comme ça, on passe d’une histoire sordide et miséreuse à une autre, avec autant de sexe et d’alcool. Un style particulier, vous l’aurez compris, qui ne plaira peut-être pas à tous. Mais original et fort, sans aucun doute. Grand classique à avoir lu dans sa vie, les coutres histoires des Contes de la folie ordinaire constituent sans nul doute une introduction parfaite à Bukowski.

Bukowski est mort en 1994 d’une leucémie, et Wikipédia nous apprend qu’est écrite sur sa tombe l’inscription DON’T TRY.

« Dis merci à ton trou du cul. » (Bukowski, Comme au bon vieux temps)


Le Corps Exquis de Poppy Z. Brite

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2009, avec 15 commentaires
Critiques

Aujourd’hui, nous allons parler d’un livre assez atypique. A vrai dire, quasiment indescriptible. Il s’agit du Corps Exquis de Poppy Z. Brite. Le livre est assez dur à trouver, car non réedité et vous comprendrez peut être bientôt pourquoi. Le Corps Exquis c’est deux héros, ou plutot deux anti-héros, vu qu’il s’agit de deux serial-killers. Un echappé de justice, et un toujours pas pris. Ils ont pour particularité, outre leur cruauté, leur homosexualité. Nous sommes dans du Brite, et tous ses héros sont homos de toute manière.

Brite s’approchant du courant du Splatterpunk, elle possède un style d’écriture très direct, mais surtout très cru. Il n’y a pas énormement de jolies métaphores, et si elle a quelque chose à écrire, elle le fait franchement. Ce n’est pas suggeré ou rarement. Du coup, l’itinéraire des deux tueurs devient vite un chemin de croix pour votre estomac. Car oui, ils sont cruels. Oui, l’hémoglobine, les perversions sexuelles, les détails tres gores sont plus que légion. Et j’ai beau avoir les tripes bien accrochées quand il s’agit de lecture, j’ai eu frequemment la nausée en lisant.

Le corps exquis de Poppy Z. Brite

On est réellement avec les deux tueurs, on suit leurs chasses, leurs meutres, et leurs tentatives aussi. Ils ne font pas dans la dentelle c’est le moins qu’on puisse dire. Il font plutôt dans la matiere fécale j’oserais dire, sans mauvais jeu de mot avec leur orientation sexuelle. Il serait difficile de donner un réel résumer de l’histoire, pour moi, c’est surtout quelque jour dans la vie de deux monstres. Avec tout ce que cela comporte. Le pire c’est de ce dire que tout n’est pas inventé, car les deux héros du livre s’inspirent de faits réels. Le livre est un véritable tour de force. Non seulement parce qu’il est très cru, mais aussi très immersif. On est réellement dedans dès lors que l’on réussit à passer les scènes très (très) gores sans aller vomir illico.

C’est malsain. C’est cru. C’est réaliste. Et parce qu’on est maso, il est impossible de refermer le livre une fois commencé. Il vous suit, même quand vous ne lisez pas, vous y repensez. Et bien que cela fasse quasiment six mois que je l’ai lu, j’en garde un souvenir très très vivace. Et mes tripes se nouent toujours à la pensée d’une certaine scene avec un tournevis.

Il serait cependant erroné de limiter le roman à ce coté (bien qu’il soit celui qui marque le plus). En effet, comme bien d’autres romans de Brite, ce livre est ancré dans son temps. La ou Ames perdues nous emmenait totalement dans le mouvement gothique des années 80′, Corps Exquis nous emmene au début de l’épidémie du SIDA, à l’époque ou les plus folles rumeurs circulaient et ou il n’y avait pas de traitement. Brite nous ramène une dizaine d’année en arrière et avec brio. Meme si je ne l’ai pas vecue, cette période, étant trop jeune à l’époque, le livre est interessant. Il fait prendre concience de ce que cela a été, de l’hécatombe qui en a découlé. Car Brite c’est aussi une critique mordante de notre société. Et elle , elle le fait bien. On est loin du style policé d’une Nothomb !

Au final, j’ai aimé, je dirais même que j’ai adoré ce bouquin. Il est écrit avec un de ces styles, qu’on ne rencontre pas tous les jours. C’est je pense ce livre qui montre tout le talent de Brite. Mais voilà. Je ne sais pas si je vous en conseillerais la lecture, loin de là. Car il est très dur, bien que jamais gratuit. Les scènes difficiles servent le livre, elles posent l’ambiance. On ne peut pas faire d’omelette sans casser des oeufs comme qui dirait.

Et puis si je vous dit que j’ai aimé, et que vous le lisez, peut être que vous ne me regarderez plus jamais de la même manière. Car moi même je me demande comment j’ai pu aimer un truc pareil. Pour cette raison, je ne désire pas que mon fiancé lise ce roman, car j’ai la trouille du regard qu’il porterait sur moi en sachant que je place ce livre dans mes meilleures lectures de l’année 2008.


Il y a plusieurs choses que les provinciaux envient aux parisiens, et notamment pour les grands amateurs de livres que nous sommes la plus fondamentale: les bouquinistes. Certes, il existe de nombreux bouquinistes en province et il n’est pas rare que nous trouvions une bonne dizaine de livres à Aix en Provence par exemple. Mais l’on est loin d’atteindre l’offre des bouquinistes parisiens.

Bouquinistes de Paris

Pour ceux qui ne le savent pas, les bouquinistes rachètent des livres et les vendent dans leur boutique. Ce sont donc les livres de seconde main qui nous intéressent ici. L’avantage, c’est que le prix est au moins deux fois moindre qu’en neuf, et que vous trouverez des bouquins qui ne sont plus forcément édités ou disponibles dans la chaîne traditionnelle.

Encore faut il savoir où ils se trouvent. Nous sommes allés plusieurs fois à Paris jusqu’il y a peu sans jamais savoir où se diriger. Il y a encore quelques jours, le seul pseudo bouquiniste que nous connaissions était Boulinier, un magasin d’Achat-Vente sur le Boulevard Saint Michel dont le rayon livres est plutôt très, très garni. Sauf que nous y étions allé un dimanche, et que donc les autres étaient fermés.

Voici donc ici une liste de bouquinistes à Paris qui ont un rayon Science Fiction et Fantasy plutôt intéressant. Comme nous ne sommes pas parisiens, cette liste n’est pas exhaustive et surement très incomplète, mais je pense qu’elle pourra en aider plus d’un. Si un parisien passe dans le coin, qu’il fasse signe…

L’amour du noir

L'amour du noir

Petite échoppe consacrée à la Science Fiction, la Fantasy et le Policier comme son nom peut le faire supposer, elle propose un large étalage et choix. Il s’agit avant tout d’anciennes éditions et il ne faut pas s’attendre à trouver là les dernières sorties chez J’ai Lu avec les nouvelles couvertures. Cela dit, vous y trouverez sûrement votre bonheur, et si vous cherchez un livre en particulier c’est ici que vous aurez le plus de chances de le trouver. Certaines maisons d’édition ne changeant jamais leurs titres, comme Folio SF, cela ne pose pas vraiment de problèmes. La présence de certains titres rares (Poppy Z. Brite, titres stoppés d’Anne Rice) compense largement. En plus, le bouquiniste est sympa ! Notre coup de coeur dans tous les cas.

Adresse:
Librairie L’Amour du Noir
11, rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris

Horaires:
Tous les jours de 12 h à 19 h

Caractéristiques:
– Spécalisé dans la Science Fiction / Fantasy / Policier
– Titres ordonnés par Genre puis Auteur
– Très large choix (au moins 400 titres voir plus)
– Prix moyen poche: 3€, 2€ pour les abimés, 4€ pour les plus conséquents
– Prix moyen grand: variable, 6€ à 20€ pour les rares
– Etat des livres très bon en général
– Généralement qui ont été édités depuis plusieurs années
– Bouquiniste sympathique

Boulinier

Boulinier

Si vous ne cherchez rien en particulier, que l’état des livres ne vous importe pas vraiment et que ce sont les bas prix que vous cherchez, Boulinier est votre boutique ! Diversité oblige, le magasin vend un peu de tout et n’importe quoi et ne fait pas vraiment attention à ce qu’il achète ou revend. Vous pourrez donc y trouver des livres en excellent état à 2€ tout comme des livres dont la couverture se reconnaît à peine. Le choix y est très restreint et vous ne trouverez que rarement ce que vous cherchez… Voir jamais. Par contre, il arrive souvent que des livres plutôt récents s’y trouvent. A noter tout de même que la maison sort des bacs complets de livres qui sont proposés à 0,20€. Il arrive parfois d’y trouver des perles, mais il faut vraiment chercher longtemps… D’autant qu’il y a tous les genres de livres !

Adresse:
Boulinier
20, boulevard Saint Michel
75006 Paris

Horaires:
– lundi, vendredi, samedi: 10h à minuit
– mardi, mercredi, jeudi: 10h à 23h
– dimanche: 14h à minuit

Caractéristiques:
– Toutes lectures
– Titres par Genre en vrac dans des bacs ou sur des étagères
– Très faible choix (une centaine de titre à tout casser)
– Prix moyen poche: 2,40€ (sauf bac à 0,20€)
– Prix moyen grand: aucun
– Etat des livres variables, très bon comme très mauvais
– Date d’édition des livres variable
– Grand magasin donc aucun contact avec les vendeurs

Silly Melody

Silly Melody

Juste à côté de Boulinier, ce marchand de livres et de vinyles propose un choix assez conséquent de livres de Science Fiction et Fantasy vu sa taille. Ceci dit, il n’en propose pas particulièrement plus que Boulinier et l’état des titres est tout aussi variable. Les prix pratiqués sont légèrement plus cher que ceux de Boulinier, mais rien de choquant, on reste aux alentours de 3€ pour un poche habituel, 4€ pour les plus gros. A noter que là encore, vous pourrez trouver des nouveautés à prix cassés.

Adresse:
Silly Melody
14, boulevard Saint Michel
75006 Paris

Horaires:
– lundi au jeudi de 10h à 20h
– vendredi au samedi de 10h à 21h
– dimanche de 14h à 19h

Caractéristiques:
– Toutes lectures
– Titres par Genre en vrac ou sur des étagères
– Très faible choix (une centaine de titre à tout casser)
– Prix moyen poche: 3€
– Prix moyen grand: aucun
– Etat des livres variables, très bon comme très mauvais
– Date d’édition des livres variable
– Petit magasin, bouquiniste serviable (il nous a donné l’adresse de l’Amour du Noir)

Gibert Jeune / Gibert Joseph

Gibert Jeune

Difficile de différencier ces deux enseignes qui marchent sur le même business-model: proposer des livres neufs et en plus, des livres d’occasion. Ce qui est assez rare dans le domaine des livres, alors que cela s’est très vite répandu pour les jeux vidéos. Vous entrez donc dans une librairie ordinaire, si l’on omet que chacune s’étale sur plusieurs étages voir plusieurs boutiques spécialisées.

Les rayons sont avant tout constitués de livres neufs, qui sont parfois juxtaposé au même livre, mais d’occasion cette fois, signalé par une petite étiquette. C’est très pratique, surtout lorsque vous cherchez un livre que vous souhaitez absolument acheté, neuf ou d’occasion. De plus, comme pour l’Amour du Noir il est beaucoup plus aisé de retrouver les auteurs que l’on apprécie et de ne pas rater une bonne affaire bêtement.

Tri oblige, et concurrence avec le neuf aussi, les prix pratiqués sont tout de même bien plus élevés que ceux de l’Amour du Noir. A ceci près qu’on y trouve bien souvent des nouveautés qui viennent tout juste de sortir, avec un prix avoisinant les 66% du neuf. C’est cher, mais toujours moins que du neuf, et lorsque l’état n’est pas bon, le prix se voit baisser à 33% du neuf. De plus, cela évite d’avoir à acheter neuf pour les nouvelles sorties, qui arrivent rarement sur les rayons des bouquinistes traditionnels.

Adresses:

Gibert Jeune
Place Saint Michel
75006 Paris

Gilbert Joseph
30, boulevard Saint Michel
75006

Caractéristiques:
– Toutes lectures
– Titres par Genre, Auteur, Neuf/Occasion
– Très large choix (plus de 400 titres pour la Fantasy/SF… Un bon millier même)
– Prix moyen poche: 4€
– Prix moyen grand: 12€
– Etat des livres bons la plupart du temps, moins cher si abimé
– Date d’édition variable, mais beaucoup de nouveautés (~3 mois)
– Très grands magasins, vendeurs disponibles

Plan des boutiques


Agrandir le plan

Sinon, vous avez d’autres adresses ?


Witchling de Yasmine Galenorn

Serafina dans Critiques, Livres le 1 mars 2009, avec 19 commentaires
Critiques

Il m’arrive de flasher sur des couvertures de roman. Et généralement je lis le roman qui va avec. Sauf que généralement c’est une très mauvaise bouse. La couverture de Witchling, par Yasmine Galenorn est superbe. Je pense que vous pouvez déjà en tirer les conclusions qui s’imposent.

Witchling de Yasmine Galenorn

En fait, Witchling est le premier tome d’une série de romans, Les soeurs de la Lune. Le livre se range dans le genre bit-lit melangée à de la chick-lit. Ouh lala, c’est quoi ces termes ? Alors déjà les deux sont écrits par des femmes pour des femmes, mais l’un moins pire que l’autre. La bit-lit c’est plutôt genre Twilight. En gros, on prend la vie de tous les jour on y fout des trucs surnaturels genre Urban Fantasy, voir Fantastique. La chick-lit par contre, c’est genre Sex and the City. Je ne le savais pas. Si je l’avais su, j’aurais sans doute pas lu…

c’est donc l’histoire de trois soeurs, moitié humaines, moitié fées. Chaque tome est vu à la première personne par une des soeurs. Nous commençons avec la sorcière, qui rate ses sorts. Apres ce sera la louve-garou qui se change en chaton, puis la vampire dépressive. En fait, le sang humain qu’elles ont dans les veine les empêche d’avoir des pouvoirs efficaces. Et pourtant elles sont agent-secrètes pour la CIA de l’Outremonde (le pays des fées). Et quand un fée se fait tuer, et que des démons essaient de détruire la terre, elles sont en première ligne.

Dit comme ca, ca paraît pas trop mal. L’idée n’est pas forcément très originale, mais généralement efficace. L’idée du demi-sang est bien trouvée, les trois soeurs, même si ca fait un peu Charmed ont de quoi tenir un livre. Et puis on en apprend peu à peu sur l’Outremonde, qui se révele assez intéressant.

Witchling de Yasmine Galenorn

Le style est correct, mais réellement sans plus. Les remarques de l’héroïne sont un peu lourdes. Mais encore ce n’est pas la le pire. Non, le pire, c’est le coté chick-lit. Bien sûr l’héroïne rate son sort et se trouve nue, révelant son bonnet E (attention !) à toute la clientèle de sa boutique qui pourra attester auprès des voisins que ses seins, c’est pas des faux. Bien sûr, elle va crapahuter en foret en minijupe et talons aiguilles. Bien sûr au retour d’un combat, elle s’arrête au magasin de lingerie pour acheter un bustier qui met en valeur ses seins. Youpiii.

On ajoute qu’elle a le feu aux fesses, trois soupirants dans le bouquin, et elle s’en fait deux, dont un mec renard avec des phrases aussi glamours que « Oh oui ! Prends moi par devant ou par derrière, pas besoin de douceur ! ». Bien évidemment, on a droit à la description dont on se serait volontiers passé. Sauf si on lit le livre pour cela, auquel cas il faudra tout de même lire de nombreuses pages entre temps… L’intérêt est limité des deux côtés donc.

Le prochain tome étant centré sur la femme-chat qui était, sous sa forme humaine, vierge au début du livre, on peut espérer moins de scènes de cul. Par contre, sur sa forme de chat, pas d’infos, et je préfère ne pas en avoir.

Ce côté la gache réellement tout le livre, et c’est dommage. A noter tout de même que pour le moment, nous n’avons toujours pas lu de bon livre chez Milady… Et ce n’était pas Légende de David Gemmell qui remettait ce constat en doute.