Capitaine Alatriste de Agustín Díaz Yanes

Serafina dans Critiques, Films le 8 février 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Capitaine Alatriste est un film espagnol de 2006. Il est sorti en France au cinéma durant l’été 2008, de manière tout a fait confidentielle et dans un nombre de salles très réduit. C’est du coup seulement en Fevrier 2009 que le film se révèle au grand public à l’occasion de sa sortie en DVD. Je n’avais absolument aucune idée de quoi parlait le film. A vrai dire, la seule chose qui m’a decidée à le voir fut le nom de l’acteur principal : Viggo Mortensen. Ce nom ne vous est pas inconnu je suppose, probablement plus pour sa prestation d’Aragorn que pour son rôle dans Appaloosa. Mais voila, Viggo Mortensen est un de mes acteurs favoris alors forcément…

capitaine alatriste

Ca fait un peu "retour du roi" là quand même...

Capitaine Alatriste est en faite l’adaptation d’une serie de romans de Arturo Pérez-Reverte, très populaire en Espagne. Ces romans nous content l’histoire de Alatriste, un soldat de sa majesté Phillipe IV d’Espagne. De guerres en missions d’assassinat pas très glorieuses, nous suivons ce « D’artagnan » espagnol et son fils adoptif Inigo dans le cadre d’un pays en décadence. Il s’agit en effet de l’Espagne sous le règne d’un monarque faible, corruptible. C’est l’avant dernier des rois de la maison d’Autriche en Espagne et cette atmosphere de décadence, de « tout fout le camp », est très bien rendue au fil du film. On voit peu à peu le pays sombrer.

Dès les premières scènes nous pouvons être sûr d’une chose: nous ne sommes pas dans une production américaine. C’est dingue comme cela saute un minimum aux yeux. Pas de mouvements exotiques de caméra lors des batailles, pas ce petit truc dans la manière de filmer. Je ne saurais pas l’expliquer. Peut être que je le remarque encore une fois car je suis plus portée sur le graphisme que d’autres, mais en tout cas c’est visible. Et ce n’est pas un mal loin de là.

A vrai dire, la manière de filmer, et la cadence du film (souvent très lent, voir contemplatif entre deux scènes de combats plus effrénées) n’est pas sans rappeler le Western. Alors certes, nous ne sommes pas dans l’ouest américain et le film se passe quelques centaines d’années trop tôt. Mais pourtant, il est impossible pour un amateur de Western de ne pas sentir la petite touche Spaghetti.

capitaine alatriste

Si Cervantes de Soul Calibur devait être incarné, Alatriste serait parfait.

Car en effet, Alatriste n’a ni la droiture ni le sens de l’honneur de D’Artagnan. Pauvre comme pas deux, à la moralité achetable, volontier désabusé. Exactement le genre de héros que le Western affectionne. De plus, ce rôle est parfait pour Viggo Mortensen qui semble taillé pour. Le mercenaire un peu pouilleux, taciturne, vieillissant, qui en a trop vu, il le joue à merveille. Il n’est pas spécialement beau, non, mais il a ce petit quelque chose qui lui donne un charisme certain dans ce genre de personnages. Il transpire la classe sous ses habits dépenaillés et ses cheveux sales, et on s’attendrait presque à l’entendre sortir un « voyageons leger » en attachant son épée. Dans tous les cas, il porte le film sur ces épaules et l’empêche de sombrer.

Car en effet malgré sa plastique indéniable, ses costumes excellents, son ambiance extrémement bien retranscrite et un jeu d’acteur fort bon, le film pâtit d’un très gros défaut. Il emprunte un peu à chacun des cinq livres d’Alatriste, et en 2h30, il n’y a pas le temps pour expliquer toutes les intrigues: on saute du coq à l’âne. Des personnages arrivent, trop en trop peu de temps, on ne comprend pas toujours ce qu’il se passe ni qu’est ce qu’on fout là en pleine bataille, et contre qui ? Il aurait probablement été préférable de faire plusieurs films que de tout condenser de cette manière. Ou alors de ne cibler qu’une seul livre… Parce que forcément on n’a pas le temps de tout comprendre, ni même de réaliser qui se bat contre qui. Il en suit donc une narration totalement hachée, voir inexistante.

capitaine alatriste

C’est dommage, car avec peut être moins d’intrigues et en se concentrant sur un peu moins de livres, le film aurait pu se révéler excellent. Ce n’est pas mauvais non, les acteurs et la plastique sont agréables et au final, bien que très long, on ne s’ennuie pas.  Mais le film manque de clarté pour être bon. Enfin, Viggo Mortensen suffit à lui seul comme raison pour voir le film. Il semble quand même important de noter, que depuis Aragorn, il enchaîne les Westerns, Appaloosa le Western spaghetti, Hidalgo le Western couscous, et puis Capitaine Alatriste. Serait-il l’espoir d’un genre moribond ?

Sachez enfin que les cind romans du Capitaine Alatriste sont édités en France par Points en version poche. Et personnellement ils me tentent assez.


Les Sables de Dorne de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 6 février 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Comme je vous l’avais confié dans ma critique de la Loi du Régicide, ce qui est difficile pour une très bonne série, c’est d’être constante. Avec deux premiers tomes qui explosent littéralement tout ce que l’on peut lire en Dark Fantasy, et un 8ème tome, Noces Pourpres et 9ème tome, la Loi du Régicide, tous les deux tout aussi géniaux, le Trône de Fer se fait de l’ombre à lui même. Le 10 ème tome, Le Chaos, en a complètement pâti et je n’en garderai pas le moindre souvenir… c’est pour cela que je n’en ferai pas la critique. Le problème, c’est qu’il en va de même pour ce 11ème tome, les Sables de Dorne. George R.R. Martin a t’il perdu sa plume ?

Trone de Fer: les Sables de Dorne

Que penser alors ? Une série peut elle devenir mauvaise car, bien que largement au dessus des autres, elle est parfois bien en deçà de ce qu’elle nous a proposé un peu plus tôt ? C’est en tout cas le sentiment que j’ai alors que j’entame le 12ème tome de la série, Un Festin pour les Corbeaux. C’est la première fois que j’enchaîne trois tomes du Trône et pour une raison simple: d’habitude un tome qui est plutôt plat est relevé par un tome exaltant tout de suite après. On peut donc s’arrêter après la lecture de deux tomes, pour s’en garder un peu pour plus tard… Sauf que là, j’ai beau m’être enfilé deux Trône de Fer, je reste sur ma faim.

Les Sables de Dorne est un bon livre, intéressant, envoûtant, mais il pâti énormément de ses frères ainés qui l’étaient encore plus. Bien écrit comme à l’accoutumée, avec un scénario qui s’étoffe encore plus et des nouveaux personnages intéressants, George R.R. Martin n’arrive pour autant jamais à augmenter le rythme que le lecteur peut éprouver. Les nouvelles intrigues ne nous passionnent plus autant, on aurait presque un sentiment de lassitude. Alors oui, certes, on a envie de connaître la suite, mais pas pour ce qu’elle est actuellement. Ce n’est pas l’envie de savoir la suite parce que ce qu’on lit actuellement est prenant, mais plutôt parce que l’on est convaincu que la suite sera prenante, elle. Oui, ma phrase ne veut pas vraiment dire grand chose.

Trone de Fer: les Sables de Dorne

Et c’est là tout le problème, on a l’impression de lire un livre par procuration, de toujours attendre mieux sans jamais l’entrevoir. Le syndrome est plus ou moins le même que celui d’un livre comme L’épée de Vérité, à la différence que les Sables de Dorne est en soit un bon livre. Mais c’est un livre dont on attend plus. Et forcement, quand ça fait deux tomes qu’on en attend plus, il est difficile de se mettre au tome 12 sans en être quelque peu dégouté.

Allé, prions, car c’est ici le dernier tome sorti en français, et je n’aimerai pas en être déçu sans quoi l’attente risque de tuer mon envie de lire la série !


Mode Coop de Guitar Hero 3 sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 février 2009, avec aucun commentaire
Critiques

Comme vous le savez peut être, nous recherchons activement de bons jeux en coop offline sur Xbox 360. Guitar Hero 3 en fait parti, et cela fait longtemps que le titre tentait Serafina, moi j’étais plutôt réticent. Alléchée par une promotion chez Auchan, nous avons fait l’acquisition du super-populaire Guitar Hero III sur Xbox 360 ainsi que sa guitare pour moitié prix grâce à l’obstination de ma fiancée. Dans le but non seulement de pouvoir apprécier le gameplay particulier de la série, bien que réutilisé dans Rock Band par exemple, mais aussi pour pouvoir essayer le mode coop. Et je l’en remercie grandement, car depuis j’ai totalement été conquis.

Gameplay de Guitar Hero 3

Guitar Hero est donc un jeu musical, de guitare au cas où vous ne vous en doutiez pas, qui va vous permettre de vous prendre pour une star de Rock. Pour cela, vous avez une guitare en plastique sur laquelle se trouve un médiator à gratter ainsi que cinq touches de cinq couleurs différentes. L’écran vous présente ensuite une autoroute (pas vraiment hein) sur laquelle défilent vers vous des ronds de ces cinq couleur. A vous d’appuyer sur le bon bouton de la guitare et de gratter au moment où le rond de l’écran passe une certaine couleur. Ça y est, vous jouez du rock.

Ca a sûrement l’air totalement débile, mais c’est vraiment jouissif. Qu’on soit clair, nous savons parfaitement que nous ne jouons pas du Rock, que nous n’y apprenons rien du tout, et que l’on ferait mieux d’apprendre à jouer de la vraie guitare. Sauf que bon, c’est marrant, et c’est bien là ce qu’on demande à un jeu vidéo.

Modélisation de Guitar Hero

Derrière l'autoroute on retour des personnages aux allures rock qui chantent et jouent de la guitare... Par contre ils sont totalement immondes et mal modélisés.

Le jeu étant livré avec une unique guitare, bien que l’on puisse en acheter une seconde pour la modique somme de… 70€, c’est avec une manette pour moi et la guitare pour Serafina que nous avons terminé le mode coop. Alors si vous cherchez vous aussi à savoir si l’on peut jouer à Guitar Hero sans guitare mais uniquement avec la manette, la réponse est oui. Il est tout à fait possible d’y jouer avec une manette, mais il ne faut pas espérer monter bien loin en difficulté. Le mode normal est tout de suite difficile avec une manette, notamment à cause des multiples notes rapides à la suite. Peut être ne suis je pas doué aussi, mais il faut avouer que Guitar Hero n’est pas vraiment fait pour jouer avec une manette. C’est tout de suite beaucoup moins intuitif, et la position à tenir fait assurément mal à la main.

Toujours est il que cela n’est pas insupportable, loin de là, et que cela reste tout de même fun. La personne jouant à la guitare vous permettant notamment de rater quelques notes. En effet, vous êtes jugé sur votre performance et si vous ratez trop de notes, vous perdez forcement. En mode coop, la jauge de jugement est partagée entre les deux joueurs. Donc même si la personne qui utilise la manette est mauvaise, celle avec la guitare permet largement de rattraper le coche.

Générique de Guitar Hero 3

Guitar Hero, le seul jeu où le générique est agréable puisqu'il s'agit de jouer le plus long et dur morceau de la série: Through the fire and flames de Dragonforce.

A noter tout de même que tous les morceaux du jeu sont jouables en coop, mais que la piste de la seconde guitare / basse n’est pas toujours bien intéressante. Un titre fun à jouer à deux en tout cas, mais surement moins que peuvent l’être Rock Band ou Guitar Hero 4 tout simplement.


Hésitation (Eclipse) de Stephenie Meyer

Serafina dans Critiques, Livres le 4 février 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Après la critique de Fascination, de Tentation, du film Twilight, il fallait bien s’attendre à ce que j’écrive sur Hésitation (Eclipse en V.O.). J’avais assez apprecié le second tome, donc j’ai continué, avec une pause de deux mois quand même, mais passons. Encore une fois je ne ferai pas le rappel de l’histoire et j’estime que vous avez lu les précédentes critiques. Nous reprenons donc nos personnages à peu pres là où le tome précédent les avaient laissés. Et nous voilà parti pour 610 pages environ.

Hésitation (Eclipse) de Stephenie Meyer

Bella s’apprête à vivre sa graduation. Je ne sais pas réellement comment le dire en français. Mais aux US la sortie du lycée et l’obtention du diplôme est une étape très importante. En effet, généralement, les jeunes partent pour l’université après, université ou on entre sur dossier et suivant la bourse des parents aussi. Cela marque réellement le début de la vie d’adulte, contrairement en France ou beaucoup de jeunes restent chez leurs parents le temps des études. Enfin, vous avez surement déja vu des films américains, la cérémonie des diplômes, le bal de promo, etc. Cette nuance est à garder en tete pour comprendre la raison pour laquelle ils en font tout un foin.

En fait, disons le crument, il ne se passe pas grand chose dans ce tome. Bien entendu il y a une pseudo petite intrigue, mais très très survolée. Le tome sert à mon avis à deux choses principalement. La première, c’est à en apprendre plus sur certains personnages secondaires (Jasper et Rosalie en tête) ou bien sêr les légendes Quileutes et la manière dont fonctionnent les Loups garous chez Meyer. En soit pourquoi pas. Après tout l’histoire de Rosalie est prenante, celle de Jasper est sympa et les loups garou, bien que cela ne soit pas très original, restent agréables à lire. Le problème c’est que sur 600 pages, c’est un peu maigre.

Ce qui nous amène donc au deuxième point. C’est l’occasion pour l’auteur de développer le triangle Edward-Bella-Jacob. Développement dont je me serais passée. En effet, cela traine en longueur, il y a tellement de petites scenes, de petits rien qu’au final, on se tappe des pages entieères de « je t’aime, toi aussi tu m’aimes, mais tu le sais pas« … Passages qui seront répétés 200 pages plus loin. Je veux bien qu’Alzheimer soit précoce mais quand même !

Edward et Bella dans Eclipse

Non n'ayez pas peur ils ne sont pas méchants ! Ah c'est pas leur méchanceté qui vous fait peur ? Dis comme ça...

Alors certes il y a des passages intéressants, même des passages sympas, et majoritairement ceux qui se rapportent au premier point. Le reste n’est que du meublage, comment tenir le plus longtemps possible quitte à endormir son lectorat. Bref, j’en garde une assez mauvaise impression. C’est aussi le tome où les préceptes mormons sont les plus présents. En effet Stephenie Meyer est mormonne, et sur certains points il est difficile de ne pas le remarquer. Soyons clair, je n’ai rien contre les mormons, et les auteurs peuvent bien avoir la religion de leur choix. Le problème c’est quand cela s’immisce dans les romans. Tout le trip à propos de l’âme de Bella qui doit être sauvée, de l’abstinence me dérange un peu. Surtout les baragouinages sur l’âme qui doit être sauvée pour l’apres vie etc. Ca fait un peu bizarre dans la bouche d’un vampire, et c’est un peu trop religieux à mon goût.

Quand on commence la lecture on se dit que l’histoire va finir dans ce tome… Eh bien non, et c’en est même, j’en ai peur, loin. J’ai l’impression que l’auteure tire un peu sur la corde de manière à remplir le plus possible et se perd en chemin. C’est lourd, c’est insipide et barbant. J’ai eu du mal à ne pas sauter les pages.

Allez un de ces quatres je lirai le final de la série Twilight, Révélation, mais quand il sera sorti en poche. 18 euros pour ça, faut pas abuser.


Je ne vous apprendrai rien en vous disant que lorsqu’on est, comme nous, jeunes, les assurances auto sont loin d’être abordables. Enfin, quand on est un garcon et qu’on n’a pas fait de conduite accompagnée surtout. Ce qui est malheureusement le cas du seul conducteur du foyer. Notre assurance auto nous revient assez cher, surtout qu’en plus nous avons une voiture plus toute neuve, une Laguna (premier modele je crois, mais je m’y connais pas des masses).

Vu le coût d’une assurance, il faut évidemment bien faire son choix. Et c’est là que Direct Assurance frappe fort. Direct assurance vous permet en moyenne d’économiser 30% sur votre assurance auto.Et surtout Direct Assurance vous rembourse deux fois la différence 2 si vous trouvez moins cher ailleur. A garanties égales.


(comme vous le voyez, leur publicité intégre Mr Patate que vous connaissez peut etre si vous lisez les blogs du Monde)

Bon c’est bien joli tout ça mais il faudrait verifier ce qu’ils disent. Et pour cela, Direct Assurance vous propose de faire votre devis assurance en ligne. Apres avoir rentré nos informations (très facile à faire, c’est bien détaillé). Leur site est d’ailleurs bien fait et je ne peux m’empêcher de penser au boulot de codage qu’il y a derrière. L’aide interactive s’affiche en Lightbox, le questionnaire se met à jour dynamiquement en Ajax… Mais bon, c’est l’informaticienne qui parle, et je dérive. Mais comparé à ce que nous avons pu voir pour les autres assureurs, ça mérite tout de même d’être mentionné.

Donc, je rentre nos informations, et ô rage, ô desespoir, pour moi, pas de Devis en Ligne possible. Probablement parce que je suis jeune conducteur. Il faut appeler un conseiller pour avoir un devis, et bien qu’ils soient disponibles sur de larges plages horaires (ce qui est notable), je n’ai pas très envie de le faire. Vous savez tous comment c’est quand on doit joindre un conseiller. Ca dure, ça dure, et tout est bon pour vous convaincre.

Alors histoire de voir , et d’avoir une idée sur le prix, otons l’hypothese qui fait tout foirer, et imaginons que je ne sois plus jeune conducteur. (Ce qui arrivera evidemment). La ca marche et on obtient le devis en ligne : je paierais donc 502 euros par an chez eux. Le prix me semble honorable pour une voiture qui n’est plus toute jeune (Laguna première du nom), qui couche dehors, et que nous utilisons pour nous rendre dans ma famille (qui habite a 800km de nous).

Enfin leurs clients semblent satisfait vu que l’indice de satisfaction des clients est assez important. 91% d’entre eux se disent très satisfaits suite a un sinistre.

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Orgueil et Préjugés de Jane Austen

Serafina dans Critiques, Livres le 2 février 2009, avec 14 commentaires
Critiques

Jane Austen est une auteure majeure de l’angleterre du XVIIème-XIXème siecle. Je n’avais jamais rien lu d’elle, mais la curiosité était là. Je crois qu’inconciemment, je la rapprochais des Bronte, que j’apprécie tout particulièrement. Pourtant Austen n’appartient ni au courant romantique, ni gothique. A vrai dire je ne saurais de toute manière pas la classer.

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Orgeuil et Préjugés est son roman le plus connu. Et en plus 10/18 en a sorti une édition reliée rose bonbon pour les fêtes. Et j’en suis tombée sous le charme en question au grand damn de mon fiancé qui la trouve parfaitement immonde et deparreillée sur nos étagères. Après avoir bataillé, il me l’a tout de même offerte. J’ai commencé à la lire le soir meme… Pour la finir le lendemain. Orgeuils et Préjugés, c’est l’histoire de Elizabeth Bennett, jeune fille d’une famille honorable mais peu riche, et de Darcy homme hautain et orgeuilleux. Les deux vont commencer une étrange relation où les préjugés les induiront en erreur. (d’où le titre vous l’aurez compris).

Dès le départ on est happé par le style leger, incisif d’Austen. Le pire c’est qu’il ne se passe pas grand chose, mais c’est raconté d’une telle manière qu’on est purement absorbé dans l’histoire, dans l’atmosphère. Les portraits des personnages sont excellents, en quelques phrases chacun d’eux prend du relief, et les traits principaux sont définis. Bien sûr, il y’a de la démesure, bien sûr il y’a de la caricature, c’est le but. Car c’est aussi là une peinture des moeurs de l’époque. Les deux soeurs de l’héroïne sont de parfaites coquettes, les mêmes précieuses que celles dont se raillait Molière, la mère est une dame obsedée par le rang et la condition sociale avec autant de cervelle qu’un moineau. A vrai dire, on sent que Jane devait avoir une opinion assez tranchée des femmes de son époque.

Ce sont probablement les personnages féminins qui sont les plus risibles de tout le roman. Cependant, elles sont toutes attachantes. Des écervelées, aux intriguantes. Les deux seules femmes à ne pas souffrir de l’écriture de Jane sont Elizabeth et sa soeur ainée. Les deux plus réfléchies, les favorites de leur père, et sans doute les deux soeurs sont-elles directement inspirées de Jane elle même et de sa soeur Cassandra.

orgeuil

Il serait injuste de ne pas parler du personnage le plus intéressant du roman: Mr Darcy. Formidablement hautain, il passe pour une jolie enflure pendant la première partie du roman. Etant donné que le livre est majoritairement écrit du point de vue d’Elizabeth, on a droit à toute une peinture de son ignominie. Et puis petit à petit, le portrait s’étoffe se nuance. Et là Mr Darcy apparaît comme un délicieux héros romantique, le dandy un brin rigide mais au coeur pur et constant. Fragile et tendre sous sa carapace d’orgeuil apparent, il prend tellement d’importance au fil du roman, pour nous autant que pour Elizabeth qu’il tire la couverture à lui seul. Je retiendrais mes soupirs de fangirl, mais je n’en suis pas loin, je vous assure. Ca c’est un héros. Ca c’est du charisme. (contrairement à un certain Edward si vous voyez où je veux en venir).

Certes, le livre peut vous paraître frivole. Jane Austen n’a probablement pas une portée philosophique exceptionnelle, mais elle est vraiment plaisante àlire.

A la sortie de cette lecture, j’hésite à nous faire regarder l’adaptation cinéma, voir celle télévisée (Darcy y est plus beau, et Keira Knightley n’est pas ma tasse de thé). Avez vous vu l’un des deux ? Me le conseilleriez vous ?


Retour au Pays de Robin Hobb

dabYo dans Critiques, Livres le 1 février 2009, avec 7 commentaires
Critiques

Après un avis mitigé sur le Vaisseau Magique, premier volume des Aventuriers de la Mer, je n’avais plus rien de la prolifique Robin Hobb à me remettre sous les yeux. Jusqu’à ce que je me rappelle de ce Librio moche et abimé que nous avions… Oui là, ce livre que l’on avait eu pour 50c chez un libraire, et que j’ai littéralement dévoré. Ok, je l’avoue, la chose n’était pas difficile puisque le livre fait à peine plus qu’une centaine de pages. Mais bon, ça permet à Librio d’en éditer une version à 2€, et ça fait franchement plaisir de voir de la Fantasy dans leur collection ! Plus elle devient populaire, et moins elle sera chère en occase ahah.

Retour au Pays de Robin Hobb

C’est assez marrant de chroniquer un livre de 100 pages. Pourquoi je sais pas. Bref, Retour au Pays porte plutôt mal son nom puisque tout fan de l’univers de l’Assassin Royal pourra s’attendre au retour d’un de ses personnages dans les Six Duchés, alors qu’il n’en est rien. Le livre relate des évènements qui se sont passés il y a de ça des centaines d’années avant les aventures de Fitz. Et sur le territoire où se déroule le récit des Aventuriers de la Mer, puisqu’il s’agit de la colonisation du Désert des Pluies. Bizarre de parler d’un retour au pays alors qu’il s’agit d’une colonisation de terre inconnue non ? Enfin, pour comprendre il vous faudra lire le livre.

Retour au Pays est donc une longue nouvelle écrite à la première personne sous la forme du journal intime d’une noble de Jamillia. Sympa, cette manière de faire va nous permettre de nous attacher un minimum à un personnage qui est avant tout un stéréotype de la littérature de Fantasy. Malheureusement, ce stéréotype dessert grandement un récit qui pourrait s’avérer plus qu’excellent. En effet, comme on peut s’en douter, la noble de Jamillia va vite devenir une chevronnée, oublier tous ses stéréotypes, faire des trucs de ce main, blabla, etc. Bref, j’avoue que contrairement à Céline ce changement ne m’a pas particulièrement botté du tout. Je l’ai trouvé plutôt limite, trop prévisible, bref, c’est pour moi le gros point noir du titre.

Retour au Pays de Robin Hobb

Heureusement pour nous, il y a la découverte du Désert des Pluies. Prenante, captivante et envoûtante, la découverte du bizarre mais magnifique désert est vraiment très, très bien retranscrite. Je dirai même que c’est la plus belle et immersive découverte d’un territoire que j’ai jamais pu lire. Avec le personnage, nous allons apprendre à connaître une flore et une faune particulière. Manger un lézard devient une expérience tout à fait exceptionnelle, que cela soit pour lui ou pour nous. Bien que n’y étant pas, le lecteur se sent littéralement transporté dans ces contrées sauvages. Et c’est bien là le côté le plus intéressant du personnage puisque, initialement repoussé par tout ce qui n’est pas noble, elle va nous en faire des descriptions saisissantes de détails.

Habituellement très lourd, le style de Hobb se fait exceptionnellement léger, direct et simple à appréhender et comprendre. Ce qui est un autre point positif. Même Serafina, hyper-réfractaire par rapport à l’auteur à ce niveau a été conquise. C’est dire. Bref, un très bon livre à lire, que vous ayez ou non lu du Robin Hobb jusqu’à présent.