Artbook du Trône de Fer de Corominas

dabYo dans Livres le 30 janvier 2009, avec 6 commentaires

Si comme nous vous êtes fan du Trône de Fer et que les personnages de Westeros font partie de vos préférés, alors nous avons ce qu’il vous faut. Effectivement, si je n’ai jamais rien eu à redire sur les jolies couvertures françaises faites par Olivier Frot (inutile de chercher sur Google, ce dessinateur, peintre ou je ne sais quoi est tout simplement inconnu du web !), je n’ai jamais vraiment été rassasié de Fanarts sur le Trône. C’est toujours mieux que ces immondes couvertures anglaises vous me direz, et je suis totalement d’accord. Du moins, je l’étais jusqu’à ce que je découvre les couvertures des éditions espagnoles…

Jon Snow dans le Trône de Fer

Jon Snow devant le Mur. Rha, je suis super jaloux, je n’ai pas trouvé d’image aussi élogieuse pour Robb… Seraf’ est supportrice de l’un tandis que je préfère le second. Mais bref. Heureusement pour les fans des autres personnages, l’illustrateur espagnol est plutôt productif et a déjà sortie des illustrations mettant notamment en scène Tyrion, ou bien Daenerys, voir encore une fois Jon. Mais bon, je trouve que ça ressemble plus à Robb, vu que son loup, Vent Gris, est très agressif. Mais bon, je ne m’arrête pas là…

Artbook espagnol du Trône de Fer Car oui, ce n’est pas douze couvertures que les espagnols peuvent se mettre sous la dent mais bien un Artbook complet avec des oeuvres de Corominas, illustrateur de la série dans ce magnifique pays, mais aussi celles d’autres invités. Ce ne sont bien entendu pas n’importe lesquelles puisqu’il ne s’agit que de celles représentant les héros du Trône de Fer, et l’Artbook est publié sous la licence de George R.R. Martin sous le nom de « El arte de cancion de hielo y fuego » que tout un chacun pourra traduire par « L’art du Trône de Fer »… Enfin, du moins quand il s’agit de faire une traduction chez nos amis traducteurs des maisons d’édition, puisque litéralement la série devrait s’appeler « Un chant de Glace et de Feu ». Bref, passons sur la polémique. Toujours est il qu’il s’agira d’environ 96 pages d’illustrations, en noir et blanc ou couleur, et dont la qualité équivaut plus ou moins celles de toutes les illustrations présentes dans l’article.

Dans tous les cas on se retrouve face à un gros problème puisque, bien entendu, nous voulons absolument cet Artbook, mais Amazon n’existe pas dans ce pays. Quelqu’un a déjà acheté quelque chose en ligne en Espagne ?

Illustration espagnole du Trône de Fer

Ok, peu de chances qu’on ait des réponses, donc je vous laisse baver sur le blog de l’auteur ou plus simplement sur la description de l’artbook du site officiel espagnol. Arg.

Edit : En fait après quelques recherches, La Garde de Nuit en avait déjà parlé, mais surtout, la Fnac existe en espagne… Donc pour ceux que cela intéresse, ça se passe par ici.


Catacombes de Vald

Serafina dans Livres, Présentation de Manga le 29 janvier 2009, avec 50 commentaires

Catacombes est ce qu’on appelle -à tort- un manga français. Je déteste ce terme, mais vu que c’est présenté comme cela, marketé comme cela et étiquetté comme cela, nous nous en contenterons pour la durée de cet article. Bref, c’est une nouveauté Pika, catégorié en Seinen. Pour ceux qui ne le savent pas le seinen est un type de manga généralement réservé à un public d’un certain age, souvent à cause des thèmes, du gore ou du traitement trop cru de certains passages. Ce genre comporte de superbes perles telles MPD Psycho que dabYo vous avait présenté.

Couverture du tome 1 de Catacombes

Catacombes, c’est l’histoire d’Anaë une jeune goth de 23 ans, venue à Paris pour vivre de son art : la peinture. Elle s’acoquine avec un groupe de Métal, les Katacombes et va se retrouver emmenchée dans de drôles d’histoires incluant évidemment les catacombes de Paris. Enfin, c’est ce qu’on nous promet.

Je dessine, depuis des années maintenant. Du coup, la première chose que je regarde dans un manga c’est sa qualité graphique. J’ai énormement de mal à lire un manga mal dessiné. Les erreurs me sautent aux yeux et je passe mon temps à me dire « mais ça cloche« . Et bien le problème de Catacombes, c’est que le dessin est potable mais sans plus. Les décors sont super bien realisés, très realistes, et on reconnait bien la ville de Paris, y a pas à dire. Mais les personnages… Super stéréotypés mangasses, style fade, personnages très raides. Et je ne parlerai pas des cadrages qui laissent à désirer, les gros plan sur un pendentif qu’on comprend pas pourquoi, les perspectives douteuses, et bien évidemment les moonboots pour pas avoir à dessiner les pieds.

Catacombes de Vald

Le noir est bien géré, et les trames s’intègrent assez bien, mais les visages sont inexpressifs, les personnages trop raides, les postures trop peu naturelles. Bref, j’ai passé le manga à me dire « mais non ça c’est pas bon« . Attention, je ne prétend pas mieux faire hein, loin de là. Ceci dit, mon oeil est probablement plus entrainé du coup les erreurs m’obnubilent. Quant aux scenes « clé« , elles sont brouillonnes et difficilement compréhensibles.

Mais soit. Après tout un manga ce n’est pas que le dessin. Malheureusement pour Catacombes, le scénar ne rattrape rien du tout. Superbement stéréotypé, superbement prévisible aussi. La ballade entre goths au père lachaise, l’héroine qui se fait draguer par le chef du groupe de métal, les membres du groupe qui s’autocongratulent à la fin du concert avec des bières, plein de petits détails qui au final rendent presque le truc drôle tellement c’est gros. On peut de plus s’interroger sur l’utilité de certaines scènes, celles ou l’héroïne est nue notamment. Quel interêt de la voir enfiler sa petite culotte hein ?  Hormis pour lui déchirer sauvagemment un peu plus loin. Quant au réel début d’histoire qu’on entrevoit dans les catacombes, il est trop tôt pour se prononcer dessus. Sans parler des trois pages pour détailler l’achat d’une bière…

Anaë dans Catacombes de Vald

Au final, ce n’est pas ce tome qui va donner ses lettres de noblesse au manga francais. Je salue l’initiative de Pika de publier des jeunes auteurs, bien que cela doit être interessé, ça doit leur coûter bien moins cher que d’acheter les droits d’une série au Japon et de la traduire . Mais tout de même, j’apprecierai si ils publiaient de bons mangas…


Tentation (New Moon) de Stephenie Meyer

Serafina dans Critiques, Livres le 28 janvier 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Vous avez probablement lu ma critique de Fascination de Stephanie Meyer, le premier tome de cette saga qu’est Twilight. Si ce n’est pas le cas, je vous conseille de le faire avant de lire la suite. Ma critique du film de Fascination peut aussi être une bonne lecture. Alors si vous me connaissez un minimum vous savez que j’ai un gros penchant masochiste. J’ai beau avoir éxecré un livre, je lirais la suite, et puis encore la suite, jusqu’à l’overdose et me dire définitivement que je n’aime pas. Bon ok, je n’ai jamais lu la suite de l’Epée de Vérité.

Hesitation - New Moon

Comment New Moon a t'il pu être traduit par Hésitation quand cela signifie littéralement Nouvelle Lune ? On se pose encore la question...

Je n’avais pas aimé Fascination. Mais ce n’était pas suffisant pour me dissuader de lire la suite. Cette série fait un tel tabac que j’avais envie de savoir pourquoi. Alors je dois tout de suite préciser que j’ai lu ce tome en VO alors que j’ai lu le premier en VF. La différence est notable, surtout au niveau fluidité de la lecture. Dans la version francaise, Bella se trouve dans le premier tome avec un vocabulaire qui ne colle pas toujours au personnage. Certes elle a une grosse culture littéraire, mais cela ne collait pas. En anglais par contre, pas de subjonctif imparfait n’importe où, non c’est fluide et simple. Déjà un bon point.

Nous reprenons où nous avons laissé Bella, et je ferais l’effort de ne pas vous spoiler. Sauf que pour une certaine raison, notre héroïne va se retrouver au fond du trou. Tellement que les chapitres (un chapitre par mois de son année scolaire) seront parfois totalement blancs pour aller avec sa vie vide. J’ai énormement aimé cette manière de narrer, et de nous mettre à la place de l’heroïne. Cette façon de faire peut vous sembler banale, et quand j’ai essayé d’expliquer à mes camarades de classe ce qu’il y avait de si excellent dans ces chapitres vides, ils m’ont un peu prise pour une folle. Peut être que vous aussi. Mais c’est une excellente immersion. Et niveau immersion je dois vous avouer quelque chose.

Je n’apprécie réellement un héros que si il correspond au mininum à mes ideaux (l’égoïsme pour Jaime, la nonchalance pour Solo par exemple) comme j’ai pu vous le dire dans ma critique du Pistolero, premier tome de la Tour Sombre. Et là, Bella correspond totalement à un de mes idéaux. Celui de l’amour unique, absolu et indefectible. Comme un roman du 19ème siecle, Bella, même seule ne repensera jamais à aimer quelqu’un autant qu’Edward.  Bella ne l’oublie pas et ne tire pas un trait sur son histoire. Bella n’a pas pour première idée de refaire sa vie, non loin de là. Et je crois que parce que je suis quelqu’un qui voit l’amour de la même manière que Bella, je me suis attachée à l’heroïne et à son histoire on ne peut plus niaise. Je me retrouvais dans ses interrogations et dans ses certitudes.

Stephanie Meyer signant des autographes

Vu le peu d'artworks sur la série, c'était Stephanie Meyer qui signe des autographes ou des images du film. Ouf hein ?

Ce n’est pas pour rien si le livre de chevet de Bella n’est autre que Les hauts de Hurlevent et que Meyer cite Jane Eyre parmi ses livres préférés. Bella est la digne descendente d’une héroine de l’époque victorienne romancée. Ce qui se voit aussi dans ses réactions parfois démesurées, et un peu folles qui peuvent rappeller celles d’une certaine Catherine. Et manque de pot j’ai adoré Les hauts de Hurlevent. Je me sens tellement plus proche d’une Bella à ce niveau que de n’importe laquelle de mes connaissances féminines qui oublieront le prétendu amour de leur vie en trois semaines. Ca peut vous sembler vraiment mince pour apprécier un livre, et je vous l’accorde.

Pourtant je crois que c’est la seule raison pour laquelle j’ai réellement apprécié ce deuxième tome. Plus que le style, plus que l’histoire, qui n’est que survolée, plus que les quelques révélations sur le monde des vampires et l’entrée réelle en scène de Jacod qui a bien plus de charisme qu’Edward, c’est cette similitude entre ma manière de penser et celle de Bella qui m’a convaincue. J’étais vraiment contente de voir Bella réagir comme cela, c’est con hein… Pourtant c’est ça. Et c’est pour cette raison que je ne prétends pas vous donner un avis objectif sur ce tome.

Depuis ce Tentation, j’ai un certain regain envers la saga. Parce que je me retrouve dedans, et je suppose que c’est ce que visait Stephenie Meyer. Tout ce que je peux dire c’est qu’elle a réussi.

Je ne sais pas si je dois vous conseiller ou non ce livre, je ne sais pas moi même si passé ce truc avec Bella j’aime le bouquin. Un avis en demi-teintes, décousu et sans conclusion. Désolée.


S’il y’a bien un film dont vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler en ce début d’année c’est l’adaptation de Fascination, le premier livre de la série Twilight de Stephenie Meyer dont vous pouvez lire notre critique ici. En effet, le film squatte les premières places du box office, français ou étrangers. Même si en réalité il est sorti depuis plus de deux mois aux US, au Canada et en Belgique par exemple, c’est seulement mercredi dernier que notre héxagone a été mordu.

Affiche Twilight: Fascination

Oui mordu. Quiconque s’attardera un minimum sur l’affiche ci dessus, comprendra. Oui parce que les graphistes n’ont pas fait dans la dentelle. Oh Edward est un Vampire ? Et si on désaturait sa peau ? Et si on tirait ses traits par des jeux d’ombre? Histoire de faire vraiment méchant quoi. Au final, l’affiche est moche et la retouche à Photosop est tout… sauf bonne. Mais je ne suis pas là pour parler de l’affiche. Non, derrière l’affiche, il y a le mur. Mais outre ces considérations matérialistes, il y’a le film.  Et rien qu’à l’affiche on peut prédire le film à midinettes. La nouvelle idole des adolescentes s’appelle Edward. Billy de Tokio Hotel, c’est passé de mode. Il est supposément beau, il a les dents blanches, lavées avec Colgate, il veut pas de sexe avant le mariage, et accessoirement, il est vampire. Le gendre idéal.

Sauf que, ce n’est pas une histoire de vampire. Les graphistes ont du mal comprendre. Le vampirisme c’est juste une excuse. On ne parle pas de pourquoi ni de comment, Bella découvre en deux secondes qu’il est vampire (alors qu’elle vient d’arriver, ceux qui cotoient Edward depuis perpet’ sont vraiment nazes), n’a même pas peur de se transformer en viande. Et pouf, le coté vampire ne servira plus qu’à rendre leur amour impossible: « Non chérie, on peut vraiment pas faire ça ! Quand je suis excité j’ai un truc qui grossit et devient tout dur. Non ! Pas CA ! Mes canines ! ». Ok, il va aussi pouvoir servir d’excuse pour utiliser le budget effets spéciaux: courses à toute allure, escalades démentielles, vampire qui brille dans le soleil etc… Des effets spéciaux qui nous feraient presque regretter l’époque où on faisait voler des assiettes en carton pour mimer un certain Faucon.

Billy dans Twilight

Billy de Tokio Hotel était pressenti pour le rôle principal. Officiellement la production avait peur qu'il fasse passer son maquillage en notes de frais. Officieusement, on peut se demander s'il n'a pas un peu de goûts...

Le gros du scénar (c’est vite dit…), c’est la relation entre Edward et Bella, leur amour, si fort, si pur, si… Je ne trouve pas les mots tellement c’est… Alors autant dans un bouquin de 500 pages il y a largement le temps d’amener l’histoire de manière presque crédible. Mais dans un film… Bella arrive. Croise le regard d’un mec trop beau. Croise le mec en classe. Est amoureuse. Lui aussi, bref. Telescopé, et du coup, peu crédible. Et vu que tout le film repose sur leur amour… Ce dernier n’ayant aucune originalité, puis la fille banale, qui tombe amoureuse du beau mec du lycée… Bien qu’il soit vampire, pas besoin de faire Science Po’ pour l’imaginer. On a un peu l’impression de regarder le vide pendant 2h. Vous ajoutez le surmaquillage… Ah que c’est joli le fond de teint blanc.. Manque de pot ils ont oublié de maquiller les cous… Les couleurs bleutées et vous obtenez ce… Truc.

J’ai oublié de vous parler du casting. Bella est une inconnue du nom de Kristen Stewart. Edward, joué par Robert Pattinson, est connu pour son rôle monosyllabique dans Harry Potter, et où il se fait butter comme une bouse. Les autres sont tout aussi inconnus. Seule la maman de Bella, Sarah Clarke rappellera quelque chose aux fans de 24 vu qu’il s’agit de la diabolique Nina.

Edward qui court dans Twilight, Fascination

Clou du spectacle et de la Romance d'aujourd'hui, l'organisation d'un Cross par le lycée de nos deux amoureux. Court Edward court !

En soit, des inconnus, ca ne gène pas, si cela peut faire découvrir de nouveaux talents. Le problème c’est que ca ne révèle surtout que des nouveaux mauvais. Bella n’est pas crédible. Elle a beau être jolie et coller parfaitement -physiquement- au personnage, ça sera tout. Niveau émotions, j’ai vu mieux. Elle parle mal, n’articule pas. Comme dirait un personnage connu, elle a le quotient émotionnel d’une cuillère à dessert. Edward est trop maquillé, ses sourires sont trop stéréotypés, trop « Salut, chui méga evil, on boit un verre baby ? ». Et on peut pas dire que ses dialogues soient mirifiques. Les autres personnages ne sont pas assez présents pour qu’on les note. Enfin, on se demande pourquoi les vampires ont besoin de se mettre en postures bestiales et de se renifler pour se défier maiiis bon.

Allez, on soulignera quand même quelques points positifs, la scène de Baseball est ridicule, mais bien filmée. Par contre, Alice, jouée par Ashley Greene, m’a surprise en bien. J’aime bien son jeu et elle colle tout à fait au personnage. Quant à la bande sonore, prise seule, elle n’est réellement pas mauvaise. Le truc c’est qu’elle est intégrée au film avec la délicatesse d’un marteau piqueur groggy. Trop forte, pas assez, jamais adaptée… C’est super quand les personnages chuchotent et qu’il y a la musique super fort. Du coup on ne comprend rien, et déjà qu’il n’y a pas grand chose à comprendre…

Faites un geste pour votre intellect, n’allez pas voir ce film. Voilà Céline, tu sais ce que cela donne.


L’armée de l’ombre, septième tome de la Couronne des Sept Royaumes en France et donc première partie de Winds of the Forelands 4, est un livre que je désirais lire depuis un bon moment. Depuis la montée d’adrénaline du sixième tome pour être exact, qui m’avait laissé sur une soif de suite assez difficile à étancher. Heureusement pour moi, ma fiancée a décidé de me l’offrir pour Noël. Mais malheureusement, ce n’est pas cette Armée de l’Ombre qui va y réussir.

L'armée de l'Ombre: la Couronne des Sept Royaumes tome 7

Le problème dans la découpe des livres anglais en petits livres de poche (en grande édition ils sont aussi coupés), c’est que cela transforme certaines introductions en titre à part entière. Malheureusement, n’importe quelle partie d’un livre n’a pas le charisme nécessaire à faire un tome à part entière, c’est le cas de ce tome. J’ai l’impression de me répéter à chacune de mes fiches, mais quel dommage que les éditeurs n’en prennent pas compte.

Après un départ assez mollasson, le titre et les intrigues qu’il met en scène ne vont jamais assez décoller pour vous scotcher. Je ne sais pas si c’est uniquement à cause du découpage, ou si la multiplication des personnages, des lieux, et des intrigues y joue aussi. Quand George R.R. Martin a déjà beaucoup de mal à faire avancer l’histoire de sa dizaine de personnages principaux dans un même royaume, il n’est pas étonnant que David B. Coe ait des difficultés à faire avancer des intrigues réparties sur quatre royaumes différents, dont nous suivons au minimum pour chacun une dizaine de personnages. Certes, il n’est pas rare de suivre plusieurs personnages à la fois, notamment au travers des actions des Ducs par exemple. Mais bon.

Le fait de ne les suivre que comme ça leur empêche par la même de devenir attachant. Plus le temps passe et plus les personnages finissent par se ressembler. On est bien loin d’une véritable variété et on a finalement l’impression de toujours finir par lire les réactions d’un même personnage, dont seul les circonstances initiales varient. Tous les personnages secondaires, notamment Capitaine d’Armée se ressemblent, ils sont tous exceptionnels, sages pour des militaires, n’aimant pas les magiciens, et chaque Duc est très fier de l’avoir à son service. Bref. De même, les traitres magiciens se ressemblent beaucoup, à deux petits stéréotypes près.

Le problème ne se posait pas jusqu’à présent, mais avec le passage sur le devant de la scène de personnages arrivés assez tardivement, ainsi que la mort des héros et, ou, traitres qui avaient pu sembler attachant au début de la série, nous arrivons à un panel de héros assez fade. Dommage, vraiment dommage.

L'armée de l'Ombre: la Couronne des Sept Royaumes tome 7

Ceci dit, lorsque l’on analyse la forme de la lutte de pouvoir de cette série, il est étonnant de constater que pour la première fois, nous avons droit à des luttes entre familles sans la moindre allusion aux mariages arrangés. Tandis que le Trône de Fer utilise beaucoup ces mariages arrangés pour mener à des alliances, il semblerait que David B. Coe ait totalement fait abstraction de ces considérations. Dans tout le livre, il n’y a aucune évocation du mariage de la progéniture, alors que cela fait d’habitude parti des préoccupations des nobles. Les enfants sont pourtant évoqués, la plupart étant perspicaces et provoquant les mêmes joies à chaque duc lorsqu’il les regarde. Bref.

L’armée de l’Ombre est en tout cas un modèle de livre sans action, où nous n’avons droit qu’à des sortes de commentaires sur les actions de roi de tel ou tel personnage. Par cela j’entends que la plupart des personnages sont là pour donner des ordres, et que nous suivons uniquement la conséquence d’avoir donné l’ordre. Il n’y a pas de moment grandiloquent comme dans le Trône de Fer, ce qui donne l’impression d’un tome finalement assez fade, bien qu’on ait tout de même envie de connaître la suite. Attention, ce point est valable pour tous les tomes de la série, sauf que c’est la première fois qu’il rend un tome fade, couplé aux précédents points faibles.

Je déconseille donc fortement de lire ce septième tome avant d’être sûr de pouvoir enchaîner avec le suivant sans attendre, sans quoi cela pourrait bien vous décourager de terminer la Couronne des Sept Royaumes qui n’est pas si géniale déjà à la base.


Tonight: Franz Ferdinand de Franz Ferdinand

dabYo dans Critiques, Musique le 24 janvier 2009, avec 2 commentaires
Critiques

Il était difficile en 2004 de passer à côté de Franz Ferdinand, le meilleur groupe anglais qui est écossais, dont l’hyper-hit Take Me Out passait en boucle sur quasiment toutes les radios qui s’autorisaient le Rock. J’avais de la chance, puisqu’à l’époque j’étais en pleine phase de découvertes des groupes rock de nouvelle vieille génération, emmenés par The Strokes. Sortant leur second album en même temps que le groupe écossais, ces derniers se sont litéralement fait volé la vedette. Maisaujourd’hui, qu’est devenu Franz Ferdinand à la sortie de leur troisième album, Tonight: Franz Ferdinand ?

Tonight: Franz Ferdinand

Autant l’avouer tout de suite, je suis plutôt déçu de ce troisième album. Le groupe n’a jamais été original, il faisait du rock pur et dur, mais il était bon. Je ne lui en demandais pas plus, pas moins, et aujourd’hui encore je n’en demande pas plus, mais pas moins non plus. Je ne suis ceci dit peut être plus dans la cible des trois écossais, mais si c’est le cas, quel changement !

On commence avec les habituelles introductions lentes du groupe sur Ulysses, qui s’annonce être un titre très Ferdinand. Et pourtant, 35 secondes plus tard, les premières interrogations fusent. Qu’est ce donc que ce son electro ? En fait, alors que le chant n’a pas le moins du monde changé, on a toujours droit à nos « Youhou houuuu », que les riffs se sont maintenus, nous avons simplement droit à un tout nouveau son de guitare. Comme si les guitaristes avaient découvert la pédale d’effets… Pour ceux qui connaissent, on se retrouve avec à peu près les mêmes sons que ceux du groupe The Bravery.

Alors bien heureusement, l’utilisation abusive d’effets electro ne se répercute pas dans tous les titres,et le revirement est finalement assez peu présent, mais qu’est ce qu’il est de mauvais goût. Je n’ai rien contre l’évolution d’un groupe tant qu’elle est bien faite. Nous n’avons ici pas droit à une recherche intéressante mais un simple mix de samples et de synthé, pédale d’effets qui font l’effet d’une soupe mal dosée. Send Him Away ou l’intro Live Alone en sont les parfaits exemples.

Tonight de Franz Ferdinand

Cette photo n'a strictement rien à voir avec ma critique mais je l'ai trouvée sur leur site officiel, et comme elle était fune et que j'avais rien d'autre à mettre...

Franz Ferdinand nous sert tout de même une plantée de futurs hits, mais bizarrement moins rythmé que n’étaient ceux des deux précédents albums. Enfin, c’est ce qu’en disent les autres critiques, car après six écoutes de l’album je n’ai toujours pas trouvé de quels titres ils parlent. Peut être suis je trop obsédé par le nouveau son doux et electro des titres, qui fait perdre à leurs morceaux tout le côté incisif qu’ils avaient. Dommage tout de même qu’avec ce troisième titre, le groupe donne de nouveau l’impression de ne pas savoir se renouveller, que ce soit dans les structures, dans la forme ou dans les riffs. J’ai encore une fois l’impression d’écouter un remix du premier album en moins bon.

Alors que dire ? Il est tout de même bizarre de reprocher le changement et en même temps l’aspect répétitif non ? Peut être un changement intéressant alors ? Halala, je suis juste aigri, peut être que comme pour les Strokes, je me mettrai à encenser cet album dans quelques semaines. Ceci dit, quand je compare mes 200 écoutes du 1er album avec la trentaine du second, j’ai peur que non. Je retourne sur leur éponyme.

Je vous quitterai bien avec une playlist Deezer mais il semblerait que la maison de disque de Franz Ferdinand n’ait pas d’accord avec eux. Bon, faut dire, l’album n’est pas encore officiellement sorti, bien que déjà dispo. On se quittera donc sur le clip.

Ah bah après vision du clip, en fait ce revirement est simple: le chanteur s’est acheté un clavier. CQFD. Bref on se retrouve dans un mois pour le prochain album signé The Strokes. J’ai hâte.


Carmilla de Le Fanu Sheridan

Serafina dans Critiques, Livres le 22 janvier 2009, avec 6 commentaires
Critiques

Carmilla est un des ouvrages fondateurs du vampirisme littéraire que nous connaissons. Publié en 1871 par Sheridan, soit 26 ans avant le chef d’oeuvre de Stoker, Dracula, Carmilla met en scène pour la première fois en prose une femme vampire. Vampire qui ne se nourrit que de sang féminin. Là je suis sûre que vous sentez le coup venir. A l’époque victorienne à la fois si prude et si dépravée, le vampire avait un coté très sensuel, et très anti-conformiste. Ainsi le Vampire de Polidori corrompt-il les vierges avant de les mordre, Carmilla est, disons le honnêtement, lesbienne. Synopsis.

Carmilla de Sheridan Le Fanu

En Austrie, Laura vit avec son père dans un joli château un peu éloigné de tout. Quand par une étrange péripétie une étrangère se blesse sur leur terre, ils proposent de l’héberger le temps de sa convalescence. La jeune damoiselle, prénommée Carmilla, a tôt fait de se lier d’amitié avec Laura et leur relation devient de plus en plus intime au fur et à mesure qu’un étrange mal ravage le conté. Les habitants sont pris d’une étrange langueur avant de dépérir totalement. Il n’en faut pas plus pour que le mot vampire soit sur les lèvres des habitants.

Le récit est à la premiere personne, raconté par Laura bien des années après l’histoire. La jeune ingénue a un style très propre à l’époque (et au roman gothique en général). Le cadre est mélancolique, un peu mystique.  Un joli château, éloigné de tout, des autochtones pétris de leurs rites et de leurs superstitions, tout est réuni pour un cadre parfait aux déambulations d’un buveur de sang. Quant à la relation entre la blonde naïve et la brune voluptueuse, si elle est seulement suggérée elle en reste très sensuelle. Nul doute que cela ait crée un certain scandale dans les chaumières victoriennes. On est un peu comme dans un rève qui tourne peu à peu au cauchemar. D’ailleurs une bonne partie de l’histoire se déroule à mi-chemin entre l’éveil et le sommeil.

L’histoire n’est pas très longue, une centaine de page, mais on est tout de suite pris au jeu, l’atmosphère est très bien retranscrite, ainsi que les découvertes progressives sur la véritable identité de Carmilla.  Ce personnage est d’ailleur le plus facinant du roman. A la fois morbide, languissante pour devenir tout d’un coup joviale et séduisante, elle est réellement la femme fatale faite vampire. Nul doute que le coté sensuel des vampires que nous connaissons aujourd’hui doit bien plus à Carmilla qu’à Dracula.


Les Chants de la Walkyrie d’Edouard Brasey

dabYo dans Critiques, Livres le 20 janvier 2009, avec 10 commentaires
Critiques

Grâce à Céline j’ai pu profiter de l’opération Masse Critique organisée par Babelio. Le principe était simple, l’organisme envoie un livre à un bloggeur et ce dernier se doit d’en pondre la critique dans le mois qui suit sa réception. J’ai donc découvert dans ma boite aux lettres le 4 janvier dernier un exemple des Chants de la Walkyrie écrit par Edouard Brasey, un auteur français spécialisé dans les mythologies et créatures célèstes, nordiques le plus souvent. Il faut déjà que je vous confie une chose. Je crois que depuis que je ne suis plus obligé de lire des livres pour le lycée, je n’en ai pas lu un seul qui était écrit par un français.Les épaules et la plume d’Edouard Brasey seront elles assez forte pour supporter la lourde tâche de me réconcillier avec la littérature française ?

Brunehilde la Walkyrie

Les Chants de la Walkyrie commence très mal, très très mal. Un avant propos où la plupart des phrases s’étendent sur cinq à six lignes, avec des propositions ampoulées les unes après les autres à en perdre n’importe qui. Bien que j’ai tendance à le faire, j’execre souvent cette façon d’écrire. Dieu merci, le reste du récit est écrit d’une façon bien plus légère et il serait injuste de ma part de considérer le style de Brasey comme lourd. Enfin, syntaxiquement parlant.

Nous suivons le récit de Brunehilde, Walkyrie à plein temps et fille préférée d’Odin à ses heures perdes. Quedonc ? Complètement inculte en ce qui concerne la mythologie Nordique, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à m’aproprier la généalogie divine de cette religion païenne, fondée sur différents pilliers qui me dépassent encore. Les dieux, et même le dieu le plus puissant, ne sont en fait que des êtres qui eux aussi sont voués à mourrir tôt ou tard. Les hommes, créatures d’Odin le dieu tout puissant, peuplent la Terre du Milieu. C’est chez eux que va se passer la grande partie de notre récit, aux côtés de Brunehilde.

Voilà pour le décor, je ne saurai réellement expliqué les fondements de l’intrigue, puisqu’il faudrait pour cela expliquer pourquoi les dieux sont voués à mourrir et pourquoi Odin cherche à tout prix à survivre à travers ses créatures. Nous avons donc droit aux différents stratagèmes qu’il va mettre en place pour faire perdurer une lignée d’homme dont il est le père, du moins plus que les autres. Malheureusement pour lui, il est maudit. Nan je ne vous dirai pas pourquoi, je ne vais quand même pas raconter le livre !

Carte du monde Mythologique Nordique

J’avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans le livre, et mon avis final est assez mitigé. La lecture n’était pas mauvaise, loin de là, mais de nombreux points noirs viennent entâcher un titre qui pourrait s’avérer très agréable à lire. Tout d’abord, divinités obligent, tous les personnes sont archi-stéréotypés. De même, tout est immuable et nous aurons perpetuellement droit aux mêmes scènes: Odin se fait réprimander par son épouse, Frigg, pour l’avoir trompée avec une humaine et maudit sa descendence, Loki sussure de viles paroles à Odin et lui fait croire que ce sont là ses propres pensées. Paroles qui bien entendue vourront toutes tentatives à l’échec…

Bref, on fini par se retrouver avec une sorte de cycle qui dure une centaine de pages à chaque fois. Nous avons un problème pour que l’héritier humain du dieu puisse avoir une descendance car Frigg l’a maudit. Odin cherche une solution, Loki lui sussure quelques mots à l’oreille, le dieu trouve cette idée géniale, la fait sans réfléchir. Le plan marche plus ou moins, il y a un nouvel héritier… Et le problème se pose à nouveau. A chaque fois bien sûr, Odin tombe de plus en plus bas. Bref, c’est dommage et c’est aussi ce que veut la nature divine du livre, puisque celles ci ne semblent pas pouvoir tirer profit de leur expérience ni changer le moins du monde.

Mais soit, pourquoi pas. Sauf que cela amène tout de même un problème assez majeur. Il est très difficile de s’attacher à des divinités aussi stéréotypés, et les humains, dont la durée de vie se compte en trentaines de pages, défilent trop vite les uns après les autres. On se retrouve donc au final à se cramponner au seul réel personnage que nous découvre le livre, Brunehilde. Bien que son histoire soit triste et puisse émouvoir, autant dire tout de suite que la Walkyrie n’a pas les épaules assez larges pour supporter à elle seule le livre. Et c’est bien dommage.

Les filles du Rhin et d'Odin

L’autre problème majeur, et c’est là où je voulais en venir avec la lourdeur d’Edouard Brasey, c’est vraiment la répétition. A force de trop user des synonymes, certaines pages sont totalement asphyxiantes. Je sais qu’il est important de décrire, je sais que cela est nécessaire à l’immersion. Mais tout de même, faire des descriptions aussi longues que celles de Tolkien concernant l’herbe à pipe, et ce sur les trois cents pages que compte le livre, c’est trop ! Pire, on se retrouve parfois avec des longues descriptions que l’on a déjà lues quasiment à l’identique ! Oui, après l’avoir lu trois fois vous saurez que les Walkyries sont nées de l’accouplement d’Erda et d’Odin, qu’elles sont superbes, vierges, blablablablabla. Puis qu’Odin est un dieu créateur bla bla bla bla. J’avoue, je confesse, j’ai parfois sauté des decriptions !

Puisque je parle de Tolkien, j’avoue que la ressemblance des deux récits m’a au début bloqué. Forcémment, Tolkien s’est énormément inspiré des mythologies nordiques tandis que Brasey se les approprie complètement. Mais passé les cinquantes premières pages, on fini par oublier ce sentiment. Mieux, je remercie l’auteur de m’avoir grandement éclairé sur les tenants et les aboutissants de toute la culture nordique. J’avoue avec un peu de honte ne pas avoir fait le rapprochement entre le Rhin du livre et le Rhin du continent Européen, rapprochement que j’ai par la suite fait lorsque l’auteur parle du Danube. Bref, là dessus, je ne peux qu’admirer le travail de l’auteur.

Il y a quelque chose que je ne peux oublier d’éboquer: le suspens qui fini par prendre place. On sait que tout va mal se passer, que Loki va forcemment corrompre chacune des actions d’Odin, mais on se demande comment. C’est d’autant plus frustrant que le livre ne me passionnait pas vraiment. Un peu comme si vous vouliez absolument voir la suite d’un film que vous n’appréciez pas. Bizarre non ? Est ce que cela veut dire que j’ai bien apprécié les Chants de la Walkyrie ? Je ne sais. En tout cas si j’ai bien compris, c’est ici le premier tome d’une tétralogie: La Malédiction de l’Anneau. Peut être lirais-je la suite…


Lorsque dabYo vous présentait The Surgeries il y a quelques temps déjà, il mentait. Ce groupe de Rock n’est pas le seul jeune talent de notre région, et pour cause. Adrana est un groupe de Métal Symphonique originaire de la belle ville de Tours. Il se compose de cinq membres: Anae au chant, Grhyll aux claviers, Ludovic à la guitare, Emeric à la basse et Maxime à la batterie, aucun d’eux n’affichant 22 ans au compteur.

Adrana: Pertubation

Le groupe a beaucoup tourné dans la région Centre et a apparement bien plu vu qu’ils ont enregistré leur premier album, Pertubatio, en juin 2008. C’est pour promouvoir cet album que le groupe (ou du moins une partie) était présente à l’espace Culturel Leclerc samedi 17 janvier 2008. Evidemment vos serviteurs s’y sont rendus, on ne louperait pour rien au monde une animation dans notre ville si vivante.

Je préciserai cependant que nous connaissions déjà les chansons et le groupe en général vu que j’avais gagné leur album via un concours sur un forum de Métal. Ceci dit, pour ce concert, seulement trois membres étaient au rendez vous (la chanteuse, le bassiste et le clavieriste). Probleme logistique ? Ou tout simplement aseptisation du coté Métal pour conquérir plus de public ? Aucune idée, mais du coup cela change assez le rendu des chansons.

Exit les riffs de guitare et la batterie, exit aussi les quelques growls de l’album qui étaient effectués par un guest. Plus accoustique, plus posé, c’est certainement plus accessible. Et en tout cas, le public était au rendez vous (ce qui est rare, je précise car nous sommes allés à plusieurs showcase, et c’est la première fois que je le voyais aussi rempli). C’est aussi le moyen de voir que tous ont un sacré niveau. Le plus frappant étant bien evidemment leur chanteuse, qui n’a décidément pas besoin de micro pour se faire entendre.

Adrana en Show-Case à Blois

Si le Métal à chant féminin (voir lyrique) est assez répandu, les chanteuses de réelle formation classique sont assez rares pour être notées. Et la c’est clairement impréssionnant.

Au niveau des chansons, je ne saurai dire si je préfère la version accoustique ou album, mais en tout cas c’est prenant et assez équilibré. Je ne sais pas quels morceaux ont été joués mais pas de couac, le truc semble bien rodé, et la sauce semblait bien prendre. Les compos n’ont peut être pas encore ce petit quelque chose qui rend le truc génial, mais cela viendra avec le temps. Le groupe est un des espoirs de la région, peut être moins accessible qu’un groupe comme The Surgeries. Mais ca fait plaisir de voir que la région est capable de produire du bon Métal Symphonique.

Allé hop, on se quitte sur la seule vidéo disponible pour vous faire, sommairement, écouter le groupe. Je vous invite bien entendu à vous rendre sur leur myspace. Notamment parce que cette vidéo massacre le son du groupe et surtout la voix de sa chanteuse.


Las Vegas parano de Terry Gilliam

dabYo dans Critiques, Films le 16 janvier 2009, avec 3 commentaires
Critiques

Difficile de présenter et d’expliquer ce qu’est Las Vegas parano. Encore plus d’essayer d’en faire la critique. Ce film est tout simplement… pas simple.

Las Vegas parano

Raoul Duke, joué par Johnny Depp, est un journaliste chargé de couvrir une course de moto hyper-populaire dans la région de Las Vegas, tout frais payé, suite d’hôtel comprise. Dr Gonzo, son avocat joué par Benicio Del Toro, va l’accompagner pour ce voyage qui lui fera traverser les Etats Unis post années 60 en voiture. Heureusement pour eux, et pour notre plus grand plaisir, ils ne seront pas seuls puisqu’ils décident de se faire accompagner par une armada de drogues en tout genre. De l’ether à la coke, tout y passe. Dans les veines et les narines de nos deux compatriotes bien entendu.

Las Vegas parano est donc un film qui nous embarque dans le très long trip de nos deux compères et qui va permettre à Terry Gilliam, ex membre des Monty Python, de nous servir des scènes plus cocasses et hallucinées les unes que les autres. On citera notamment le bar rempli de reptiles, la recherche desespérée de la porte de la suite, le drogué suicidaire du combo baignoire-musique, ou plus simplement les chauve-souris pourchassant la voiture de nos deux héros en plein jour dans le désert américain. Gears of War s’en serait il inspiré ?

Las Vegas parano baignoire

S’il y a un réel scénario, je ne l’ai pas vraiment compris. Les couvertures d’évènements pour la presse sont tout de suite déclarés comme prétextes par les deux héros pour se faire un trip road. Et de toute façon, Raoul, défoncé tout au long du film, n’en verra pas grand chose. S’il y a une morale, ici aussi je ne l’ai pas comprise. Comme à chaque fois je suis passé par Wikipedia pour tenter de voir si ma clairvoyance me faisait défaut. Mais il ne semblerait pas. Peut être une vision ironique du début des années 70 qui allaient à l’opposée complète des dix années qui avaient précédées.

Las Vegas parano est donc un film à prendre tel quel, un merveilleux trip, constamment hillarant, notamment grâce aux commentaires en voix off de Johnny Depp qui, sobre, accentue le côté cocasse de chacune des scènes et nous éclaire sur ce qu’il se passe dans le cerveau du héros. Car oui, si cet acteur est d’habitude très expressif au niveau des pensées de son personnage, on ne peut pas dire qu’il révèle bien ce que pense le héros. S’il pense. Par contre, il fait admirablement bien le mec défoncé.

Las Vegas parano Johnny Deep

Un beau tableau donc, mais avec un sacré point noir. Si le film démarre au quart de tour, la sauce, surprenante au début, s’essouffle au fur et à mesure de la progression du film. Le trip finirait presque par lasser, peu à peu. A ce niveau là, c’est dommage. Mais ça n’en reste pas moins un très bon film.

A noter tout de même qu’il s’agit de l’adaptation d’un livre de Hunter S. Thompson et non d’un film original. Il faudra que je le lise tiens.