Après Serafina, c’est à moi de vous présenter ma liste pour le Challenge ABC 2009. Si vous ne vous rappelez pas du principe, je vous invite à lire son billet publié il y a de ça quelques mois. Bon, moi, je ne me suis pas fixé de thème très particulier. Pour mettre un peu de challenge, bien qu’il faille tout de même lire 26 livres, ce qui n’est pas rien, cette année j’en ai lu à peine plus, je me suis limité aux livres… que nous avions déjà et que je n’ai pas lu ! Le problème ? Certaines lettres semblent être totalement absente de notre bibliothèque de quatre cents livres… Quid de I ? O ? Q ? etc… Si vous avez quelques livres à me conseiller d’auteurs dont le nom commence par ces lettres, il est encore temps !

AAsimov : Les robots
BBrite, Poppy Z. : Ames Perdues
CCoe, David B. : La couronne des sept royaumes 7: L’armée de l’ombre
D – Damasio : La Horde du Contrevent
E – Edding, David : Les chants de la Mallorée 1
F – Feist, Raymond E : Krondor 1
GGaiman, Neil et Pratchett, Terry : De Bons Présages
HHobb, Robin : Retour au Pays
I – Irwing, Washington : Sleepy Hollow
JJubert, Hervé : Le quadrille des assassins
KKeyes, Daniel: Des fleurs pour Algernon
LLindsay, Jeff : Ce cher Dexter
MMatheson, Richard : Je suis une légende
NNicholls, Stan: La compagnie de la foudre
O – Ogai, Mori : Vita sexualis, ou, L’apprentissage amoureux du professeur Kanai Shizuka
P –  Pevel, Pierre : Les ombres de Wielstadt
Q – Qiu, Xiaolong : De soie et sang
RRowling, JK : Les contes de Beedle le Barde
S – Stocker, Bram : Dracula
T – Tarr, Judith : L’aube d’Avaryan 1
U
V – Vernes, Jules : Voyage au centre de la terre
W – Welsh, Irvine : Trainspotting
X
Y – Yi, Munyôl : Pour l’empereur !
ZZelazny, Roger : Les neuf princes d’ambre


Le Fantôme de L’Opera (The Phantom of the Opera en VO) est un film de Joel Schumacher sorti en 2004. Il s’agit de l’adaptation en film de la comédie musicale du même nom par Andrew Llyod Weber. Comédie Musicale elle même adaptation du roman de Gaston Leroux datant de 1910. Fiou. Vous suivez toujours ?

L’histoire se passe au XIXème siecle à l’opéra de Paris. Christine Daaé est une jeune soprano sur la voie de la gloire. Son succès est dû, outre à sa voie, aux conseils qu’elle reçoit d’un certain « ange », un « fantôme », le fantôme de l’opéra. Mais quand Raoul entre dans la vie de Christine, le fantôme n’apprécie pas.

Le Fantôme de l'Opera

Le décor est sublime (ah l’opéra de paris…), les costumes le sont tout autant. Le XIXème siecle dans toute sa splendeur, les décors, les cimetières sont absolument magnifiques. Le film est un véritable bonheur pour les yeux… Tellement que je me souviens en être ressortie avec des idées de dessins plein la tête.

Les musiques de Llyod Weber sont respectées assez fidèlement, quelques petits changements niveau accompagnements mais rien de très notable. Certes Emmy Rossum n’a pas le coffre d’une Sarah Brightmann mais elle a un très joli filet de voix, très clair et très agréable.

Le Fantôme de l'Opera

Il s’agit d’un film comédie musicale, les chansons ont donc une très grande place dans le film, vu qu’elles content une bonne partie de l’histoire. Du coup évidemment, elles ont été traduites en francais pour notre beau pays… La jolie voix d’Emmy Rossum -qui a une voix magnifique – est remplacée par celle de Cecilia Cara et celle de Patrick Wilson par Damien Sargue.

Si vous êtes assez agés ces noms devraient vous dire quelque chose… Oui oui, vous vous rappelez la comédie musicale Romeo et Juliette… Oui oui, vous pouvez halluciner. Je n’ai vu le film qu’en VO, mais apres avoir regardé quelques videos sur Youtube il semblerait que finalement ce ne soit pas un massacre mais plutot une honorable réussite. (Ci dessous la version francaise du titre phare).

Ma présentation vous a donné envie ? Eh bien le film passe en français Jeudi 1erJanvier sur la 3. Jettez y un oeil et une oreille !


La loi du Régicide de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 30 décembre 2008, avec 3 commentaires
Critiques

Les Noces Pourpres, huitième tome du Trône de Fer de George R.R. Martin nous avait prouvé que l’auteur savait y faire, lorsqu’il était question de retournements de situation crédibles. Qu’il savait aussi y faire lorsqu’il s’agissait d’écrire de grands livres. Et ce n’est pas La Loi du Régicide, neuvième tome, qui va venir contredire ces quelques affirmations. C’est de toute façon logique puisqu’en langue anglaise ces tomes ne font qu’un.

La Loi du Régicide: Trône de Fer 9

Comme à l’accoutumée, un synopsis est impossible sans vous gâcher l’histoire, et je vous inviterai à lire la présentation de la série dans la lune, qui est vraiment complète. En attendant, je continue notre série de critiques, puisqu’il semblerait, dixit notre libraire, que la Trône de Fer ne se vende pas si bien que ça. Bizarre à la vue de la qualité de la série, mais il semblerait que l’Assassin Royal ait plus de suffrages. Plus ouvert il faut dire. Dans tous les cas, rien de mieux qu’une bonne publicité donc.

Le tome précédent avait placé la barre haute, et je me demande lequel de ce dernier ou de La Loi du Régicide mérite de l’emporter. Les révélations sont toujours aussi bien amenées, toujours aussi perdantes et réalistes lorsqu’on les lit. Merde, qu’est ce qu’il dit ? Oh putain, non, pas possible il va pas faire… Le con il l’a fait. Naaaaan pourquoi il l’a fait. Hey mais attend ça veut dire que… Non c’est pas possible. Depuis le début rha j’aurai pu le prévoir ! Bref, ces quelques reflexions, cogitées en moins d’une page, sont plus que fréquentes pour tout lecteur de la série. Rien qu’à y penser j’en tremble encore. Mais l’auteur ne s’est cette fois ci pas contenté de nous balader de retournement en retournement comme il avait pu le faire précedemment.

Jaime Lannister le Regicide du Trône de Fer

Tel un joueur d’échecs, Martin a déplacé tout au long de ce tome les quelques pièces que compte son jeu pour préparer l’avenir et ses prochains tomes. Alors que l’on pensait certains détails insignifiants, ils prennent de l’ampleur pour rendre un personnage, totalement barbant jusqu’à présent, plus qu’intéressant. Un pion devient une dame, et ce n’est plus un petit pas vers l’avant qu’il va faire mais une vraie traversée de l’échiquier. Et comme à l’accoutumée, nous restons totalement frustrés de ne pas savoir ce qu’il va leur arriver. Encore plus lorsqu’on apprend que les trois prochains tomes ne concerneront pas ce personnage.

En effet, afin de pouvoir relater tous ces évènements, l’auteur a judicieusement déplacé ses pions de façon à pouvoir couper son histoire en deux. Ainsi, les tomes 10 à 12 content des évênements qui se passeront pendant ceux des tomes 13 à 15. Du moins si c’est ainsi que nos éditeurs français les découperont.

La Loi du Régicide fait donc parti du premier lot en terme de qualité lorsqu’on parle du Trône de Fer, et si vous avez aimé les tomes précédents, je vous invite à le lire. En attendant moi je n’ai qu’une hâte: mettre la main sur l’Epée de Feu.


Clip la sphère de Kells

Serafina dans Actualité, Musique le 20 décembre 2008, avec 2 commentaires

Kells est un groupe de métal à chanteuse français (et c’est bien de le préciser). Le groupe ayant eu la bonne idée de se produire un jour àla MJC de Romorantin (ma ville natale), nous sommes allés les voir en concert l’an dernier – puis cette année pour la fête de la musique – .

Ils sortent le 23 Janvier leur deuxième album : Lueurs chez le label Season of Mist (Eths, Penumbra ..), soit plus de 3 ans depuis le précédent, Gaia. Entre temps le groupe a évolué, et s’est fait une réputation dans son milieu. De plus, avec le nombre de concerts réalisés, ils ont pu bien progresser. Toujours est-il que le clip de leur single est disponible depuis ce jour. Nommé la Sphere, que vous connaissez si vous les avez vus en live, le morceau se trouve acceuillir pour l’occasion Candice, la chanteuse de Eths.

Nul doute que ce duo ne peut que leur être bénéfique, surtout qu’en plus il est très sympa. Le clip est joli et bien réalisé. Allez vous l’aurez compris, j’aime ce groupe et j’espère qu’il aura la reconnaissance qu’il mérite. Parce que le métal français a besoin d’un peu plus de lumière.

Oh puis ils seront à la Pyramide, à Romorantin le 14 Mars. Et nous aussi ;p.


Bon, cela faisait très longtemps que je voulais commencer le cycle de la Tour Sombre. Il se trouve donc que mon fiancé m’a offert les deux premiers tomes pour notre anniversaire, après avoir été séduit par la présentation disponible sur la lune. (A-t-il bien fait ? Ca c’est une autre histoire). Je ne vous parlerai ici que du premier tome (bien que j’aie à l’heure actuelle commencé -et abandonné – le Tome 2).

La Tour Sombre: le Pistolero

La Tour Sombre est donc une saga monumentale (je ne sais pas combien de milliers de pages, en 7 tomes) de Stephen King. Commencée lorsqu’il était agé de 19 ans, la saga ne s’est terminée qu’il y’a quelques années. King a, à cette occasion, révisé le premier tome. C’est donc la version remaniée que j’ai lue ici. En effet, d’après l’auteur, le premier tome était souvent vu comme un calvaire à lire, et beaucoup abandonnaient le cycle pour cela. De plus, écrit par le jeune homme qu’il était à l’époque, le livre n’avait pas forcément la maturité nécéssaire. Il a donc un peu révisé, ajoutant 39 pages d’après ses dires, ou les otant j’ai oublié.

Ceci dit, après avoir commencé le deux, il n’en reste pas moins que ce premier tome ne donne pas la vraie idée de l’histoire. Il s’agit d’une sorte de -longue- introduction. Une intro de 250 pages quand même. Mais quand on sait que par la suite les tomes tournent dans les 700 pages…

Nous suivons donc le Pistolero, dans un monde qui n’est pas sans rappeler notre Far West, avec quelques différences. Ici la technologie a existé, et puis, on ne sait pas pourquoi, le monde a changé. Le pistolero est le dernier des pistoleros, il poursuit un homme en noir, et suit la quête d’une obscure Tour Sombre (vous remarquerez le jeu de mot, je suis en forme ce soir). Sur le chemin, il rencontre des bourgades, et des gens, dont un certain Jake, qui vient d’un autre monde.

Le Pistolero

Malgré les retouches de King, le premier roman est quand même fastidieux àlire. Déja parce que J’ai lu, je ne sais pourquoi, ne trouve rien de mieux qu’écrire en tout petit. Ce qui n’est vraiment pas dans leurs habitudes. On passe parce que la couverture est jolie…

Il faut, pour excuser, préciser que le Pistolero est à la base plutôt un receuil de nouvelles. Ce qui explique l’aspect parfois décousu, mais aussi qu’on nous rappelle en détail ce qu’il s’est passé 50 pages plus tôt ! En effet, entre temps on a changé de nouvelle, et de ce fait il fallait aider les lecteurs qui n’auraient pas lu la précedente. On a  l’impression de tourner en rond.

De plus, le principe d’une nouvelle étant de ce concentrer sur l’action, on peut reprocher au héros d’être quand même assez fade. King n’arrive pas à lui insuffler autant de relief, et j’oserai même dire qu’il a le charisme d’une huitre. Pour un héros qu’on va suivre sur 3 000 pages, c’est un peu génant. De plus, ce manque de développement du personnage finit par nous en donner une mauvaise image. Il va en effet devoir prendre une décision douloureuse. Sachant qu’il a un charisme proche du néant, cette décision paraît stupide et prise à la legere. Nul doute qu’on en comprendra après les tenants et aboutissants, mais sur le coup, voici un excellent moyen de faire passer son héros pour un gros con.

Corbeau de la Tour SombreLe pistolero se veut antihéros. Jusque là ok. Mais le probleme c’est que pour moi, il est impossible de m’attacher à un personnage si je ne partage pas au moins un minimum ses valeurs: la nonchalence d’un Han Solo, la fidélité d’un Jaime, voir même l’obstination aveugle d’une Bella par exemple… Sauf que là les valeurs du pistolero… Comme il est plat, allez les chercher les valeurs, forcément, difficile de s’attacher à lui. Encore plus quand il agit d’une manière qui au premier abord semble parfaitement repoussante.

Le voyage du pistolero n’est pas sans rappeler la bible (traversée du desert, Golgotha etc…) ce qui donne un petit air rechauffé. Bien sûr, plus developpé cela aurait peut être pu être génial, mais sur le moment, je ne suis pas convaincue.

Dans tous les cas, si vous voulez commencer la Tour Sombre, je vous en prie, ne vous arrêtez pas entre le Tome 1 et 2. Considérez les comme une seule entité. Apres le deux, bien vous pourrez faire votre choix.

A moins que comme moi, le deux vous retourne l’estomac et vous fasse fermer définitivement la série.


Fiou, voilà, ça y’est, je viens de rendre mon rapport sur l’études des algorithmes et heuristiques permettant de résoudre le problème du Sac à Dos, connu sous le nom anglophone de Knapsack et abrégé en Max-KS. Mais qu’est ce que ?

Projet de Complexite sur Open Office

Open Office a révolutionné les solutions concurrentes à Microsoft Office en étant le premier à souligner en rouge les mots correctement orthographiés !

En Informatique, l’une des matières que nous étudions se nomme la Complexité. Cela consiste, grosso modo, à étudier la difficulté, ou plutôt la complexité, de problèmes que nous souhaiterions résoudre en Informatique. Je ne m’étendrais pas plus là dessus et je vous invite à lire les articles que peuvent fournir Wikipedia si vous souhaitez de plus amples explications. Mais rien n’est moins sûr que la comprehension d’un néophite à la lecture de ces pages.

Toujours est il donc que le Sac à Dos fait parti des problèmes qui sont les plus difficiles (on parle de NP-complet) à résoudre. Cette difficulté est plus ou moins estimée en fonction du temps nécessaire à résoudre le problème, NP pour Non-Deterministe Polynomial. Je ne vous expliquerai pas pourquoi, puisqu’avant ça il vous faudrait connaître la Machine de Turing, ainsi que la théorie des automates non déterministes. Bref le problème du Knapsack est donc exprimé de telle façon:

Soit un ensemble d’objets, chaque objet a un poids et une valeur déterminée. On souhaite remplir un sac d’objets, le poids total ne doit pas dépasser B et la valeur totale des objets doit être maximisée.

Donc si j’ai un sac de poids maximum 2, et que j’ai 3 montres qui ont chacune un poids de 1, mais pas les mêmes valeurs, je vais prendre les deux qui ont le plus de valeur. Pour deux objets, c’est plutôt facile, le cerveau humain faisant implicitement la comparaison de toutes les combinaisons possibles. Mais lorsque l’on se retrouve face à 30 objets de poids et valeurs différentes ? 300 ? 30000 ? voir un million ?

Execution du Recuit Simulé pour le Knapsack

Un article par algorithme avec des superbes graphes ! Ca fait envie !

Bref, c’est donc le thème que je me farcie depuis maintenant quelques jours, et pour lequel j’ai implémenté quatre algorithmes différents que j’ai ensuite fait tourner sur plusieurs échantillons différents. Un algo exact, nommé Branch and Bounds, deux algorithmes approximatifs, celui du Glouton (Greedy Algorithme) et celui du PTAS pour Polynomial-time approximation scheme, puis l’Heuristique du Recuit Simulé.

Waw, ça vous fait envie hein ? Pas de problème, je m’étendrais en long, large et travers sur chacune de ces implémentations. Pourquoi ? Parce que je n’ai pu trouver aucune source qui soit compréhensible et ça m’a bien ennuyé ! Et comme mon travail ne servira à rien sinon, autant que d’autres étudiants trouvent mes articles pour les aiguiller.

Et pour vous récompenser d’avoir tout suivi, la publication de mon superbe projet, histoire de pouvoir lire une vingtaine de fois les phrases « on constate sur ce graphe » et « on peut voir sur ce graphe ». Wahou, sur if is Dead on sait comment gagner son lectorat !

Avant de vous donner les solutions, vous, vous feriez comment pour résoudre le problème du Sac à Dos ? (expliquez vous en français, c’est tout à fait compréhensible, pas besoin d’être informaticien pour faire une méthode algorithmique !)


The Crow de Alex Proyas

Serafina dans Critiques, Films le 14 décembre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

dabYo est probablement masochiste. Il est fréquent (voir pire) que les films que je choisisse de nous faire regarder se révèlent des daubes sans nom. Ceci dit, il continue d’accepter mes propositions. Et une fois n’est pas coutume, le film était plus que bon, et c’est pour cela que je fais ce post.

Vous n’êtes probablement pas sans connaitre The Crow, à moins que comme dabYo vous ayez vécu dans une grotte toute votre vie (reliée au net quand même la grotte, faut pas abuser). Qu’on ait ou non vu le film, le personnage d’Eric Draven est plus que reconnaissable. Quitte à ce que vous m’accusiez de petite joueuse, je n’avais jamais vu le film, celui de 1994 par Alex Proyas. Ceci dit, j’ai suivi avec assiduité la série The Crow, Stairway to Heaven qui passait sur M6 au début des années 2000. Série que j’ai évidemment adorée, et dont je garde un excellent souvenir. Probablement la peur d’être déçue m’a longtemps retenue de voir le film. Mais il faut bien essayer un jour…

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Brandon Lee dans le rôle d'Eric Draven

L’histoire reste la même , Eric Draven et sa fiancée Shelly Webster sont assassinés la nuit de Halloween. Un an plus tard, Eric revient grâce au corbeau d’entre les morts pour se venger. Le scénario  n’est probablement pas d’une extrême originalité soyons honnête. Néanmoins, les personnages sont attachants, notamment feu Brandon Lee qui se révèle très bon, déjanté à souhait, un peu fou sur les bords, parfaitement classieux pour résumer. Même si son personnage n’échappe pas à des moments clichés, les poses de dark devant la célèbre fenêtre ronde, la scéance de maquillage, il reste plus qu’attachant.

Les personnages secondaires sont du coup plus effacés, on notera quand même la petite Sarah qui assure en quelque sorte le lien entre Eric et sa vie passée. Puis le sergent Albrecht, qui était présent lors de cette néfaste nuit d’Halloween et qui aidera Eric. Coup de coeur quand même pour le look de Top Dollar et son amante de demi-soeur Myca. Oui parce que parler de The Crow sans parler de l’aspect visuel serait une hérésie.

Tout d’abord la ville, sombre et controlée par des gangs, ainsi que les scènes sur les toits ne sont pas sans rappeler un certain Blade Runner (un de mes films cultes, un), voir Sin City d’après dabYo. Le film pioche allégrement dans l’imagerie de la Culture Gothique. En effet il s’agit quand même là d’un film d’amour et de mort. Deux thèmes associés régulièrement au mouvement. Malgré ses allures de gros rentre dedans, le film reste extrémement romantique. L’amour entre Eric et Shelly est si fort que même la mort ne le brisera pas. Et la évidemment, l’impossible romantique (et pleureuse) que je suis n’a pas pu retenir ses larmes lors de la dernière scène. Et pourtant je la connaissait la fin… Mais voilà, c’est diablement efficace. Leur histoire est belle, malgré la mort, malgré les atrocités.

crow9.jpg

It can't rain all the time

C’est peut être ce qui rend Eric aussi attachant. Il n’est pas un justicier, il ne veux pas faire régner l’ordre et la loi. Il n’est pas le bon héros.  Il n’a pas demandé à l’être il faut dire. Il veut juste se venger et repartir en paix. Et ce n’en est que plus crédible. Il veut venger son amour, et peu importe pour les autres.  De ce fait l’identification au personnage est forcement facilitée.

S’il est un sujet que je ne peux de ce fait qu’évoquer ici, c’est la tragédie qui a frappé le film, et qui l’a élevé en partie au rang de culte. En effet, Brandon Lee, aka Eric Draven, a trouvé la mort sur le tournage. Un pistolet qui devait tirer des balles àblanc qui au final a tiré une vraie balle. Lee est mort, 20 ans après son père, dans les dernières semaines du tournage. Evidemment, le mystère et l’impression de malédiction n’ont fait qu’attiser son lien avec son personnage. Le film fut cependant fini, l’équipe ayant recours à la numérisation et ayant dû refaire une partie du script (majorairement les flashs backs), doublant là son budget.

Brandon_Lee___The_Crow_1.jpeg

Il est fort probable que ce tragique accident ait joué un role très positif dans le succès du film. Film qui engendrera trois ou quatre sequelles ainsi qu’une série télévisée de 22 épisodes avec Mark Dacascos.

Mission suivante ? Retrouver la série, pour la revoir.


Le Roi Arthur de Antoine Fuqua

dabYo dans Critiques, Films le 10 décembre 2008, avec 11 commentaires
Critiques

Avec Kingdom of Heaven, Le Roi Arthur faisait partie des films épiques que Seraf’ voulait absolument voir cet été. Cependant, après avoir regardé le premier, et vu sa qualité plutôt médiocre, nous avions pris la sage décision d’attendre un peu avant de nous attaquer au second. Malheureusement, nous avons quand même tenté le diable. Synopsis.

Le Roi Arthur

En fait non, ça sert à rien de raconter l’histoire tellement cela va gâcher tout le suspens de savoir si les sept camarades d’Arthur vont mourir ou non. En fait, l’histoire est tellement naze et incompréhensible, que même le synopsis d’Allociné est erroné. Bref, vous l’avez compris, ce film est une vraie bouse sans nom que je ne conseillerais à personne. Mais pour être sûr que vous ne le regarderez pas, au cas où, je vais vous dévoiler toute l’intrigue. Vous en serez d’autant plus dégouté ! Ou pas…

Arthur est romain (!?) et ses chevaliers viennent de toutes les régions conquises par l’Empire. C’est ça leur truc, ils envoient des jeunes fermiers à des milliers de killomètres de chez eux pour servir l’armée romaine pendant une quinzaine d’années. Comme ils veulent tous rentrer chez eux, et qu’il leur faut un laisser-passer pour traverser l’empire et revenir dans leurs terres, ils sont obligés de finir leur service. Je ne sais pas si c’est de la théorie sur les manières de faire de l’Empire Romain, mais j’avoue que c’est habilement pensé, puisque si le soldat déserte, il peut tout de suite faire une croix pour retourner chez lui. Enfin bref, on trouve donc Arthur et ses légionnaires, enfin, chevaliers, lol, le dernier jour de leur service. Ils sauvent l’envoyé de l’église à 8 contre 200 et apprennent qu’ils doivent faire une dernière mission de la-mort-qui-tue avant de pouvoir avoir le tant attendu parchemin-laisser-passer.

Bien sûr ils refusent au début, puis ils acceptent après d’intenses réfléxions (au moins 60 secondes de bande), puis ils partent. Là ils trouvent Guenièvre dans un trou à rat (?) et puis ils se font une armée de 200 soldats à 7. Puis après y’en a un qui meurt, ils rentrent, et ils tuent tous les Saxons en s’alliant avec leurs ennemis. Entre temps Rome s’est barrée, et Arthur devient Roi. Ah oui, y a certains de ses chevaliers qui meurent, notamment Lancelot.

Le Roi Artur Affiche

Bref, du scénario de haute volée, respectant à la lettre les légendes arthuriennes, et qui va bien avec un jeu d’acteurs splendide. Une fois de plus Keira Knightley montre à quelle point elle fait potiche dès qu’elle prend les armes pour se battre. Mais ça, on le sait depuis Pirates de Caraïbes. Les effets spéciaux sont potables, les scènes de combats molles, l’intrigue n’existe pas, il n’y a rien à comprendre, à aucun moment on est pris dans l’histoire, bref. A cela on rajoute aussi que la plupart des scènes hors combat sont totalement plates, avec des dialogues super philosphiques sur Dieu et l’église. On tente à un moment de nous faire comprendre que la Rome Antique qu’idéalise Arthur n’existe plus, mais l’idée est à peine survolée.

Le point le plus négatif étant que le film dure pas moins de 2 heures et 6 minutes. Soit quelques 126 minutes, voire 7560 secondes. Bref, si vous n’avez rien faire de votre vie et que vous pensez vivre après 2100, pourquoi pas. Sinon, passez votre chemin. Aller hop, un deuxième article pour le tag Bouse !

Je crois que j’ai oublié de dire que le film était mauvais. Tant pis. Tiens, je viens juste de voir qu’il y a écrit « par le producteur de Pirates des Caraïbes » sur l’affiche… Si seulement je l’avais su avant…


Créance de Sang de Michael Connelly

dabYo dans Critiques, Livres le 7 décembre 2008, avec 4 commentaires
Critiques

Suite à ma découverte du genre Policier dernièrement avec Echo Park de Michael Connelly, je me suis dit qu’il fallait que je retente l’expérience pour voir si oui, ou non, j’aimais le genre. Quoi de mieux que de continuer avec un autre titre de l’auteur ? Tenter un autre auteur ? Oui, je suis d’accord, mais comme c’est un autre de ses livres, Créance de Sang, qui m’est passé sous la main, c’est lui qui y passe. Synopsis !

Créance de Sang de Connelly Michael

McCaleb est un ex-agent du FBI, spécialisé dans les enquêtes sur les tueurs en série, notamment dans la région de Los Angeles. Oui, comme Harry Bosch, cela doit être le lieu de résidence de Connelly, ou une connerie du genre. Enfin bref, toujours est il que ce dernier était atteint d’une maladie atteignant le coeur. Je parle de McCaleb, pas de Connelly, soyons clair. Heureusement, alors qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, un coeur « compatible » a pu lui être greffé. Nous le retrouvons en fait quelques semaines seulement après cette opération. Forcément, vu que cette dernière était très lourde, il n’en est pas remis et c’est depuis son bateau, et sans pouvoir conduire ni le faire officiellement, qu’il va devoir enquêter.

Nous tombons donc sur un autre type d’enquêteur cette fois, un qui préfère travailler depuis son bureau plutôt que de se la jouer Jack Bauer comme Bosch dans Echo Park. Tout du moins sur le papier. Honnêtement, je n’ai pas pu voir tant de différences entre ses deux personnages, et j’avoue trouver de nombreuses parallèles entre les deux histoires. Si George R.R. Martin dans le Trône de Fer semble arriver à donner des personnalités propres à chacun de ses personnages, et avec succès, il semblerait que ce ne soit pas le cas de Connelly. Mais soit, ça m’a l’air d’être un problème itinérant au genre. En effet, je n’ai pas l’impression que les méchants soient très originaux non plus. Toujours est il qu’au final, McCaleb se la joue tout de même et ne va plus du tout faire attention à sa convalescence. Dommage car le principe était tout de même sympa.

Créance de Sang adapté par Clint Eastwood

Encore un graphiste de couverture de livre qui n'était pas clean pour le travail...

Autant le dire, si j’ai mis trois semaines à lire le titre, ce n’est pas à cause d’un manque de talent mais plutôt dû au format du livre, qui n’était pas en poche. J’avouerai même que l’histoire m’a bien plus plu que celle d’Echo Park. L’enquête avance page par page et bien que j’ai pu voir quelques éléments avant notre héros, j’étais loin d’imaginer le final de ce livre. Un bon point, pour un plutôt bon policier. On passe dans différentes phases de l’enquête et on y croit dur comme fer à chaque fois. Pas très étonnant que Clint Eastwood l’ait par la suite adapté au cinéma.

Ceci dit, bien que la fin m’ait assez surpris, je reste perplexe. Est ce que j’aime le genre, ou est ce que je l’apprécie tout simplement parce qu’il me change de la Fantasy ? Je ne pense pas encore pouvoir y répondre, et lire quelques titres d’autres pointures va être nécessaire. Toujours est il que  c’est un livre que je conseille chaudement pour découvrir le genre, et moi, je m’en vais d’ores et déjà chercher d’autres bons Policiers.


A Night at the Opera de Blind Guardian

dabYo dans Critiques, Musique le 4 décembre 2008, avec 1 commentaire
Critiques

Lors de son stage de l’été dernier, Seraf’ a été obligée de cotoyer de très mauvaises fréquentations qui ont fini par lui faire aimer le Power Metal. Mais oui, vous savez, ce style batard et ignoble, cette sale engeance qui couple au Metal habituel des coeurs avec sur le tout une voix sur-aïgue chantée par un chanteur en pentalon moulant de cuir. Ah, voilà, vous voyez tout de suite mieux ? Bah en fait, figurez vous que c’est finalement plutôt pas mal, et si Got’ a raté sa tentative de conversion, une fois que le virus s’est introduit à la maison sous le nom de Blind Guardian, difficile de ne pas y succomber.

Blind Guardian: A Night At The Opera

Autant le dire tout de suite, si je fais aujourd’hui la chronique de l’album A Night at the Opera de Blind Guardian, ce n’est sûrement pas pour en dire tout le mal que je pourrais. Non, cet album est tout simplement génialissime, notamment son titre d’introduction, Precious Jerusalem, qui fait aujourd’hui partie de mes chansons préférées. On commence donc tout de suite à entrer dans le sujet avec un morceau qui regroupe tout ce qu’il y a de plus Power Metal. Du Metal, des rythmiques à base de coeurs et de batterie, et une voix sur-aïgue, mais surtout sur-entraînante tout du long.

Véritable hymne, ce morceau vous scotche complètement, au point que je n’arrive à me souvenir d’aucun autre morceau de l’album. Est il mauvais alors ? Oula non, je vous arrête. Si l’introduction est énorme, le reste de cet album est tout aussi bien. L’album enchaîne ensuite sur Battlefield qui est tout simplement de la même trempe. Si on n’y fait attention, le titre semble être tout simplement une suite logique du premier morceau ? Volonté ? Je n’en sais rien, je ne m’intéresse que peu aux volontés que peuvent avoir les groupes lors de leur mixage, pire, je ne lis même pas les paroles. C’est donc avec un certain étonnement que j’ai pu apprendre que le groupe s’inspire particulièrement de l’univers de J.R.R. Tolkien.

Blind Guardian

Attention, photo mensongères. Les quatres allemands sont tout sauf bruns, mais bien chatains comme moi !

Under The Ice nous montre une seconde facette que peut prendre le groupe puisque bien que toujours aussi entraînante, le morceau, pour du Power Metal bien sûr, est beaucoup plus posée. Moins de choeurs notamment, ce qui change totalement la donne. S’enchaîne ensuite quelques morceaux qui sortent du lot, les montées envoutantes de Sadly Sings Destiny, le refrain de Age of False Innocence. En fait, j’avoue que je ne vois pas vraiment ce que je pourrais reprocher à cet opus du groupe Allemand, si ce n’est une certaine similitude entre les morceaux.

Il faut dire, pour quiconque n’est pas habitué au genre, comme moi par exemple, les morceaux semblent tous être identiques, comme si pendant plus d’une heure on écoutait une chanson d’un seul tenant. Mais diable, on en redemande ! On se quitte sur Battlefield, meilleur morceau de l’album qui soit disponible sur Deezer…