La Couronne des Sept Royaumes est je pense loin d’être l’une des séries phare de la Fantasy. A dire vrai, j’ai plutôt l’impression qu’elle fait partie des séries les moins connues. Je suis tombé dessus par hasard, cet été, lors de notre visite chez le bouquiniste Boulier à Paris. Coup de pot, puisqu’elle est désormais dans mon top des séries à suivre. Et pourtant, si vous recherchez sur Internet, vous ne trouverez pas grand chose sur cette saga en cinq tomes dans sa version originale, dix chez nous, écrite par David B. Coe.

Je vous ferai bien un synopsis, mais j’avoue qu’il y a tellement de personnages qu’il serait difficile de ne m’étendre que sur un. Mais pour la petite histoire, sur les Terres du Devant cohabitent, avec plus ou moins de difficultés, les Eandis et les Qirsis. Les premiers sont ce que nous pourrions appeler nos homologues. Ils sont la race humaine de cet univers créé par David B. Coe, tandis que les Qirsis sont des magiciens, dont l’espérance de vie est bien plus limitée, une trentaine d’année, et dont l’utilisation de leurs pouvoir les entrainent encore plus rapidement vers la mort. 800 ans plus tôt, les Qirsis ont tenté, en vain, de prendre le pouvoir sur les Terres du Devant, et depuis, une quasi haîne s’est installée entre les deux peuples. Mais de par leurs pouvoirs, ils sont devenus indispensables aux Cours Eandis (nobles) et nombre d’entre eux occupent des fonctions très hautes. Depuis quelques années, la rumeur d’une Conspiration Qirsi devient de plus en plus forte…
Ah, je l’avais dit qu’il ne fallait pas que je fasse de Synospsis. Enfin bref, si j’ai à la base acheté ce livre, c’est parce que d’abord il n’était pas cher chez le Bouquiniste, mais qu’en plus une référence à George R.R. Martin était faite sur la quatrième de couverture. Ni une ni deux, je le prends, et me met à sa lecture moins d’un mois après. Chose extraordinaire pour moi.
Alors, la série a t’elle tenue ses promesses ? Je dirai oui. Sans atteindre la quasi perfection du Trône de Fer, la Couronne des Sept Royaumes parvient avec brio à retranscrire parfaitement ce que peuvent être les jeux de cours, les luttes de pouvoir et les guerres au temps du Moyen Age. Bien que les personnages ne soient pas aussi attachants et charismatiques que ceux de George R.R. Martin, on se prend au jeu, et on ne peut plus s’en passer une fois le premier volume achevé.

Attention néanmoins, il faut avouer que le premier livre est assez difficile à commencer. Le style bien que clair est parfois assez lourd, et le titre met très longtemps à démarrer. Vous allez devoir découvrir trois personnes avant d’entendre enfin parler d’un personnage qui restera plus d’un chapitre. Pire, ce premier personnage sera tout ce qu’il y a de plus exaspérant, et son comportement sera au plus au point agaçant. Mais il va falloir passer outre, et bien que ce dernier reste tout de même assez ennuyeux par la suite, on s’y attache fortement. Heureusement pour nous, la narration change de point de vue à chaque chapitre, et la plupart du temps c’est carrément de pays.
Comme pour son homologue le Trône de Fer, on ne se contente pas de suivre le point de vue des gentils, enfin, de ceux qui sont passés pour les gentils au tout début. L’auteur nous laisse donc le choix de supporter l’un des deux camps, et c’est en plein coeur de la Conspiration Qirsi que nous serons emportés au fil des tomes. Certains personnages deviennent totalement antipathique, et ce des deux côtés, et là où j’en suis, je suis toujours incertain de l’issue de la série.
Editée en grande version par Pygmalion, la série est désormais complètement traduite dans notre langue et disponibles. Du côté poche, c’est chez J’ai Lu qu’il faudra vous diriger si vous souhaitez la découvrir. Moi, c’est sur le tome 7 que va se jetter mon dévolu, hop !

Attention, il ne s’agit pas d’un énième complot pour prendre le pouvoir dans tel pays, non. Enfin si, mais pas totalement, et c’est tant mieux. C’est en même temps là que le bas blesse. Si le titre nous présente une des plus belles plastiques que je n’ai jamais eu le plaisir de voir en manga, le scénario quant à lui, passé les six ou septs premiers volumes, devient totalement halluciné… et incompréhensible ! Le début est plutôt simple à comprendre et appréhender, les changements de personnalité du personnage principal étant très bien rendus, ce ne sera rapidement plus le cas. Le nombre de personnage à emmagasiner en mémoire devient vite énorme, et leurs noms sont tout sauf faciles à retenir. On perd vite le nord, et toute recherche de gentils ou méchants devient futile. Ils ont tous l’air gentils et méchants à la fois. Enfin, surtout méchants en fait. Et pire encore, parfois il peut y avoir un gentil et un méchant dans le même personnage. Dr Jekyll et Mr Hyde ça vous dit quelque chose ?





Et déja , dieu merci, pas de scènes de cul. Ensuite, Pandora, qui était quand même une figure très effacée de l’histoire se révèle un personnage intéressant. Certes, elle en fait trop. Ses dialogues sont stéréotypés à l’extrème, c’est une femme forte, une rebelle alors forcément l’auteur en fait trois tonnes. C’est dommage, mais d’un autre coté, Lestat n’est pas mieux. Peut être le fait que cela soit une femme qui dérange je ne sais pas. Toujours est il que le personnage est plutôt intéressant. Et il a interêt à l’etre étant donné que le livre ne porte que sur ses frêles épaules. Il fait d’ailleurs la belle part àsa vie mortelle. Sa vie de vampire prenant 50 pages, sur un total avoisinant les 300.







