Dernièrement sur if is Dead:

Vengeance de Fabrice Colin

Peplum Vengeance

illman dans Critiques, Livres le 11 mars 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Vengeance est un roman de fantasy de l’auteur français Fabrice Colin paru en 2001 chez Bragelonne. Acquis il y’a bien longtemps lors d’une opération de Bragelonne sur ses ebooks, il attendait bien sagement depuis une occasion de briller. Elle s’est présenté lorsque j’étais désemparé dans un coin où la technologie est taboue (le Loir-et-Cher) et est venu me sauver de mon ennui. Mais ce bouquin a t’il remplir son rôle ?

Barkhan est un orphelin recueilli par le frère de l’empereur après le massacre de son village par les monstrueux Senthaïs, créature grotesques et terrifiantes. Malheureusement la trahison s’immisce dans les couloirs du palais et lorsqu’elle frappe, Barkhan se retrouve à fuir la capitale impériale pour sauver sa vie. Il entame une fuite en avant qui le mènera sur les rails de la vengeance.

Au niveau du style de l’histoire, pour vous faire une idée un peu plus précise, c’est une sorte de mélange entre Le Comte de Monte-Cristo de Alexandre Dumas en plus rentre dedans et  Legende de David Gemmell en moins épique. Dis comme ça j’avoue que ça ne doit pas sonner folichon mais l’auteur s’en tire plutôt bien. Je trouve juste le rythme assez déséquilibré, il se passe peu de choses pendant la première moitié, puis vient une ellipse narrative et nous voilà parti à 200 à l’heure. En plus j’ai eu la désagréable impression que des trucs vraiment sympas s’était passé pendant cette fameuse ellipse et que j’aurai bien aimé en savoir plus. C’est qu’il dure 25 ans ce trou pour nous prendre au retour à moitié pour des andouilles avec des personnages qui ont des noms différents mais qu’on capte dès le premier paragraphe qui ils sont.

En fait j’ai trouvé le roman assez frustrant parce que l’auteur balance énormément de pistes de développement mais au final n’exploite pas une grande majorité d’entre elles. Sérieux, ramener les morts à la vie et ne s’en servir que pour un personnage sans envergure c’est un peu raide. C’est ça en fait, il y’a un goût de trop peu qui ressort une fois le bouquin terminé, il en faut encore.

L’univers du roman est plutôt sympa, calqué sur notre antiquité romaine. Ce n’est pas dur d’imaginer la capitale impériale comme une sorte de Rome et l’immense désert que le héros travers comme le Sahara. Franchement il manquerait juste du combat dans une arène pour compléter le tableau. En plus les « gros » méchants, les Senthaïs, créatures démoniaques au possible ont un petit gout de Huns qui s’avance inexorablement sur l’empire. Ce ne sont pas bien sûr les uniques antagonistes, mais ce sont ceux qui représentent une menace constante pendant tout le roman, la rumeur de leur venue faisant toujours partie de préoccupations des personnages. J’ai juste eu du mal à imaginer ces bestioles avec leurs montures qui crachent de l’acide et qui nécessite au moins 5 humains pour en venir à bout, les descriptions étant un poil trop vague pour ma compréhension.

Pour l’édition ebook et contrairement à d’autres portages à ce format de cet éditeur, j’ai trouvé le texte moins charcuté et à l’exception de quelques passages où on sent que le saut de page s’est transformé en simple retour à la ligne, pas grand chose à signaler. Il est à noter qu’étant donné l’âge du roman c’est soit l’occaze soit l’ebook si vous souhaitez vous pencher sur cet ouvrage pour pas trop cher. Malgré ce que j’ai pu trouver de négatif et frustrant à l’oeuvre, j’ai dévoré les plus de 300 pages de ce roman et je pense qu’il vaut largement le coup d’œil. En attendant je vais aller voir ce que cet auteur a sorti d’autre.


Le dernier lapon de Olivier Truc

Immersion dans le grand nord

Serafina dans Critiques, Livres le 4 mars 2017, avec 2 commentaires
Critiques

Dernièrement, j’avais envie de changer un peu mes lectures, et j’ai entendu à France Inter une bonne critique de ce roman policier : Le dernier Lapon de Olivier Truc. Ce polar se passe dans le nord, mais le vrai de vrai nord, à savoir la Laponie. Et il se passe dans les premiers mois de l’année alors que la nuit règne en maitre sur ces étendues glacées. Synopsis ?

Nina et Klemet sont policiers, et plus précisément membre de la Police des Rennes. Cette brigade a pour terrain assigné la Laponie, autant suédoise, finlandaise que norvégienne. Ils sont chargés de résoudre les conflits entre éleveurs de Rennes, qui représentent l’élevage traditionnel de cette région. Généralement, ils ne traitent jamais de sujets très grave, mais aujourd’hui est différent. Tout d’abord un tambour Lapon a été volé au Musée de Kautokeino, et puis surtout un éleveur est retrouvé assassiné.

Ce roman est écrit par Olivier Truc correspondant pour Le Monde dans les pays Nordiques. Cette expérience lui permet de nous proposer un polar qui traite de la question Lapone. Les Lapons (Samis en VO) sont le peuple autochtone de la Laponie, qui ont été plutôt maltraités par les Scandinaves à priori, évangélisés, et sont aujourd’hui victimes de discriminations. Ils essaient de faire perdurer leur culture unique. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’enquête de Klemet et Nina. Klemet est lapon, alors que Nina vient du sud de la Norvège, elle est donc le regard vierge par qui nous découvrons cet univers.

J’ai trouvé le coté « documentaire » très intéressant, car je ne connaissais pas ce sujet et on sent que l’auteur s’est réellement documenté sur la question en essayant de présenter avec fidélité et respect la culture lapone. Le problème c’est que c’est à peu près la seule chose que j’ai trouvée d’interessante dans le roman. D’abord le rythme est très lent, et je n’ai pas réussi a entrer dans l’intrigue. Comme dans tout bon polar de ces dernières années, nous avons plusieurs intrigues entremêlées, des héros qui ont des parts d’ombre dans leur passé, et tout fini d’une manière ou d’une autre par ce rejoindre. Le problème c’est que beaucoup de ces intrigues secondaires m’ont semblées totalement vides d’intérêt, ne faisant pas avancer l’intrigue. Nina a vécu un événement douloureux et des flashback arrivent comme un cheveux sur la soupe sans qu’on sache pourquoi, au final, cela ne sert a rien dans l’histoire. Ca ne donne même pas forcément de personnalité à la jeune femme, puisqu’elle ne semble pas réagir en fonction. Et c’est Nina, mais c’est Klemet, mais aussi Aslak l’éleveur,

De même, il est vrai que il n’y a pas énormément de population dans ces contrées reculées mais tout de même les coincidences se font nombreuses et un peu trop tirées par les cheveux, surtout quand on parle de coincidences liées à des événements qui datent de plus de 30 ans. Du coup, j’ai trouvé ça trop facile, au bout d’un moment il n’y avait plus de mystère tellement dès qu’on parlait de quelqu’un qui avait trempé dans un truc louche y’a 30 ans, j’étais sure que c’était en rapport avec un des protagonistes.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été conquise par ce polar, je n’ai pas tourné avidement les pages pour découvrir le coupable. A la fin, je me forcais à le lire pour le finir, car il m’ennuyait. Ce roman a pourtant gagner plusieurs prix, et a eu pas mal de chroniques positives, mais il n’étais clairement pas pour moi.


Hatoful Boyfriend de Mediatronic et Hato Mao

Ne nourrissez pas les pigeons

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 1 mars 2017, avec aucun commentaire
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Des fois je suis vraiment influençable, quand Seraf’ m’a dit « Tu devrais trop tester ce jeu là avec des pigeons » Elle parlait bien sur du célèbre (dans les milieux autorisés) Hatoful Boyfriend. J’en avais bien sûr entendu parler mais je ne m’étais jamais décidé à franchir le pas. Mais là il a été en promo à 2€ à la place de 8€ sur Steam, je n’avais alors plus d’excuses. Maintenant que je l’ai et que je l’ai testé, je vais pouvoir vous dévoiler ce coté sombre du jeu vidéo.

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Hatoful Boyfriend, qu’est ce que c’est ? On va sortir les gros mots directs, c’est une dating sim avec des pigeons. Pour ceux qui ne serait pas accoutumés avec ce genre de production, il s’agit de « roman visuel interactif » où le but est de draguer/trouver son âme sœur. Suivant des codes qu’on sent séculaires avec son lot d’archétypes de personnages (yandere, tsundere, etc….). Et je peux vous assurer qu’avec Hatoful Boyfriend on est pas déçu du voyage.

Vous êtes une humaine admise dans la prestigieuse St PigeoNation’s Institue, une école pour les oiseaux doués. Comment vous vous êtes retrouvé là ? on s’en fiche voyons, l’important c’est que vous rentrez en 2nde année et que vous allez avoir toute l’année scolaire pour draguer le pigeon de vos rêves… Et vous avez le choix vu qu’ils sont une dizaine à pouvoir être séduit pour aboutir à la quinzaine de fins différentes que comporte le jeu. Personnellement, j’ai fait la fin où l’on séduit le prof pour l’instant. On peut aussi activer une option pour que lors de l’écran de présentation on voit une version humanisée du pigeon, inutile donc indispensable.

Vous deviez vous en doutez quand j’ai parlé de roman visuel interactif, ici on ne va pas s’extasier sur le gameplay, après tout la souris peut suffire et les options sont plus que limitées (sauver, charger, régler le son). Vos interactions et vos choix se feront sous la formes de choix multiples comme dans quelle endroit vous voulez aller, à qui voulez vous parler, etc. A noter il existe un bouton dans l’interface qui permet de sauter tout les dialogues pour arriver au choix suivant. Une bonne initiative lorsque l’on veut avoir toute les fins.

Là où ça va pécher c’est au niveau des graphismes. Déjà les photos des oiseaux sont vraiment dégueulasse, détouré à la truelle et en basse définition. On a beau dire que c’est sans doute fait exprès, ça pique quand même les yeux. Les arrière plans ne sont pas en reste, un poil trop simple, manquant de détail avec un léger sentiment de fait à l’arrache sur certains. Bref ce n’est clairement pas pour les qualités graphiques que l’on retiendra le jeu. La musique non plus n’est pas folichonne, je l’ai entendu saturer par moment et certains morceaux ont une qualité d’enregistrement assez douteuse. Le thème principal qui revient plusieurs fois est aussi bien saoulant à mon goût. Bref là non plus ce n’est pas une réussite.

Malgré tout ça, le jeu dégage un certain charme inexplicable. L’univers est particulièrement mystérieux (au cas où vous n’auriez pas remarqué les pigeons vont à l’école) et un encart fait penser que nous sommes dans un monde post-apo, mais chut ça ne peut être découvert que par soi même. Au final j’ai trouvé amusant de chercher quels embranchements dans les dialogues me permettrait d’arriver à mes fins, parce que des possibilités il y’en a un paquet, bon un petit paquet certes vu qu’il doit bien falloir 1h30 seulement pour l’ending que j’ai eu.

Au final, le sentiment en face de Hatoful Boyfriend est un peu spécial, on se dit qu’on s’est bien marré mais qu’on aurait peut-être pu faire autre chose de son temps. Mais les répliques et les situations sortent tellement de nulle part qu’on en redemanderait presque. Mon conseil serait que si vous arrivez à le taper à moins de 5€ ce sera un bon investissement pour vous amusez quelques heures.

 


Si on parle beaucoup du Hellfest et du Download dans ces colonnes, un nouveau festival attire notre regard cette année. Grand public, certes, mais comme Rock en Seine avec une programmation à même de titiller le metalleux et le rocker. Il faut aussi dire que nous déménageons dans le nord et tout d’un coup le fameux Main Square d’Arras nous ouvre les bras. Et il faut dire que cette année l’affiche – qui n’est pas encore totalement dévoilée- a de quoi attirer les foules.

 

Toujours sur 3 jours à Arras, le Main Square accueillera le Vendredi une scène très rock-métal avec les mythique System of a Down que nous n’avons toujours pas vu ici à la rédac, mais aussi Biffy Clyro, Franck Carter ou encore Inspecteur Cluzot. Le groupe islandais de rock Folk Kaleo est le groupe qui m’intrigue le plus. Quant au dimanche, c’est vers Radiohead que les regards se tourneront. Le groupe mythique sera présent au Main Square pour le dernier jour et m’est avis que dabYo sera heureux comme tout de les voir enfin en live. Car c’est Radiohead quand même. A noter, les billets 1 jour pour le dimanche sont déjà sold-out alors si vous souhaitez venir, je vous conseillerais de ne pas tarder.

Les billets 1 jour pour le vendredi ou le samedi sont de 54€, le pass 3jours est à 129€. Le Main Square se déroulant dans le centre ville d’Arras (dans la Citadelle) il est aisément accéssible en transports en communs. Un camping est disponible, par contre il est payant, jusqu’a 25€ par personne pour les 4 nuits.

Serez vous présents ? Quels groupes vous font envie ?

Plus d’info : Site Officiel Page Facebook.


Pourquoi Tokyo ? de Agathe Parmentier

Serafina dans Critiques, Livres le 10 février 2017, avec aucun commentaire
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Pourquoi Tokyo ?  est un livre paru aux éditions du Diable Vauvert, qui m’a attirée au vu de son synopsis, proche de ce que je m’apprête à faire. Il raconte en effet l’année que l’auteure Agathe Parmentier a passé au Japon, avec son visa Vacance-Travail (appelé aussi PVT).  S’installant dans la capitale, dans une chambre digne d’une étudiante, elle va enchaîner les petits boulots ce qui comporte notamment le fait de jouer un cadavre dans une émission policière ou encore devoir regarder 4h de vidéo gags. Elle nous raconte là son quotidien de Gaijin au pays du soleil levant.

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Avec un tel synopsis je ne pouvais que être fane, puisque nous nous apprêtons aussi a partir en PVT l’année prochaine. J’étais intriguée et curieuse de lire comment une autre française s’en était sortie. Si Agathe avoue ne pas parler japonais du tout, elle arrive tout de même a s’en sortir et à vivre à Tokyo avec pas grand chose de fixe. C’est rassurant. Les chapitres sont fait sous la forme de billets de blogs, racontés à la première personne. Le style de l’auteur est plutôt clair et net, facile à lire.

CVT_Pourquoi-Tokyo-_9566Et c’est malheureusement là que s’arrête tout le bien que je vais dire de ce livre puisqu’en réalité, je ne l’ai pas du tout aimé. Plusieurs raisons à cela. La première c’est que c’est comme tomber sur un blog, au détour de l’internet et non un roman construit. On reste en superficie. Chaque chapitre fait rarement plus de 4 pages, écrit assez gros, et du coup, on reste clairement sur sa faim. Aucun sujet n’est creusé, on ne comprend pas bien pourquoi l’auteure décide par exemple de passer 12h dehors dans tel ou tel quartier : est-elle en mission pour un magazine ? Pour le fun ? Les chapitres n’ont pas de lien les uns avec les autres et sont plus des scénettes de vie prises séparément. Peut-être dédié aux plus néophytes que moi il faut aussi ajouter qu’on n’apprend pas grand chose sur le japon au delà des clichés. Oui ils aiment le karaoké, la bouffe est bonne, ok… La seule originalité sera de mettre en avant les SDF japonais souvent rayés de la carte (postale).

Bref, autant le format blog est sympa pour un blog, mais pour un bouquin vendu grand format à environ 15€ c’est un poil abusé, surtout que j’ai depuis réalisé que l’intégralité ou presque des articles est en ligne sur son blog perso donc. Si le style clair de l’auteur est facile à lire, j’ai eu cependant plus de mal avec son ton. La française est blasée et n’encense pas le japon, ce qui n’est pas un mal puisque tout n’est pas rose, mais on a tout de même l’impression (probablement faussée, mais on est à l’écrit) qu’elle est très condescendante voir méprisante, ce qui n’est pas très agréable comme sensation.

Les articles étant écrits de manière assez impersonnelle, il faut dire en plus qu’on ne s’attache pas beaucoup à l’auteure, on sait a peine qui elle est et ce qu’elle fait. Cela peut être volontaire de s’effacer mais dans le cas présent ça m’a totalement empêchée de rentrer dans l’intrigue ou de ressentir quoique ce soit avec le personnage. Vous l’aurez compris, cette lecture ne fut pas très passionnante malgè le fait que j’étais pourtant le public Je ne vous recommande donc pas spécialement cette lecture.


Hier, pour la Chandeleur, le Download Festival a dévoilé son affiche complète et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plus qu’alléchante. La version française de ce grand événement estampillé Live Nation est à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre.  Après une première édition plutôt honorable pour un début, avec de bons concerts et une logistique certes perfectible, le Download Festival revient sur un nouveau site. Exitl’hippodrome de Longchamp, bonjour la Base Aérienne 217 de Bretigny sur Orge ! Nouveau site pour on l’espère un meilleur accueil.

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Mais ce qui nous intéresse en premier lieu, c’est l’affiche et celle-ci est plus que prometteuse. Ici, nous avouons sans peine avir très hâte d’aller voir Linkin Park, que nous avons beaucoup écouté plus jeunes. Mais la présence de Gojira, Blink-182, Epica ou encore  bien sûr Kvelertak ou Solstafir nous suffiraient à nous motiver. Alors en plus ce sera l’occcasion de voir des monuments jamais vus, comme System of a Down ou encore Greenday.

L’affiche assume carrément ses têtes d’affiches mainstream et cette promotion sent bon le début des années 2000. Ca tombe bien, c’est notre jeunesse ici à la rédac, donc même si nous avons évolué vers des musiques un peu plus extrèmes nous restons nostalgiques. Je suis encore capable de fredonner tout Boulevard of Broken Dreams que ma soeur écoutait en boucle.  Ce mélange entre nostalgies et groupes plus pointus comme Kvelertak, Solstafor ou encore Paradise Lost promet un bon équilibre.

Les billets sont déjà en vente au prix de 165€ le pass 3 jour, un peu moins cher que son concurrent le Hellfest, mais tout de même un certain budget. Nous y serons nous, et vous ?

 


20 ans avec mon chat de Mayumi Inaba

Serafina dans Critiques, Livres le 16 janvier 2017, avec aucun commentaire
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20 ans avec mon chat est un roman de l’auteure japonaise Mayumi Inaba. Ce petit roman de 208 pages est édité aux éditions Phillipe Picquier. Je n’avais pas spécialement prévu de l’acheter ni de le lire, mais je suis tombée dessus lors de mon passage à paris et je trouvais l’illustration jolie et élégante. Bien que paru en 2014 en france, il s’agit d’un roman publié en 1999 sous le titre de Mi no inai asa  (ミーのいない朝 ) . Synopsis ?

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Inaba est une jeune femme qui travaille à Tokyo et vit avec son mari. Un soir, lors d’une ballade nocturne, elle découvre un petit chaton coincé dans le grillage.  Elle décide de le ramener avec elle, et le baptise bientôt Mi. La chatte va rester avec elle et les deux vous vivre une amitié de 20 ans, qui survivra aux séparations, aux déménagements et à l’évolution du monde.

ob_791c09_20anschatinabaQuand on voit le titre, qu’on lit le synopsis, il est évident qu’il n’y a pas grande intrigue dans ce roman. Il s’agit plus d’une tranche de vie. Nous suivons simplement le parcours de Inaba et de son chat, leur relation fusionelle et les petites péripéties de la vie. On suit l’histoire personnelle et professionnelle d’Inaba en pointillés, cette femme qui se rapproche énormément de l’auteure jusqu’à partager son prénom. Sa passion est l’écriture, elle est poète et d’ailleurs le roman est entrecoupé de poèmes qui doivent probablement mieux rendre en japonais. Bien que travaillant au début du livre dans un tout autre domaine, petit a petit, sa passion va prendre le dessus et elle va se consacrer à l’écriture, sous le regard paisible de Mi.

Mi est la véritable héroïne, une petite chatte, craintive mais avec ses habitudes, qui aime dormir sur le couvercle de la baignoire, qui aime sa petite ballade nocturne. Mi est une chatte bavarde, d’ou son nom, Mi étant son petit cri. Elle n’est pas capricieuse et suivra sa maîtresse qui passera d’une maison de campagne à un appartement a Shinagawa, quartier en pleine expansion de Tokyo. En pointillés, c’est aussi l’évolution du Japon que nous lisons, l’expansion massive de Tokyo, et le quartier qui était une porte de la ville à l’époque ou elle s’appelait encore Edo se transforme. Comme souvent dans les romans japonais, la plume est mélancolique et contemple le passage des années sans vraiment pouvoir y faire grand chose. Pas de jugement de valeur, pas de c’était mieux avant, c’est juste différent.

C’est un roman d’une grande douceur, émaillé des poèmes de l’auteur. Il se lit extrêmement bien, malgré son coté parfois contemplatif. Il s’agit d’un roman cependant très terre à terre et les scènes peuvent parfois être presque brutales tant elles sont nues. L’auteure ne fait pas dans le sentimentalisme exacerbé, mais on ressent son amour pour son chat à chaque page. Et je ne vous spoilerais pas en vous disant qu’avec un titre pareil, on connait la fin. Le titre en français étant cependant plus « pudique » que le titre japonais original si vous le comprenez. Cependant la fin est amenée toute en douceur, avec un final très lumineux. C’est un roman qui plaira aux amoureux des chats, même si il ne sera pas facile.

Vous l’aurez compris, j’ai été enchantée par ce petit roman qui fait tout juste 200 pages. Je ne peux que vous le conseiller, si vous aimez les chats, le japon ou les deux à la fois.


La Voix du Sang, Blood Song T1 de Anthony Ryan

Serafina dans Critiques, Livres le 11 janvier 2017, avec aucun commentaire
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Blood Song est une saga de Fantasy écrite par Anthony Ryan, dont le premier tome La Voix du Sang est récemment sortie chez Milady après être passée par le grand frère Bragelonne. Ayant récemment renoué avec la fantasy, je me suis lancée dans ce gros premier tome de 850 pages avec entrain. Synopsis ?

Vaelin Al Sorna est le fils du Seigneur de Guerre du Royaume Unifié. Il aurait pu succéder a son père si il n’avait été confié dès son plus jeune âge au Sixième Ordre, une sorte d’ordre monacal de guerriers. Entraîné pendant toute sa jeunesse au maniement des armes et à la survie, il découvre rapidement qu’il est un guerrier extrêmement doué et que sa destinée semble écrite dans le sang.

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Pour être tout a fait honnête, il faut reconnaître que le pitch est pour le moins classique. Un mec qui apprend a devenir un guerrier, via un ordre super strict, qui devient un guerrier ultra badass, merci, mais c’est de la fantasy que je connais. Le pitch n’est pas original, mais cependant, j’ai été plutôt charmée par la première partie du roman qui se concentre sur l’apprentissage de Vaelin. En effet, nous découvrons ce fameux Sixième Ordre, ordre guerrier, les camarades de Vaelin, et les épreuves qui vont les attendre pour pouvoir finalement achever leur formation. Les épreuves sont variées, bien étalées dans le temps, et ménagent le suspens : ils sont envoyés seuls survivre dans la nature, passent pas des épreuves de type gladiateurs, ce n’est certes pas le truc le plus original, mais c’est bien écrit et bien construit.

Le roman alterne avec des moments au présent qui se déroulent alors que Vaelin à un certain âge et raconte son histoire avec ses flashbacks. Ce procédé, déjà vu dans d’autres monuments du genre comme Le Nom Du Vent peut ajouter du relief a l’histoire, voir une tension dramatique. Cependant, ici, j’ai trouvé que les aller-retours dans le présent était plutôt confusants, et n’amenaient pas grand chose à l’histoire. Car en effet, les événements du présent sont très très éloignés de toute la première partie, et ne commencent qu’à devenir intriguants que sur la deuxième  partie soit après 400 pages.

Blood song by Anthony RyanEt malheureusement, la deuxième partie est celle qui pèche pour moi. En effet, si la première partie est un roman d’apprentissage, on suit les aventures de Vaelin sans réellement le connaitre. Bien que le narrateur soit omniscient, nous ne comprenons que peu Vaelin, celui-ci a malheureusement peu de reliefs et de traits de personnalités. Là, après avoir fermé le roman, je suis incapable de décrire le caractère de notre héros. Il répond aux événements, et il est courageux ok, mais nous découvrons dans la deuxième partie qu’il est très pieux, ce qui a peu été abordé auparavant par exemple. De ce fait, ses décisions de guerrier m’ont parfois semblé  sortir de nulle part, sans autre fondement que servir l’intrigue. Autant le fait de voir un Vaelin « suiveur » n’était pas gênant dans la première partie où il était apprenti, autant dans la deuxième partie, cela rend l’intrigue beaucoup moins palpitante. J’ai eu du mal a saisir les enjeux et comprendre les réactions de notre héros. De même ses pouvoirs et notamment cette voix du sang qui donne le titre au roman est abordé de manière très tardive et arrive un peu comme un cheveux sous la soupe.

L’univers semble assez fouillé, et je ne doute pas que l’auteur ai tout cela très clair dans sa tête, malheureusement, beaucoup de zones restent dans l’ombre, et il est difficile de comprendre réellement les tenants et aboutissements des intrigues politiques et intrigues de pouvoir.  J’ai donc plus eu l’impression de regarder un film sur cette deuxième partie que de réellement rentrer dedans et vibrer pour les héros. De ce fait malheureusement, l’essai de la première partie ne semble pas transformé et en refermant le gros premier tome, je n’avais pas spécialement hâte de lire la suite. Bien que la fin soit ouverte, je n’avais aucune anticipation par rapport à une suite potentielle. Pourtant, je ne doute pas que les aspects peu évoqués comme la magie, à peine abordée ici, y seront plus développés.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas spécialement séduite par ce premier tome. Sans être une lecture désagréable, elle n’a pas réussi à me tenir en haleine et me donner envie de continuer plus avant avec Vaelin. Son faible développement psychologique et l’univers au final assez cliché ont eu raison de mon enthousiasme. Je vous conseillerais cette saga uniquement si vous cherchez de la fantasy de base, sans plus.

 


Concours : Gagnez un recueil « Un Noël sans nom »

En partenariat avec les éditions de L'homme sans Nom

Serafina dans Livres le 3 janvier 2017, avec 1 commentaire

Un Noël sans nom est un recueil de nouvelles de 72 pages paru aux Editions de l’Homme sans Nom. Ces histoires hivernales regroupent les auteurs de la maison d’édition et de nouveaux talents. Chez nous on note surtout Oren Miller dont j’avais adoré la revisite du Comte de Monte-Christo.

La maison d’édition propose à l’un ou l’une d’entre vous de gagner un des recueils.

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Pour cela, il faut répondre à la question suivante : Quel est le nouvel auteur de la maison d’édition ? La réponse se trouve sur leur page facebook ou sur leur site web.

Le concours dure 2 semaines et est réservé à la France. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir, il sera ouvert 2 semaines ! Bonne chance à tous ! Evidemment les commentaires ne seront pas validés pour éviter toute triche, donc ne vous inquietez pas de ne pas voir le votre.


La Maison des Morts de Sarah Pinborough

dabYo dans Critiques, Livres le 18 décembre 2016, avec aucun commentaire
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Parmi les sorties de cette fin d’année on retrouve chez Milady un très beau petit livre relié entre le grand format et le proche, et avec une tranche toute noire. Ce n’est autre que La Maison des Morts de Sarah Pinborough, tout juste traduit par Florence Moreau. Il s’agit d’un récit à la croisée des genres, entre littérature jeunesse, science fiction, horreur et histoire d’amour. Avec un aspect général aussi travaillé, la loi des belles couvertures pouvait nous laisser craindre le pire sur son contenu, mais abrégeons le suspens car il n’en est rien. Synopsis de ce très bon roman.

La Maison des Morts de Sarah Pinborough

Toby tout comme les trois autres occupant du dortoir numéro 4 attend la mort avec angoisse. Il essaye de se le cacher, mais lui aussi a peur. Ils ont tous peur, les enfants de La Maison des Morts, tous malades qui sont, enfermés là en attendant que la maladie se déclenche pour disparaitre en quelques jours comme s’ils n’avaient jamais existé. Leur vie d’avant n’a plus aucun sens depuis qu’ils ont été dépistés comme porteur du gêne déficient.

Nous allons donc suivre la vie de Toby dans ce qu’ils surnomment la Maison des Morts, une sorte d’asile fermé dans lequel sont regroupés les enfants dont les tests sanguins ont révélé la mystérieuse maladie. Nous n’avons aucune idée de ce que fait cette maladie, et les enfants ne le savent pas non plus. Tout ce qu’ils en savent, c’est qu’elle se déclenche sans préavis et qu’à ce moment là, le malheureux élu fini par disparaitre en quelques jours. Pas n’importe où, au sanatorium dont personne ne revient jamais, partant sur un brancard par l’ascenseur au centre du bâtiment et emmené par des infirmières qui ne parlent jamais.

La narration est à la première personne, c’est donc les états d’âme de Toby que nous allons connaître. Ses relations avec les autres enfants de la maison, ses connaissances sur la maladie, son état d’esprit, sa vision de la mort et de l’enfer que représente la Maison. C’est un personnage attachant mais aussi très sombre, ce qui participe en grande partie à l’ambiance du roman qui est hautement dépressive. De facto, être enfermé dans un endroit pour y attendre la mort a de quoi rendre fou, mais comme il s’agit d’enfants au développement intellectuel différent, on y voit tout un panel de réactions possibles et ce côté est plutôt très bien écrit.

Le roman de Sarah Pinborough ne vise pas le réalisme absolu, mais tient franchement la route sur ces points là. Chaque enfant qu’on apprendra à connaître à travers les yeux de Toby a une personnalité, sa façon de réagir à la situation, un comportement particulier. L’histoire ressemblerait presque à un huis-clôt et le fait qu’ils soient tous enfermés, tous se sachant condamnés, fait tout de suite monter la pression pour le lecteur. On a vraiment le sentiment que tout peut exploser à tout moment, qu’il suffit d’une étincelle pour mettre le feu à l’ensemble.

Ce sentiment augmente au fil de la lecture car Toby, initialement résigné et attendant sa mort sans vraiment se permettre de vivre, est comme réveillé par l’arrivée de nouveaux résidents. Il les avait tout d’abord copieusement ignoré, eux qui viennent déranger son train train quotidien, jusqu’à ce que l’une d’eux découvre son secret. S’engage alors l’histoire de notre roman, l’histoire d’amour entre deux adolescents. On voit tout de suite le problème d’une telle histoire quand la fin en est déjà écrite pour les deux protagonistes.

La Maison des Morts de Sarah PinboroughEt c’est là où La Maison des Morts est à la fois superbe et horriblement cruel. Cette pression qui était déjà présente s’intensifie, car on a aucune envie de voir l’histoire de Toby mal se terminer. C’est une histoire d’amour que l’on entrevoit arriver mais qui est superbement bien écrite, et qui donne forcément l’espoir au lecteur de la voir se terminer d’une heureuse façon. Cette histoire de maladie est elle vraie ? N’est il pas possible de s’enfuir ? Ne gâchons pas le plaisir de la lecture, mais ces questions poussent le lecteur dans une situation assez difficile, où l’on sait que tout risque de basculer à chaque nouvelle page, page qu’on ne peut s’empêcher d’avoir envie de tourner.

La Maison des Morts de Sarah Pinborough est donc une très belle lecture, celles qui du premier abord semblent anodines mais qui finissent par vous absorber tout entier jusqu’au dénouement final. Une fin plus que réussie qui marque et laissera de la lecture du roman un souvenir marquant.