Dernièrement sur if is Dead:

Il y’a des affiches qu’il est difficile de louper tellement le menu semble être à la hauteur. C’était le cas hier soir à La Maison Folie Beaulieu, une salle située dans une zone residentielle de Lomme que je découvrais pour la première fois (il faut dire que c’est tout au bout du métro) et qui proposait une affiche métal venue du grand nord des plus alléchantes : Les rockers classieux de Solstafir, le one women black metal band de Myrkur et les gens petits gars d’Arstidir. Myrkur toute seule, j’y serais allée, mais alors avec Solstafir  c’était à ne pas manquer ! Je n’étais clairement pas la seule à m’être dit cela, puisque la salle était comble.

C’est à Arstidir d’ouvrir le bal. J’aurais préféré Arstidir Lifsins mais bon, nous sommes là en présence d’un trio de rock plutôt folk : deux guitares, un clavier, des voix qui s’entremèlent et chantent la mélancolie de l’île de glace. C’est beau, à n’en pas douter, et les compositions bien que n’étant pas du tout métal tirent tout de même vers le prog. Pas étonnant qu’ils aient tourné avec Pain of Salvation ou encore enregistré un album avec Anneke Van Giersbergen. C’est un beau moment, mais ce n’est pas mon style de prédilection, je ne pourrais donc pas assurer de les réecouter un jour.

Le temps d’une pause clope pour l’amie qui m’accompagnait (Malicyel faisait son baptème du concert de métal ce soir là) et on voit le double micro en branche d’arbre sur scène. Il n’y a pas de doute, Myrkur s’annonce. C’est avec le premier titre du nouvel album que le concert débute. Myrkur, je l’ai déja vue en live au Hellfest et elle m’avait bluffée : cette petite dame blonde en a dans les cordes vocales et vit sa musique de tout son être. Vêtue d’une tunique ensanglantée (peut être en avait-elle marre d’entendre des « A poil » ?), Myrkur ou Amalie Brun est comme possédée. C’est elle qui attire tous les regards, cependant, les musiciens qui l’accompagnent sur cette tournée ne déméritent pas. C’est propre et bien cadré, mais on sent tout de même qu’il s’agit de musiciens de tournée et non d’un groupe. Ce concert est l’occasion de constater la puissance du chant de la jeune femme mais aussi l’orientation un peu différente de Mareridt son dernier album. En effet, le concert enchaine trois morceaux de ce nouvel opus en entrée : Mareridt, Ulvinde et The Serpent. Pas de chant crié, pas de double pedales non stop ni de cymbales de black. On est plus dans du Chelsea Wolfe et dans quelque chose de plus doom et plus lourd que précédemment. Cependant, lorsque les morceaux de M sont joués, le mélange est efficace et donne tout ce relief et cette profondeur à la musique de Myrkur. Une artiste à suivre et de près.

Je vous l’ai dit, je venais surtout pour Myrkur. Mais Solstafir c’est toujours l’assurance de passer un moment agréable. Je n’avais pas revu le groupe depuis 2015 au Motocultor, sur la tournée Otta. Et si je venais passer un bon moment « sans plus », je dois avouer que je me suis pris une claque dès le premier morceau tiré de l’excellent Berdreyminn sorti cet année que j’écoute fréquemment en boucle. Et que je me suis rappelée à quel point en live, Solstafir, c’est juste génial. Déjà, cet album pousse le raffinement, la mélancolie mais aussi le coté progressif et désolé de Solstafir à son paroxysme et les morceaux sont en live d’une intensité rare. Il faut le dire, cela doit beaucoup à Aðalbjörn Tryggvason (je remercie le copier/coller) guitariste et chanteur, clairement allumé mais à la tessiture sans pareil et qui fait passer pléthore d’émotions dans son chant. Du murmure aux cris déchirés, c’est lui qui porte l’essence même de ce qu’est Solstafir. La setlist est belle et équilibrée : 4 morceaux du dernier opus, et le reste composé de grands classiques comme Otta , Fjara et autres indémodables d’un set de Solstafir. Le jeu est sans failles, l’émotion est au rendez vous, les parties les plus énervées contrastent merveilleusement bien avec les parties plus mélancoliques comme certaines parties A Capella. La public est conquis et le groupe clairement content d’être là. Le set se terminera avec Aðalbjörn debout sur les crash-barrières avec sa casquette de capitaine clairement acclamé par son public.

Solstafir nous aura offert une magnifique soirée, nous transportant sur l’île de feu et de glaces, dans des paysages désertiques, où les cris résonnent. Le concert était à l’image de leur musique, fine, torturée et incroyablement classe. Un groupe que je ne manquerait clairement pas la prochaine fois qu’ils passeront par chez moi et si vous avez l’occasion, je ne peux que vous conseiller d’aller les découvrir en live.


Ca, Tome 1, de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 30 novembre 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Vous n’avez probablement pas échappé à la déferlante Ca ces derniers temps. En effet, le roman culte de Stephen King est réadapté au cinéma et la première partie est sortie cet automne. Il se trouve que moi, qui adore pourtant King, n’avait pas encore lu ce pavé. J’ai donc entamé le tome 1 avec curiosité, était-ce réellement à la hauteur de la hype ? Synopsis !

 

Derry, Maine, Octobre 1957, le jeune George sort en ciré jaune jouer avec un bateau en papier, qui est happé vers les égouts. Et là, dans les égouts, un clown l’attend. George sera retrouvé mort peu de temps après. Il ne sera pas le seul. Cet été 58, Bill le frère de George et ses amis , Eddie, Ben, Richie, Stan, Bev et Mike, surnommés « Le club des paumés », tous de jeunes enfants vont vivre un été qui va mettre fin aux agissements de ce clown, ou plutôt de Ca.

Difficile de donner envie avec ce Synopsis, mais de toute manière, rien que pour l’aura que ce livre dégage, vous devez avoir envie de lire ce livre. Il est en deux tomes, tout comme les films. Ce premier raconte majoritairement ce qu’il s’est passé entre 57 et 58, lorsque les protagonistes sont jeunes. Le roman alterne cependant avec des chapitres se passant au présent (enfin en 1984 ), suivant le club des paumés qui revient peu à peu vers Derry. Cette alternance de temporalité ainsi que l’alternance des histoires de chacun des membres du club des paumés rend le roman addictif et totalement page-turner.

Mais évidemment, ce n’est pas la seule qualité du roman. C’est du King. Du très bon King. Et là, limite je peux m’arrêter là. Car oui, si King a eu une période à vide dans les années 90, il est avant tout un excellent écrivain et un des maitres de l’épouvante, ce qui prend tout son sens en lisant Ca. Si les romans plus récents sont moins horrifiques, ici on est en plein dedans. Et pourtant, rien de graphique, rien de trop gore, rien de dit, mais toute cette ambiance lourde qui plane sur Derry, cette sensation de danger imminent et incompressible qui nous fait frissonner au fond de notre lit, à redouter avec nos héros ce qui se cache derrière cette porte grincante. L’ambiance est juste excellente et les personnages sont tous très attachants. Comme toujours, il ne suffit que de quelques mots a Stephen King pour poser les traits principaux de nos héros, tous très différents autant adultes qu’enfants qui se sont unis et doivent à nouveau s’unir. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Ben, le petit gros de la bande mais qui en a dans le cerveau et dont l’évolution adulte est très interessante. King ne fait pas souvent de personnages féminins mis en avant mais Bev’ est pourtant un des autres coups de coeur de cette saga. La jeune fille devenue adulte est un personnage des plus intéressants au prise avec des démons qui eux ne sont pas si imaginaires.

Ce premier tome est donc une bonne mise en bouche. Assez peu d’action au final, elle sera probablement dans le second tome, mais la mise en place d’un univers et d’une ambiance digne des plus grands Stephen King. Je n’ai vu aucune des deux adaptations, ni la récente ni le double téléfilm des années 90, je ne saurais donc pas me prononcer, mais si vous n’avez pas encore eu de contact avec Ca, je ne peux que vous conseiller de commencer par le roman. Si vous avez déjà vu les films, vous ne découvrirez pas l’histoire mais vous la verrez probablement sous un autre angle. J’ai depuis prêté le livre à une amie qui elle avait déjà visionné l’ancienne adaptation et elle a aussi été conquise.

Alors, qu’attendez vous ?

 

 

 


Première Annonce du Download 2018

Serafina dans Actualité, Musique le 14 novembre 2017, avec aucun commentaire

Le Doawnload 2018 se déroulera du 15 au 18 Juin à la BA217 au Sud de Paris. Oui, vous avez bien lu, du 15 au 18 Juin. Soit 4 Jours. Car pour la première fois, le Download sera aussi sur le Lundi et pas avec n’importe quoi comme programmation. Voici en effet les groupes annoncés :

Vendredi 15 Juin

  • OZZY OSBOURNE
  • GHOST
  • POWERWOLF
  • CONVERGE
  • ELUVEITIE
  • UNDEROATH
  • THY ART IS MURDER

 

Samedi 16 Juin

  • MARILYN MANSON
  • THE OFFSPRING
  • TURBONEGRO
  • MESHUGGAH
  • ULTRA VOMIT
  • WHILE SHE SLEEPS

 

Dimanche 17 Juin

  • FOO FIGHTERS
  • THE HIVES
  • DEAD CROSS
  • SLAVES
  • FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES
  • WOLF ALICE

 

Lundi 18 Juin

  • GUNS N’ROSES

Ce n’est que la première annonce, mais on a déjà une belle pléthore de groupes. La présence des Foo Fighters saura ravir bon nombre de fans, car ils ne sont pas si fréquents en festival, l’affiche du Dimanche, avec The Hives aussi est donc plus rock que metal. Le Samedi nous fera retomber en adolescence avec Marylin Manson et The Offsprings quant au Vendredi, il sera plus extrèmes, avec Ozzy en tête d’affiche mais aussi la présence de Eluveitie et Powerwolf.

Et évidemment, comment ne pas parler du lundi et des Guns and Roses, qui assureront a eux seuls, une journée Sold Out, car oui, c’est les Gun’s avec un line-up complet et en plus il parait que Axl est de nouveau d’aplomb !

Et vous, vous y serez ? Ne tardez pas à prendre vos places , quelque chose me dit qu’elles partiront vite. Pour cela, rendez-vous sur le site officiel du Download Festival France


Alice au pays des Morts Vivants de Mainak Dhar

Serafina dans Critiques, Livres le 27 septembre 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Des revisites de classiques à la sauce zombie, on a déjà vu ça. On connait notamment les Orgueils, Préjugés et Zombies ou autre. Je n’ai jamais été spécialement tentée par ce genre de revisites, sans doute à cause de mauvais aprioris. Mais quand on m’a proposé de découvrir Alice au pays des Morts Vivants, j’ai été tentée pour une raison très simple : ce livre est écrit par Mainak Dhar, indien, et se passe en Inde. De la SFFF indienne, j’en connais peu et j’avais donc envie de tenter.

Alice est née après le Réveil. Un Réveil qui a vu les mort renaitre sous forme de zombie et détruire la civilisation telle qu’on la connait. Fille d’un diplomate anglais en mission en Inde elle a été élevée dans un camps de survie, a appris dès son plus jeune âge a se battre et est d’ailleurs sacrément douée avec un fusil entre les mains. Un jour, lors d’une mission, elle est intriguée par un Zombie avec un serre-tête oreilles de lapin qui saute dans un trou. Bien évidemment, elle le suit.

C’est la première réécriture que je lis, je ne pourrais donc pas comparer. Je m’attendais en faite a retrouver des bases de l’histoire d’Alice, transposées dans un autre cadre. En réalité, pas du tout. A part les cheveux , le prénom de l’héroïne, le fait qu’un zombie a des oreilles de lapin, un autre un grand chapeau, nous sommes dans une histoire totalement différente. Elle aurait pu s’appeler Ariel ou Cendrillon ou Gertrude en réalité ça aurait été pareil. Du coup, j’ai été un peu déstabilisée au début car je ne voyais pas trop l’intérêt de mettre Alice au Pays des Merveilles là dedans. Mais finalement, ce n’est pas plus mal car au moins je n’ai pas pu prévoir l’histoire. Histoire qui devient d’ailleurs très vite militaire, puisque nous découvrons que les humains sont soit sous la dictature du Comité Central soit en petits groupes libres et autonomes adeptes de techniques proches de la guérilla. Nous sommes donc dans un monde de fusils automatiques, de grenades lumineuses, de lance-missiles et de débarquements en hélicoptères. Faut aimer.

Le roman est court (280 pages) mais compact. Très peu de sauts de ligne, très peu d’intermèdes et surtout peu de temps passé à developper les personnages. Alice est une Mary Sue parfaite. Elle est belle, elle est douée, elle n’a pas de défauts, et sa profondeur est proche du néant. C’est un peu dommage car du coup il est très difficile de rentrer dans l’histoire ou de s’attacher aux personnages. J’ai mis étonnamment longtemps à lire ce livre (ce qui veut dire 4 jours mais pour 280 pages pour moi c’est énorme) car tout simplement quand je posais le livre, je n’avais pas d’envie de le réouvrir. Le scénario est complexe y’a pas de soucis, avec des retournements de situation et des méchants qui n’en sont pas, et compagnie, mais comme je n’ai pas pu m’attacher aux héros, je ne tremblais pas non plus pour eux et résultat … J’étais plutôt indifférente.

Les scènes de combat sont décrites avec précision et on sent que l’auteur est bien documenté sur les armes de guerre. Par contre les tenants et aboutissants des stratégies et autres sont plutôt expédiés, ce qui la non plus n’aide pas à rentrer dedans. Au final, la seule chose que j’ai réellement apprécié dans ce roman c’est qu’il se passe en Inde et qu’il m’a rappelé de bon souvenirs, puisque je sais a quoi ressemble la Yamuna, que j’imagine très bien les immeubles de New Delhi ou les QG sont établis, mais c’est un faible argument pour vous conseiller ce roman.

Vous l’aurez compris, je suis totalement passée à coté de l’histoire, à cause de personnages trop survolés et d’un scénario consistant plus en un enchainement de bastons qu’autre chose. L’idée n’était probablement pas mauvaise, mais le livre manque de profondeur pour moi. Difficile donc de vous le recommander. Sauf si vous êtes vraiment fans de romans de zombies.


L’année dernière, ou celle d’avant, je vous avais parlé de la saga Les Archives de Roshar, écrite par Brandon Sanderson. Le premier tome La Voie des Rois avait été un de mes coups de coeur cette année là, du coup lors de la sortie de la suite Le Livre des Radieux, je n’ai pu que me précipiter dessus. Synopsis ? – Garanti sans spoil –

Sur Roshar des tempêtes terribles rythment les saisons. Tandis que les jours s’écoulent plus ou moins doucement dans la capitale, une guerre secoue les Plaines brisées suite à l’assassinat il y a 8 ans du roi par les alliés Parshes. Depuis les événements du premier tome, nos héros ont compris que les choses allaient changer et qu’il allait falloir unir les différentes puissances pour lutter contre un ennemi commun.

Alors oui c’est flou, mais difficile de ne pas spoiler. Toujours est-il que reprendre les Archives de Roshar fut un plaisir sans nom. Après plus d’un an, a lire de nombreux autres livres, dès les premières pages j’étais chez moi. J’étais dans un monde que je n’avais jamais vraiment quitté, je revoyais des personnages avec plaisir. Peu de saga peuvent se vanter de me happer dès les premières pages sans le moindre résumé ni la moindre aide pour me rafraichir la mémoire. Il faut dire que le premier tome était dense : deux parties de 800 pages, cela faisait donc déjà près de 1500 pages que je suivais Kaladin, Shallan et les autres. Leur souvenir était vif, et c’est comme si j’avais tout enchainé à la suite.

Cela note la très grande qualité de ce livre et la force de ses personnages. Sans aller jusqu’à comparer à un Trône de Fer, on n’en est tout de même pas loin. On a découvert pléthore de personnages dans le premier tome qu’on continue a suivre ici, avec des chapitres aux points de vue alternés qui donnent donc un bon rythme au récit. Tout comme pour La Voie des Rois, Les Archives de Roshar a été découpé en deux parties de 800 pages chacunes, cette première partie est donc une montée en puissance. On commence assez calme, avec bien sur les conséquences du tome précédent, et on sent monter l’action petit a petit, qui se dénouera probablement dans la deuxième partie.

Ce n’est donc pas une partie trépidante a proprement parler : peu de combats, mais beaucoup de politique et beaucoup d’approfondissement des personnages et de l’univers. Avec bien sur son lot de retournements de situations !  Oui, Brandon Sanderson prends près de 800 pages pour placer ses pions, mais c’est aussi pour cela qu’il sera si facile de reprendre la lecture et que nous avons l’impression de vivre avec nos héros. Et bon, peut être que la comparaison avec G.R.R. Martin n’est pas si lointaine après tout … Cette première partie est avant tout centrée sur Kaladin et Shallan, Dalinar passant un peu au second plan, mais Adolin son fils est aussi mis en avant. Nous suivons aussi pour la première fois l’autre camps, celui des Parshes. En effet, comme je vous l’avais dit lors du premier tome, Les Archives de Roshar, c’est de la fantasy, dans un univers medfan, oui. Mais pas cliché. Et évidemment, les méchants ne pouvaient pas juste être « les méchants ». Je ne vous en dit pas plus mais sachez que c’est très interessant et très bien amené.

Vous l’aurez compris, cette première partie du deuxième tome ne fait que confirmer ce que je pensais de cette saga, c’est un excellent univers, un excellent auteur et les personnages sont au top. Cela faisait longtemps que je n’avais pas relu de saga de fantasy à ce niveau. C’est réellement un roman que je vous conseille, si les pavés ne vous font pas peur ou si vous avez été désenchantés de la fantasy.

Et vous, l’avez vous lu ?


[Festival] L’Alcatraz Festival : 11, 12 et 13 aout à Tournai (Belgique)

Ghost, Korn, Enslaved , Paradise Lost et Moonspell !

Serafina dans Actualité, Musique le 30 juillet 2017, avec aucun commentaire

L’Alcatraz Festival est un festival de metal qui fête tout de même sa dixième édition. Cela faisait longtemps que nous voyions les affiches, toutes très belles, sans pour autant pouvoir nous y rendre. En effet, le festival est en Belgique, à Tournai, proche de la frontière certes, mais un peu loin du Loir et Cher où nous résidions. Depuis que nous habitons à Lille, c’est différent, et au vu de l’affiche cette année il serait difficile de passer à côté.

Le festival se déroute sur trois jours, avec deux jours complets (le samedi et le dimanche) tandis que le vendredi, le fest commence en fin d’après midi. Situé sur le site d’une ancienne prison (d’où le nom du festival), il y’a deux scènes : la Prison et le Swamp. Un camping est bien sûr prévu. Mais ce qui nous interesse c’est le line-up et tenez vous bien il n’est pas des moindres. Le vendredi c’est Ghost qui headlinera le premier jour. Un groupe sur en live, qui sera precédé notamment par Pretty Maids et Hell.

Le samedi, la Prison sera plutôt Old school avec Saxon et Venom, mais nous serons contents de découvrir enfin en live Iced Earth, trop rares en France. Quand au Swamp, comment ne pas adorer l’affiche : Wolves in the Throne Room, Abbath, Sleep, High on Fire, de quoi en mettre plein les oreilles.

Bien évidemment, le fest va crescendo et la journée du dimanche est un quasi sans faute. Déjà, Korn en Headliner, vous connaissez mon amour pour ce groupe donc ! Mais on trouve aussi à l’affiche du Swamp Paradise Lost, Moonspell ou encore Enslaved. Des groupes qui nous auraient fait nous déplacer de base, alors quand le festival est à 20 minutes de chez soi, il serait dommage de rater cette journée.

Les pass 3 jours sont encore en vente à 127,50€ sur le site officiel du festival.

Et vous, y serez vous ?


[FESTIVAL] Le Gothic Dark Wave Festival

19 et 20 Aout 2017 à Tilloloy dans les Hauts de France !

Serafina dans Actualité, Musique le 27 juillet 2017, avec 1 commentaire

En france, le Gothic Rock ou la Dark Wave ne sont clairement pas les genres les plus représentés. En effet, la scène est peu developpée ici et il faut souvent passer la frontière. Du coup, quelle bonne surprise de découvrir la tenue du premier Gothic Dark Wave Festival qui va se dérouler le 19 et 20 aout au chateau de Tilloloy, non loin d’Amiens !

Deux jours, une vingtaine de groupes, un cadre qui promet d’être magnifique , que demander de plus ? D’autant que les groupes annoncés sont très rares en France. Le Samedi sera notamment l’occasion de voir enfin The 69 Eyes, mais aussi Diary Of Dreams ou encore The Beauty of Gemina. Le dimanche sera plus electro avec un groupe que nous attendons énormement : Rabia Sorda, avec son electro qui n’est pas sans rappeler Tantrum, mais aussi les allemands de Die Krupps. Si comme nous vous aimez la scène goth, vous savez que ce line-up c’est du jamais vu en France.

Le festival propose les pass 2J à 99€ mais en ce moment, ils sont à 59€ ce qui est tout à fait correct. Le festival est à 120km de Lille, et des navettes seront a priori mises en place pour des départs en bus. Des boutiques ainsi que stand de tatouage/piercing seront présents.

Toutes les informations (tarif, navettes, camping …) sont sur le site officiel. Si vous aimez cette scène, on ne peut que vous encourager à prendre vos place ! Il faut soutenir ce genre d’initiatives pour voir plus souvent ce type de groupes en France. Nous espérons que ce n’est que la première édition d’une longue liste !

Et vous serez vous de la partie ?


We are X de Stephen Kijak

L'histoire sans fard de X Japan

Serafina dans Critiques, Films le 15 juillet 2017, avec aucun commentaire
Critiques

We are X n’est pas un reportage sur les dessous de l’industrie du porno mais un documentaire retraçant l’histoire d’un des groupes de musique japonais les plus importants des dernières décennies : X Japan. Ce documentaire suit Yoshiki, batteur, clavieriste et leader de X Japan pendant les semaines qui précèdent le concert du groupe au Madison Square Garden à New York.

Vous ne connaissez pas X Japan ? C’est le groupe qui est à l’origine du Visual Kei, un groupe qui a rempli des Tokyo Dome par dizaine, et qui a derrière lui une histoire et un nombre de drama qui n’ont rien a envier à Motley Crue. D’ailleurs la comparaison entre les deux est saisissante. Sauf que Motley Crue a tous ses membres encore en vie eux. Le split de X Japan en 1997 suivi du décès d’un de ses membres les plus populaires : hide, ont brisé le coeur de milliers de fans. Il est difficile d’imaginer que ce groupe, inconnu pour beaucoup en occident, a pu à se point toucher le japon.

Dans se documentaire et devant la caméra de Kijak, Yoshiki revient sur sa propre histoire, son enfance sans son père, la fondation de X Japan avec son ami d’enfance et puis sur les choses moins drôles. Du split du groupe, aux années sombres, a sa propre douleur – Yoshiki ayant de gros soucis de santé -, pour aborder ensuite la renaissance de ce groupe qui n’a clairement pas fini de faire parler de lui. Entre les interviews de Yoshiki, de nombreuses archives et scènes d’époques sont montées pour éclairer l’histoire du groupe. On y voit X Japan à sa grande époque, avec les cheveux dressés, les scènes de deuil national, mais aussi des choses moins connues, comme Yoshiki donnant un récital de piano pour l’empereur.

We are X bénéficie d’une photographie absolument magnifique, les couleurs sont de toute beauté et les shots du concert au Madison Square Garden sont tout bonnement impressionnants sur grand écran. Quand à l’introduction qui est basée sur le morceau Jade, elle est à couper le souffle.Il n’est pas étonnant que ce documentaire ai reçu plusieurs prix et notamment le Best Editing au célèbre festival documentaire Sundance. S’adressant aux néophytes, il n’est pas du tout nécessaire de connaitre X Japan pour apprécier se documentaire.

De nombreux invités prennent la parole dans ce film, et pas des moindres : Gene Simmons de Kiss, Marylin Manson, Stan Lee, Wes Borland de Limp Bizkit ou encore des stars japonaises d’aujourd’hui comme Luna Sea ou Dir en Grey. Tous témoignent de l’influence de X Japan au Japon mais aussi pour les stars US de la difficulté pour un groupe Japonais de percer à l’étranger.

X Japan à la belle époque

Le documentaire dure 1h40 et est sans temps mort. Il est clair qu’un certain nombre de passages de l’histoire du groupe sont passés sous silence comme l’arrivée de leur deuxième bassiste par exemple, le documentaire ayant choisi de se centrer sur Yoshiki, Toshi, et dans une moindre mesure sur Taiji et hide aujourd’hui disparus. Cependant, c’est 1h40 très interessante et pendant laquelle on ne s’ennuie pas, d’autant que bien évidemment, la BO est à la hauteur.

We are X est un documentaire que je ne peux que vous conseiller, si vous vous interessez un tant soit peu au metal, au japon, ou mieux, au metal japonais. Lors de la conférence donnée par Yoshiki à la Japan Expo, il a été confirmé que le film sortirait dans quelques salles en France, notamment à paris. Si vous souhaitez le voir au cinéma, je ne peux que vous conseiller de ne pas tarder. Sachez qu’il est disponible déjà en Blu-Ray et DVD en import anglais (donc en VOSTA) .

Et vous l’avez vous vu ?


En ce dernier jour de Mainsquare, une chose est sûre: le public est là pour un seul groupe. Il faut dire que l’annonce de Radiohead a entrainé la vente des billets 1 jour très rapidement, le dimanche étant complet bien avant les autres jours. Il faut dire que cela faisait longtemps que Radiohead n’avait pas mis les pieds dans le Nord de la France et que c’est un groupe culte. De ce fait, l’ambiance est très différente du Vendredi : le public est en moyenne plus âgé, moins alcoolisé et plus respectueux. Ce qui n’est pas un mal. Nous y allions majoritairement pour cette tête d’affiche, Radiohead étant un groupe très apprécié par dabYo.

Nous arrivons un peu tard mais juste à temps pour découvrir le concert du groupe La Femme que nous ne connaissions pas plus que ça.

La Femme au Mainsquare Festival

La Femme est un groupe de rock francais, auréolé d’une Victoire de la Musique et d’un certain succès critique. Malgré son nom, sur les 6 membres il n’y a qu’une seule femme (au claviers et au chant), le reste du groupe étant masculin. Deux choristes complètent le line-up live. Leur musique est un mélange de pop-rock à la française avec une grosse dose de synthés directement importés des années 80, un coté surf et des paroles souvent proches du n’importe quoi, comme leur dernier titre à base de « Prend le bus ! Prend le bus !  » . C’est décalé et en live c’est sans temps mort. D’un point de vue personnel, c’est beaucoup trop joyeux et sautillant pour moi, mais on ne peut pas nier leur énergie ni la réponse du public.

Savages au Mainsquare Festival

Savages est un quator entièrement féminin basé à Londres, qui propose un rock indépendant matiné de post-punk et qui a sorti deux albums.  Bien que je ne connaissais pas le groupe, il faut reconnaitre que leurs morceaux, courts, sont efficaces et rentre-dedans. La non plus, pas de temps morts, cependant la guitariste et la bassiste restent plutôt en retrait assez statiques, toute la dynamique du concert est portée par Jehnny Beth au chant. Celle-ci interpretera d’ailleurs un morceau debout dans la foule, portée par celle-ci a bout de bras.

La chanteuse étant française, la communication avec le public est fluide et celui-ci est réceptif mais malgré un bon concert, il faut bien l’avouer, le public est là pour Radiohead, et la fosse sera plus remplie à la fin du show de Savages que pendant. Mais bon, c’est la rançon pour passer avant un tel monument.

 

Radiohead au Mainsquare Festival

La fosse s’est compactée durant les 45 minutes séparant Savages de Radiohead. Le groupe anglais a un très long temps de jeu ce soir : ils feront un concert de 2h15 environ, ce qui est rare en festival. Autant dire que les fans en ont pour leur argent. Au vu de l’affluence, nous restons un peu en retrait un peu après la régie, espérant de toute manière voir sur les écrans… Et nous avions tort. En effet, Radiohead n’utilise pas les écrans pendants les premiers morceaux, et pour les suivants, les écrans diffusent des images retouchées/presque psychés, qui font qu’on ne voit rien du tout si on ne voit pas la scène. Je comprend que c’est probablement un parti-pris artistique, mais devant une si grande assemblée, je trouve ça assez dommage et pas très agréable pour le public qui ne peut pas forcément être au plus prêt.

A cela, il faut ajouter un inconvénient du Mainsquare : La où le Hellfest a des baffles sur la scène, puis au niveau de la régie, il n’y a au Mainsquare de colonnes de baffles qu’au niveau de la scène. Ce qui fait que lorsque vous êtes après la régie, vous pouvez parler entre vous sans avoir à hausser la voix. Autant dire que pour profiter d’un concert les conditions sont idéales: non seulement tu vois rien, mais en plus c’est clairement pas fort.

Le public autour de nous était plutôt déçu aussi. Cependant, Radiohead en eux même n’ont pas déçu : pas moins de 25 morceaux de joués environ, avec une bonne répartition entre les différents albums. La communication n’est pas forcément très grande avec le public, mais les morceaux sont très bien interprétés, et le groupe ira puiser dans ses anciens albums comme The Bends ou Hail to the Thieft pour le plus grand plaisir de dabYo. Radiohead ne jouera cependant pas Creep, Thorn Yorke disant clairement ne pas aimer ce morceau et le jouant très rarement.

Le groupe finira sur Paranoid Android et nous garderons de ce concert un sentiment mitigé : contents d’avoir vu une fois Radiohead mais tout de même un poil déçus des conditions.

C’était notre première expérience du Mainsquare, et si nous sommes encore dans la région l’année prochaine – ce qui est peu probable, mais sait-on jamais – nous y retournerons probablement. Et vous, y étiez vous ? Qu’avez vous ?


Mainsquare 2017 : Vendredi 29 Juin 2017

SOAD, Biffy Clyro et Franck Carter and the Rattlesnakes

Serafina dans Concert, Musique le 2 juillet 2017, avec aucun commentaire

Déménager dans le Nord a des avantages. A part les frites et la bière, il y’a le nombre de concerts interessants dans la région. C’est ainsi que nous nous sommes dirigés vers notre premier Mainsquare situé dans la ville d’Arras, et plus précisément dans la citadelle.

Informations sur le Mainsquare

Situé a une quarantaine de kilomètres de Lille, Arras est une jolie petite ville et sa citadelle date du 17ème siècle. A l’intérieur de cette citadelle, deux scènes sont installées : La Mainstage, et la Green Room. 125 000 personnes sont attendues, avec un dispositif de sécurité maximale suite à l’état d’urgence. En terme d’infrastructure, en ce vendredi, nous n’avons pas trouvé le Mainsquare trop bondé. Le fait d’être à l’intérieur de la citadelle permet d’avoir plusieurs recoins, de l’herbe, des recoins, ce qui fait que c’est moins opressant que certains autres festivals. Cependant, l’intérieur de la citadelle n’est pas énorme, donc par exemple, le pit photo devant les scènes est très fin. Les scènes sont bien hautes, et il est facile de bien voir, même en étant assez loin.

Nous sommes arrivés vers 17h, mais le temps de nous garer et de nous rendre à la Citadelle, nous avons loupé le premier groupe de la Mainstage : Inspecteur Cluzo. Nous avons donc commencé par Franck Carter and the Rattlesnakes.

 

Franck Carter and the Rattlesnakes

Franck Carter est l’ancien frontman de Gallows, un groupe de Hardcore, et de Pure Love. Son nouveau projet avec The Rattlesnakes date de 2015 et il semble clair à la foule, certes encore clairsemée, qui semble connaitre les paroles par coeur qu’il a eu un certain succès. Sans avoir jamais vraiment écouté ses albums, il faut avouer qu’il s’agit d’un rock matiné de punk très efficace. Le frontman est très dynamique, même si j’ai du mal avec l’obsession d’avoir un gros circle pit, où le fait de traiter son public de « pitoyable » car celui-ci n’est pas très enclin au-dit Circle Pit.

Biffy Clyro

Après plusieurs occasions manquées, nous voici enfin devant Biffy Clyro. Loupés au Download l’an dernier, loupés au Hellfest cette année, il était temps ! Il faut dire que les ecossais tournent beaucoup et ce n’était que partie remise. Connus pour avoir été en première partie de Muse, ils ont pas moins de 7 albums. Le trio est en place pour délivrer son rock alternatif plutôt mélodique qui n’est pas sans rapeller un peu Nirvana.

Malgré le coté statique induit par le fait de n’être que trois , le show est dynamique, et le chanteur/guitariste Simon Neil attire leade le combo avec brio. Son chant torturé et puissant est un vrai atout et leurs compos sont mélodieuses. On appréciera l’effort de s’adresser au public en Français, ça fait toujours plaisir, et on s’abstiendra de tout commentaires sur ce pantalon. A noté, deux musiciens de session sont présents dans le fond permettant d’assurer la deuxième guitare et les claviers.

 

System Of A Down

Il faut bien l’avouer, nous nous étions surtout déplacés pour System of a Down. Je pense qu’on n’a plus besoin de présenter SOAD, groupe emblématique s’il en est. Parmi les gros groupes de notre jeunesse, SOAD est un des rares à n’être jamais passés au Hellfest ! Et il faut le dire, les fans étaient là en masse, connaissant les morceaux de A à Z, quitte a chanter non stop pendant l’heure et demie de show des Californiens. SOAD en live, ce n’est pas forcément les plus actifs mais par contre qu’est ce que ca envoie. Le groupe n’est pas du genre a meubler et va enchainer non stop les morceaux. La première pause et prise de parole de Serj Tankian interviendra seulement au bout d’une heure de show.

Il faut l’avouer, les gars maitrisent leur répertoire, et malgré la difficulté des morceaux ils sont exécutés à la perfection. On pourra effectivement peut être reprocher le manque de communication avec le public, cependant, le fait d’avoir une longue setlist, bien exécutée et composée uniquement de tubes est quand même un sacré atout. Et après avoir subi Linkin Park il y’a deux semaines au Hellfest, on ne peut qu’approuver !

 

Vous l’aurez compris, cette première journée au Mainsquare nous a plutôt conquis ! C’est un festival qui reste plutôt accessible, pas si énorme, il est assez facile d’être plutôt bien placé, et les concerts étaient de très bonne qualité. La programmation incluait aussi du rap et de l’electro, qui ne nous interessaient pas, mais on peut saluer l’ouverture totale de ce festival. La journée de samedi n’était pas celle qui nous interessait mais on se retrouve très bientôt pour parler du Dimanche avec Radiohead !

Et vous, y étiez vous ?