Dernièrement sur if is Dead:

J’avais lu et aimé le tome 1 de Demonica écrit par Larissa Ione… et j’ai encore plus aimé ce tome 1 des Cavaliers de l’Apocalypse. Sorti chez Bragelonne fin 2013 avec une magnifique couverture aux reflets dorés et récemment paru chez Milady au format poche, ce tome 1 nous emmène donc dans l’univers fantastique de Larissa Ione, à l’aube de l’Apocalypse. Découverte.

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Dans cette saga des Cavaliers de l’Apocalypse, nous retrouvons donc quatre frères, futurs Cavaliers de l’Apocalypse si leurs sceaux venaient à être détruits. Nous avons donc Reseph (Pestilence), Arès (Guerre), Thanatos (Mort) et Limos (Famine). Élevés parmi les humains, ils ont été punis pour avoir poussé les humains à combattre les démons lorsqu’ils ont découvert leur véritable nature et sont devenus les gardiens des sceaux de l’Apocalypse.

Chaque sceau est lié à un Agimortus qui garantit sa sûreté, si le sceau se brise, la part « sombre » du Cavalier prend le dessus… et s’ils se brisent tous, c’est la fin du monde assurée. Pour briser un sceau, il faut donc s’emparer de l’Agimortus du Cavalier. Dès le début du livre, nous apprenons que le sceau de Reseph a été brisé et qu’il est donc devenu Pestilence, dont le seul objectif est de provoquer l’Apocalypse en brisant le sceau de Arès.

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Ce tome est en faite la suite directe du tome 5 de Demonica mais pas de panique si vous n’avez pas lu Demonica, le livre est tout de même accessible. Dans ce premier tome, nous suivons le point de vue de Arès, alias Guerre. Poursuivi par Pestilence, son Agimortus a jusqu’à présent été porté par des anges déchus… mais il atterrit dans le corps d’une humaine, Cara, qu’il va devoir protéger coûte que coûte. Cependant, comme vous vous en doutez, il ne va pas rester insensible au charme de la jeune fille…

Comme je vous l’ai dit, j’ai beaucoup aimé cette lecture, plus que Demonica, parfois trop porté sur le sexe. Ici, j’ai trouvé le mélange entre romance, érotisme, action et suspense très bien dosé, agréable à lire. J’ai aimé la profondeur des personnages, de Guerre et son tempérament un peu brut, à Pestilence. On retrouve à plusieurs reprises des souvenirs de Reseph qui nous permettent de comprendre quel  homme il était et même de le regretter un peu.

J’ai aimé aussi toute la mythologie associée, le sujet est traité de manière originale et très dense. Alors, bien sûr, ce n’est pas de la grande littérature mais j’ai trouvé que justement, l’auteure n’avait pas succombé aux sirènes des scènes de cul faciles et des intrigues amoureuses bien trop présences et qu’elle avait su focaliser l’attention sur l’intrigue liée aux Cavaliers, ce qui sert très bien la crédibilité de l’ensemble.

En gros, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette lecture (et même qu’à la fin, j’ai dit d’emblée à Serafina : « j’veux lire la suite, vite ! »). Je me suis vraiment passionné pour tout le travail fait autour du mythe des Cavaliers et j’ai apprécié que les intrigues amoureuses ne prennent pas le pas sur l’objectif principal de Guerre qui est de « sauver le monde » (rien que ça). J’attends de lire la suite avec impatience pour voir si elle est du même ressort !


Et vous, votre avis ?

Devious Maids, Saison 1 de Marc Cherry

Malicia dans Séries le 24 juillet 2014, avec aucun commentaire

Diffusée dernièrement sur M6, la série Devious Maids produite par Marc Cherry tarde à trouver son public. Pourtant, derrière ses airs de copie de Desperate Housewives (la série est par ailleurs produite par Eva Longoria, aussi connue pour son rôle en tant que Gabrielle Solis), elle pourrait bien être l’un de mes coups de cœur de l’année. Aperçu.

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La série Devious Maids nous plonge en plein quartier résidentiel de Beverly Hills aux côtés de quatre domestiques d’origine hispanique : Rosie, Carmen, Valentina et Zoila. Lorsque Flora, leur amie et également domestique, est poignardée en pleine soirée mondaine, leur quotidien se retrouve totalement bouleversée. Entre trahisons, coups d’éclat, amitiés, disputes et réconciliations, la série nous emmène au cœur de leurs efforts pour résoudre le mystère de la mort de Flora mais aussi de leurs rapports avec leurs employeurs.

4 filles et amies. Dans un quartier résidentiel. Dont le quotidien est bouleversé par la mort d’une de leurs proches. Mais… ce n’est pas un peu le pitch de départ de Desperate Housewives ça ? C’était un peu mon problème au départ avec cette série, je n’étais pas trop tentée car je pensais retrouver un pastiche de Desperate à la sauce hispanique. Et puis M6 a rediffusé la série… et je m’en suis entichée.

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Au final, si Devious Maids part avec une recette similaire, ce que la série nous montre est différent. Certes, la série reste légère, frivole par moments, et si vous n’avez pas aimé Desperate, il est probable que vous n’aimerez pas non plus Devious Maids. Mais je trouve qu’elle réussit bien à montrer les rapports entre domestiques et employeurs et combien les rapports peuvent être différents, passant pour certaines domestiques de rapports presque amicaux à très malsains pour d’autres. On découvre des relations tout en nuances, et pas les riches d’un côté, les pauvres de l’autre. Les uns et les autres ont leurs secrets, leurs problèmes et leurs faiblesses.

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De plus, il met en avant la communauté latino’, ce qui est assez rare dans des séries de ce genre. Les rôles secondaires ne sont pas en reste et les employeurs de ces devious maids ont également des personnages particulièrement bien travaillés. J’avoue avoir un petit faible pour le couple Evelyn / Adrian et leur côté complètement détraqué.  Au fur et à mesure, j’ai vraiment fini par accrocher à Devious Maids et même si je n’en suis pas dingue, je pense que c’est une série qui vaut tout de même le détour. En plus, pour ceux qui connaissent, j’ai été très contente d’y retrouver Ana Ortiz (alias Hilda, soeur de Betty dans Ugly Betty) et Judy Reyes (Carla dans Scrubs).

Au final, je ne regrette pas cette découverte et il me tarde de me mettre à la saison 2 qui nous promet encore de sacrés rebondissements !

Et vous, l’avez vous vue ?


En attendant les report des différents concerts et après notre retour sur l’organisation du Hellfest 2014, on fait place nette pour vous montrer quelques photos des artistes prises devant les scènes. Cette année encore, j’avais un pass photo, ce qui nous permet de vous proposer des photos sympathiques, majoritairement sous les tentes.

Tsjuder au Hellfest 2014

Ce deuxième jour, le black metal est la star de la journée, que je passe majoritairement sous la Temple (avec des excursions à la Valley). Comme d’habitude, les lumières sont très belles, et mettent en valeur les petits groupes comme les grands malgré une tendance à être un peu trop rouges par moment. Enfin, on peut pas tout avoir.

 

Photos de Temple of Baal au Hellfest 2014

Photos de Borgne au Hellfest 2014

Photos de Trollfest au Hellfest 2014

Photos de Witch Mountain au Hellfest 2014

Witch Mountain au Hellfest 2014

Photos de Skyclad au Hellfest 2014

Skyclad au Hellfest 2014

Photos de Shining au Hellfest 2014

Shining au Hellfest 2014

Photos de Tsjuder au Hellfest 2014


C’est lundi, que lisez vous ? #141

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 21 juillet 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

La Confrerie de Linvisible de Richard TalemanAprès un Soleil Vert bien intéressant, j’ai enchaîné sur une autre sortie de J’ai Lu mais originale cette fois: La confrérie de l’invisible de Richard Taleman. Il s’agit d’une série écrite par un auteur français sous pseudonyme, qui se déroule à notre époque et traite des phénomènes paranormaux. Notre héros rejoint en effet une faculté de parapsychologie où est enseignée l’étude scientifique et rationnelle de ce que nous n’expliquons pas encore.

Évidement chacun a là bas sa petite caractéristique, celui qui sait lire dans les pensées ou celle qui sait déplacer des objets en métal. Bref, pour le moment ça me fait beaucoup penser aux autres livres qui se passent dans un environnement similaire, ça va de Harry Potter aux Magiciens. J’espère que l’auteur français saura s’en sortir aussi bien que les deux précédents exemples !

Serafina

La Romance de Tenebreuse de Mario Zimmer BradleyJ’ai lu cette semaine La Planète aux vents de folie de Marion Zimmer Bradley, le premier tome de la fameuse saga Ténébreuse que je n’avais jamais osé commencé. A tort, d’ailleurs, car j’ai trouvé la une SF aux relents new-age tout en me rappelant Battlestar Galactica. Le roman est court : 207 pages dans mon édition, mais va droit au but, sans trop faire dans le cliché (bien que je suis un peu perplexe sur le traitement de certaines des héroïnes).

J’ai ensuite enchainé avec quelque chose qui n’a rien à voir : Hors de Portée de Georgia Caldera. L’auteure qu’on connait pour Les Larmes Rouges propose ici de la romance contemporaine, un tout autre style. Pour le moment, c’est dynamique, bien géré, les personnages sont agréables. On verra sur la durée, je ne suis pas réellement cliente de ce style à la base, mais vu que c’est du Georgia, je laisse le bénéfice du doute.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Soleil Vert de Harry Harrison

dabYo dans Critiques, Livres le 19 juillet 2014, avec 1 commentaire
Critiques

La Science-Fiction foisonne de vieux classiques d’Anticipation tant et si bien qu’il est parfois difficile de s’y retrouver et de ne pas passer à côté de quelques perles. Avec sa collection Nouveaux Millénaires, les éditions J’ai Lu continuent d’en ressortir le meilleur tout en proposant une nouvelle traduction. Après Demain les Chiens, c’est Soleil Vert de Harry Harrison qui vient d’être rafraichi par la traduction de Sébastien Guillot. Un roman d’Anticipation adapté au cinéma qui sent autant le polar que l’apocalypse. Synopsis.

Soleil Vert de Harry Harrison

Andy Rush fait parti des policiers de New York, la ville la plus peuplée du monde qui est chaque jour le lieu d’émeutes et de trafics. Car l’eau, la nourriture et la totalité des ressources naturelles nécessaires à la vie moderne des humains sont venues à manquer. La modernité se perd peu à peu, les hommes meurent de faim et la belle ville de l’Amérique se transforme inexorablement en immense bidon ville. Le pire est sans doute à venir.

Nous allons suivre plusieurs point de vue, les chapitres en changeant régulièrement, mais celui qui nous servira d’ancre et de personnage principal est Andy Rush. Inspecteur pour la police de New York, homme désœuvré qui ne vit que pour son travail au salaire médiocre et à la reconnaissance inexistante, il a tout du héros sur lequel s’acharne la vie jusqu’à le casser complètement. Car le monde que nous découvrons est complètement apocalyptique. La machine du progrès s’est cassée en route et voilà l’humanité à la croisée des chemins, entre désespoir complet et instinct animal pour la survie. Avec Andy nous sommes au milieu de tout cela, tentant peut être vainement de conserver un sens à la vie, lui donnant une morale et veillant à ce que la justice puisse être donnée.

Make Room Make Room Harry Harrison

Dans sa version originale, le roman s’appelle Make Room! Make Room!, ce qu’on pourrait traduire par « Faites de la place ! », bien plus explicite sur les problèmes de surpopulation

A l’époque où Harry Harrison a écrit Soleil Vert, il ne fait nul doute qu’il s’agissait là d’un futur noir mais probable avec les évolutions de l’époque. Ce qu’il est amusant de constater, c’est que l’histoire se déroule en 1999. C’est donc déjà du passé pour nous, ce qui est quelque part rassurant: ses prédictions n’ont pas eu lieu. Ce qui l’est moins pour la bonne raison que les préoccupations de l’époque restent complètement d’actualité.

Soleil Vert a été écrit en 1966 et pourtant, on a l’impression que l’auteur vient tout juste d’en poser les dernières phrases sur le papier. Certes, l’informatique est la grande absente de ce futur là, mais c’est diablement crédible tout de même. Certaines thématiques abordées ne sont plus exactement les mêmes, l’une des positions les plus importantes étant celle militant pour l’avortement. Avortement qui, à quelques exceptions près et dans une lutte de tous les jours, est aujourd’hui accepté. Il n’empêche qu’en dehors de ce point qui donne un petit aspect désuet à une des parties revendicatrices du roman, le reste touche dans le mille.

Soleil Vert de Harry HarrisonLa traduction de Sébastien Guillot est plutôt de bonne qualité et on est très vite transporté dans l’univers. Un univers horriblement sombre il faut l’avouer, et il ne faut pas espérer se voir réconforter par le bouquin. L’histoire est sombre du début jusqu’à la fin, il n’y a pas de rayon de soleil à en attendre. Le ciel restera gris du début jusqu’à la fin, très percutant pour faire réfléchir le lecteur.

Avec ses 300 pages au compteur, Soleil Vert de Harry Harrison se lit vraiment très vite. Non pas uniquement parce qu’il est relativement court, mais aussi parce qu’il est diablement bien écrit, percutant et prenant. Avec son message revendicatif, auquel viennent se mêler une courte enquête policière et une apocalypse, c’est clairement un classique qu’il ne faut pas hésiter à lire. J’en garderai un souvenir fort, dans la veine d’un Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques.


Affiche du Fall of Summer 2014

dabYo dans Concert, Musique le 16 juillet 2014, avec aucun commentaire

Il y a le Hellfest en début d’été, le plus petit Motocultor en plein Août et maintenant parmi les festivals qui envoient du lourd, il va falloir compter sur le Fall of Summer début septembre. Ce nouveau festival est organisé en région parisienne, à Torcy, qui se situe à près de 30km de la capitale. Autant dire qu’avec un tel vivier de festivaliers potentiels et en étant en concurrence directe avec les concerts en salle, il fallait que l’organisation sorte du lourd pour la programmation de cette première année. C’est chose faite.

Fall of Summer 2014

On retrouve une affiche vraiment orientée metal extrême et notamment Black Metal avec des gros noms du genre: Watain, Enslaved, Rotting Christ ou encore Impaled Nazarene. Trois groupes qu’on adore ici et qu’on a certes pu voir au Hellfest 2014 pour certains d’entre eux mais dans des conditions seront bien différentes.

Affiche Fall of Summer 2014Car il s’agit ici d’un petit festival, tout du moins pour le moment, et les avantages vont avec. Notamment la possibilité d’être près des scènes et de profiter un maximum de l’ambiance. Viennent s’ajouter d’autres gros noms tels VenomPentagram et Sodom.

Le Fall Of Summer 2014 est organisé les vendredi 5 et 6 septembre prochains, il affiche déjà de très beaux noms il faut bien le dire, suffisamment pour nous donner envie de prendre nos places alors que tout n’a pas encore été annoncé. Vendu entre 66.6 et 72€ suivant les crémeries, le prix du billet comprend l’accès à un camping sans doute pour le vendredi soir et le samedi soir.

La répartition des groupes n’est pas encore complètement connue, mais on a déjà bien hâte d’y être.


Alexia Tarabotti est l’héroine phare de la bit-lit à vapeur, et c’est une série que je lis toujours avec beaucoup de plaisir. Après un tome 2 au final assez surprenant je n’ai donc pas trop tardé à lire le tome 3, d’autant qu’il est sorti chez Le Livre de Poche. Synopsis ?

Alexia s’est réfugiée dans sa famille suite aux événements du tome 2. Malheureusement pour elle, le bruit se répand et elle n’a d’autre choix que d’aller prendre l’air en Italie où accessoirement des spécialistes des êtres paranaturels pourraient répondre à bon nombre de ses questions.

Il est difficile de vous faire un synopsis sans vous spoiler, mais c’est je pense mission réussie. On retrouve ici évidemment tous les éléments qui font la force de la série : l’humour omniprésent, beaucoup d’auto-dérision, une héroine loin des clichés et loin de la bombasse sur qui tout le monde bave, des personnages secondaires audacieux pour le genre, comme Madame LeFoux. Bref, lire un tome du Protectorat de l’Ombrelle, c’est retrouver toute une ambiance et une qualité, on n’est pas déçu.

Ce tome n’introduit quasiment pas de nouveaux personnages. On sent que la série commence à se stabiliser et le terme du Protectorat de l’Ombrelle prend de plus en plus de sens. Du coup, l’auteur prend le temps de les creuser et on s’attache à eux, même à ceux que je n’aimais pas trop à la base.

Au niveau de l’histoire, on en apprend plus sur la condition d’Alexia, et sur la mythologie en général de la série. L’aspect technologique steampunk est aussi bien développé et moins assommant que certains passages du tome 2. Les rebondissement sont dans l’ensemble bien amenés. L’histoire par contre, et son dénouement sont comme dans les tomes précédents un peu bateau ou vite amené. On comprend certaines choses a peu près 150 pages avant que l’héroine ne fasse le lien, ce qui est gênant, surtout qu’Alexia n’est pas bête.

L’histoire alterne les chapitres en Italie avec Alexia, et les chapitres en Angleterre, plus centrés sur la meute de son mari. Cela et le découpage en chapitres assez courts fait que le roman se lit très vite et nous maintien en haleine.

Il est toujours difficile de chroniquer un troisième tome, notamment car il ne faut pas spoiler et qu’a ce niveau toute info sur l’histoire est limitée. Toujours est-il que la série continue sur sa lignée, c’est toujours un réel plaisir de retourner dans cet univers steampunk fait de convenances et de technologie étrange. La fin de l’histoire laisse augurer du meilleur pour le tome suivant, que je lirais toujours avec avidité !


Les Sorcières de North Hampton, tome 1 de Melissa De La Cruz

De la sorcière de série télé !

Serafina dans Critiques, Livres le 13 juillet 2014, avec 2 commentaires
Critiques

J’ai découvert la saga de Melissa de la Cruz Les Sorcières de North Hampton via son adaptation télevisée : Witches of East End. Ayant beaucoup apprécié la première saison de la série, j’avais très envie de lire le livre qui en était à l’origine. Cela tombe bien car la publication en poche commence tout juste chez Le Livre de Poche. Synopsis ?

Joanna Beauchamp et ses deux filles, Ingrid et Freya, vivent à North Hampton ou elles mènent en apparence une vie paisible. Ingrid est bibliothécaire, Freya est Barmaid et va bientôt se marier. Sauf que derrière les apparences, les trois femmes sont en réalité de puissantes sorcières capable de bien des prodiges. Sous le coup de la Restriction, elles n’ont cependant pas le droit d’utiliser leurs pouvoirs, sauf que des dangers commencent à les menacer.

Après avoir lu ce premier tome, j’ai un peu l’impression d’être face à un True Blood : un matériel de base avec un potentiel… totalement sous exploité dans les bouquins. Ce qui m’avait plu dans la série est plutôt absent du livre : nos héroïnes savent dès le début qu’elles sont des sorcières et qu’elles sont sous le coup de la Restriction. Certes, dans la série, leur découverte de leur nature est pas forcément super bien amenée, mais ça a le mérite de nous placer dans le même état d’incompréhension ou de doute qu’elles. Le coté tragique de leur malédiction n’est aussi que très peu présent.

Melissa De La Cruz

A part cela, comme elles se rappellent parfaitement leur vie et qui elles sont, on a des informations distillées par ci par la, mais il n’y a pas grand chose qui accroche le lecteur. C’est très dommage, car le potentiel pourtant est énorme. L’origine de nos sorcières et la mythologie autour d’elles est très originale, mais est aussi malheureusement très brouillonne. On ne comprend pas réellement ou l’auteur veut en venir, et on a un peu l’impression que cela escalade un peu rapidement. Peut être en sauront nous plus dans les prochains livres.

Dans le genre brouillon, il y’a aussi un crossover avec son autre série, Les Vampires de Manhattan, mais c’est cryptique pour quiconque n’ayant pas lu l’autre saga. C’est dommage, car l’idée d’avoir deux séries un peu liées, c’est interessant, mais si c’est pour que les lecteurs ne puissent comprendre ce qu’il se passe que si ils ont lu la partie vampire, ca m’a agacée.

Cependant, malgré ces défauts, le livre se lit relativement bien, les chapitres sont court, les situations faciles à comprendre, le style (et ou sa traduction) est limpide, sans trop d’effets de style. Cependant, si j’avais pas vu la série et vu le potentiel, je n’aurais sans doute pas continué la série, tellement j’ai peiné à trouver de quoi accrocher. Les personnages sont assez stéréotypés, seule Joanna est difficile à cerner et semble bien cacher son jeu. Bref c’est un bilan en demi-teinte pour un roman que j’attendais de lire avec impatience. Je suis un peu décue mais j’en attendais trop je pense. Par contre, je vous conseille la série télé.

 


Le Hellfest 2014 s’est terminé il y a un peu moins de deux semaines, et après avoir fait notre retour sur l’organisation du festival il est temps de revenir sur les concerts qui l’ont marqué. Comme d’hab on revient sur chaque groupe que l’on a vu, mais il est difficile de faire le tour de l’ensemble du festival tant les concerts étaient nombreux cette année.

On commence le premier jour avec un soleil de plomb. Le camping s’est bien rempli pendant la nuit, sans pour autant atteindre l’asphyxie qu’on a pu connaître il y a quelques années. Reste qu’avec une chaleur si forte, on est très vite levé et prêt à aller s’en prendre plein les oreilles. Un petit café au Metal Corner et nous voilà bien partis pour… faire la queue !

Mars Red Sky au Hellfest 2014
Nightmare au Hellfest 2014
Conan au Hellfest 2014
Crossfaith au Hellfest 2014
Kronos au Hellfest 2014
Impiety au Hellfest 2014
Powerman 5000 au Hellfest 2014
Royal Thunder au Hellfest 2014
M.O.D au Hellfest 2014
Therapy ? au Hellfest 2014
Kadavar au Hellfest 2014
Rob Zombie au Hellfest 2014
Watain au Hellfest 2014
Death to All au Hellfest 2014
Sabaton au Hellfest 2014
Death Angel / Godflesh au Hellfest 2014
Kvelertak au Hellfest 2014

Mars Red Sky au Hellfest 2014

dabYo - Mars Red Sky au Hellfest 2014On commence donc avec Mars Red Sky sous la Valley cette année. Il s’agit d’un groupe français de Stoner assez lent et lourd qui a la musique suffisamment dépressive pour nous plaire à tout les deux. Le public est clairsemé et pour cause: juste à côté, les portes bien qu’ouvertes peinent à accueillir le flot de festivaliers et il faudra bien près de 45 minutes de queue pour rentrer. Du coup, l’audience se rempli peu à peu.

La musique des français est assez lourde et la sono de la Valley va nous en mettre plein les tympans dès le début, histoire de nous préparer au lourd du week-end sans doute. Les morceaux étant plutôt très longs, en 30 minutes on aura qu’à quatre ou cinq morceaux très progressif et avec un chant absent la plupart du temps. On en profite pour découvrir leur nouvel album que nous ne connaissions pas. Un bon concert pour bien commencer le week-end, planant et reposant.

illman - Alors qu’il nous a fallu attendre sous le soleil pour pouvoir enfin entrer, les files étant juste à côté de la Valley, on a surtout pu commencer à entendre les gars de Mars Red Sky jouer en se maudissant de ne pas être devant. C’est donc au milieu de leur set que j’ai pu entrer dans la Valley pour les voir. Les gars délivrent leur Stoner, matinée d’effets sur la voix qui la rend psyché, avec maitrise. C’est un peu dur de démarrer le matin avec du Stoner mais l’ouverture de la Valley valait largement le coup d’y jeter une oreille.

Nightmare au Hellfest 2014

illman - Direction les MainStages pour Nightmare, un groupe de Heavy français. Première surprise, il y a une grille en plein milieu de la fosse, on ne trouvera son utilité que le lendemain. Sinon, le groupe délivre un heavy relativement énergique mais peine à me passionner, même l’excellente Eternal Winter n’a pas suffit. La prestation ne restera pas dans les mémoires.

Conan au Hellfest 2014

Conan au Hellfest 2014

dabYo - Après un petit tour dans l’enceinte du festival et un rapide saut au merch sinon y a plus rien, on revient sous la Valley pour son deuxième groupe: Conan. On est encore dans le Stoner loin du cliché hard rock bizarre, cette fois méchamment couplé à un Doom Metal lent, pachydermique et écrasant. La musique du groupe nous écrase et pas seulement métaphoriquement parlant. C’est lourd, très lourd, on se prend des coups de marteaux dans la tronche et j’avoue que j’ai été surpris. Pour le coup, avec le nom du groupe et les pochettes, je m’attendais plus à un Blind Guardian qu’un marteau piqueur.

Le groupe n’est pas très actif sur scène, les interactions avec le public sont limitées. Mais ça fait clairement parti du show, chaque musicien étant bien au chaud sous sa capuche. Bref, une expérience qui doit être sacrément sympa en salle plus petite.

illman - Retour dans la Valley pour Conan, on passe donc au Doom pour un set qui ne m’a pas marqué alors que je trouve ça pas mal sur album. La faute sans doute au statisme des membres du groupe et de ma position sous la tente avec un fichu poteau dans ma ligne de vue. Bref je n’ai pas commencé le fest sur les chapeaux de roue.

Crossfaith au Hellfest 2014

Crossfaith au Hellfest 2014

dabYo - Des groupes japonais au Hellfest il n’y en a pas souvent, je crois bien que le dernier que j’ai vu était Church of Misery. Bon, j’aimerai bien vous dire que j’ai adoré, mais je m’en rappelle pas le moins du monde. Mais l’aspect exotique a éveillé notre curiosité pour ce groupe présenté comme un énorme groupe dans l’archipel, qui mêle Electro et Metal dans un Indus assez particulier il faut bien l’avouer.

Crossfaith au Hellfest 2014En fait, Crossfaith a tout de japonais, des musiciens japonais certes, mais surtout, le too much du Japon. Celui qui les fait toujours aller à fond dans tout ce qu’ils font, et scéniquement, c’est vraiment ça. Les musiciens bougent dans tous les sens, sautent dans tous les sens, vont dans tous les sens. Tellement qu’on se demande si tout cela est bien réel. Pas rapport aux autres groupes cela donne du coup un peu l’impression qu’ils jouent un jeu.

Musicalement parlant par contre, ce n’est clairement pas ma tasse de thé. Avec du dubstep en veux tu en voilà, j’ai trouvé la musique un peu superficielle. Ça passe évidement en live mais je n’en garde aucun souvenir.

Kronos au Hellfest 2014

illman - Inauguration de l’Altar pour moi avec ce groupe de tourangeaux que je vais finalement me retrouver seul à regarder. Leur Death technique aurait pu être convaincant et le concert agréable si leur fichu frontman la fermait au lieu de balancer des phrases foireuses, c’était presque douloureux à regarder pour moi.

Impiety au Hellfest 2014

illman - Enfin un premier groupe marquant dans cette journée, les singapouriens d’Impiety sont arrivé pour marquer Clisson du sceau du démon. C’était violent, brut, rapide, une véritable tempête de Black Metal. Les mecs sont à fond dans le truc et du coup c’était très sympa à voir et à écouter.

L’heure de la sieste a frappé, le Hellfest cette année est particulièrement dur avec le soleil et le manque de sommeil de la nuit précédente. J’écoute d’une oreille distraite BlockHeads sur l’Altar et Gehenna sur la Temple, ces derniers sonnant d’ailleurs plutôt pas mal. Il est maintenant temps de rejoindre les MainStages.

Powerman 5000 au Hellfest 2014

Powerman 5000 au Hellfest 2014

dabYo - Après une longue pause pour manger et se mettre à l’abri du soleil, on retourne devant la MainStage01 pour un groupe que je n’avais jamais écouté et dont j’ignorais la programmation: Powerman 5000. Il s’agit cette fois d’Indus survolté qui n’est pas sans faire penser à un Manson sous speed. Visiblement, c’est le groupe du frère de Rob Zombie et si on ne me l’avait pas dit, je ne l’aurai pas deviné.

Le combo américain fait un show survolté, tout comme l’est leur musique, avec des guitares saturées mais incisives. La voix passe au vocodeur de manière un peu excessive à mon goût, mais bon, elle se marie vraiment bien à la musique du coup. J’ai vraiment eu l’impression de voir le show de ce qu’aurait pu être Manson au Hellfest 2009: quelque chose d’incisif et qui claque. Une vraie bonne surprise qui me fera écouter leurs albums du coup.

illman - Le frangin de Rob Zombie est venu des tréfonds de l’espace de blanc vêtu pour livrer son métal pop indus et on le remercie d’avoir fait tout ce chemin. Le show est énergique, le public a bien bougé sous le soleil, ses “classiques” passent super bien et le nouveau single de son album nouvellement sorti est parfait pour le live. D’ailleurs à ce propos, leur dernier album date du mois de juin de cette année et est carrément pas mal. J’ai juste trouvé dommage qu’ils ne joue pas Free de leur avant dernier album qui est pourtant une grosse poutrasse entraînante.

Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

dabYo - On se dépêche de retourner à la Valley pour Royal Thunder, un groupe que j’attendais, qui mêle Rock, Stoner et Sludge et qui est originaire de Géorgie aux États-Unis (comme une bonne partie des groupes du genre). Le set commence dans la sorte de sauna qu’est devenue la Valley sous le soleil brûlant, et premier détail qui me dérange: le son. En effet, il semblerait que les réglages soient restés coincés sur ceux de Conan et du coup les graves sont bien trop puissantes tandis que les aigües peinent à se faire entendre.

Royal Thunder Drumer Hellfest 2014Le groupe est hyper statique sur scène, c’est à peine si les membres bougent, ne parlons pas d’interactions. Avec son style assez lent et lancinant, j’ai eu du mal à accrocher. Finalement, si sur album je n’ai aucun mal à écouter le groupe, en live la musique est un poil trop atmosphérique pour que j’arrive à accrocher.

Je ne prendrais mon pied que sur le morceau final, Whispering World, qui depuis le début est clairement le morceau qui me fait aimer le groupe. Du coup, c’était un concert sympathqieu mais j’en suis sorti un peu déçu.

M.O.D au Hellfest 2014

illman - J’étais juste resté devant les MainStages comme ça et j’ai fichtrement bien fait parce que les vieux routards du Thrash que sont M.O.D. (Method of Destruction) ont retourné le Hellfest avec une son bien Old School et un chanteur avec tout les taquets, dont celui de la déconne, à fond. Sérieux, il débite des âneries vitesse grand V et surtout j’ai trouvé que c’était marrant, y en a qui pourraient en prendre de la graine. Leur thrash est incisif, plein de rage et on sent l’influence punk derrière. En tout cas, ils ont assuré, plus que certains gros groupes du genre *tousse* Death Angel *tousse*. Une excellente surprise.

Therapy ? au Hellfest 2014

illman - Les irlandais de Therapy sont venus délivrer leur Hard Rock de qualité sur Clisson avec beaucoup d’aplomb. Personnellement je n’en avait jamais entendu parler avant le fest mais ils ont l’air d’être assez connu, en tout cas le public était relativement vif. Quelques bémols sont toutefois à noter, c’est finalement un peu mou et le soleil n’a pas aidé, de plus, le chanteur a mis 3-4 chansons avant de vraiment rentrer dedans, ça a un peu sonné faux par moments.

J’ai vite fait regarder Trivium assis dans l’herbe, finalement c’est pas si nul que ce que je pensais que ça donnerais en live sans toutefois valoir le coup que je me lève. Remarque je l’aurai sans doute fait si j’avais su ce qui m’attendais avec le set suivant.

Kadavar au Hellfest 2014

Kadavar au Hellfest 2014

dabYo - On aura jamais autant squatté la Valley que ce premier jour de Hellfest 2014, et ce sans même jeter un œil à ce qu’il y a sous la Temple ! Bref, après les américains au tour des allemands de nous proposer cette fois un Rock Psyché sous stéroïdes: Kadavar.

Kadavar au Hellfest 2014On ne peut pas dire que les membres du groupes soient franchement super communicatif avec le public et pourtant, sans parler et en headbangant constamment les trois allemands arrivent à nous communiquer leur joie d’être là et de nous en mettre plein les oreilles. Assez entraînant sur album, en concert leurs morceaux prennent une ampleur jamais vu et c’est vraiment du jouissif.

La plupart des « tubes » du groupe vont y passer, faisant surtout la part belle à leur premier album bien mieux réussi. Une grosse claque à laquelle je ne m’attendais pas, vu que je suis plus réservé sur les écoutes des galettes.

Rob Zombie au Hellfest 2014

dabYo - Cette année le running order a beaucoup changé entre l’impression du booklet et le moment du festival. Du coup, l’organisation a distribué une nouvelle version corrigée séparément. Manque de pot, nous avions oublié ce détail, c’est ainsi qu’on a bien failli rater le show de Rob Zombie qui passait 2 heures plus tôt qu’initialement prévu. Alors que l’on cherchait de l’ombre pour s’assoir, voilà que l’introduction de Dragula est lancée.

Après un rush pour se placer et passer entre les gens, on avait raté quasiment l’ensemble du morceau. Pas grâve me direz-vous non ? Et bien si, vu qu’un morceau de Rob Zombie, c’était presque un sixième du show complet ce jour là. Le show de la honte, en fait.

D’abord par sa contenance, en une heure l’américain va faire moins de morceaux qu’on peut en compter sur les mains. Encore si ces derniers étaient réussis, pourquoi pas, mais là ce sera un vrai carnage. Le chanteur est essoufflé tout au long de sa prestation, incapable de tenir sa ligne de chant qui se doit rapide et incisive. A chaque mot on a l’impression que c’est une lutte et qu’il va claquer sur scène. Il chante faux, n’est pas en rythme, et ne finit même pas ses phrases. Le Jonny Halliday de l’Indus en somme.

Comme si cette mauvaise prestation ne suffisait pas, on va se voir infliger des pauses énormes entre chaque chanson: bah oui, une heure à tenir c’est long quand on ne fait que 10 morceaux de 3 minutes, ça laisse quand même 30 minutes à meubler ! Alors en veux-tu en voilà, le solo de batterie pourri qui fait vraiment pitié tant le batteur n’a aucun talent, le solo de guitare de John 5 tout aussi pourri vas y que je fais mes gammes et que je joue Van Hallen… Et puis l’éternel Rock, Motherfuckers demandé à chaque partie du public, qui dure plus longtemps que la chanson éponyme. Bref, pour couronner le tout, on perdras 5 minutes sur un masque de Cheval (seul truc drôle du show) et on aura droit à … 3 covers ! Pas des covers de White Zombie, mais 1 minute de Metallica ou encore Alice Cooper… Bref.

J’avais déjà beaucoup râlé sur la prestation de Rob Zombie au Hellfest 2011, mais il a réussi ce qui me semblait impossible, faire un show encore pire avec les morceaux les plus groovy du festival. Chapeau l’artiste.

illman - Mega gros foutage de mouille en puissance sur ce coup là, j’espère sérieusement que ses shows en salle ressemblent pas à ce que j’ai vu au Hellfest parce que sinon ça doit bien piquer les fesses de claquer 50€ juste pour ça. Prestation rachitique et pingre, la setlist pourrait tenir sur un post-it sans tasser. Et encore si seulement vocalement il avait été à la hauteur la pilule serait sans doute mieux passée. Rob galère et bouffe ses mots. Et c’est pas finit parce qu’en plus on se tapes des bouts de covers sortis de nulle part et DEUX PUTAINS DE SOLOS guitares et batteries. J’avais envie de pleurer.

Serafina - Rob Zombie est un groupe que j’adore, mais malheureusement parfois, la subjectivité de fangrill n’est pas totalement aveuglée. Je serais moins négative que les deux ci-dessus : oui Rob bouffe ses mots, oui la setlist est honteuse entre ces solos de merdes et des reprises, mais au moins il était dynamique, avait un vrai dispositif de scène contrairement à 2011. J’ai trouvé le show plutôt bon sur les 5 premiers titres, jusqu’à ce que cela s’étire en longueur et là par contre, c’est impardonnable et du gros foutage de gueule. Non sur une heure on fout pas deux solos et trois reprises ! C’est pas pour ça qu’on est venu !

Watain au Hellfest 2014

dabYo - Le deuxième groupe que j’attendais le plus pour ce festival était sans aucun doute Watain, tête d’affiche de la Temple pour cette journée. Découverts l’année dernière après avoir enfin daigné leur jeter une petite oreille, le groupe m’a donné une sacré baffe à la fois avec l’aspect progressif de certains de leurs morceaux sur The Wild Hunt qu’avec le Black qui leur est bien propre de Lawless Darkness.

Et en live, c’est tout aussi bon sinon mieux. Les gars de Watain ne rigolent pas lorsqu’ils parlent de messes sataniques et ça se voit. Le concert obéit à tout un rituel, simulé ou non ça je n’en sais rien mais suffisamment bien réalisé pour sembler réel. Bref, le sieur n’y va pas de main morte et fait vraiment crédible dans ses actes, donnant notamment à la chanson éponyme The Wild Hunt une profondeur et une consistance que je n’aurai pas imaginé. Pour une balade, c’était une balade sacrément Black Metal.

Certains morceaux que je connaissais moins comme Malfeitor m’ont carrément impressionné, notamment par la ferveur qu’ont les fans en chantant les paroles. Des paroles super rapides pourtant qui ont tout de l’incantation, l’impression d’être au sein d’une messe noire n’en était que plus forte. Heureusement que nos amis de Stop Le Hellfest n’étaient pas là, on en aurait entendu parler pendant longtemps.

Je regretterai seulement la sono sur certains morceaux qui m’ont du coup semblé manquer des profondeurs qu’on peut retrouver sur album. Je ne sais pas vraiment d’où ça venait, mais c’est comme s’il manquait des couches au son. On ne ressentait pas suffisamment les différences. Ca ne m’a pas empêché de prendre un pied monstre, avec un superbe Outlaw. Avec une scène décorée et des effets pyrotechniques, Watain nous en a vraiment mis plein la vue.

illman - J’ai fait l’impasse sur Maiden pour me consacrer au Black Metal de Watain et j’ai très bien fait. Véritable sensation en 2013 avec la sortie de leur excellent album The Wild Hunt, je les attendais un peu au tournant. Ce n’est pas un concert auquel on a assisté mais à une véritable messe satanique en l’honneur des dieux de l’enfer. La prestation scénique était parfaite et la pyro m’a bien donné chaud. Le dernier album était particulièrement bien représenté, avec Lawless Darkness ils représentaient la quasi intégralité du set. Excellents choix donc de mon point de vue. J’ai juste noter qu’il y a eu des légers soucis sons avec une des grattes sur la fin du set mais rien de bien grave. Un set de folie.

Serafina - Watain était le groupe que j’attendais ce jour ci. En effet, The Wild Hunt fut mon album préféré de 2013, alors forcément, je l’attendais. Heureusement pour moi, l’album est bien représenté avec au moins 4 titres sur les 9 de la setlist. Si ils ne jouent malheureusement pas They Rode On, The Wild Hunt lui est joué. Regarder Watain m’a beaucoup fait penser à The Devil’s Blood : un coté cérémonial assumé, un frontman totalement habité et très charismatique.

Bon, et le sang sur le visage aussi, mais c’est un autre problème. Watain a délivré un set avec une très très grande classe, à la fois très sombre, intense et maléfique. The Wild Hunt est audacieux, mais s’adapte parfaitement au reste – c’est l’un des rares morceaux à avoir de la voix claire- et a en live une profondeur vraiment marquante.

Il n’y a pas de doute, je retournerais les voir au Fall of Summer 2014  en septembre.

Death to All au Hellfest 2014

illman - Groupe formé en l’honneur de Chuck Schuldiner avec des personnes qui l’ont entouré et en invitant plusieurs Guests, c’est l’histoire de Death qui est revisité. Cela aurait pu être une tuerie si on ne s’était pas tapé autant de problème technique avec le gratteux d’Obscura venu les rejoindre en milieu de set. Au final, c’était correct du coup sans plus, mais j’ai bien aimé quand même.

Sabaton au Hellfest 2014

illman - Les suédois de Sabaton sont de retour en France pour nous abreuver de leur Power martial et j’adore ça. Le chanteur n’arrête jamais de bouger ou de dire des conneries. Les chansons du groupes choisies pour le set sont leurs plus grosses tueries avec Ghost Division en fer de lance. Ce groupe a tout pour devenir encore plus gros, je pense qu’ils leur manquent 2-3 très gros hymnes pour pouvoir faire la grosse tête d’affiche dans quelques années sans problème.

Death Angel / Godflesh au Hellfest 2014

illman - Je me suis infligé le set des thrasheux de Death Angel pour la simple et bonne raison que je ne savais pas que Godflesh jouait sous la Valley à cause d’un problème avec leur heure d’arrivée. Heureusement que j’ai craqué au bout de 35 minutes à Death Angel, avec leur Thrash qui sonne quelconque, pour profiter de la fin du set de Godflesh. Sur scène les deux zicos du groupe ont l’air investis d’une mission, un véritable sentiment d’urgence se dégage de leur prestation, comme s’ils étaient au bord du gouffre. Une fin de set d’exception qui prend aux tripes. La journée a été bien chargé et pour une ouverture des hostilités, on a pu tâter de bonnes grosses pointures.

Kvelertak au Hellfest 2014

Kvelertak au Hellfest 2014

dabYo - Dire que Kvelertak était le groupe que j’attendais le plus au Hellfest 2014 est un euphémisme. Je pense que j’ai bien eu le loisir de saouler tout mon entourage à la vue de ce concert. Serafina en première évidemment, les gens de la voiture, ceux du camping, les gens sur Twitter, tout le monde en somme. Après avoir attendu pendant de longues heures, 1h00 était arrivée, nous étions devant la Warzone, dans la fosse pour la première fois.

Kvelertak Bassist au Hellfest 2014C’est sur des « Kvelertak, Kvelertak, Kvelertak » que le sextet norvégien est arrivé. Malgré l’heure, il y avait tout de même un paquet de gens qui étaient venus voir la sensation montante du… Du quoi d’ailleurs ouais ? Du Stoner Black’n’Roll Hardcore ? Kvelertak c’est un mélange des genres difficile à cerner, il y a un peu de tout, que ce soit avec ses nombreuses pistes de guitare qui se chevauchent et se mêlent allègrement, sa voix qui oscille entre Hardcore et Black, sa batterie qui tantôt joue du Metal classique, tantôt de longues périodes qui auraient tout du Black, et enfin ses hymnes qui ont tout du Punk. Bref, mon amour pour le groupe est certes récent, découverts à cause de leur pochette faite par le leader de Baroness, mais ça m’a largement suffit pour avoir des frissons sur l’entrée des guitares pour Apenbaring, superbe introduction instrumentale de leur dernière album.

Et le groupe va partir là dessus et nous assener cinq ou six morceaux d’affiler comme ça dans la gueule. Pas des petits morceaux non, des morceaux qui tabassent tels que seuls eux (du moins pour le moment) savent les composer. Incisifs, rythmés, les norvégiens vont nous en mettre plein la gueule sans prendre ne serait-ce que le temps de prendre une respiration. Entre deux headbangs, on se demande qui de nous va flancher en premier: eux, ou le public ?

Erlend Hjelvik au Hellfest 2014Ce sera le public. Car malgré l’enthousiasme bien présent parmi les auditeurs (soyons honnête il n’y avait quasiment que des fans de chez fans) quand le groupe va faire une petite pause pour obtenir quelques applaudissements, il n’y aura personne. On était tout simplement trop sonnés. Trop contents d’avoir une petite minute de répit pour reprendre notre souffle. Et voyant que les encouragements sont peu fournis, voilà que le sextet repart de plus belle et nous en remet cinq dans la gueule.

Au totale, en une heure le rouleau compresseur qu’est Kvelertak nous sera passé dessus, puis encore, et encore, et encore… Avec leur nombre hallucinant de tubes (enfin, pour le genre), de morceaux qui déchirent et qui sont super catchy, devant lesquels vous vous sentez obligés de headbanger. A ce rythme là, ils auraient bien pu jouer toute la discographie de Rob Zombie en une heure et avoir quand même le temps de caser celle de White Zombie.

Le show se termine sur l’inévitable Kvelertak, morceau qu’ils ont composé dans le seul but d’en faire un générique de fin de concert. Et c’est diablement efficace. Avec son rythme un peu plus lent, son refrain accessible (il n’y a qu’à chanter « Kvelertak » de temps en temps), c’est la musique idéale. Erlend Hjelvik, qui a slamé dans le public, fini par hisser le drapeau du groupe au dessus du public. Un putain de concert qui aura enterré tout le reste.

On rentre des étoiles dans les yeux et les oreilles après une telle prestation. Les gens ne s’y sont pas trompés et si tout le monde parlait de ce putain de groupe en les attendant ce n’était pas pour rien. Sortir d’un Kvelertak c’est comme sortir d’un concert de Airbourne. La sensation d’avoir vu quelque chose qui va devenir grand et qu’on espère pouvoir revoir dans d’aussi bonnes conditions avant qu’il ne soit trop tard.

Kvelertak Guitarist au Hellfest 2014

Serafina - Je suis bien moins fane de Kvelertak que dabYo, je les aime bien mais c’est à mettre sur le dos du syndrome de Stockholm. Cependant, il faut avouer que pour un set à une heure du matin, les gars de Kvelertak savent s’y prendre pour tenir le public en haleine. Ils vont enchainer gros morceaux sur gros morceaux – puisque oui, ils n’ont que cela – avec une sacré énergie, à toute vitesse. Le public qui était là était clairement conquis de base, mais pour les rares qui savaient encore pas trop quoi en penser, c’était une belle démonstration. Mon concert préféré de la journée reste Watain, mais Kvelertak se cale derrière.

Avec une fin sur Watain et Kvelertak, je crois bien que pour moi cette première journée du Hellfest sera la plus belle qu’on ait pu avoir. Il y a eu le samedi de l’année dernière, qui était déjà très fort, mais là, c’était tout simplement monumental.


Photos du Hellfest 2014: Jour 1 [HellReport14]

Photos de Kadavar, Royal Thunder et Kvelertak au Hellfest 2014

Serafina dans Concert, Musique le 29 juin 2014, avec 3 commentaires

En attendant les report des différents concerts et après notre retour sur l’organisation du Hellfest 2014, on fait place nette pour vous montrer quelques photos des artistes prises devant les scènes. Cette année encore, j’avais un pass photo, ce qui nous permet de vous proposer des photos sympathiques, majoritairement sous les tentes.

Royal Thunder au Hellfest 2014

Cette année, aller photographier les groupes me faisait un peu peur : en effet, j’ai changé totalement de matériel depuis la saison dernière. Non contente de changer d’objectif et de boitier, j’ai changé de crémerie, et les photos ici sont donc réalisées avec un Canon 60D et un 17-85. Si j’avais effectivement un peu pris en main la bête avant de partir, c’étaient mes premières photos de concert.

Si les premiers groupes furent malheureusement du coup un peu « sacrifiés », j’ai vite pris le pli et tiré avantage des améliorations de ce Canon : la sélection du collimateur est super pratique, il bruite très peu, et l’objectif est à la fois adapté aux tentes et aux MainStages !

Su cette journée, je suis particulièrement contente de Royal Thunder et Kadavar, la Valley proposant de supers lumières.

Photos de Mars Red Sky au Hellfest 2014

Photos de Conan au Hellfest 2014

Conan au Hellfest 2014

Photos de Crossfaith au Hellfest 2014

Crossfaith au Hellfest 2014

Photos de Gehenna au Hellfest 2014

Photos de Powerman 5000 au Hellfest 2014

Photos de Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

Photos de Kadavar au Hellfest 2014

Kadavar au Hellfest 2014

Photos de Kvelertak au Hellfest 2014

Kvelertak au Hellfest 2014