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Les immortels de Meluha est le premier tome de la trilogie de Shiva, un roman de fantasy, inspiré par la légende indienne du dieu Shiva, écrit par Amish Tripathi. Véritable phénomène dans son pays natal, cette trilogie est publiée en France aux éditions Outre-Fleuve. Synopsis ?

Le royaume paradisiaque de Meluha est menacé. Dans l’espoir de trouver l’élu de la prophétie, celui qui détruira le mal, des émissaires sont envoyés dans de nombreuses tribus. C’est ainsi que les Gunnas rejoignent la protection de Meluha, et notamment leur chef, Shiva. Rapidement, celui-ci se révèle être celui que le royaume attendait.

Oui, ok, je spoile, mais en même temps, il est évident pour quiconque ayant une once de culture indienne que Shiva est le destructeur du mal, c’est d’ailleurs son titre. La Trilogie de Shiva est en réalité une trilogie Young Adult, qui puise son inspiration dans le mythe de Shiva, tout en transposant l’action dans un monde où la magie existe. Bien que l’histoire ici de Shiva diffère des légendes usuelles, que, en grande fane de Bollywood, j’ai fini par connaître, les bases restent les même. Le roman est très ancré dans la culture indienne. De nombreux mots ne sont pas traduits mais uniquement expliqués dans un lexique. Cela conduit à une bonne immersion, mais cela peut aussi perturber certains lecteurs, d’autant que les noms des protagonistes sont parfois à rallonge, ou très semblables. Pour ma part, consommant beaucoup de films indiens, faisant de la danse indienne, les termes ne m’ont pas gênés, et certains font même partie de mon vocabulaire courant.

En soit, l’idée est excellente, et permet en plus de faire découvrir au plus grand nombre les légendes indiennes, par le biais d’un roman dédié aux jeunes adultes. Je ne vais pas faire de courbettes ni de détour, ce roman a un problème majeur qui gâche tout. Il est terriblement mal écrit. Il est rare que je décrète cela, comme ça, de but en blanc. Mais il faut le reconnaître, les dialogues n’ont aucune profondeur, le personnage de Shiva est totalement caricatural, et l’histoire d’amour n’a aucune saveur. Tout est diablement plat. Est-ce lié à la contrainte de s’attaquer à un personnage sacré dans sa propre culture ? Je ne sais pas.

Tout est fait pour rendre Shiva classe, notamment son usage du cannabis. Globalement Shiva a le caractère d’un ado tumultueux de 15 ans, qui aurait toujours les meilleures idées et même de meilleures stratégies que tout un tas de mecs âgés de plusieurs centaines d’années, il réforme en deux semaine des lois qui sont évidemment débiles mais pourtant en place depuis des siècles, danse comme un dieu (oh, wait) et se roule trois bédos tous les soirs. Après quoi il prône l’amour et le vivre ensemble dans sa chambre dont il émane une odeur de Marijuana. Autant dire que la crédibilité est complètement nulle. Impossible de s’attacher à un personnage pareil. Le problème étant que tous les autres personnages ne sont là que pour mettre en valeur Shiva. Dès lors, il ne reste plus grand chose à quoi se raccrocher, pas même à Sati, la femme forte mais blessée qui subit sa pénitence tout en aimant en secret Shiva. Un secret compris du lecteur en à peu près trois lignes et demies bien sûr.

Le livre est particulièrement lent, et le suspens tellement inexistant – puisque Shiva réussit toujours tout – que j’ai mis quasiment un mois pour venir à bout d’un livre qui fait moins de 500 pages, écrit assez gros. Malgré (ou peut être à cause de) un background riche et passionnant, Amish Tripathi arrive a égaler les pires productions de fantasy occidentales à la David Gemmel, où le héros génialement divin est l’élu de la prophétie et réussit tout sans logique aucune. Le roman pourra à la limite parler a des adolescents, pas encore trop difficiles, intéressés par les légendes indiennes, malgré quelques sous-entendus graveleux (mais heureusement discrets). En somme, un livre à oublier.


La Servante écarlate de Margaret Atwood

Serafina dans Critiques, Livres le 9 juin 2019, avec aucun commentaire
Critiques

La Servante écarlate est une dystopie écrite dans les années 80 par Margaret Atwood. Auréolé de prix à l’époque, notamment le prestigieux prix Arthur C. Clarke, et une place en finale du prix Nebula. Ce roman est revenu sur le devant de la scène récemment avec l’adaptation par Amazon en série télévisée. Je n’ai pas vu la-dite série, mais les bons échos m’ont donnés envie de tester. Synopsis ?

 

Nous suivons une Servante, nommée Defred le temps du roman, qui entre au service du-dit Fred. Dans cet univers, les Servantes ont la lourde charge de la reproduction. Au service d’une famille, elles font office de mères porteuses au service des Epouses légitimes. Leur seul but est de procréer, et gare à celles qui ne seraient pas à la hauteur, elles risqueraient de devenir des Non-Femmes, envoyées dans les colonies.

Nous sommes donc dans une dystopie, où la religion (ici chrétienne) à pris le dessus. Les femmes sont évidemment les premières victimes et se retrouvent dans des rôles très ritualisés, selon qu’elles soient Epouses, Servante ou encore Econofemmes (femmes du peuple, devant gérer la maison ainsi que la reproduction). Notre héroïne est donc une des Servantes écarlates, assignées à une famille de pouvoir, devant porter l’enfant du maître de maison. Evidemment, dès le premier abord, on comprend que le roman s’intéresse à la condition de la femme, surtout au regard de la religion.

Cependant, taxer le roman de féministe est pour moi complètement erroné. D’ailleurs l’auteure s’en défend. En effet, nous découvrons rapidement que la situation qui règne dans le pays du roman (Giléad) est, entre autre, perpétuée par des femmes, qui ne sont en aucun cas décrites comme victimes du patriarcat. En réalité, à mon sens, la Servante écarlate est plus un roman qui parle de la lutte des classes que du féminisme (même si évidemment, les deux sujets sont liés : c’est l’intersectionnalité). Defred est une femme, blanche, hétéro, fertile, donc malgré tout d’une classe dominante, qui devient privée de ses privilèges, et donc exploitée comme si elle rétrogradait de classe. Bien évidemment, cela s’inscrit dans une dégradation de la qualité de vie liée à la religion, donc la femme est au centre des questions, mais pour autant réduire La Servante écarlate à un ouvrage sur le féminisme, c’est pour moi oublier complètement une partie encore plus importante du roman : la notion de classe et les extrêmes où peuvent aller les classes dominantes pour conserver le pouvoir.

Au niveau du roman en lui-même, je l’ai lu en VO, j’ai trouvé le rythme plutôt bien mené. En effet, les chapitres alternent entre des scènes de jour, où Defred interagit avec le reste du monde et notamment les autres femmes, et les scènes de nuit où elle est seule et nous dévoile notamment son passé. Cette alternance donne un bon rythme au récit. Les scènes de jour sont souvent isolées les unes des autres et sont plus des petites scènettes les unes après les autres, permettant d’avoir une vue sur le monde Gilead. Certaines scènes sont assez difficiles, et le roman m’a plusieurs fois mise mal à l’aise car certains passages sont d’une rare violence (et celle-ci a été à priori encore accentuée dans l’application télévisée).

Sur plusieurs points, ce roman m’a fait penser à d’autres dystopies écrites à la même époque. Ce qui m’a encore choquée est à quel point certains propos peuvent être encore extrêmement d’actualités, alors que cela a plus de 30 ans. Le roman n’a jamais pris une ride et on ne ressent pas du tout l’âge de celui-ci. C’est une lecture que je recommande, pour toutes celles et ceux qui seraient intéressés par la condition des femmes, mais aussi par un regard assez froid sur notre société et les dérives qui pourraient arriver.


Et Dieu se leva du pied gauche est un roman de Oren Miller, sorti aux éditions de l’Homme sans Nom. Il s’agit de la troisième aventure de Evariste Fauconnier, l’enquêteur phare de l’auteure. Cependant, il s’agit d’un roman qui peut être lu de manière totalement indépendante. Synopsis ?

A Venise, une jeune femme se réveille dans sa chambre d’hôtel pour découvrir que ses 6 collègues, avec lesquels elle assistait à un séminaire, sont décédés, dans leurs lits, sans cause apparente. Coupable toute trouvée, elle clame pourtant son innocence et la police n’arrive pas à expliquer ce qui a causé les décès. Les mystère du cas attire l’enquêteur spécialisé Evariste Fauconnier, accompagné de son assistant, Isabeau Le Duc.

J’avais découvert Oren Miller avec sa réinterprétation du Comte de Monte-Christo : Le Roi Sombre. Ce roman avait été un véritable coup de coeur, pour l’histoire bien sûr mais aussi pour la plume drôle et acerbe de l’auteure. C’est ainsi que je me suis retrouvée à lire ce nouveau roman, en espérant y trouver la même fraicheur. Je n’ai lu aucun des deux tomes précédents, et je n’ai pas été perdue dans cette histoire. Si il y avait des clins d’oeils, je ne les ai pas vus.

Comme attendu, on retrouve un style d’écriture frais, souvent sarcastique et qui sait tenir le rythme. Les deux personnages mis en avant, que sont Evariste et Isabeau, sont un duo d’enquêteurs dans la ligne direct d’un Sherlock et Watson. En effet, Evariste est très doué, mais aussi peu à même des codes sociaux. Parfois hautain, souvent cavalier, il fait la paire avec Isabeau qui est lui plus tempéré. Il s’agit donc de ce duo qui porte majoritairement l’histoire, et c’est un grand atout.

Cependant, heureusement, le livre ne se limite pas à deux enquêteurs savoureux. Très rapidement, l’enquête nous emmène en Suisse et plus précisément dans une institution médicale, dans l’après-guerre. Autant dire qu’il s’agit d’un sujet qui m’interesse particulièrement. La galerie de personnages secondaire est plutôt haute en couleur et le suspens s’installe rapidement. Le livre mêle divers sujets, entre la religion, les expérience médicales, et enfin, les conséquences de la guerre.

Les points de vues s’alternent, ce qui permet de garder en haleine tout au long de la lecture. Les chapitres sont relativement courts, et les pages se tournent vite. De plus l’écriture fluide fait que le roman se lit très aisément. L’enquête est rondement menée, même si il y’a un certain nombre de retournements qui peuvent sembler sortir, un peu de nulle part.  Cela reste cependant non gênant, puisque c’est tout de même relativement fluide et cohérent. Dans l’ensemble, c’est un véritable plaisir de lecture, que je ne peux que vous conseiller. Si vous appréciez les duos d’enquêteurs efficaces, l’ambiance d’après-guerre, les instituts médicaux sous le temps rude de la suisse, le tout enrobé dans une plume fraiche et acerbe, Et Dieu se leva du pied gauche est clairement un livre à lire. C’est aussi une bonne manière de découvrir cette auteure, et quelque chose me dit que vous ne vous arrêterez pas de sitôt.

 


Lire les romans policiers de Arnaldur Indridason fait partie de mes petits plaisirs, qui me replongent en Islande, dans ce pays que j’aime beaucoup. Cependant, peut être devrais-je parler au passé car malheureusement, cela fait un moment que je ne trouve plus mon compte dans ses romans. Que penser du dernier né « Ce que savait la nuit » ? On en parle après le synopsis.

Konrad est un flic à la retraite. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’ennuie. Alors quand un corps est découvert dans un glacier et réouvre un dossier criminel de plus de trente ans, le policier ne peut s’empêcher de s’en mêler.

Dans ce roman policier, on retrouve à nouveau le personnage de Konrad, le héros de la trilogie des ombres de l’auteur. Ce policier à la retraite est moins torturé que son héros précédent, Erlendur, et par là même aussi, plus fade. En effet, à la fin du roman, difficile de réellement cerner Konrad, et c’était d’ailleurs déjà le cas pour les précédents romans le mettant en scène. Et ce n’est pas l’histoire familiale dramatique à base de veuvage soudain qui rajoute du caractère au personnage.

Il faut dire que malheureusement, l’écriture d’Indridason n’est pas des plus émouvante. Le roman est très très court (350 pages environ, écrit gros), et les phrases sont simples, courtes et directes. Autant dire que des phrases du type « il est rentré, elle était morte » donnent une profondeur dramatique proche du néant absolu. De ce fait, l’histoire personnelle de Konrad m’a plus fait rire qu’autre chose, dans le sens ou elle est si peu intense, et semble obéir à une checklist. Policier solitaire ? Check. Deuil difficile ? Check. Vilaine maladie pas belle ? Check.

Soit. On lit avant tout un policier pour l’intrigue. Alors que vaut-elle ? Tout comme les précédents, difficile de cataloguer les romans d’Indridason comme des whodunit : impossible pour le lecteur de mener sa propre enquête, puisque les éléments sont révélés au fur et à mesure de l’enquête. On est donc baladé jusqu’au bout et on n’a même pas le plaisir de se dire « oui c’est sans doute machin, car il à fait truc ». On lit, et on se laisse porter. Autant dire que oui, c’est une lecture détente, plutôt pas mal dans l’absolu, qui se laisse lire sans être horripilante. Cependant, à aucun moment je n’ai ressenti d’envie de tourner rapidement les pages, le rythme reste lent et plutôt contemplatif.

Alors que reste-t-il ? Il reste l’Islande. L’héroïne des romans d’Indridason et la raison pour laquelle je les lis. On retrouve ce pays marqué par la grande crise, son climat difficile, ses histoires de famille et sa transformation sociétale d’une grande intensité. Lire Arnaldur Indridason permet de voyager dans les glaciers, dans ce pays froid mais pourtant chaleureux. Il parle de son pays avec beaucoup d’amour, et cela permet aussi de comprendre les évolutions qu’à vécu l’Islande. Mais c’est bien mince pour justifier les 350 pages laborieuses à base de personnage défini à la truelle et d’intrigue usant et abusant du Deus Ex Machina. Une lecture donc insipide, qui ne me laissera pas de souvenirs et que je déconseille.


L’Outsider de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 23 mars 2019, avec aucun commentaire
Critiques

L’Outsider est un roman de Stephen King paru à la fin 2018 en anglais et début 2019 en français aux éditions Albin Michel, traduit par Jean Esch, J’ai cependant lu ce livre en anglais, je ne me prononcerais donc pas sur la qualité de la traduction. Synopsis ?

stephen king outsider

Dans la petite ville de Flint City, la police est sur les nerfs. Un petit garçon a été tué et mutilé. Tout semble incriminer une personne que toute la ville apprécie : le coach sportif Terry Maitland. Mais alors que la police l’inculpe, des preuves semblent émerger prouvant que le coach Terry était en réalité à plusieurs centaines de kilomètres du lieu du crime. Comment a-t-il pu se trouver a deux endroits en même temps ?

stephen king outsiderL’Outsider est donc un roman de Stephen King, que l’on ne présente plus. Il s’agit d’un roman policier qui vire peu à peu dans l’horreur mais bien sûr cette chronique ne contient aucun spoiler. Située dans l’Oklahoma, dans une ville totalement fictive de Flint City, cette histoire comporte un certain nombre d’éléments chers à Stephen King. Nous trouvons donc une petite ville de l’Amérique profonde, où tout le monde se connait. Les personnages sont monsieur et madame tout-le-monde.

Avec sa série Bill Hodges, Stephen King s’est frotté au policier et cela ce sent. En effet, ce roman tient en haleine comme un policier et d’ailleurs, la majeure partie du bouquin n’est qu’une enquête, étant donné que l’élément fantastique arrive très très tard. D’ailleurs, je dois dire que la partie fantastique n’est pas celle que je préfère dans le livre, je trouve la partie policière presque plus réussie. La base de l’élément fantastique m’a semblé un peu sortie du chapeau, ce qui est toujours un peu dommage, mais souvent courante chez King.

Les personnages sont évidemment très bien construits mais cela n’étonnera personne. Ils prennent vie en peu de mots, et il est très facile de s’attacher à eux. Sans être forcément très originaux, on a un bon panel, allant du sceptique, au cartésien, en passant par la personne inadaptée.Bref, un casting efficace et qui sert l’intrigue, sans pour autant être inoubliable, à l’exception d’un personnage déjà issu d’une autre série de King.

Le roman est découpé en plusieurs périodes de temps, avec des alternances de point de vue, qui, comme toujours chez cet auteur, donnent un bon rythme au roman. On trouve dans cette histoire des personnages issus d’autres histoires, mais cela n’est pas dérangeant, et il est tout à fait possible de lire L’Outsider lorsque l’on n’a jamais lu de Stephen King. Le fantastique étant assez light, je dirais même qu’il s’agit même d’une bonne manière de s’initier à l’horreur.

Un bon rythme, de bons personnages, une intrigue palpitante, le nouveau Stephen King a tout pour plaire, même aux plus réticents. Avec une construction intelligente et un découpage qui donne envie de continuer sa lecture, les 600 pages et quelques se lisent en un rien de temps. A lire donc !

A noter : une adaptation cinématographique semble être en bonne voie puisque HBO à acheté les droits pour en faire une mini-série.


Nicky Larson et le Parfum de Cupidon de Philippe Lacheau

Generation Club Do

illman dans Critiques, Films le 19 février 2019, avec 1 commentaire
Critiques

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, est une adaptation de la série d’animation City Hunter, réalisé, produit et interprété – en partie- par Philippe Lacheau . Issue du manga du même nom de Tsukasa Hojo, cette série animée japonaise avait été renommée en France Nicky Larson et accessoirement doublée un peu à la serpe, ce qui lui avait donné une partie de son charme dans les années 90. On se souviendra longtemps des méchants aux maniérismes exagérés dans leurs répliques. Le film est sorti le 6 février 2019, et afin de profiter d’un bon gros navet comme le laissait supposer la bande annonce, je me suis dirigé dès le 7 dans ma salle de cinéma préférée.

Nicky Larson est le meilleur des gardes du corps, il va être engagé pour retrouver le parfum de Cupidon, un parfum qui peut rendre follement amoureux quiconque le respire sur la personne qui le porte. S’ensuivront moult péripéties qui vont emmener Laura, sa fidèle coéquipière, et Nicky jusque sur la côte d’Azur.

Spoiler alert, j’ai adoré le film, qui est loin d’être l’accident industriel que je redoutais. Déjà, le scénario aurait pu être celui d’un épisode de la série animée, si l’on excepte qu’il manque certainement un autre personnage féminin en plus de Laura pour faire un des moteurs de l’aventure. Les relations entre les personnages sont suffisamment bien respectées pour que l’on puisse dire au final que l’adaptation est assez fidèle au matériau d’origine. L’action se déroule en France, ce qui évidemment a fait tiquer pas mal de monde, cela ne me choque pas du coup, l’adaptation tenant plus du coté franchouillard du doublage d’époque que de l’anime en VO.

Ensuite, les acteurs font plutôt bien le travail, ne serait-ce que physiquement. Il manque certes un peu de steak à Philippe Lacheau qui interprète ici Nicky mais c’est plus un problème de carrure, mais Elodie Fontan est parfaite en Laura et Mammouth est plus vrai que nature. Il y’a juste un petit tic de Lacheau qui me dérange, c’est son « pow pow pow » quand il voit une femme à son goût, ça ne colle pas trop au personnage à mon avis, un gros sourire pervers aurait sans doute suffit. L’autre problème c’est l’insertion au chausse-pied dans le scénario des autres membres de la « bande à Fifi », le personnage de Tarek Boudali ne sert absolument à rien par exemple et on sent que c’est vraiment pour caser tout le monde.

Le rythme et assez bon, on ne s’ennuie pas et il y’a quelques idées de mise en scène intéressantes, notamment une scène de bagarre en première personne dont on voit un morceau de loin un peu après. Étonnamment, les scènes d’action, baston et gunfight, sont pas mal, déjà pour un film français et surtout pour une première réalisation de ce type.

90’s Kids will Remember

Il y’a des dizaines de références au Club Do’ et aux années 90. Des noms de personnages au détour d’une scène, le mariage de deux personnages qui s’appellent Jeanne et Serge par exemple, des références plus « globales » sont aussi présentes genre un personnage qui fait un vol plané sur un Take my Breath Away. Dorothée fait même un petit caméo et j’adore toujours autant sa voix (et la vanne sur les chaussettes).

Bref, un beau paquet de références qui, même si parfois elles sont mal voir sur-jouées, font plaisir à voir à ceux qui ont connu l’époque. Y’a un peu trop de vannes sur les chauves à mon gout et une ou deux blagues un peu limite homophobe, Lacheau est apparemment coutumier du fait. A part ça, je me suis vraiment beaucoup marré devant le film et c’est assez rare que je me permette de rigoler franchement dans un cinéma (désolé à mes voisins directs).

Coté son, même topo, on veut faire plaisir. Entre les musiques de l’anime original et le générique français d’époque réorchestré et réinterprété dans le film, on est carrément aux anges. Pour le reste c’est un peu les 90’s en musique, c’est donc ton sur ton.

Je termine par un petit mot sur la salle, vu que je suis allé à une séance un peu spéciale. Une salle ICE vient d’ouvrir dans le CGR à coté de chez moi et du coup pour une place subventionnée à 9€, on a droit à des grands sièges inclinables électriquement, beaucoup de place et le lightvibes (sorte de nouvelle technologie permettant une meilleure immersion dans le film avec des effets lumineux) qui est pas trop mal exploité pour ce film d’ailleurs. Cela valait largement le petit surcoût de place.

Le film ne partait clairement pas gagnant, surtout avec une première bande annonce putassière que le réalisateur avait qualifié de « grand public », du coup ça fait du bien d’avoir été agréablement surpris par le produit final. Je sais qu’il y’a eu des critiques parce que certaines blagues sont un peu lourdes, mais cela ne m’empêche pas d’avoir aimé le film et de me dire que le Blu-ray pourrait être une idée, histoire de capter les dernières références.


Découvrir les Light Novels Japonais

Les romans légers des japonais

illman dans Livres le 5 février 2019, avec aucun commentaire

Les Light Novels sont un type de roman japonais plutôt destiné aux jeunes adultes, à la base. Depuis la déferlante Sword Art Online en 2012, le phénomène a commencé à prendre pied en occident, donnant de la visibilité au genre.

Qu’est ce qu’un Light Novel ?

Pour en revenir à ce qu’est un Light Novel, ma définition préférée serait la suivante : les Light Novels sont les héritiers du pulp à la sauce japonaise. En effet ici, n’en déplaisent à certains professeurs de français, on lit pour se divertir. On va retrouver des formats courts, en dessous de 250 pages, des paragraphes courts, beaucoup de dialogue, un style très direct. Et surtout des illustrations pour agrémenter le récit de temps en temps. Et ça rigole pas, les illustrateurs sont crédités dès la couverture. Le cross media est aussi très répandu dans le milieu, il n’est pas rare de trouver des adaptations manga ou anime de Light Novel, sans compter goodies et jeux vidéos.

On trouve vraiment de tout dans les LN, mais s’il y’a un genre qui a complètement inondé le marché ces dernières années, c’est l’isekai. Globalement, un ou plusieurs personnages sont transportés/invoqués/réincarnés dans un autre monde. Cela donne souvent des titres aussi improbables que “Reborn as a Vending Machine, I Now Wander the Dungeon” ou encore “JK Haru is a Sex Worker in Another World”… Je vous jure que je n’invente rien. L’imagination des auteurs est fertile de ce côté, un poil trop parfois…

Malheureusement la plupart du temps ces histoires s’articulent souvent autour d’un gimmick qui s’épuise assez vite ou n’a tout simplement aucun intérêt – au hasard et tristement commun, le smartphone dans un monde fantasy – . Les histoires de personnages surpuissants qui ne mènent à rien car l’auteur n’arrive pas à mettre des obstacles à la hauteur des pouvoirs octroyés sont légions dans le genre. De plus, les harems sont un peu trop monnaie courante dans les Light Novel qui parviennent jusqu’à nous, usant et abusant jusqu’à la moelle des clichés les plus communs des personnages féminins. Un peu lassant à la longue et malheureusement lié à la cible de base de ces œuvres.

Par abus de langage on a aussi tendance à classer des romans qui ont des univers proches dans cette catégorie. C’est pour ça qu’on classe souvent les romans de Nisioisin dans cette catégorie, ou encore les romans Orange. Bref à partir du moment où il y’a une illustration qui “fait japonais/manga” dessinée sur la couverture, la tendance est de le mettre dans la catégorie Light Novel, même si c’est un pavé de 400 pages.

Où trouver des Light Novels ?

En Français

Peu d’éditeurs sont des pure players sur le créneau, mais si l’on devait en considérer un comme le fer de lance et le seul vraiment spécialisé, ce serait Ofelbe. Il distribue une partie des séries les plus connus au travers de deux collections. Classique, qui regroupe en fait des tomes doubles autour de 20€; c’est là qu’on retrouvera les Sword Art Online, Overlord, A certain Magical Index, etc… LN regroupe des tomes simples de séries un poil moins “prestige”, autour de 13€, on y trouve Re:Zero, Durarara!! My teen romantic comedy is wrong as I expected et Danmachi, pour l’instant. Il faut aussi dire que Ofelbe a l’air de méchamment ramer pour faire valider les manuscrits par les ayants droits, les dates de sortie étant régulièrement repoussées. Autre point qui peut avoir de l’importance, je n’ai pas vu de version ebook de leurs publications.

En dehors d’eux, c’est plutôt timide et tourne plutôt autour de l’achat de licences pour lesquels les éditeurs exploitent le manga. La publication étant plutôt ponctuelle, disparate et autour de séries fortement marketées, c’est un peu compliqué de faire une liste. L’exemple le plus récent est sans doute Kurokawa avec Goblin Slayer.

En anglais

Là, c’est déjà plus la fête. On peut citer comme éditeurs spécialisé outre-atlantique : Yen Press, Yen On, Seven Seas Entertainment, etc… Il suffit de voir la liste des Light Novel sur BookWalker, l’un des plus gros sites proposant des LN et mangas en ebooks anglais appartenant à Kadokawa qui est lui-même un gros éditeur japonais : 125 références. Personnellement, je regarde ce qu’il y’a sur ce site puis je vais sur Amazon, histoire de ne pas avoir à trop subir les taux de changes, le premier étant en $, et leur infâme lecteur en ligne. Surtout que pour certaines séries, une édition physique existe et que c’est en général bien plus agréable, bien que plus cher, de l’avoir sous la main et qu’on les trouve facilement des Light Novels sur le Amazon français.

En résumé, le point d’entrée le plus fiable et exhaustif pour lire des LN en anglais sans trop faire chauffer la CB reste Amazon. Les ebooks tournent autour de 7€ et les livres vers 13€. Le bonus, c’est que le niveau de langage n’est en général pas très haut, ce qui permet à ceux qui veulent se mettre à lire en anglais d’avoir un point d’entrée abordable.

Personnellement, j’avais quasiment arrêté de lire des romans, mais les Light Novels m’ont permis de retrouver le goût de la lecture. Les thèmes sont en général variés et même si certains défauts inhérents au genre me hérissent le poil régulièrement, c’est une catégorie de littérature à laquelle j’adhère totalement.


China Mieville est un auteur dont j’ai entendu énormément de bien. Cependant, je n’avais jamais eu l’occasion de le lire. C’est chose réparée avec Celui qui dénombrait les hommes (This Census-taker en VO), un roman relativement court  de 150 pages environ, paru il y’a peu en version poche, aux Editions Pocket. Synopsis ?

Dans une petite ville isolée, un jeune garçon dévale la colline à vive allure. A travers son récit un peu paniqué on comprend une accusation : son père a tué sa mère. Là-haut, sur la montagne, dans la maison isolée, c’est un crime qui se serait produit. Est-ce vrai ? Que penser des dénégations du père ?

En réalité, donner un synopsis de ce roman est difficile. Très difficile même. Tellement que le résumé donné par l’éditeur ne me convient pas non plus. Pas plus que le titre, en VO comme en VF qui fait référence à quelque chose qui n’arrive que dans la toute fin du récit. Celui qui dénombrait les hommes est un roman ovni, un roman probablement bien plus complexe que ces 150 pages pourrait laisser croire. D’ailleurs, je ne suis pas totalement sûre d’avoir tout saisi.

D’abord, la manière dont China Mieville conte le récit est assez perturbante : il alterne entre la première et troisième personne – chose classique – mais aussi avec la seconde personne ! Le récit du petit garçon est entrecoupé de flash-forwards cryptiques. Que je n’ai toujours pas compris après ma lecture d’ailleurs.

Ensuite, le récit est assez lent, et n’a aucun ancrage spatio-temporel. Nous ne savons même pas si nous sommes dans notre monde ou dans un autre. Enfin, nous devinons que c’est un autre monde. Est-il parallèle ? Est-ce de l’anticipation ? Un univers est esquissé, à priori riche, mais peu développé. J’ai même d’ailleurs pensé que j’étais face à un spin-off d’une autre saga. Ce n’est à priori pas le cas. Toujours est-il que, j’aurais plutôt tendance à considérer cette oeuvre comme une novella qu’un roman : il n’y a pas d’ancrage mais en plus les personnages n’ont pas réellement de caractère, ni de consistance.  Ils sont mêmes réduits à un rôle  : l’enfant, le père, la mère, etc. A partir de là, difficile de s’attacher à eux, ou de s’immerger dans le récit.

Enfin, il faut l’avouer, le rythme est lent, voir carrément contemplatif. Il ne se passe réellement rien pendant tout le roman. De quoi ressortir frustrée. On attend que le livre démarre, et ça n’arrive jamais. Autant le dire tout de suite : je me suis ennuyée. C’est un roman probablement complexe, où du moins qui en donne l’apparence, mais qui m’a laissée totalement de marbre. Je l’ai trouvé lourd, avec tous ses changements de points de vue et sa tendance à se répéter ; je me suis ennuyée devant le peu d’action et enfin je n’ai pas pu m’attacher à quiconque.

A la fin du roman, de nombreux points restent complètements non-résolus. Nous ne savons rien de certains mystères évoqués et aucunes des intrigues n’est réellement résolue. Vous l’aurez compris : difficile de trouver un point positif à ce roman. Je comprends qu’il y’a probablement quelque chose que je n’ai pas su voir. Si vous l’avez lu, je suis curieuse d’avoir votre point de vue. N’hésitez pas, surtout si vous l’avez apprécié, à laisser un commentaire.

Je dois avouer être très perplexe du coup sur l’auteur. Peut être en attendais-je trop ? Peut être est-ce une exception dans sa production ? Je dois dire en tout cas que cette première découverte de l’auteur n’est pas la pour me convaincre de continuer… Cela me donne plus l’impression d’un auteur qui complexifie ses romans pour au final, n’en faire que du flan.


Un auteur talentueux, un sujet passionnant, vous secouez le tout, et qu’obtenez vous ? Vous obtenez la Mythologie Viking, réinterprétée par Neil Gaiman. Sorti il y’a quelques années dans la langue anglaise, il est sorti récemment en français, en version poche, aux éditions Pocket. Pas de Synopsis pour ce roman, puisqu’il est un peu particulier.

En effet, Neil Gaiman le dit dès le début : il n’a rien inventé. Il à repris les mythes nordiques telles que nous les connaissons – ou pas -. C’est à dire que vous trouverez donc les récits de Odin, Thor et Frey. Les perfidies de Loki, le loup qui dévorera le monde, tout cela Neil Gaiman ne l’a pas inventé. A partir de là, quel est l’interêt de lire cette version ? Eh bien, il y’en a plusieurs.

D’une part, c’est trouver un livre, écrit de manière assez moderne, avec une bonne selection d’histoires, facilement, un livre permettant de comprendre rapidement et facilement la mythologie nordique. Un livre qui ne s’adresse ni uniquement aux experts ni uniquement aux néophytes. Bref, un livre dans le juste milieu qui va enfin permettre de comprendre de quoi causent donc les chansons de vos groupes de metal préférés – car on sait tous que c’est la vraie raison – . Je ne sais pas si les fins connaisseurs trouveront leur beurre avec ce bouquin, mais au pire, le style de Gaiman, c’est jamais le bagne.

Ensuite, il faut le dire, c’est un roman qui se lit très bien. La plupart des histoires font entre une et dix pages, donc c’est très facile à lire avant d’aller dormir, cela permet de bien s’imprégner de la mythologie nordique, sans pour autant être lourd et indigeste. Il est donc tout à fait possible de lire ce roman en parallèle d’un autre. Et c’est même ce que j’aurais tendance à conseiller, car parfois les histoires ont tendance à se répéter.

Enfin, car c’est Neil Gaiman. Si vous connaissez le bonhomme, vous savez que son style est clair, limpide, et non dénué d’humour. Un Neil Gaiman, c’est presque une assurance qualité. Alors certes, il n’a pas grande liberté dans l’affaire. Il doit se conformer à des histoires déjà bien connues. Mais cela ne l’empêche pas d’être drôle ou encore de rendre Loki attachant (oui, je vous l’assure).

Je vais vous l’avouer, je ne suis pas une experte des mythes nordiques, loin de là. Du peu que je connaissais, ça m’a paru fidèle. Je ne sais pas ce qu’en penserait une personne experte. Je devrais me contenter de croire la préface, ou Gaiman raconte un peu son expérience d’écriture, nous expliquant s’être entouré de nombreux professionnels, et avoir été le plus fidèle possible. D’ailleurs, il le dit lui-même, certains mythes se contredisent ou se répètent, mais c’est comme ça.

La Mythologie Viking de Neil Gaiman, c’est un peu écouter au coin du feu un des meilleurs écrivains de fantasy contemporaine faire vivre sous vos oreilles les personnages mythiques, devenus à la mode, via Viking ou via les Marvel. Une occasion de revenir aux sources, et aussi de combler une lacune culturelle.

Vous l’aurez compris, c’est un livre que je vous recommande. Surtout, si comme moi, vous chantez avec vos groupes de metal favoris les épopées de Nifelheim, mais que vous n’aviez aucune espèce d’idée de ce que c’est. Alors, on part faire un tour dans le vide de Ginnungagap ?


Apostasie de Vincent Tassy

Serafina dans Non classé le 29 novembre 2018, avec 1 commentaire

Avant l’été, j’étais arrivée à un moment ou je n’aimais rien de ce que je lisais. Trop de poncif, trop blasée, j’étais probablement trop difficile. Puis une copine m’a conseillé Apostasie, de Vincent Tassy que j’avais déjà dans ma bibliothèque. Je l’ai entamé le soir même et cela a dépassé mes espérances. Synopsis ?

Anthelme aime les livres. Il est jeune, et solitaire. Un peu inadapté aussi. Il s’installe dans une cabane au coeur d’un bois : La Sylve Rouge. Sa vie est rythmée par ses trajets à la bibliothèque du village où il emprunte des livres. Jusqu’au jour où il tombe sur un livre qui va le hanter et qui semble étrangement lié à l’endroit ou il habite. Et ce livre va l’amener à rencontrer le maitre de la Sylve Rouge : Aphelion.

J’aime beaucoup ce qu’écrit Vincent Tassy. J’aime aussi sa musique (puisque c’est lui derrière le groupe de musique Angellore). Je l’ai découvert avec sa nouvelle Mlle Edwarda qui m’avait fait forte impression, puis j’avais adoré son roman jeunesse Effroyable Porcelaine. Apostasie est à ma connaissance son premier roman adulte. Et autant vous le dire cela ne plaira pas a tout le monde tellement l’ambiance est particulière.

Chaque pas d’Anthelme est peuplé de mélancolie, le rythme est parfois très contemplatif, avec un niveau de vocabulaire soutenu. Je tiens d’ailleurs à saluer le style et le niveau de langage employé. Ce n’est pas tous les jours qu’un roman m’impose d’aller chercher une définition dans le dictionnaire. Et je ne dis pas cela pour me vanter, mais lisant beaucoup, ce genre de situation est assez rare.

Apostatie est aussi, et surtout, un roman très sombre, que j’ai du mettre en pause plusieurs fois car la mort y est belle . Très belle et tentante. Trop belle et tentante. Le roman ne vole pas son qualificatif de roman gothique. La peine et la fin sont belles. C’est un roman que j’ai trouvé magnifique, cependant, mieux vaut être dans une bonne disposition pour l’apprécier. Il est préférable de lire autre chose si on a des idées noires. car Anthelme vit dans un univers sombre, car la tristesse, l’envie d’en finir, la vacuité de l’existence, et tant d’autres sujets joyeux forment, quelque part, le noyau dur du livre.

Apostasie est un roman unique, une atmosphère que je peine à décrire, un adaptation très personnelle du mythe du vampire, loin de la bit-lit et des productions qu’on a pu lire ces dernières années. Le rythme étant assez peu rapide, je sais qu’il ne conviendra pas à tout le monde. Si vous aimez l’atmosphère des Hauts de Hurlevent, que vous mélangez ça à du Poppy Z. Brite – on ne vire pas dans le Splatterpunk, mais certaines scènes sont clairement gores- et que vous soupoudrez d’un peu de darkwave, vous trouverez peut être une idée de ce qu’est Apostasie.

Vous l’avez compris, je ne trouve aucun défaut à ce roman. Certains le trouveront trop long, trop alambiqué, trop contemplatif et parfois trop gore. Personnellement, je trouve que cela créé un univers absolument unique que j’ai absolument adoré. Je ne peux que vous conseiller de le lire, d’autant qu’il est depuis sorti en version poche.