Dernièrement sur if is Dead:

L’année dernière le Hellfest annonçait la création d’une marque séparée pour partir à la conquête d’autres pays en Europe avec leur expertise d’organisation de festival de musique extrême, mais cette année c’est un géant qui a fait la marche inverse en s’implantant en plein Paris: Live Nation et son Download Festival. Un festival calé une semaine avant le sus-cité, avec des groupes de la même trempe et carrément plus facile d’accès. C’est donc très curieux que nous nous y sommes rendus, munis de nos pass presses mais sans la possibilité de faire des photos de qualité malheureusement puisque nous n’avions pas de pass Photo.

Download Festival Paris 2016

On se rend à l’hippodrome de Longchamp via les navettes mises à dispositions par le festival depuis la porte Maillot, en collaboration avec la RATP. C’est le premier jour et nous voulons assister au premier groupe, c’est donc parmi une foule de métaleux que nous faisons la queue pour atteindre la dite navette, environ 20 minutes d’attente ce qui est somme toute largement acceptable. Le trajet dure moins de 10 minutes, un peu entassés certes, et nous voilà déjà sur le site, reste la deuxième épreuve du feu: celle de pouvoir rentrer. Les files sont interminables et assez mal organisées pour ce premier jour, il faudra compter une bonne heure d’attente pour obtenir son bracelet et fouler la pelouse du festival.

Download Festival Paris 2016Des tracas habituels sur les premiers jours d’un festival, encore plus quand c’est la première année que ce dernier est organisé. Gageons qu’il s’agit là plus d’un problème de jeunesse que de quelque chose qui arrivera au fil des années, d’autant plus qu’a priori, cette année un problème technique (d’accès internet d’après les bruits) à augmenté le problème. Au final, beaucoup de queue certes, et un départ avec 15 minutes de retard pour le premier groupe, ce qui aurait pu être largement pire. Le système de cashless marche, quand on a compris comment s’en servir et qu’on a réussi à aller au bout de la queue pour ceux ne l’ayant pas préchargé. Place à la musique.

On rentre sur le site alors que We Came as Roman a déjà commencé. Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé mais le public est déjà bien au rendez-vous, on assistera aux derniers morceaux sans plus de motivation.

The Wild Lies au Download Festival Paris 2016

On découvre la petite scène de ce Download située juste à côté de la MainStage, simplement nommée Stage 3, on aurait pu trouver mieux. Bien plus petite, on dirait presque un mini hangar dans une zone industrielle désaffectée, elle accueille pour commencer 5 londoniens à l’allure entre dandy et métaleux. Ça donne une bande de crasseux propres sur eux qui vont nous livrer un Hard Rock assez groovy.

The Wild Lies au Download Festival Paris

Le public est clairsemé certes mais il réagit bien aux sollicitations du groupe. Il faut dire que celui ci est assez énergique et a la communication facile. Mais voilà, en terme de musique le groupe manque tout de même de manière rentre dedans et si ça n’était pas désagréable, ils n’ont pas réussi à me conquérir. Des bons riffs mais trop peu exploités, pas de mélodie entraînante ni d’air qui rentre dans la tête.

Avatar au Download Festival Paris 2016

On profite du passage de Gojira sur la scène principale pour faire le tour du festival et découvrir les différentes installations. On retrouve un coin sympa de barbiers et autres tatoueurs où les gens peuvent se faire prendre en photos, puis les différents stands de nourriture. Le market de merch est malheureusement assez limité, il faut dire que le Download UK a lieu en même temps et qu’un paquet de revendeurs ont plutôt dû le privilégier.

Avatar au Download Festival Paris

Le groupe qui nous intéresse vraiment ce jour là s’appelle Avatar, une découverte complètement au hasard au gré d’une chronique dithyrambique sur leur précédent album dont la couverture m’avait intrigué. La dite galette avait tout du guilty pleasure avec des morceaux pour adolescents entraînants, sans pour autant tomber dans le core si populaire. Bref, une sorte de Death Métal mélodique et accessible, aux relents entraînants qui nous avaient convaincus.

Les suédois viennent défendre leur nouvel album et débarquent comme à l’accoutumée grimés en hommes de cirque. À mi chemin entre le clown qui fait peur et le dompteur de lion. Mais le chanteur, fait quant à lui carrément peur et a adopté toutes les mimiques qu’on pourrait associer à un tel personnage. Il saute dans tous les sens, se plie en deux pendant qu’il chante, joue de la canne dans tous les sens, fait des marches militaires tout seul… Il est en soit super dynamique et donne vraiment un aspect théâtral à la prestation du groupe, faisant passer les autres musiciens pour de simples figurants. On peut dire qu’il porte le show sur ses épaules, un peu comme pouvait le faire Carach Angren au Hellfest 2015.

C’est en tout cas très rafraichissant et permet de vraiment entrer dans un set très dynamique même quand on en connait pas les morceaux. Le set commence sur un morceau qui m’était assez difficile d’accès, puis enchaîne sur du plus connu aux riffs dévastateurs qu’est Hail the Apocalypse, morceau éponyme de l’avant dernier album. C’est un vrai mélange entre des riffs assez Death, du théâtral dans le chant et surtout cet aspect fou fou qui prend toute son ampleur en live, « All flesh is equal when burnt » comme qui dirait.

Avatar au Download Festival Paris

Le groupe n’est pas bon uniquement pour faire de la musique fofolle et sait aussi donner dans la balade, une balade qui oscille entre le carrément glauque et la grande tristesse avec Bloody Angel, un titre qui s’avère être génial en live. Ils ont en tout cas réussi à me captiver du début à la fin du set et m’ont clairement convaincu à retourner les voir lorsqu’ils passeront en salle. Une heure de très bon niveau.

Blackrain au Download Festival Paris 2016

On retourne sur la troisième et petite scène avec Blackrain qui viennent de sortir leur cinquième album, premier depuis leur passage décrié dans la télé réalité de M6. Pendant que Anthrax déverse son Thrash, les français nous offrent donc du Glam tantôt Métal, et parfois beaucoup plus rock’n’roll qu’auparavant.

Et je dois avouer qu’après la pêche d’Avatar j’ai eu un poil de mal à rentrer dans le set de Blackrain avec deux premiers morceaux peut être un peu trop mous, en tout cas sans réelle accroche pour le public.

Les choses s’arrangent avec Eat you alive, un morceau de leur nouvel album qui a le mérite d’emporter le public avec sa phrase d’accroche répétée à outrance. C’est un mécanisme un brin simplet mais qui marche même en entendant le morceau pour la première fois. On se retrouve à l’entonner avec le groupe et c’est bien là une des caractéristiques d’un Glam réussi. Le titre est accompagné d’un sample bien connu de fête foraine qui donne une nouvelle profondeur au groupe, les morceaux du nouvel album semble d’ailleurs souvent accompagnés par ce type de sample et il sera donc temps d’y jeter une oreille.

Blackrain au Download Festival Paris

Scéniquement parlant j’ai trouvé le groupe assez léger malheureusement, peut être un peu trop stéréotypé. Finalement les interactions sont assez limitées, le chanteur ne m’a pas semblé à l’aise sur scène, comme une certaine gêne. C’est dommage car certains morceaux sont vraiment taillés pour et je m’attendais à ce que l’ambiance prenne plus.

La suite du set est du même acabit avec beaucoup de morceaux assez entraînants. Finalement, c’est réellement la fin de Overlead qui fera décoller l’ambiance avec son super passage final. Manque de chance, les anglais d’Iron Maiden joue moins de dix minutes après et le public va se dilapider.

Ghost au Download Festival Paris 2016

Bien qu’on adore écouter Iron Maiden, le groupe ne fait pas franchement partie de ceux qu’on aime aller voir en live. Mais le bon côté c’est qu’on y passe toujours un bon moment et que la prestation des anglais est comme toujours au rendez-vous, scéniquement et musicalement, on en a largement pour son argent. Mais le vrai groupe que l’on attend pour le soir n’est autre que Ghost programmé en fin de soirée pour une heure de set.

Ghost c’est le groupe en pleine montée de popularité en ce moment dans la sphère Metal, qui en quelques années est passé de mega hype à déjà trop commercial. Mais voilà, ça reste plutôt efficace en concert et on aime beaucoup leur troisième album sorti un peu plus tôt. C’est donc avec une certaine déception que nous voyons l’heure tourner, 10 minutes de retard puis près de 5 minutes d’introduction à base de sample… Ça s’annonce plutôt mal non ?

Download Festival Paris Night

On apprendra en fait très rapidement que Papa Emeritus III est tout simplement malade et que sa voix ne lui permettait presque pas de faire le show. On aura donc droit à un set amputé de quelques titres un et un pape qui n’a pas pris la peine de revêtir son costume complet. Cela reste tout de même très efficace, du Ghost en sommes avec des morceaux de pop très teintée Metal, des ghouls complètement anonymes qui se baladent autour d’un pape qui cabotine à tout va.

Le show a plus du spectacle que du concert de Metal et ça semble largement satisfaire le public qui en redemande. La setlist est majoritairement composée de titre du dernier album, bien qu’elle soit du coup très courte avec huit petits morceaux qui se courent après. Sans doute pas le meilleur concert de Ghost, mais assurément de quoi gagner de nouveaux fans parmi ceux qui ne les avaient jamais vus. Malgré les problèmes vocaux de Papa Emeritus – qui le conduiront à annuler le concert prévu le lendemain- le set est rondement mené.

Et c’est sur ces mauvaises intentions que se clôt cette première journée du Download Festival Paris 2016. On prendra les navettes de la RATP pour retourner porte Maillot en moins de 20 minutes trajet entre la scène et le bus compris, ce qui est somme toute très raisonnable malgré l’affluence.


Nattesferd de Kvelertak

dabYo dans Critiques, Musique le 5 juin 2016, avec 3 commentaires
Critiques

Parfois il est bon d’être complètement superficiel et de s’attacher aux couvertures de roman et autres disques. C’est comme ça que j’ai découvert le groupe norvégien Kvelertak: la couverture de leur premier album éponyme était réalisée par John Baizley, grand artiste et aussi leadeur du groupe Baroness. Derrière cette jolie couverture se cachaient 11 titres au son brut de fonderie, dont la force et l’agressivité vous en mettaient plein la gueule. J’aurai pu passer à autre chose, mais la cymbale répétitive de Blodtørst avait attiré mon attention. C’est comme ça que je finirai par prendre une énorme claque, plaçant Kvelertak comme mon groupe favori. Le temps est passé, mon amour quasi inconditionnel a grandi, et voilà qu’ils viennent tout juste de sortir leur troisième album, Nattesferd.

Nattesferd de Kvelertak

Quand votre groupe favori sort son nouvel album, l’attente est forcément très haute et les déconvenues toujours prêtes à venir frapper à la porte, voir à rentrer par la fenêtre. Je dois avouer que c’est clairement ce qu’il s’est passé avec cette troisième galette dont le single 1985 est sorti bien en avance. 1985 se voulait être une sorte de mélange entre le rock psyché des 70″ et le metal progressif façon Kverletak: plutôt lancinant pour le premier et relativement répétitif. L’alchimie des deux peut prendre pour les gens n’aimant pas le Kvelertak habituel (illman aime, confirmant une fois de plus que cette personne n’a aucun goût !), mais pour les autres c’est clairement la douche froide et cela a cristallisé mes attentes de l’album. Un virage à 180° ?

On démarre avec Dendrofil for Yggdrasil qui commence comme toutes les intro d’un album Kvelertak avec une montée progressive de son saturé pour vous en mettre plein la gueule au bout de 30 secondes. Voilà qui n’est pas sans rassurer: 1985 est peut être mou, mais le groupe sait encore recycler sa recette. Ce morceau est une introduction très classique pour le groupe, agressive à souhait mais elle dénote d’une certaine mélancolie que l’on va retrouver un peu partout dans l’album. En effet, Nattesferd s’avère être un album beaucoup moins rentre dedans que les deux précédents. La force y est, l’agressivité aussi, mais il s’en dégage une forte impression de mélancolie qui me fait beaucoup penser à Ordsmedar Av Rang de leur premier album. Puissant, fort, brutal mais aussi très triste. Mélancolie, nostalgie, maitrise sont pour moi les maitres mots de cette troisième galette.

Kvelertak Nattesferd Promo

Après un 1985 qui passe beaucoup mieux dans un album qu’en tant que single, mais qui reste tout de même très mou, on enchaîne avec le titre éponyme. Nattesferd est juste le mélange génial entre ce son plus doux et nostalgique du nouvel album tout en conservant l’agressivité habituelle du groupe. Avec son tempo sur vitaminé, ses riffs et longs ponts menant vers des solos prenants, il s’agit clairement d’un de mes titres préférés qui rendra vraiment bien en live. La claque est vraiment forte quand on vient de passer par les 5 minutes 33 de 1985. On enchaine avec Svartmesse qui pourrait presque être sur un album de The Devil’s Blood ou encore Jess and the Ancient Ones tant la rythmique est psychédélique et convient parfaitement à l’ambiance. Mais là où le dernier groupe a un son assez chaud d’habitude, on retrouve ici la froideur du nord, comme s’il y avait un filtre hivernal. Par dessus l’orientation clairement 70″ de l’instrumentation vient se poser la voix agressive du chanteur, très punk pour le coup avec des cœurs de temps en temps. Un très bon mélange, bien mieux dosé que celui de 1985 qui vient prouver que Kvelertak a su trouver le bon mélange sans perdre son identité.

Bronsegud est beaucoup plus punk rock que ce qu’on a l’habitude d’entendre au début et aura plus de mal à rentrer dans le moule. Le tempo et la rythmique sont assurés par des Oi ! bien placé qui viennent donner un petit coup de fouet à l’écoute. Rentre dedans et durant moins de trois minutes, on retrouve tout de même ce côté psyché sur les guitares et une basse très présente. Un titre qui sera une fois de plus génial en live. On repart sur du plus lancinant avec Ondskapens Galakse qui là m’a clairement fait penser à un ancien titre, Evig Vandrar, mais le départ assez lent persiste jusqu’à la fin, une ambiance assez nostalgique qui finalement aurait fait une très bonne fin d’album.

La suite vient avec Berserkr et cette habitude de Kverlertak de faire de longs morceaux progressif sur la base de quelques riffs. Là encore, le son est froid mais aussi très mélancolique. Si l’introduction du chant est assez difficile au bout d’une minute, les nombreux changements de rythmiques sont vraiment bien amenés et la dernière minute trente s’avère géniale avec un quasi solo de chant. Cette dernière partie d’album est comme d’habitude purement progressive et on enchaîne avec Heksebrann dont la progression s’étale sur 9 minutes, cool ! Une petite touche de psyché là encore, le froid nordique aussi mais surtout des riffs géniaux, de ce qu’on chante dans la voiture, tout du long, sans jamais s’arrêter. On termine sur Nekrodamus, tradition des albums du groupe qui contient chacun son Nekroquelquechose. Rythmique lente et psyché, elle vient clore l’album avec cohérence.

Nattesferd de KvelertakJ’avais déjà du mal à présenter Kvelertak et leur style de musique clairement particulier. Ce n’est pas du Punk, surement pas du Black malgré certains passages, ni du Stoner, ni quoi que ce soit de directement compréhensible. C’est une sorte de melting pot dont l’élément principal est cette capacité à faire des morceaux prenants à partir de quelques riffs de guitare bien sentis. Nattesferd a un rythme certes plus lent que les précédents, mais il était temps pour le groupe de faire une transition et on peut dire qu’après deux premiers albums quasi identiques, on retrouve ici une nette évolution.

J’aurai eu de longues semaines de doutes au gré des morceaux qui ont leaké et dont l’écoute indépendamment a sans doute précipité ce sentiment mitigé. Comme si le groupe avait pu perdre son âme et accoucher d’une galette à l’image de 1985. Mais c’était là sans compter sur les norvégiens et leur album qui a tout de suite su me rassurer: Kvelertak n’a pas juste eu un coup de pot avec ses deux premiers albums. Ce n’était pas la production de Kurt Ballou qui avait fait de ce groupe cette bouffée d’air frais sur les deux albums précédents, mais bien les musiciens qui réussissent ici à livrer une excellente transition. Nattesferd est là pour confirmer que Kvelertak est avec nous pour durer, continuer de nous sortir des putains de morceaux.


Concours : Remportez vos places pour le samedi au Download !

10x2 places à gagner

Serafina dans Musique le 3 juin 2016, avec aucun commentaire

L’autre jour, on vous partageait le running order du Download Festival de Paris qui aura lieu du 10 au 12 Juin à l’hippodrome de Longchamp. Nous, nous y allons surtout surtout pour le samedi, même si nous ferons aussi le vendredi. Pour une raison très simple : il y’a Baby Metal qui passe et c’est la seule occasion de les voir en France cet été. On ne peut pas louper cela. Bon, en prime, il y’a aussi Korn, Amon Amarth ou encore Apocalyptica.

Download Festival France 2016

Vous avez envie de voir ce beau monde vous aussi ? Ca tombe bien, l’équipe du Download nous a proposé de mettre en jeu 10×2 places pour la journée du samedi. Ces billets sont au format électronique. Alors évidemment, on a accepté, d’autant plus qu’a 49€ la place c’est tout de même un beau cadeau qu’on vous fait.

Pour jouer, il vous suffit de nous dire en commentaire quel est le groupe que vous attendez le plus ce samedi !

Le concours dure jusqu’à lundi 22h00 et les gagnants seront contactés mardi. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fait plaisir (nous oui !). On se revoit là-bas ?


L’arrivée du Download Festival dans sa version parisienne a été annoncée en grande pompe en fin d’année dernière et a cristallisé les attentes sur son affiche. Il faut dire que cet évènement organisé par Live Nation dans un paquet de pays européen a en général des affiches avec de très grands noms, et que le festival était annoncé sur une date en pleine confrontation avec le Hellfest: une semaine avant, rien de moins. Le temps est passé, les affiches de chacun se sont affinées et il ne restait plus qu’un gros manque pour le Download: son running order.

Download Festival France 2016

On se retrouve donc avec trois scènes différentes, le Main Stage et deux autres stages qui vont alterner. En général, il y a une scène jouant toute seule puis un créneau avec deux autres en parallèle. Rien de bien étonnant donc, le festival a un nombre de groupes plus restreint de par son emplacement en pleine capitale parisienne. On ne peut pas avoir tous les avantages non plus. L’avantage, c’est qu’en dehors de quelques groupes en début de journée, la plupart jouent au minimum 45 minutes, voire une heure: génial !

C’est ainsi qu’on pourra apprécier une heure de show des japonais de BABYMETAL, un des groupes qui nous a le plus poussé à rejoindre Paris pour ces quelques jours ! Ce sera le même cas pour Avatar par exemple ou encore Blackrain. Alors évidemment, le festival n’est pas 100% Metal et il y aura quelques groupes moins intéressés pour ceux ne jurant que par la musique extrême. Ce n’est pas mon cas, ça tombe bien ! Le Download Festival France 2016 aura lieu les 10, 11 et 12 juin prochain au Hippodrome de Longchamp.

Running Order Download Festival France 2016


Shower with your Dad Simulator 2015 de Marbenx

Do you still shower with your dad? Une simulation de douche sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 mai 2016, avec 1 commentaire
Critiques

Vous auriez du vous attendre à ce que j’atteigne les tréfonds du What The Fuck d’un jour à l’autre, et là je crois qu’avec Shower with your dad simulator 2015 on en tient une sacrée couche. Je ne vais pas m’étendre sur pourquoi j’ai acheté ce jeu sur Steam, je l’ai c’est tout. C’est ici le premier jeu du développeur Marbenx et on peut dire que le monsieur a de la suite dans les idées à la vue de ce jeu et des proto qui traînent sur son site.

Shower with your Dad Simulator 2015 de Marbenx

SwyDS 2015 -vous me pardonnerez mais c’est plus court- est un petit jeu d’arcade qui vous propose de diriger un personnage qui doit aller prendre sa douche avec son paternel. Ahem… Il semble que ce jour là 3 pères aient décidé d’emmener leur fils prendre une douche collective (?!).

Vous pourrez vous exécuter le long de 6 modes de jeu différents dont trois sont à débloquer via divers secrets. Le Dadathlon tout d’abord. Dans ce mode de jeu vous sélectionnez une paire père-fils et tout le long de la partie vous devrez retrouver votre père sous la douche. L’endurodad, qui reste le meilleur mode à mon avis, est comme le dadathlon sauf que le fils change à chaque point marqué. Enfin, le dernier mode de base, le Dad Divisions, où vous devez rattraper des pères qui tombe du ciel en switchant entre les différents fils pour balancer leurs bras élastiques et récupérer leur géniteurs respectifs.

Le gameplay est méga ultra simple, vous avez besoin des flèches du clavier et sur certains niveaux de la souris. Difficile de faire plus simple. Divers bonus viennent agrémenter vos parties comme le savon qui double les points ou encore le rasoir qui supprime tout poil sur les darons, rendant l’identification un peu moins simple. Des obstacles sont aussi là pour vous compliquer la tâche comme des flaques d’eau qui vous font glisser ou des panneaux « Wet Floor » pour vous ralentir et d’autres trucs bien fourbes.

La bande son est un peu répétitive mais délicieusement électro retro, globalement dans la veine des jeux indés actuels. Pour les graphismes, les gros pixels sont de sortis mais c’est pas plus mal, ça vous évitera de voir des pénis numériques. Et puis bon l’animation est pas jojo non plus, mais je dirais qu’on s’en bats les steaks. Si ça donne à l’ensemble une impression de jeu fait vite fait, ce qui est bien probable, le tout reste très cohérent. Le mec a réussi à faire un jeu où il faut aller prendre sa douche avec son père sans que ce soit vulgos, pas mal.

Ça peut paraître idiot mais le jeu coûtant moins d’un euro et proposant plusieurs modes, il vaut le coup en proposant une bonne durée de vie et un challenge pour les high-scores suffisant. Sans compter la pelletée de succès Steam à débloquer. Bref si vous cherchez un bon p’tit jeu arcade à scoring, il se pourrait que vous trouviez votre bonheur avec ce jeu.


Retour dans l’univers de la série Les Errants de Denis Labbé avec son deuxième tome Évolution sorti fin 2014. J’avais raté sa sortie à l’époque mais l’arrivée du troisième tome en fin d’année dernière était l’occasion de reprendre la lecture pour voir comment cette série Young Adult publiée par les éditions du Chat Noir avait évoluée. Et découvrir évidement la suite des aventures de nos lycéens en proie aux hordes de zombies. Synopsis sans spoil.

Évolution, Les Errants Tome 2, de Denis Labbé

L’aventure continue pour Marion et ses camarades qui vivent depuis deux semaines sur le qui-vive. Deux semaines pendant lesquelles ils doivent constamment rester sur leurs gardes pour faire face aux errants qui pourraient les surprendre à tout moment, chercher de la nourriture et de quoi se défendre. Forcément, quand on est une bande de lycéens ce ne sont pas vraiment les conditions optimales pour faire émerger des relations apaisées et sans débordement… Mais bon, Lunéville n’est plus très loin et leurs parents non plus !

En retournant sur ma chronique du premier tome Origines j’ai été surpris de voir que celle-ci avait bientôt trois ans. Je me rappelle pourtant très bien de son histoire et de ce que j’y avais aimé, et ce qui m’y avait moins plu. On reprend quasiment au même endroit, un petit timeskip de quelques jours tout au plus dans les tribulations de Marion et ses amis. Mais pas de gros flashforward et toujours le même but: rentrer pour retrouver ses parents et la civilisation. On est donc loin d’être perdu par le début de Évolution mais la narration va largement contribuer à nous remémorer le premier tome.

Et c’est là le premier défaut que j’ai trouvé à ce deuxième tome qui va trop souvent tenter de nous remémorer ce qu’il s’est passé précédemment. Que ce soit dans Origines ou même au début du livre lui même, Marion qui est la narratrice part trop souvent dans de très longs paragraphes qui font penser aux incontournables dans l’épisode précédent de certaines séries. Mais là c’est tout au long du livre. Tant et si bien que cela brise vraiment le rythme de l’histoire. Quand elle ne nous rappelle pas les précédents épisodes, elle part dans des réflexions philosophiques peu passionnantes ni crédibles. Encore, si celles-ci étaient variées pourquoi pas, mais elles sont toutes sur le même thème –on change à cause des zombies alors qu’avant on était candide et innocent-, la seule variation se trouvant dans le fait qu’elle refait la même réflexion pour chacun de ses camarades de classe qui a une personnalité un poil différente.

Ces deux points se retrouvent principalement dans la première partie du roman qui laisse une sensation de longueur vraiment très désagréable, celle de relire ad nauseam les mêmes réflexions de la part de la narratrice, nous empêchant par la même de découvrir la suite de l’histoire. Ne nous le cachons pas, cela donne un effet de remplissage.

Évolution, Les Errants Tome 2, de Denis LabbéMaintenant, le fait est que passé cette première partie du roman, l’histoire s’emballe enfin et on commence à reprendre le petit côté survival horror que nous promet l’histoire. Le ton est destiné aux adolescents et là dessus je pense que cela convient très bien. C’est assez simple mais reste efficace et on se prend tout de même au jeu. Il y a un certain côté terroir à ce post apocalyptique et je trouve ça vraiment sympa. On s’imprègne bien des paysages que les adolescents traversent, on les imagine très bien, c’est très visuel comme narration et ça, c’est un gros plus. Il manquerait juste un meilleur équilibre entre ces phases terre à terre et les réflexions de Marion. Ces pages là se lisent finalement très vite et on a donc l’impression d’avoir perdu un paquet de temps pour pas grand chose.

Je m’aperçois donc que je vais conclure pour Evolution de Denis Labbé de l’exacte même manière que pour le premier tome. L’histoire des Errants intéresse le lecteur et lui donne envie de continuer l’histoire, mais les répétitions sont désagréables et les perpétuelles digressions mélodramatiques de notre narratrice seront à deux doigts de venir à bout de l’intérêt que l’on porte au roman dans les 150 premières pages. Une fois de plus, je lirais sans doute la suite en espérant que ces gros défauts soient gommés du prochain épisode.


Morceaux de Choix est un roman de Alan Carter, publié aux éditions Bragelonne dans la collection Thriller. Celui ci se passe dans le far west australien et nous suivons Cato Kwong, brillant flic chargé d’enquêter sur un tronc humain retrouvé sur une plage. Eh ouais, elle est belle la vie en Australie.

Si le pitch vous titille, l’un-e d’entre vous aura la possibilité de découvrir ce titre puisque Bragelonne vous offre un exemplaire dédicacé.

Morceaux-de-choix-Alan-Carter-480x240

Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

51N8wVXtZ3L._SX195_Le concours dure 2 semaines et est réservé à la France, la Belgique et la Suisse. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

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  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir, il sera ouvert 2 semaines ! Bonne chance à tous ! Evidemment les commentaires ne seront pas validés pour éviter toute triche, donc ne vous inquietez pas de ne pas voir le votre.


La Guilde des magiciens de Trudi Canavan

La Trilogie du Magicien Noir Tome 1

dabYo dans Critiques, Livres le 2 mai 2016, avec aucun commentaire
Critiques

En 2007 débarquait en France le premier bouquin d’un univers qu’on reverrait presque chaque année sur les étagères de tout libraire qui se respecte. Je doute que vous l’ayez raté tant ses couvertures sont visuelles et caractéristiques: un fond beige avec un magnifique magicien dessus. Les livres de Trudi Canavan font partie de notre environnement depuis, à chaque fois somptueusement édité par Bragelonne avec une couverture rigide et cette belle illustration. A l’époque j’avais raté le premier wagon de La Trilogie du Magicien Noir, presque 10 ans plus tard le premier tome de cet arc débarque enfin en édition poche chez Milady. Comme il s’agit du premier dans l’univers de Kyralie, c’est l’occasion d’embarquer à mon tour dans cette série qui compte déjà quatre trilogies publiées en France. Synopsis.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1

Les inégalités sont criantes dans la ville où vit Sonea, pendant que les nobles et seigneurs de la haute vivent tranquillement à l’intérieur des murs, les bouseux comme elle triment pour survivre et vivent presque comme de bêtes. Pour couronner le tout, chaque année le Roi ordonne la Purge, un jour où la Guilde des magiciens débarque enfin chez les pauvres, non pour les soigner et les aider mais pour les chasser de leurs taudis. Évidemment ce sont les plus faibles qui trinquent les premiers. Alors qu’elle manifeste de manière musclée contre la prochaine Purge avec ses amis, un miracle se produit: elle arrive à toucher un magicien avec sa pierre qui a traversé son bouclier magique. Aurait-elle aussi des pouvoirs ?

Trudi Canavan

Trudi Canavan

Bon on pouvait difficilement vous le cacher, avec un titre comme La Guilde des magiciens, on se retrouve forcément avec quelques magiciens dans les personnages principaux et un roman qui tend évidemment vers la Fantasy. On découvre Imardin, géante ville dans laquelle vivent roi, magiciens, nobliaux mais aussi pauvres et pouilleux. Sonea fait partie de ces derniers ce qui lui a donné un tempérament et un caractère fort en chocolat. C’est pas plus mal puisque c’est elle qui va nous servir d’héroïne pour ce premier tome.

Celle-ci a découvert malgré elle et dans des circonstances relativement peu favorables qu’elle possédait des pouvoirs magiques. On se doute tout de suite que comme souvent dans les trilogies du genre, nous allons donc nous retrouver avec un premier tome relativement initiatique où le héros découvre avec le lecteur son univers et va sans doute avoir un mentor pour l’aider à le faire. Là dessus on ne peut pas dire que ce premier tome de La Trilogie du Magicien Noir soit franchement original, ça non. La question reste entière, va il le faire avec un certain intérêt sans trop tomber dans les clichés ?

Et là, aussi étonnant que ça puisse paraître compte tenu du postulat de base, c’est bien le cas. La Guilde des magiciens se lit rapidement et gagne tout de même l’intérêt de son lecteur. J’ai beau avoir lu un paquet de romans du genre, je n’ai pas été exaspéré par le déroulement des évènements, ce qui est un très bon point. Non, on n’évite pas quelques clichés et stéréotypes, l’originalité est tout relative et assez modeste, mais ça reste agréable. Sonea est plutôt bien écrite avec un comportement très crédible compte tenu de son âge et de ses origines, ce qui est plutôt agréable. Elle n’est pas là à boire les paroles de tout un chacun comme la vérité et ça c’est un point très positif et relativement neuf par rapport à d’autres. Ce côté est peut être un peu trop utilisé sur les quatre cents pages du roman, mais on le pardonnera.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1

La couverture originelle chez Bragelonne

A côté d’elle on va suivre d’autres personnage, du petit voleur au mage expérimenté à qui on ne la fait plus. Leur développement est progressif à mesure de les suivre sur les chapitres, étant donné que leurs actions influent sur chacun. Cela permet une alternance des points de vue sympathique, d’autant qu’on va pouvoir suivre la proie et le chasseur à plusieurs reprises dans le roman. C’est un développement intéressant et différent de d’habitude pour les indispensables qui pro quoi nécessaires aux intrigues.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1On est pas non plus dans le complot sur de nombreux tomes et cela reste de la Fantasy habituelle puisque tout va se recouper pour se terminer en fin de tome. Celle-ci n’est d’ailleurs pas vraiment exceptionnelle, et c’est peut être là où La Guilde des magiciens pêche le plus. Au final, il s’agit surtout d’une introduction, une introduction très bien écrite et fluide à la lecture, dont la traduction a été faite par Justine Niogret. Mais une introduction un peu longuette peut être, on ne s’ennuie pas mais il n’y a pas non plus le petit plus qui en ferait un livre mémorable. Plus équilibré que le premier tome de l’Assassin Royal en somme, mais plus oubliable aussi. Il n’y a rien dans le livre qui nous fera vibrer et c’est bien dommage car il ne suffit pas qu’un livre soit agréable à lire pour qu’il en devienne bien.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan se lit donc très facilement et tient son lecteur. On passe un bon moment à découvrir cet univers, et la plume de l’auteur australienne n’y est pas pour rien. Tout est facile d’accès, de compréhension, c’est très bien écrit en somme. De plus, les travers des tomes d’introduction sont quasiment tous évités et on ne roulera pas des yeux. Mais voilà, la copie est presque trop parfaite et plus d’enjeux sur ce premier tome lui aurait permis d’être plus qu’une longue introduction. A voir si la relance de la fin pour réellement démarrer l’intrigue de La Trilogie du Magicien Noir arrivera ou non à porter ses fruits dans le prochain épisode.


Vous le savez, Meg Corbyn c’est ma série Bit-Lit du moment. J’adore les deux premiers tomes, je vous invite d’ailleurs à lire mes chroniques de Lettres Écarlates, le tome 1, et Volée Noire, le tome 2, si vous ne connaissez pas l’univers, car je ne vais pas faire de redite. Le Tome 3 vient tout juste de sortir en France en grand format aux éditions Bragelonne. On retrouve le même type de composition en couverture que les deux précédents, et j’en profite pour dire que je préfère nettement les couvertures françaises aux couvertures originales. Synopsis ?

Gris Présages, Meg Corbyn Tome 3, de Anne Bishop

Suite aux événements des derniers tomes, les villages autour de Lakeside ont accueilli de nouvelles pensionnaires: des prophétesses de sang, totalement inexpérimentées à la vie en liberté. Meg Corbyn qui a un peu d’avance va devoir faire de son mieux pour trouver comment aider ces jeunes filles instables qui voient parfois la mort comme seule solution. En parallèle, le monde humain voit la montée d’un groupuscule extrémiste, le HAT, Les Humains Avant Tout. Une montée en puissance qui va toucher de près Monty, un des policiers amis de l’enclos, puisque son ex-femme sort désormais avec un des leaders.

Anne BishopVous l’aurez compris, tout n’est pas rose dans ce troisième tome, bien au contraire. Si le premier tome se centrait surtout sur la découverte du monde et l’arrivée de Meg dans l’Enclos, ici, nous sommes face à quelque chose de bien plus grand qui touche tout le continent et qui semble être sur le point de dégénérer. Difficile de ne pas faire le parallèle avec notre monde à nous. C’est d’ailleurs l’une des forces de la série, nous sommes certes dans un monde imaginaire, mais il n’est pas si difficile de s’y projeter.

Nous suivons donc en réalité trois différentes storylines : celle des prophétesses de sang qui cherchent à s’adapter, celle de Monty et sa famille qui passent du coup sur le devant de la scène, et la politique au niveau du pays tout entier, avec la montée du HAT. Évidemment, tout est lié, d’une façon ou d’une autre. L’équilibre est atteint, même si cela veut dire qu’on se concentre moins sur Meg et Simon, ce qui n’est pas pour me déplaire. Ils sont mignons et on sent monter potentiellement depuis le premier tome une histoire amoureuse, ce n’est clairement pas le sujet principal du bouquin et c’est tant mieux. Vous le savez je ne suis pas forcément une grande cliente de la romance, donc moins il y en a, mieux je me porte.

Gris Présages, Meg Corbyn Tome 3, de Anne BishopLes deux tomes précédentes ont introduit pas mal de nouveaux personnages que nous allons désormais suivre. J’ai lu le 2 et le 3 de manière très rapprochée, du coup je n’ai pas eu de soucis, mais si on continue sur cette lignée, il va falloir intégrer dans le pitch de début de bouquin qui contient déjà des cartes et un rappel de la mythologique, les noms et fonctions des nouveaux personnages. Il n’y a guère que les femmes qui travaillent dans l’enclos qui sont toutes un peu interchangeables, pour les autres personnes ils sont bien développés et on arrive facilement à différencier les personnages.

En dehors de ces quelques personnages manquant un peu de personnalité, je n’ai vraiment pas grand chose à reprocher à ce troisième tome de Meg Corbyn. Gris Présages continue de développer l’univers et la trame globale de la série laissant bien entrevoir la pression monter entre humains et les autres. On se retrouve avec une fin très ouverte et j’ai donc très hâte d’en découvrir la suite.

 


Volée Noire, Meg Corbyn Tome 2, de Anne Bishop

Serafina dans Critiques, Livres le 29 avril 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Le premier tome de Meg Corbyn avait été un de mes coups de cœurs, prouvant par la même occasion que bien que le marché de la Bit-Lit soit saturé, il était encore possible de trouver de bonnes sagas originales. Du coup, le deuxième tome était un peu attendu de pied ferme. Serait-il à la hauteur ? Synopsis !

banniere-volée-noire

Pour rappel, l’univers mis en place est le suivant. Le continent de Thaisia (équivalent à l’Amérique pour nous) est un territoire qui était occupé par les Autres (Loups-garous, vampires, coyotes-garous, etc. etc.) lorsque les colons sont arrivés. Sauf que les Autres ont lutté contre les humains et ont gagné. Aujourd’hui, la majorité du territoire appartient uniquement aux Autres avec des enclaves où vivent des humains. Lakeside, est une de ses villes et au cœur de celle-ci se trouve un enclos où vivent des AutresMeg vit désormais dans l’enclos de Lakeside au bureau de liaison entre les humains et les créatures fantastiques. Plusieurs villes de Thaisia sont touchées par des épidémies liées à la drogue qui rendent vulnérables les Autres. Pour le moment, rien n’est encore arrivé à Lakeside, mais le danger rôde.

meg-corbyn,-tome-2---volee-noire-379061Si le premier tome se centrait surtout autour de Meg et de son adaptation, celui-ci est plus politique puisqu’on assiste à la montée de groupuscules comme le HAT, Humains Avant Tout, qui souhaite prendre le dessus sur les Autres. Sur ce fond de climat politique délétère, les personnages évoluent et ce tome laisse une grande place aux amis humains de Meg ainsi qu’aux deux policiers déjà croisés dans le tome précédent. Anne Bishop montre ici qu’il est encore possible, en 2014, après la déferlante bit-lit, de construire un univers original, solide et qui mélange des problématiques de notre civilisation avec un vernis fantastique. Ici, évidemment, on pense de base au peuple natif-américain avec la notion de réserve, mais ici on peut aussi voir l’extrémisme qui monte.

Et c’est souvent là, la force de la bit-lit. Prendre des créatures surnaturelles, mais traiter de problèmes qui pourraient nous toucher. C’est ce que fait Patricia Briggs souvent, mais c’est le cas ici aussi, c’est pour cela que Meg Corbyn est une saga aussi passionnante. Le personnage de Meg en elle même, prophétesse du sang, ressentant le besoin de se couper jusqu’à sa mort afin d’énoncer des prophéties, est une des héroïnes de bit-lit les plus marquantes. En effet, bien que faible physiquement, et pas forcément aidée socialement, elle est tragique mais aussi attachante car elle est naïve et en connait aussi peu que nous sur le monde, du coup elle est un peu nos yeux dans cette histoire.

Volee Noire, Meg Corbyn Tome 3, de Anne BishopL’intrigue, contrairement à d’autres sagas, est bien menée, avec des indices par-ci par-là et une progression logique, exempte de Deus Ex Machina. L’aspect psychologique des personnages est bien développé, sans pour autant tomber dans le sentimentalisme. On sent évidemment les prémices d’une histoire d’amour, on est dans de la bit-lit quand même, mais rien qui ne prenne le pas sur l’histoire en elle même. L’univers est passionnant, avec de nombreuses créatures surnaturelles qui sortent des habituels vampires, loups garous et fae. On trouve notamment des ours-garous ou encore des corbeaux qui sont clairement mes créatures préférées car très drôles avec leur obsession de l’or.

Vous l’aurez compris, ce deuxième tome confirme le statut de la saga de Meg Corbyn. Elle rejoint mes sagas préférées du genre, aux cotés de Patricia Briggs. Je suis très curieuse de voir la suite. Le troisième tome est déjà sorti chez Bragelonne, donc je ne vais à priori pas tarder à m’y mettre.