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Motocultor Festival 2015

dabYo dans Concert, Musique le 2 septembre 2015, avec aucun commentaire

Le Motocultor Festival ou l’autre festival Metal breton, petit frère du Hellfest est désormais bien implanté dans la deuxième période des festivals de l’été. Nous avions malheureusement dû sauter ce rendez-vous de fin d’été des métaleux l’année dernière, mariage d’amis obligé. Ça nous faisait donc extrêmement plaisir de revenir dans la région de Vannes cette année pour notre deuxième dose de concerts en plein air. En 2013 le festival faisait d’énormes progrès avec un changement de site salutaire, une affiche travaillée et des conditions bien plus agréables pour les festivaliers. Qu’en est il deux années plus tard sur ce site pérennisé?

Solstafir au Motocultor 2015

Le site n’a pas changé et donc la capacité d’accueil du festival non plus. Cette année le Motocultor aura accueilli 22 500 personnes réparties sur les trois jours, soit quelques 7000 personne chaque jour. Pour le coup, on reste donc à taille humaine avec tous les avantages que cela amène. Un parking relativement petit et proche du site du festival, qui permet par exemple d’aller chercher des choses pour manger, s’abriter, etc. L’aller vers le camping est lui aussi beaucoup plus supportable que pour un Hellfest, où l’installation et le départ ressemblent plus à un cheminement spirituel vers la repentance et nécessite une certaine abnégation lorsqu’il s’agit de ramener de la bière.

Une organisation pas toujours au point

Ancient Rites au Motocultor 2015Un petit parking et un camping à tailles humaines donc, des bons côtés pour s’organiser et aller voir les concerts qui nous intéressent. Sauf sur un point, non des moindres, puisque les personnes ayant pris un pass pour une journée ne pouvaient pas en profiter. En effet, pour ceux là, toute sortie était définitive et nombreux n’ont pas semblé être au courant. Alors quand il fait beau cela peut aller mais quand il se met à pleuvoir et qu’on est coincé en t-shirt à l’intérieur, ça n’a pas dû être la meilleure des sensations.

L’organisation d’une manière générale est correcte. Les toilettes sont relativement propre et malgré le monde il ne faut pas faire la queue trop longtemps pour autant. De même, il y a des points d’eau accessibles et même si il ne faisait pas si chaud que cela, c’était parfois salutaire.

A côté de ces bons points, d’autres laissent à désirer. Par exemple, avec seulement quelques personnes pour fouiller les festivaliers, il peut parfois être très lent de faire rentrer tout le monde. Surtout que certains de ces fouilleurs font preuve d’un peu trop de zèle ce qui ne fluidifie pas vraiment les entrées. De même, bien qu’il y ait des personnes pour fouiller les femmes, ces dernières n’avaient pas d’autre chose que d’attendre avec les hommes pour ensuite refaire la queue. C’est ainsi que de nombreuses personnes sont restées à faire la queue dehors pendant que les deux, voir trois premiers groupes passaient. Ici aussi, c’était sous la pluie, et pas la meilleure façon de commencer le festival.

Triptykon au Motocultor 2015

Ce n’était pas le seul point de contention de cette édition malheureusement, les stands de nourriture ainsi que ceux pour acheter des tickets l’étaient aussi. Il est difficile de critiquer un petit festival comme celui-ci sur ces points: l’économie des festivals serait bien trop déficitaire si ce n’était pas des bénévoles qui s’occupaient de ces points là. Et donc, les limitations vont avec. Il y a eu d’abord l’incompréhension d’avoir à acheter des tickets différents pour la nourriture et la boisson, puis celle d’avoir tellement d’attente pour se faire servir. L’exemple le plus flagrant étant la bonne idée des files spécialisées (file de frites par exemple) mais qui était trop peu indiqué. Du coup, certains ont tout simplement eu une longue attente dans la mauvaise pour apprendre finalement que cela n’avait servi à rien.

Ces critiques vont souvent de paire avec ces petits festivals et on ne peut qu’espérer qu’ils arriveront à s’améliorer. Évidemment il est illusoire d’attendre à ce qu’il n’y ait pas d’attente vu le monde et le budget du festival, mais on peut espérer qu’au fil des années le problème soit moins flagrant.

Des conditions optimales pour la musique

Eluveitie au Motocultor 2015Bon, c’est bien beau de parler de l’organisation du festival côté sanitaire, mais ici nous sommes avant tout venus pour voir des groupes se produire en live. On ne reviendra pas sur l’affiche du Motocultor qui est évidemment petite quand on compare à un Hellfest, mais qui reste tout de même fourni avec de très nombreux gros groupes du festival pré-cités qui pourront être vus dans des conditions optimales.

Car qui va voir Finntroll se tape une Temple complètement bondé lorsqu’il est au Hellfest. Mais quand il est au Motocultor, il a tout simplement les meilleurs conditions possibles pour voir les finlandais en plein air. C’était juste génial de voir ces groupes à la popularité assez grande sur la scène Metal dans des conditions vraiment excellentes. Pour nous, ce fut du Solstafir à quelques pas de la scène sans avoir à squatter des heures, du Septic Flesh ou encore Eluveitie sans aucun problème.

Et puis il y a l’ouverture d’une troisième scène, qui devait être à l’origine une tente mais qui s’est avérée être une scène à cause de certains problèmes d’installation. Cette dernière rajoute un peu de choix aux festivaliers qui ne sont plus obligés d’attendre forcément le prochain groupe si celui qui passe sur la deuxième scène ne leur plait pas. Alors ce n’est pas le cas pour la scène principale certes, mais ça change vraiment tout et c’était vraiment appréciable. Bon, on regrettera toujours d’avoir eu à choisir entre Septic Flesh et Orange Goblin, mais soit…

Finntroll au Motocultor 2015

Au final, ce Motocultor 2015 était vraiment énorme côté son et conditions de concert. On a pu y voir des artistes qui nous en ont mis plein la gueule et chaque prestation était loin d’être chiche. Alors oui, il y a encore des problèmes d’organisation, et gageons que tous ne seront pas réglés pour la prochaine fois. Mais bon, l’association du festival en est conscience et on espère qu’ils arriveront cette année à sécuriser un budget suffisamment tôt pour pouvoir travailler avec les mêmes prestataires.


Countdown to Zero Day de Kim Zetter

Serafina dans Critiques, Livres le 29 août 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Countdown to Zero Day est un livre de Kim Zetter en anglais que je me suis commandé au retour de deux jours de conférences sur l’informatique. Le rapport ? Il est simple, il s’agit d’un livre racontant l’histoire de Stuxnet, un des vers informatiques les plus connus de ces dernières années. En effet, développé en partie par la NSA dans le but de saboter les travaux nucléaires iraniens, il s’agit d’un acte de piratage politique et aux implications énormes. Pas de synopsis donc. J’avais vu une conférence sur ce sujet, je connaissais donc l’histoire mais j’avais envie d’entrer plus en profondeur dans le sujet.

Countdown to Zero Day de Kim Zetter

Le bouquin alterne histoire chronologique de la découverte, chapitres sur la géopolitique, chapitres sur la technique d’enrichissement de l’uranium et prévisions de ce que Stuxnet peut augurer sur le futur de la « cyberwar ». C’est un livre technique. C’est à dire que si vous n’avez pas de compétences en informatique, je ne suis pas sure que vous comprendrez tout. De même la partie technique de l’enrichissement d’uranium est loin d’être facile à comprendre surtout en anglais, j’ai donc eu recours à Wikipédia sur certains points. Ce n’est donc pas un livre que vous prenez quand vous êtes fatigués ou voulez une romance de plage.

Par contre, l’équilibre est là et on comprend le contexte plus que compliqué dans lequel Stuxnet a évolué ainsi que les ramifications. Le ver a été découvert par hasard sur des PC en Iran, et les compagnies privées ont rapidement pris le sujet en main, en essayant de comprendre ce qu’il se passait. Ils ne découvriront que plus tard qu’il s’agissait d’une arme gouvernementale co-développée par les USA et Israël. Stuxnet visait du matériel d’informatique industriel (des micro-contrôleurs Siemens impliqués dans les dispositifs pour enrichir l’uranium pour être exacte) en exploitant un certain nombre de failles dites zero day (des failles encore inconnues des éditeurs) dans Windows.

Countdown to Zero Day de Kim ZetterLes découvertes progressives et les investigations pour comprendre ce que ce virus vise et son mode d’exécution sont dignes d’un Thriller. Sauf que pour le coup c’est vrai. L’auteur Kim Zetter est journaliste d’investigations et a fait pas mal d’entretiens avec des personnes de VirusBlockADA, Symantec ou Kapersky qui ont participé aux investigations. Cela permet de découvrir avec eux le virus mais aussi d’avoir une idée de l’organisation de telles structures faites pour réagir en temps réel à des menaces informatiques. Et ça c’est aussi passionnant car c’est des entreprises qui ne dorment jamais.

Countdown to Zero Day de Kim Zetter est un livre que je vous conseille fortement si vous vous intéressez à la sécurité en informatique ou à la cyber-politique. C’était la première fois que je lisais ce genre de bouquin d’investigation et je dois dire que je suis plutôt contente du résultat.


The Machine Girl de Noboru Iguchi

Tout ça parce que c'est le... JAPOOOOOOON !!!

illman dans Critiques, Films le 26 août 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Alors que Seraf’ et dabYo s’enfonce dans les turpitudes bollywoodiennes, j’en suis resté à un whathefuckisme bien japonais et ce n’est pas cette nouvelle itération de mon parcours cinématographique qui me fera mentir. The Machine Girl est un film de 2008 de Noboru Iguchi, un réalisateur qui oscille entre le porno et le gore/horreur (c’est bien sur la seconde solution ici). Direction le synopsis.

The Machine Girl de Noboru Iguchi

C’est l’histoire d’une lycéenne japonaise orpheline, Ami Hyuga, qui perd tout du jour au lendemain lorsque son petit frère se fait assassiné par des brutes, dirigé par le fils d’un yakuza-ninja. Elle n’aura alors qu’une idée en tête, devenir une incarnation de la vengeance.

Si on omet la scène du début où le réalisateur a sans doute voulu faire mumuse à faire des plans de lycéenne qui saute en tirant à la gatling et qui ne s’insère pas vraiment avec le reste du film, tout le reste se déroule de manière presque cohérente, un cohérent sorti d’un cerveau malade certes, mais au moins c’est dans l’ordre. On pourrait croire que je n’ai fait que résumer succinctement l’histoire mais j’ai quasiment tout dit dans mon synopsis en fait. Pendant une 1h30 environ, ça va s’enchainer quasiment non-stop dans un torrent de violence et d’hémoglobine.

The Machine Girl de Noboru Iguchi

Les personnages sont tous super allumés, le personnage principal Ami pète complètement son câble même si perdre un bras lui remettra un peu les idées en place et puis de toute façons elle va avoir à sa disposition un super bras mécanique interchangeable avec soit une gatling soit une tronçonneuse. Le père de la famille de yakuza se prend pour une sorte d’incarnation du personnage historique Hattori Hanzo et va sortir des répliques totalement hallucinées sur ça tout le film. Il y en a bien d’autres mais je penses que ça vous donne une bonne idée de l’ambiance comme ça.

The Machine Girl de Noboru IguchiBien sur, ce film est un gros n’importe quoi avec des décapitations, des réductions de tête en pulpe à coup de gatling et autres mutilations et morts sanguinolentes. Bref un répertoire du gore assez fourni et qui fait sourire voire bien rigoler. Le glauque n’est pas oublié avec une trèèèèèèès forte suggestion de pedo-nécrophilie à un moment du film. Sinon on se moque allègrement des sentaïs ici avec des ninjas tout de rouge vêtus qui font des poses de power rangers et autres âneries. Bon okay juste un dernier, il y’a dans ce film… un soutien gorge foreuse (a drill bra en anglais), je penses que là c’est acquis, vous avez compris que c’était vraiment à l’ouest ce film.

Niveau qualité de l’image et du bluray, si j’vous jure c’est sorti en bluray, c’est pas bien terrible. L’image a un grain ultra moche et des saccades sont parfois apparues, ce que j’aurai du au lecteur et ce qui ne semble pas être le cas. Pour moi c’est carrément indigne cette qualité d’image, c’est un assez gros point noir. Pour un film de 2008 on sent que le budget devait vraiment être rikiki. Le doublage français rajoute à l’ambiance over the top, vu qu’il est déjà de base pas bien terrible et que les dialogues sont caricaturaux au possible. Une VOST est bien sur disponible mais je conseille la langue de Molière pour maximiser la blague.

The Machine Girl de Noboru Iguchi

The Machine Girl, c’est du pur divertissement de cinéma bis. Il est clair que ce n’est pas pour sa portée intellectuelle que vous regarderez ce film mais bien pour une bonne grosse tranche de rigolade. Je me suis presque autant marré à le voir qu’à écrire cette article, en un mot… JAPOOOOON !!


Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine est une série jeunesse de Gail Carriger qui se passe dans le même univers que Le Protectorat de l’Ombrelle, son autre série mais pour adultes celle-ci. Le premier tome Étiquette et Espionnage est récemment paru en poche aux éditions Le Livre de Poche. Aimant l’autre série de l’auteur, je ne pouvais que débuter celle-ci. Synopsis !

Étiquette et Espionnage, Le Pensionnat de Mlle Géraldine Tome 1, de Gail Carriger

Sophronia, 14 ans, a bien du mal à être la jeune fille de bonne famille que sa mère désirerait. Elle préférait faire les 400 coups et espionner les conversations de sa génitrice cachée dans un monte-charge. Désespérée, sa mère décide de l’envoyer en pension chez Mademoiselle Geraldine dont les résultat sont, dit-on, étonnants même sur les spécimens les plus récalcitrants. Bon gré, mal gré, Sophronia prend donc la direction de cette école volante… pour y découvrir qu’il s’agit d’un pensionnat pour devenir une parfaite espionne !

Gail Carriger

Gail Carriger

Bien que situé dans le même univers que le Protectorat de l’Ombrelle, nous ne retrouvons que quelques personnages secondaires de la saga principale ici. De plus, les rivalités entre les différentes races n’y sont pas présentes. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir lu les aventures d’Alexia, on loupera peut être deux références de temps à autre mais rien de gênant.

La majorité de l’intrigue se passe dans les murs de l’école, enfin, si on peut parler de murs pour une école située dans un dirigeable évidemment. Nous retrouvons donc un schéma assez similaire à du Harry Potter, avec des élèves, une salle commune, des explorations nocturnes et autres professeurs charismatiques. Si l’idée du coup n’est pas forcément originale, elle est bien maniée, et le coté Steampunk est clairement un plus.

L’héroïne est bien sûr clichée, mais c’est un roman jeunesse, donc on est plus coulant la dessus. C’est le stéréotype de la nana un peu gauche et pas du tout distinguée mais qui fait de son mieux, de sorte que toutes les jeunes lectrices peuvent aisément s’identifier à elle. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et ont tous les traits distinctifs nécessaires pour être reconnaissables. On n’échappera pas non plus aux clichés, mais ils sont relativement discrets. L’intrigue a beau être jeunesse, elle n’est pas télescopée pour autant, au contraire. J’ai trouvé l’enquête qui sous-tend l’histoire plutôt bien trouvée même si un peu facile.

Etiquette et Espionnage Pensionnat de Mlle Geraldine Gail CarrigerLe style traduit de Gail Carriger est toujours très agréable, léger, avec ce qu’il faut d’humour et de remarques acerbes. Elle ne manque pas de traits d’esprits et c’est toujours un plaisir de la lire. C’est une lecture détente mais pas lobotomisante au contraire. Cela fait plaisir de trouver là un style léger mais pas simple pour autant.

Vous l’aurez compris, Étiquette et Espionnage est une réussite pour moi comme premier tome de série. Je ne peux que vous le conseiller si vous aimez déjà l’auteur. Si vous ne la connaissez pas, c’est un bon moyen d’aborder son univers.


Après une première journée couverte par les nuages, c’est sur de bonnes prévisions météo que se poursuit le Motocultor 2015. Cette journée contient bien moins de groupes que nous attendons, on va donc en profiter pour faire quelques découvertes. Parmi celles-ci, le groupe français Bliss of Flesh qui a sorti récemment un nouvel album Beati Pauperes Spiritu.

Originaire de Calais, le groupe officie à l’origine dans le Death / Brutal, pas forcément des genres que l’on apprécie beaucoup ici. Oui mais, en jetant une oreille plus qu’attentionnée à leur dernier opus, on y observe de fortes traces d’un mélange Blackened Death comme Behemoth sait si bien nous en servir. Et du coup, c’est tout de suite plus intéressant !

Pour être honnête, ce dernier album m’a presque donné l’impression d’écouter le dernier Behemoth, que ce soit dans la mise en scène des lignes de chant ou dans l’instrumentation. Ce qui est loin d’être négatif ! Ils passeront aujourd’hui à 14h20 sur la Dave Mustage.


A l’affiche de ce premier jour du Motocultor 2015, on retrouve un groupe de Folk Metal que nous aimons beaucoup ici: Eluveitie. Ce ne sera pas la première fois que nous voyons les suisses sur scène et pour cause, on a pu apprécier leurs prestations sur la quasi totalité de leurs dernières tournées. La dernière fois, c’était à Limoges en février de début d’année pour la tournée autour de l’album Origins.

Celui-ci n’est clairement pas mon album préféré, c’est du Eluveitie plutôt agréable à l’oreille certes, mais il n’a pas ce petit quelque chose qui m’avait fait tant aimer les deux albums précédents, et notamment Helvetios. Comme pour chaque album, le groupe sort sa petite balade, et après A Rose for Epona, on a ici une balade catchy qui reste agréable à l’écoute mais beaucoup trop facile. Petite cerise sur le gâteau, le groupe la joue dans plusieurs langues et on peut être sûr que c’est en français qu’ils la joueront sur la scène du Motocultor 2015.

Mais la vraie question n’est pas là, la question c’est: est ce que le groupe refera un featuring avec Manau? On est sur les planches bretonnes, alors tout est possible… Réponse ce soir sur la scène Dave Mustage.


Le Cycle de Majipoor est série fleuve de Robert Silverberg qui compte plusieurs trilogies et quelques romans qui viennent étoffer son univers. Dernières nouvelles de Majipoor fait partie de cette dernière catégorie de livres qui permettent à l’auteur de faire découvrir certains aspects de son gigantesque monde. C’est aussi une bonne occasion pour un lecteur novice de mettre un premier pied sur cette planète qu’est Majipoor et son histoire de plusieurs millénaires. Tout juste sorti en poche chez Le Livre de Poche, il s’agit d’un recueil de sept nouvelles, il n’y aura donc pas de synopsis.

Dernières nouvelles de Majipoor de Robert Silverberg

Sur ces sept nouvelles, quatre avaient déjà été publiées en France à diverses occasions, généralement dans des mensuels de type Bifrost ou encore Fiction. Les trois autres sont des inédites traduites pour l’occasion lors de la publication en grand format aux éditions Actu SF. L’année d’écriture avait beau énormément varier, je n’y ai pas vu de réel changement à ce niveau. Il faut dire que Dernières nouvelles de Majipoor forme une sorte d’ensemble de texte à la fois très varié mais aussi très constant dans la découverte qu’il permet de Majipoor.

Car en dehors de deux nouvelles assez centrées sur des personnages et sur la magie, à chaque fois il s’agit d’un scénario qui permet d’apprivoiser un pan de l’histoire du continent. Je ne connais pas le Cycle de Majipoor mais je pense qu’il s’agit de nouvelles qui sont là pour faire du fan service et flatter le lecteur en lui livrant des anecdotes sur des grands héros. Là dessus, on peut dire que c’est fait d’une manière très habile et qu’à aucun moment je n’ai eu l’impression d’être laissé au bord du chemin. C’est pour le coup aussi bien réussi que par exemple l’Epée Lige de George R.R. Martin et j’ai vraiment pris mon pied à découvrir cet univers.

Dernières nouvelles de Majipoor de Robert Silverberg

La nouvelle qui m’a sans doute le plus plu est Le Livre des changements qui va nous raconter comment un poète a réussi à écrire un poème… Au début, je dois avouer que je n’aurai jamais cru possible de tenir en haleine son lecteur sur plus de cinquante pages avec un tel sujet, mais il faut bien avouer que Robert Silverberg réussit ici un tour de force. C’est très prenant quasiment dès le début et on a vraiment envie de finir la nouvelle. Le plus fort étant qu’il arrive du coup à étoffer son univers avec génie.

Dernières nouvelles de Majipoor de Robert SilverbergAprès celle-ci, j’ai aussi beaucoup aimé La Tombe du Pontife Dvorn qui nous fait suivre cette fois les aventures de deux archéologues. Là encore, vous vous en doutez, c’est une manière habile de nous faire découvrir l’univers. Pour les fans, il s’agit sans doute de l’histoire qui va derrière un monument qui doit être cité dans une des sagas du cycle, pour les autres, juste une nouvelle prenante autour de l’archéologie.

Vous l’aurez donc compris, Dernières nouvelles de Majipoor de Robert Silverberg m’a plus que convaincu. Les nouvelles sont variées et bien écrites, souvent très prenantes. Bien qu’il s’agisse d’un recueil de nouvelles centrées autour de l’univers du Cycle de Majipoor, elles sont suffisamment bien écrites pour suscité l’intérêt du lecteur novice qui n’y aurait jamais mis les pieds. C’était mon cas et j’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture.


Rab Ne Bana Di Jodi de Aditya Chopra

dabYo dans Critiques, Films le 4 août 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Depuis quelques mois nous regardons de temps en temps des films indiens, les réputés films de Bollywood où il est bien difficile de tomber sur un autre acteur que Shahrukh Khan. Rab Ne Bana Di Jodi de Aditya Chopra (à vos souhaits pour le titre) ne fait pas exception à la règle et c’est encore une comédie romantique avec le célèbre acteur indien. Synopsis.

Rab Ne Bana Di Jodi

Sahni Surinder est un nerd à chemise blanche trop longue et lunettes, employé de bureau de la compagnie d’électricité du Punjab. Bref, un indien banal qui n’a rien d’un héros et qui ne risque pas de faire rêver les jeunes filles. Brillant élève son ancien professeur l’invite au mariage de sa fille Taani, une beauté à la joie de vivre sans pareil qui va épouser celui qu’elle aime. Mais, ça, c’était sans compter les scénaristes puisque son promis meurt dans un accident de bus en se rendant au mariage. Son père fait une crise cardiaque en l’apprenant et, agonisant sur son lit d’hôpital, lui fait promettre d’épouser Sahni même si elle ne l’avait jamais vu de sa vie, sans quoi il ne pourra pas trouver la paix au paradis. Évidemment, elle aurait pu refuser, mais non, la voilà donc contrainte d’aller s’installer chez Sahni. Heureusement, ce dernier est tombé sous son charme au premier regard !

Les vingt premières minutes du film sont donc un mélange de péripéties toutes plus what the fuck les unes que les autres qui permettent aux scénaristes d’arriver dans cette situation complètement inconcevable en occident d’un mariage consenti entre deux complets inconnus. Évidemment, ils pourraient se séparer, s’ignorer, mais non, sinon ça ne serait pas rigolo. Pour regarder Rab Ne Bana Di Jodi on est obligé d’oublier la grande différence dans les valeurs morales d’égalité et de liberté de choix que nous avons ici pour considérer qu’il s’agit d’une autre culture. Bien que ce soit ici très difficile tant le message véhiculé par le film m’a semblé dur et extrême. Mais faisons abstraction au moins le temps de quelques paragraphes.

Rab Ne Bana Di Jodi

Pour conquérir le cœur de Taani, qui rappelons le vient d’être mariée « de force » à un inconnu après avoir perdu son être aimé, Sahni va faire ce qui lui semblait impossible, sortir de son rôle de mari coincé qui ne sait pas s’exprimer pour devenir un beau gosse macho. Mais pas en tant que Sahni non, car il veut que sa dulcinée l’aime pour ce qu’il est vraiment. Il va donc se faire passer pour Raj le jour, essayant de séduire sa propre femme, tout en redevenant Sahni-qui-rentre-du-boulot le soir. Un dédoublement de personnalité qui va finir tragiquement, vous vous en doutez.

Rab Ne Bana Di JodiLe film est globalement très triste et très émouvant. Bon, il faut faire abstraction de très nombreux éléments, mais on peut quand même reconnaître aux deux acteurs principaux, Shahrukh Khan et Anushka Sharma d’arriver à très bien jouer la tragédie. Tous les deux bloqués dans des positions où ils ne peuvent trouver l’amour, on ne peut qu’être touché par leur jeu et la façon d’exprimer leurs sentiments. Cet aspect est très bien mis en évidence par la façon de filmer, un peu plus contemplative que d’autres films du genre. Mais aussi avec des couleurs vives et des moments assez grandioses côté lumière et paysages.

Rythmé par des musiques comme tous les films du genre, les chorégraphies sont relativement peu marquantes bien que réussies. Les musiques sont plutôt très modernes et viennent mettre de nombreux éléments occidentaux dans des mélodies très orientales. Ça ne reste cependant pas tellement dans la tête, moins que le morceau titre de Happy New Year par exemple.

Rab Ne Bana Di Jodi

Malgré son scénario complètement pété et une très grande différence dans les valeurs morales et de société, Rab Ne Bana Di Jodi s’avère être un film qui a une forte personnalité et qui prend aux tripes. Le film mêle vraiment très bien comédie et tragédie, il est juste dommage que cette situation de départ complètement improbable en fasse quelque chose que l’on ne gardera pas franchement en mémoire.


ALTER EGO de Neil Thomas

dabYo dans Critiques, Livres le 1 août 2015, avec aucun commentaire
Critiques

ALTER EGO est un court roman écrit par Neil Thomas qu’on pourrait, avec un brin de folie certes, classer dans le Fantastique. Publié par les éditions les Alchimistes du Verbe, il est sorti il y a un peu plus d’un an et est accompagnée d’une couverture mystérieuse mêlant temps et signes astrologiques. Car c’est bien de ça que nous allons parler. Synopsis.

Alter Ego de Neil Thomas

Eric Trichet a 42 ans, vit dans la très agréable ville de Nantes où il travaille pour La Banque Postale. Bref, tout ce qu’il y a de plus banal en somme, il a une fille qui a commencé l’adolescence et une femme aimante avec qui il aime vivre. Tout pourrait aller comme dans le meilleur des mondes mais voilà qu’il fait une effroyable découverte: son signe astrologique n’est plus dans l’horoscope et tout le monde fait comme s’il n’avait jamais existé ! Il est pourtant bien sûr d’avoir été Cancer !

Le livre de Neil Thomas s’inscrit donc dans la lignée des romans qui souhaitent traiter du parcours d’un homme sain vers la folie. Pas de grands anciens comme chez Lovecraft ici, mais plutôt une sorte de cheminement dans les réflexions et les sensations d’une personne. Après avoir découvert qu’une chose qu’il avait connu et cru connaître toute sa vie n’a peut être jamais réellement existé, un homme tombe peu à peu dans la folie en ne sachant plus faire la différence entre la réalité et la sensation qu’il en a. Bref, la vérité et la croyance en quelque sorte.

Le cheminement du personnage est suivi par le lecteur directement, Eric Trichet lui racontant tout son cheminement en le couchant par écrit et en faisant donc un parcours de son histoire depuis sa découvert jusqu’au moment où il nous écrit à nous, directement. Là dessus, le style d’écriture est plutôt très simple à lire et on arrive facilement à suivre et comprendre ce qu’il se passe. Malheureusement, si la narration et l’écriture sont fluides et faciles de lecture, j’ai trouvé que l’auteur avait une fâcheuse tendance à se répéter et le personnage se retrouve à disserter sur la moindre des choses. Cela donne quelque peu l’impression de vouloir grapiller des phrases, comme s’il y avait une nécessité à ralentir la progression de l’intrigue.

Alter Ego de Neil ThomasAlors certes c’est courant de recourir aux multiples détails pour étoffer les situations et les personnages, mais là cela donne juste l’impression de relire des répétitions à chaque chapitre qui n’apporte pas franchement grand chose. C’est là pour donner l’impression que le personnage se perd dans ses propres pensées, c’est le cas certes, mais c’est aussi très ennuyeux pour le lecteur. L’impression de folie qui devrait se dégager ne prend pas vraiment, on a juste l’impression d’être face à quelqu’un de rationnel qui essaye de se bloquer dans son irrationalité. Il manque un petit quelque chose pour nous faire partir avec lui, ou au moins, penser qu’il est sincère.

ALTER EGO de Neil Thomas est donc un roman en demi teinte. Il est court certes mais se lit rapidement aussi parce que son écriture est fluide. Mais les trop nombreuses répétitions de son personnage principal le rend parfois ennuyeux, sachant que lui faire répéter plusieurs fois qu’il entre dans la folie n’en fait pas pour autant un vrai fou. Dans le même registre, on pourrait retrouver La Maison-Livre de Gérald Duchemin.


C’est Lundi, que lisez vous ? #167

Serafina dans Actualités, Livres le 27 juillet 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.
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Serafina

J’ai terminé le premier tome de La Voie des Rois de Brandon Sanderson. En réalité les deux tomes représentent une seule histoire, et on est donc coupé en plein milieu. Du coup, j’ai déjà le tome 2 sur ma table de chevet. Mais histoire de faire une petite pause, j’ai entamé le deuxième tome de Insatiable de Meg Cabot. On suit assez directement le premier tome et on retrouve Meena Harper avec plaisir. Le tome est plus court que le précédent et se lit tout aussi bien. C’est pas le comble de l’originalité mais ça se lit bien. 

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?