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L’Outsider de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 23 mars 2019, avec aucun commentaire
Critiques

L’Outsider est un roman de Stephen King paru à la fin 2018 en anglais et début 2019 en français aux éditions Albin Michel, traduit par Jean Esch, J’ai cependant lu ce livre en anglais, je ne me prononcerais donc pas sur la qualité de la traduction. Synopsis ?

stephen king outsider

Dans la petite ville de Flint City, la police est sur les nerfs. Un petit garçon a été tué et mutilé. Tout semble incriminer une personne que toute la ville apprécie : le coach sportif Terry Maitland. Mais alors que la police l’inculpe, des preuves semblent émerger prouvant que le coach Terry était en réalité à plusieurs centaines de kilomètres du lieu du crime. Comment a-t-il pu se trouver a deux endroits en même temps ?

stephen king outsiderL’Outsider est donc un roman de Stephen King, que l’on ne présente plus. Il s’agit d’un roman policier qui vire peu à peu dans l’horreur mais bien sûr cette chronique ne contient aucun spoiler. Située dans l’Oklahoma, dans une ville totalement fictive de Flint City, cette histoire comporte un certain nombre d’éléments chers à Stephen King. Nous trouvons donc une petite ville de l’Amérique profonde, où tout le monde se connait. Les personnages sont monsieur et madame tout-le-monde.

Avec sa série Bill Hodges, Stephen King s’est frotté au policier et cela ce sent. En effet, ce roman tient en haleine comme un policier et d’ailleurs, la majeure partie du bouquin n’est qu’une enquête, étant donné que l’élément fantastique arrive très très tard. D’ailleurs, je dois dire que la partie fantastique n’est pas celle que je préfère dans le livre, je trouve la partie policière presque plus réussie. La base de l’élément fantastique m’a semblé un peu sortie du chapeau, ce qui est toujours un peu dommage, mais souvent courante chez King.

Les personnages sont évidemment très bien construits mais cela n’étonnera personne. Ils prennent vie en peu de mots, et il est très facile de s’attacher à eux. Sans être forcément très originaux, on a un bon panel, allant du sceptique, au cartésien, en passant par la personne inadaptée.Bref, un casting efficace et qui sert l’intrigue, sans pour autant être inoubliable, à l’exception d’un personnage déjà issu d’une autre série de King.

Le roman est découpé en plusieurs périodes de temps, avec des alternances de point de vue, qui, comme toujours chez cet auteur, donnent un bon rythme au roman. On trouve dans cette histoire des personnages issus d’autres histoires, mais cela n’est pas dérangeant, et il est tout à fait possible de lire L’Outsider lorsque l’on n’a jamais lu de Stephen King. Le fantastique étant assez light, je dirais même qu’il s’agit même d’une bonne manière de s’initier à l’horreur.

Un bon rythme, de bons personnages, une intrigue palpitante, le nouveau Stephen King a tout pour plaire, même aux plus réticents. Avec une construction intelligente et un découpage qui donne envie de continuer sa lecture, les 600 pages et quelques se lisent en un rien de temps. A lire donc !

A noter : une adaptation cinématographique semble être en bonne voie puisque HBO à acheté les droits pour en faire une mini-série.


Nicky Larson et le Parfum de Cupidon de Philippe Lacheau

Generation Club Do

illman dans Critiques, Films le 19 février 2019, avec 1 commentaire
Critiques

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, est une adaptation de la série d’animation City Hunter, réalisé, produit et interprété – en partie- par Philippe Lacheau . Issue du manga du même nom de Tsukasa Hojo, cette série animée japonaise avait été renommée en France Nicky Larson et accessoirement doublée un peu à la serpe, ce qui lui avait donné une partie de son charme dans les années 90. On se souviendra longtemps des méchants aux maniérismes exagérés dans leurs répliques. Le film est sorti le 6 février 2019, et afin de profiter d’un bon gros navet comme le laissait supposer la bande annonce, je me suis dirigé dès le 7 dans ma salle de cinéma préférée.

Nicky Larson est le meilleur des gardes du corps, il va être engagé pour retrouver le parfum de Cupidon, un parfum qui peut rendre follement amoureux quiconque le respire sur la personne qui le porte. S’ensuivront moult péripéties qui vont emmener Laura, sa fidèle coéquipière, et Nicky jusque sur la côte d’Azur.

Spoiler alert, j’ai adoré le film, qui est loin d’être l’accident industriel que je redoutais. Déjà, le scénario aurait pu être celui d’un épisode de la série animée, si l’on excepte qu’il manque certainement un autre personnage féminin en plus de Laura pour faire un des moteurs de l’aventure. Les relations entre les personnages sont suffisamment bien respectées pour que l’on puisse dire au final que l’adaptation est assez fidèle au matériau d’origine. L’action se déroule en France, ce qui évidemment a fait tiquer pas mal de monde, cela ne me choque pas du coup, l’adaptation tenant plus du coté franchouillard du doublage d’époque que de l’anime en VO.

Ensuite, les acteurs font plutôt bien le travail, ne serait-ce que physiquement. Il manque certes un peu de steak à Philippe Lacheau qui interprète ici Nicky mais c’est plus un problème de carrure, mais Elodie Fontan est parfaite en Laura et Mammouth est plus vrai que nature. Il y’a juste un petit tic de Lacheau qui me dérange, c’est son « pow pow pow » quand il voit une femme à son goût, ça ne colle pas trop au personnage à mon avis, un gros sourire pervers aurait sans doute suffit. L’autre problème c’est l’insertion au chausse-pied dans le scénario des autres membres de la « bande à Fifi », le personnage de Tarek Boudali ne sert absolument à rien par exemple et on sent que c’est vraiment pour caser tout le monde.

Le rythme et assez bon, on ne s’ennuie pas et il y’a quelques idées de mise en scène intéressantes, notamment une scène de bagarre en première personne dont on voit un morceau de loin un peu après. Étonnamment, les scènes d’action, baston et gunfight, sont pas mal, déjà pour un film français et surtout pour une première réalisation de ce type.

90’s Kids will Remember

Il y’a des dizaines de références au Club Do’ et aux années 90. Des noms de personnages au détour d’une scène, le mariage de deux personnages qui s’appellent Jeanne et Serge par exemple, des références plus « globales » sont aussi présentes genre un personnage qui fait un vol plané sur un Take my Breath Away. Dorothée fait même un petit caméo et j’adore toujours autant sa voix (et la vanne sur les chaussettes).

Bref, un beau paquet de références qui, même si parfois elles sont mal voir sur-jouées, font plaisir à voir à ceux qui ont connu l’époque. Y’a un peu trop de vannes sur les chauves à mon gout et une ou deux blagues un peu limite homophobe, Lacheau est apparemment coutumier du fait. A part ça, je me suis vraiment beaucoup marré devant le film et c’est assez rare que je me permette de rigoler franchement dans un cinéma (désolé à mes voisins directs).

Coté son, même topo, on veut faire plaisir. Entre les musiques de l’anime original et le générique français d’époque réorchestré et réinterprété dans le film, on est carrément aux anges. Pour le reste c’est un peu les 90’s en musique, c’est donc ton sur ton.

Je termine par un petit mot sur la salle, vu que je suis allé à une séance un peu spéciale. Une salle ICE vient d’ouvrir dans le CGR à coté de chez moi et du coup pour une place subventionnée à 9€, on a droit à des grands sièges inclinables électriquement, beaucoup de place et le lightvibes (sorte de nouvelle technologie permettant une meilleure immersion dans le film avec des effets lumineux) qui est pas trop mal exploité pour ce film d’ailleurs. Cela valait largement le petit surcoût de place.

Le film ne partait clairement pas gagnant, surtout avec une première bande annonce putassière que le réalisateur avait qualifié de « grand public », du coup ça fait du bien d’avoir été agréablement surpris par le produit final. Je sais qu’il y’a eu des critiques parce que certaines blagues sont un peu lourdes, mais cela ne m’empêche pas d’avoir aimé le film et de me dire que le Blu-ray pourrait être une idée, histoire de capter les dernières références.


Découvrir les Light Novels Japonais

Les romans légers des japonais

illman dans Livres le 5 février 2019, avec aucun commentaire

Les Light Novels sont un type de roman japonais plutôt destiné aux jeunes adultes, à la base. Depuis la déferlante Sword Art Online en 2012, le phénomène a commencé à prendre pied en occident, donnant de la visibilité au genre.

Qu’est ce qu’un Light Novel ?

Pour en revenir à ce qu’est un Light Novel, ma définition préférée serait la suivante : les Light Novels sont les héritiers du pulp à la sauce japonaise. En effet ici, n’en déplaisent à certains professeurs de français, on lit pour se divertir. On va retrouver des formats courts, en dessous de 250 pages, des paragraphes courts, beaucoup de dialogue, un style très direct. Et surtout des illustrations pour agrémenter le récit de temps en temps. Et ça rigole pas, les illustrateurs sont crédités dès la couverture. Le cross media est aussi très répandu dans le milieu, il n’est pas rare de trouver des adaptations manga ou anime de Light Novel, sans compter goodies et jeux vidéos.

On trouve vraiment de tout dans les LN, mais s’il y’a un genre qui a complètement inondé le marché ces dernières années, c’est l’isekai. Globalement, un ou plusieurs personnages sont transportés/invoqués/réincarnés dans un autre monde. Cela donne souvent des titres aussi improbables que “Reborn as a Vending Machine, I Now Wander the Dungeon” ou encore “JK Haru is a Sex Worker in Another World”… Je vous jure que je n’invente rien. L’imagination des auteurs est fertile de ce côté, un poil trop parfois…

Malheureusement la plupart du temps ces histoires s’articulent souvent autour d’un gimmick qui s’épuise assez vite ou n’a tout simplement aucun intérêt – au hasard et tristement commun, le smartphone dans un monde fantasy – . Les histoires de personnages surpuissants qui ne mènent à rien car l’auteur n’arrive pas à mettre des obstacles à la hauteur des pouvoirs octroyés sont légions dans le genre. De plus, les harems sont un peu trop monnaie courante dans les Light Novel qui parviennent jusqu’à nous, usant et abusant jusqu’à la moelle des clichés les plus communs des personnages féminins. Un peu lassant à la longue et malheureusement lié à la cible de base de ces œuvres.

Par abus de langage on a aussi tendance à classer des romans qui ont des univers proches dans cette catégorie. C’est pour ça qu’on classe souvent les romans de Nisioisin dans cette catégorie, ou encore les romans Orange. Bref à partir du moment où il y’a une illustration qui “fait japonais/manga” dessinée sur la couverture, la tendance est de le mettre dans la catégorie Light Novel, même si c’est un pavé de 400 pages.

Où trouver des Light Novels ?

En Français

Peu d’éditeurs sont des pure players sur le créneau, mais si l’on devait en considérer un comme le fer de lance et le seul vraiment spécialisé, ce serait Ofelbe. Il distribue une partie des séries les plus connus au travers de deux collections. Classique, qui regroupe en fait des tomes doubles autour de 20€; c’est là qu’on retrouvera les Sword Art Online, Overlord, A certain Magical Index, etc… LN regroupe des tomes simples de séries un poil moins “prestige”, autour de 13€, on y trouve Re:Zero, Durarara!! My teen romantic comedy is wrong as I expected et Danmachi, pour l’instant. Il faut aussi dire que Ofelbe a l’air de méchamment ramer pour faire valider les manuscrits par les ayants droits, les dates de sortie étant régulièrement repoussées. Autre point qui peut avoir de l’importance, je n’ai pas vu de version ebook de leurs publications.

En dehors d’eux, c’est plutôt timide et tourne plutôt autour de l’achat de licences pour lesquels les éditeurs exploitent le manga. La publication étant plutôt ponctuelle, disparate et autour de séries fortement marketées, c’est un peu compliqué de faire une liste. L’exemple le plus récent est sans doute Kurokawa avec Goblin Slayer.

En anglais

Là, c’est déjà plus la fête. On peut citer comme éditeurs spécialisé outre-atlantique : Yen Press, Yen On, Seven Seas Entertainment, etc… Il suffit de voir la liste des Light Novel sur BookWalker, l’un des plus gros sites proposant des LN et mangas en ebooks anglais appartenant à Kadokawa qui est lui-même un gros éditeur japonais : 125 références. Personnellement, je regarde ce qu’il y’a sur ce site puis je vais sur Amazon, histoire de ne pas avoir à trop subir les taux de changes, le premier étant en $, et leur infâme lecteur en ligne. Surtout que pour certaines séries, une édition physique existe et que c’est en général bien plus agréable, bien que plus cher, de l’avoir sous la main et qu’on les trouve facilement des Light Novels sur le Amazon français.

En résumé, le point d’entrée le plus fiable et exhaustif pour lire des LN en anglais sans trop faire chauffer la CB reste Amazon. Les ebooks tournent autour de 7€ et les livres vers 13€. Le bonus, c’est que le niveau de langage n’est en général pas très haut, ce qui permet à ceux qui veulent se mettre à lire en anglais d’avoir un point d’entrée abordable.

Personnellement, j’avais quasiment arrêté de lire des romans, mais les Light Novels m’ont permis de retrouver le goût de la lecture. Les thèmes sont en général variés et même si certains défauts inhérents au genre me hérissent le poil régulièrement, c’est une catégorie de littérature à laquelle j’adhère totalement.


China Mieville est un auteur dont j’ai entendu énormément de bien. Cependant, je n’avais jamais eu l’occasion de le lire. C’est chose réparée avec Celui qui dénombrait les hommes (This Census-taker en VO), un roman relativement court  de 150 pages environ, paru il y’a peu en version poche, aux Editions Pocket. Synopsis ?

Dans une petite ville isolée, un jeune garçon dévale la colline à vive allure. A travers son récit un peu paniqué on comprend une accusation : son père a tué sa mère. Là-haut, sur la montagne, dans la maison isolée, c’est un crime qui se serait produit. Est-ce vrai ? Que penser des dénégations du père ?

En réalité, donner un synopsis de ce roman est difficile. Très difficile même. Tellement que le résumé donné par l’éditeur ne me convient pas non plus. Pas plus que le titre, en VO comme en VF qui fait référence à quelque chose qui n’arrive que dans la toute fin du récit. Celui qui dénombrait les hommes est un roman ovni, un roman probablement bien plus complexe que ces 150 pages pourrait laisser croire. D’ailleurs, je ne suis pas totalement sûre d’avoir tout saisi.

D’abord, la manière dont China Mieville conte le récit est assez perturbante : il alterne entre la première et troisième personne – chose classique – mais aussi avec la seconde personne ! Le récit du petit garçon est entrecoupé de flash-forwards cryptiques. Que je n’ai toujours pas compris après ma lecture d’ailleurs.

Ensuite, le récit est assez lent, et n’a aucun ancrage spatio-temporel. Nous ne savons même pas si nous sommes dans notre monde ou dans un autre. Enfin, nous devinons que c’est un autre monde. Est-il parallèle ? Est-ce de l’anticipation ? Un univers est esquissé, à priori riche, mais peu développé. J’ai même d’ailleurs pensé que j’étais face à un spin-off d’une autre saga. Ce n’est à priori pas le cas. Toujours est-il que, j’aurais plutôt tendance à considérer cette oeuvre comme une novella qu’un roman : il n’y a pas d’ancrage mais en plus les personnages n’ont pas réellement de caractère, ni de consistance.  Ils sont mêmes réduits à un rôle  : l’enfant, le père, la mère, etc. A partir de là, difficile de s’attacher à eux, ou de s’immerger dans le récit.

Enfin, il faut l’avouer, le rythme est lent, voir carrément contemplatif. Il ne se passe réellement rien pendant tout le roman. De quoi ressortir frustrée. On attend que le livre démarre, et ça n’arrive jamais. Autant le dire tout de suite : je me suis ennuyée. C’est un roman probablement complexe, où du moins qui en donne l’apparence, mais qui m’a laissée totalement de marbre. Je l’ai trouvé lourd, avec tous ses changements de points de vue et sa tendance à se répéter ; je me suis ennuyée devant le peu d’action et enfin je n’ai pas pu m’attacher à quiconque.

A la fin du roman, de nombreux points restent complètements non-résolus. Nous ne savons rien de certains mystères évoqués et aucunes des intrigues n’est réellement résolue. Vous l’aurez compris : difficile de trouver un point positif à ce roman. Je comprends qu’il y’a probablement quelque chose que je n’ai pas su voir. Si vous l’avez lu, je suis curieuse d’avoir votre point de vue. N’hésitez pas, surtout si vous l’avez apprécié, à laisser un commentaire.

Je dois avouer être très perplexe du coup sur l’auteur. Peut être en attendais-je trop ? Peut être est-ce une exception dans sa production ? Je dois dire en tout cas que cette première découverte de l’auteur n’est pas la pour me convaincre de continuer… Cela me donne plus l’impression d’un auteur qui complexifie ses romans pour au final, n’en faire que du flan.


Un auteur talentueux, un sujet passionnant, vous secouez le tout, et qu’obtenez vous ? Vous obtenez la Mythologie Viking, réinterprétée par Neil Gaiman. Sorti il y’a quelques années dans la langue anglaise, il est sorti récemment en français, en version poche, aux éditions Pocket. Pas de Synopsis pour ce roman, puisqu’il est un peu particulier.

En effet, Neil Gaiman le dit dès le début : il n’a rien inventé. Il à repris les mythes nordiques telles que nous les connaissons – ou pas -. C’est à dire que vous trouverez donc les récits de Odin, Thor et Frey. Les perfidies de Loki, le loup qui dévorera le monde, tout cela Neil Gaiman ne l’a pas inventé. A partir de là, quel est l’interêt de lire cette version ? Eh bien, il y’en a plusieurs.

D’une part, c’est trouver un livre, écrit de manière assez moderne, avec une bonne selection d’histoires, facilement, un livre permettant de comprendre rapidement et facilement la mythologie nordique. Un livre qui ne s’adresse ni uniquement aux experts ni uniquement aux néophytes. Bref, un livre dans le juste milieu qui va enfin permettre de comprendre de quoi causent donc les chansons de vos groupes de metal préférés – car on sait tous que c’est la vraie raison – . Je ne sais pas si les fins connaisseurs trouveront leur beurre avec ce bouquin, mais au pire, le style de Gaiman, c’est jamais le bagne.

Ensuite, il faut le dire, c’est un roman qui se lit très bien. La plupart des histoires font entre une et dix pages, donc c’est très facile à lire avant d’aller dormir, cela permet de bien s’imprégner de la mythologie nordique, sans pour autant être lourd et indigeste. Il est donc tout à fait possible de lire ce roman en parallèle d’un autre. Et c’est même ce que j’aurais tendance à conseiller, car parfois les histoires ont tendance à se répéter.

Enfin, car c’est Neil Gaiman. Si vous connaissez le bonhomme, vous savez que son style est clair, limpide, et non dénué d’humour. Un Neil Gaiman, c’est presque une assurance qualité. Alors certes, il n’a pas grande liberté dans l’affaire. Il doit se conformer à des histoires déjà bien connues. Mais cela ne l’empêche pas d’être drôle ou encore de rendre Loki attachant (oui, je vous l’assure).

Je vais vous l’avouer, je ne suis pas une experte des mythes nordiques, loin de là. Du peu que je connaissais, ça m’a paru fidèle. Je ne sais pas ce qu’en penserait une personne experte. Je devrais me contenter de croire la préface, ou Gaiman raconte un peu son expérience d’écriture, nous expliquant s’être entouré de nombreux professionnels, et avoir été le plus fidèle possible. D’ailleurs, il le dit lui-même, certains mythes se contredisent ou se répètent, mais c’est comme ça.

La Mythologie Viking de Neil Gaiman, c’est un peu écouter au coin du feu un des meilleurs écrivains de fantasy contemporaine faire vivre sous vos oreilles les personnages mythiques, devenus à la mode, via Viking ou via les Marvel. Une occasion de revenir aux sources, et aussi de combler une lacune culturelle.

Vous l’aurez compris, c’est un livre que je vous recommande. Surtout, si comme moi, vous chantez avec vos groupes de metal favoris les épopées de Nifelheim, mais que vous n’aviez aucune espèce d’idée de ce que c’est. Alors, on part faire un tour dans le vide de Ginnungagap ?


Apostasie de Vincent Tassy

Serafina dans Non classé le 29 novembre 2018, avec 1 commentaire

Avant l’été, j’étais arrivée à un moment ou je n’aimais rien de ce que je lisais. Trop de poncif, trop blasée, j’étais probablement trop difficile. Puis une copine m’a conseillé Apostasie, de Vincent Tassy que j’avais déjà dans ma bibliothèque. Je l’ai entamé le soir même et cela a dépassé mes espérances. Synopsis ?

Anthelme aime les livres. Il est jeune, et solitaire. Un peu inadapté aussi. Il s’installe dans une cabane au coeur d’un bois : La Sylve Rouge. Sa vie est rythmée par ses trajets à la bibliothèque du village où il emprunte des livres. Jusqu’au jour où il tombe sur un livre qui va le hanter et qui semble étrangement lié à l’endroit ou il habite. Et ce livre va l’amener à rencontrer le maitre de la Sylve Rouge : Aphelion.

J’aime beaucoup ce qu’écrit Vincent Tassy. J’aime aussi sa musique (puisque c’est lui derrière le groupe de musique Angellore). Je l’ai découvert avec sa nouvelle Mlle Edwarda qui m’avait fait forte impression, puis j’avais adoré son roman jeunesse Effroyable Porcelaine. Apostasie est à ma connaissance son premier roman adulte. Et autant vous le dire cela ne plaira pas a tout le monde tellement l’ambiance est particulière.

Chaque pas d’Anthelme est peuplé de mélancolie, le rythme est parfois très contemplatif, avec un niveau de vocabulaire soutenu. Je tiens d’ailleurs à saluer le style et le niveau de langage employé. Ce n’est pas tous les jours qu’un roman m’impose d’aller chercher une définition dans le dictionnaire. Et je ne dis pas cela pour me vanter, mais lisant beaucoup, ce genre de situation est assez rare.

Apostatie est aussi, et surtout, un roman très sombre, que j’ai du mettre en pause plusieurs fois car la mort y est belle . Très belle et tentante. Trop belle et tentante. Le roman ne vole pas son qualificatif de roman gothique. La peine et la fin sont belles. C’est un roman que j’ai trouvé magnifique, cependant, mieux vaut être dans une bonne disposition pour l’apprécier. Il est préférable de lire autre chose si on a des idées noires. car Anthelme vit dans un univers sombre, car la tristesse, l’envie d’en finir, la vacuité de l’existence, et tant d’autres sujets joyeux forment, quelque part, le noyau dur du livre.

Apostasie est un roman unique, une atmosphère que je peine à décrire, un adaptation très personnelle du mythe du vampire, loin de la bit-lit et des productions qu’on a pu lire ces dernières années. Le rythme étant assez peu rapide, je sais qu’il ne conviendra pas à tout le monde. Si vous aimez l’atmosphère des Hauts de Hurlevent, que vous mélangez ça à du Poppy Z. Brite – on ne vire pas dans le Splatterpunk, mais certaines scènes sont clairement gores- et que vous soupoudrez d’un peu de darkwave, vous trouverez peut être une idée de ce qu’est Apostasie.

Vous l’avez compris, je ne trouve aucun défaut à ce roman. Certains le trouveront trop long, trop alambiqué, trop contemplatif et parfois trop gore. Personnellement, je trouve que cela créé un univers absolument unique que j’ai absolument adoré. Je ne peux que vous conseiller de le lire, d’autant qu’il est depuis sorti en version poche.


Les Animes Crunchyroll de l’été 2018

Sélection et revue à chaud

illman dans Actualités, Animes, Films le 16 octobre 2018, avec aucun commentaire
Actualités

Etant abonné depuis le printemps 2016 à la plateforme de streaming d’animation japonaise et de drama légal crunchyroll, je me suis dit qu’il serait temps de se pencher sur les sorties de cette saison pour donner un avis presque à chaud. La liste suivante contient uniquement des séries dont j’ai regardé au moins l’épisode 1 pour me faire une impression. Je précise parce qu’il y’a des séries où j’ai clairement même pas le courage de commencer (ouais c’est à vous que je penses les machins d’Idols, entre autres) ou qui en sont à leur trouzmillièmes épisodes car commencé début 2018 voire 2017.

Les nouvelles licences d’anime pour l’été 2018

Angels of Death

Démarrage cryptique, va y avoir de l’hémoglobine et un chouïa d’angoisse au programme, avec une jeune fille qui se retrouve enfermée dans un complexe où se trouve un psychopathe à chaque étage, mais cet endroit est régit par des règles qui pourraient jouer à son avantage. L’animation est soignée, c’est clair mais c’est pour l’instant l’une des seules forces que je lui trouve. J’attends de voir mais je pense qu’on va avoir droit à 12 épisodes de masturbation intellectuelle et de sang. (et c’est aussi le premier d’une longue liste de série où le personnage principal est amnésique)

Island

Un gars amnésique (…) qui s’échoue sur une île, une histoire de voyage dans le temps amené au chausse-pied et des lolis, c’est à peu près le programme qui nous attend ici. Après avoir vu le début de la série ce qui me gêne principalement c’est que l’ambiance et la thématique ont un peu le cul entre deux chaises, on dirait qu’ils ont essayé de faire quelque chose de sérieux mais en collant de la vanne moisie un peu partout avec un scénar abracadabrantesque. Je vais sans doute continuer un peu histoire de voir mais je suis loin d’être convaincu.

How not to summon a Demon Lord

Bla Bla Isekai Bla Bla Jeux Video et Hikikomori Bla Bla Personnage principal surpuissant Bla Bla adapté d’un Light Novel Bla Bla Harem déconseillé aux moins de 16… Je crois que j’ai pas mal résumé la situation. C’est une histoire d’invocation d’un joueur à l’intérieur du jeu, qui est un joueur solo surpuissant et totalement asocial qui est obligé de rentrer dans son personnage de roi démon pour pouvoir parler aux autres. Du grand classique vu et revu. Et c’est la que le bât blesse parce qu’en dehors du coté ecchi un peu plus déployé on a affaire à une énième série d’isekai (Note de Seraf’ : le Isekai est un sous-genre de la fantasy japonaise dont l’intrigue tourne principalement autour d’un personnage normal qui est transporté ou piégé dans un univers parallèle.)

C’est propre mais ça pète pas trois pattes à un canard. Après faut pas non plus dramatiser, on est dans la moyenne haute de ce genre d’œuvres, en même temps ça reste dur de faire un truc aussi insipide que In Another World with my Smartphone ou Death March Rhapsody in a Parallel World. Je jetterais un œil sur la suite voire si ça part dans le bon sens.

Planet With

On me l’avait vendu comme une série de Mecha, je suis un peu perplexe sur la dénomination vu qu’au final cela ressemble plus à des armures un peu fat. Le design de ces « armures » est pas bien terrible et c’est un peu dommage. Coté animation, c’est sympa sans plus, j’espère qu’ils vont s’exciter un peu plus pour la suite, car oui je vais suivre la série, le début ayant réussi à m’intriguer avec ces ET bien louches et le passé trouble du héros. A suivre.

Mr Tonegawa Middle Management Blues

Je… Qu’est ce que fuck ? La série commence par te raconter l’histoire complète d’une autre série, Kaiji, qui date quand même de 2007, et cette série actuelle est donc un spin-off sur un des personnages secondaires, le semble t’il très méchant Mr Tonegawa. Déjà premier choc, le chara design est assez spécial avec ses personnages anguleux au possible pour appuyer cette histoire de prêteur sur gages/yakuza. Une chose qu’on ne peut pas lui retirer, c’est que le Seiyū qui fait la voix off est carrément habité par son personnage et heureusement parce que sans ça je n’aurait pas eu le courage de finir l’épisode 1. Difficile a conseiller tant j’ai eu l’impression de passer à coté de plein de trucs, surtout l’humour pas terrible, en plus de sa thématique pas super engageante.

The Master of Ragnarok & Blesser of Einherjar

Super, un autre isekai/harem adapté d’un Light Novel, à noter toutefois des variations plus que bienvenue dans la formule. L’histoire démarre 2 ans après l’invocation du personnage principal et surtout cela ne se passe pas dans l’univers d’un fichu jeu vidéo. En plus pour tordre le coup à certains clichés, le héros garde un lien avec son monde d’origine et recherche vraiment à y retourner (ce qui change quand même pas mal de d’habitude avec des persos en mode « Meh, j’suis bien ici »).

Le chara design du héros est par contre assez quelconque mais y’a un peu plus d’intérêt sur les persos féminins, qui n’est pas fou quand même. Je sens l’influence de la mythique série Arslan sur l’univers, même si on en restera à ce niveau, ça fait du bien de voir un effort de ce coté là.

Hanebado!

Une série sur le Badminton féminin, ça change. Ils ont mis les moyens niveau animation pendant les matchs, ça bouge bien et c’est presque aussi intense qu’un vrai match de pro. C’est la rentrée il faut se trouver un club, alors pourquoi pas le club de badminton. Des rivalités de haut niveau, avec la question récurrente des protagonistes « Pourquoi est ce que je fais du Badminton ? » La série démarre plutôt bien, malgré son caractère très classique pour de l’anime de sport. Une des séries à suivre de la saison.

Asobi Asobase

Je sais pas pourquoi mais Crunchyroll a pas eu le courage de faire un trailer officiel pour cette série, ce qui est un peu dommage vu que c’est sans doute la plus marrante du lot. Un graphismes qui fait parfois comme un effet aquarelle, donc mignon, des personnages hauts en couleurs (et stupides), des gags qui me font rire, on est bien parti. Avec cette bande de 3 amies, une qui déteste les jeux, l’autre qui se fait passer pour un américaine (et qui est une bille en anglais) et une miss compromis, elle vont former un cercle de joueurs dans leur lycée/collège. Et elle se balance des défis et autres fions dans la face, appuyé par un chara-design qui se plait à déformer les visages pour des grimaces de plus en plus improbables et hilarantes.

Holmes of Kyoto

Bienvenue dans le monde palpitant des antiquaires (ou pas), une échoppe de famille à Kyoto gérait par un jeune homme surnommé Holmes, expert en antiquités et qui décèle les contrefaçons à trois kilomètres se retrouve au coté de sa jeune acolyte Aoi. Je ne suis pas particulièrement emballé pour le moment, c’est propre sans plus. L’épisode 2 semble dirigé la série plus vers de l’enquête avec une légère romance. Bref pas grand espoir mais ça pourrait être sympa sur la longueur.

Phantom in the Twilight

Oh un harem peuplé de bishojo avec des pouvoirs surnaturels dans un café chelou de Londres, toute ressemblance avec Vampire Host (oui je lis du Kaori Yuki) serait purement fortuite. Bref une histoire de société secrète et d’héritière de grand pouvoirs comme on en a déjà vu. Rien de bien transcendant en somme.

Angolmois: Record of Mongol Invasion

Je me suis gardé le meilleur pour la fin. Une série historique avec des samouraï et des batailles. Des exilés sont envoyé sur l’île de Tsushima où, après un voyage mouvementé, ils vont se retrouver intimé de défendre l’île. Le chara-design est soigné et je suis un fan de la badassitude du héros, Jinzaburô Kuchii. Un filtre sur l’image donne un certain cachet et un peu de classe supplémentaire à l’ensemble. En dehors d’un OP et ED vraiment pas fou et pas vraiment à propos, je sens le potentiel pour une grande série.

 

Je me suis aussi infligé le premier épisode de Music Girls, mais je vais vous faire grâce de ça et ne plus jamais en reparler.

Les suites d’anime pour l’été 2018

Black Clover

On continue sur la lancée des épisodes précédents pour l’un des gros shonens de cette génération avec son héros sans magie et beuglant à tout va. Un nouvel arc vient tout juste de démarrer et annonce du lourd. Niveau animation, la saison précédente a eu des passages ultra cheapos que j’espère peu présent maintenant que la série entame sa quatrième dizaine d’épisodes… espoir trahi dès l’épisode 40 avec des dessins particulièrement immondes, les shonens au long cours ont vraiment des problèmes de budget animation. L’OP a changé à l’épisode 40 pour une chanson de Koda Kumi, qui me rappelle de bon souvenir, avec Guess Who is Back, qui déchire littéralement et parfaitement en sync avec le générique. Les combats sont dynamiques et par son système l’auteur se donne une très large liberté en termes de pouvoirs, donc on peut toujours avoir une petite surprise. Bref Black Clover fait partie des séries que je suis avec assiduité, ne m’intéressant pas au manga papier.

 

Comme la plupart du temps l’été, on n’est pas en face de séries majeures, il y’a du sympathique, mais pas d’instant classic. Le haut du panier est à mon sens trusté par Angomois talonné par Hanebado! et Asobi Asobase avec un gros peloton de « OK sans plus ». Du coup c’est un peu aussi les vacances en termes de visionnage d’animes, c’est pas plus mal, surtout si je retourne sur ADN et Wakanim à la rentrée.

 

 


Wotaku ni Koi ha Muzukashi – saison 1

Serafina dans Animes, Films le 29 septembre 2018, avec aucun commentaire

Wotaku ni Koi ha Muzukashi (ヲタクに恋は難しい) est un anime sorti par le Studio A-1 Pictures et diffusé par Amazon au printemps 2018.  Signifiant littéralement « l’amour est difficile pour les otakus« , il est connu en france sous le titre de Otaku Otaku. Il est basé sur le manga du même nom de Fujita . Abrégé généralement Wotakoi, cette première saison contient  11 épisodes. Synopsis ?

Narumi est une nouvelle employée de bureau dans son entreprise. Elle essaie de passer pour une jeune fille normale, mais en réalité c’est une otaku. Fane de Yaoi et dessinatrice de Doujinshis, elle retrouve au détour d’un couloir Hirotaka. Ils se sont connus au lycée où ils partageaient diverses passions. Celui-ci est aussi un otaku sous couverture et ils vont se rapprocher.

Bref, vous l’aurez compris, on baigne dans le shojo mais avec deux otak’ avec tout ce que cela peut sous entendre. Les personnages sont plutôt interessants, et bien construits. Si vous avez déjà dessiné des fanzines pour des conventions vous vous reconnaitrez dans les rushs de Narumi, et quant au coté gamer de Hirotaka il semble plutôt bien mené. La pop culture japonaise a une place de choix dans cet anime et beaucoup de blagues reposent sur des references d’otakus. Dans l’ensemble donc, c’est un anime qui me parle.

Le dessin est beau, l’animation est bien menée. Il n’y a pas eu d’episodes réellement en deçà des autres comme cela arrive dans certaines séries. L’opening et l’ending sont entrainants. Cependant, je pense que j’avais de trop hautes attentes. Sans vouloir réellement spoiler, passé les premiers épisodes, le coté Otaku devient moins prégnant, et les aventures de Narumi et Hirotaka deviennent plus celles d’un couple lambda avec des rôles bien dévolus à chacun. Comme si au fur et a mesure, c’était moins « deux otakus qui sortent ensemble » mais plutôt « une fille avec un otaku ». Car si les activités de dessin et de fane de Narumi sont montrés dans les premiers épisodes, elles deviennent quasiment absentes par la suite.

Voir Narumi finalement se conformer à un rôle genré m’a un peu dérangée car il était pourtant possible avec un tel pitch de proposer une héroine un peu différente de la norme et qui ne se retrouve pas à faire la cuisine. Cette impression de virer vers un shojo normal est d’ailleurs renforcée sur la fin par l’apparition de deux nouveaux personnages dont un pas du tout otaku.

La saison 1 se laisse regarder et appelle à une saison 2. Si j’ai réellement apprécié le début, tout comme j’avais apprécié le premier tome du manga, je suis plus mitigée sur la fin de la saison qui a pour moi laissé de côté ce que j’aimais dans la série. Je regarderais tout de même la saison 2 à l’occasion pour voir où cela mènera.Mais ce qui en ressort malheureusement c’est un effet de pétard mouillé.


Downwell de Moppin sur PC

Tomber au fond du trou prend tout son sens

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 10 juillet 2018, avec aucun commentaire
Critiques

Il n’y a pas besoin de claquer son PEL pour jouer à un jeu sympa de nos jours. Downwell des japonais de Moppin en est le parfait exemple. Edité encore un fois par les trublions de l’édition que sont Devolver Digital, Downwell a trouvé le chemin de nos PC en octobre 2015 pour la modique somme de 2,99€.

Votre personnage est équipé de bottes-pistolets et décide de sauter dans un puits pour aller récupérer un chaton tout au fond. C’est un action-platformer rogue-like, faut pas trop en demander niveau scénario non plus, c’est pas le but. Bref tout ça est prétexte à traverser 4 zones de 3 niveaux avant de se retrouver devant un boss gigantesque, enfin c’est ce que j’ai vu dans les videos sur Youtube vu que je suis trop mauvais pour être arrivé là.

Pour se faire notre héros se trimballe donc des bottes-pistolets  qui lui permettent de ralentir sa chute et de flinguer les ennemis qui y sont sensibles. Les munitions sont symbolisés par une jauge de charge qui se re-remplit lorsque l’on touche le sol ou rebondit sur un ennemi. Il existe plusieurs variations d’armes qui change le nombre de charges consommées et les effets, genre un laser qui tire un long faisceau ou un shotgun qui tire 3 balles qui se dispersent. Si on arrive à dezinguer plusieurs ennemis sans toucher terre, au moins 5, un combo se lance donnant des bonus lorsqu’il se finit.

Lors de notre descente on croisera des excavations dans la roche qui renferment armes, rubis et magasins pour dépenser ces derniers. Dans les magasins on peut acheter des charges et de la nourriture pour se rendre des points de vie, ce qui n’est pas du luxe car les moments d’inattention ont tendance à ne pas pardonner. Car le jeu est bien dur, je n’ai jamais dépassé le niveau 5 pour ma part. Pourtant ce n’est pas faute de pouvoir choisir des items pour nous aider entre chaque niveau. Les contrôles répondent aux petits oignons et ce n’est pas plus mal, surtout lorsque l’on se retrouve à zigzaguer entre les ennemis pendant que l’on tombe de manière contrôlée.


Au fur et à mesure des parties, on gagne des points qui déverrouillent 2 types de bonus. Les styles sont en fait des variations de jeu, par exemple plus de points de vie mais moins de choix de bonus entre les niveaux ou encore pas de magasins sur la route. Bref un ajout supplémentaire pour les tarés de la complétion. Les palettes quant à elles sont esthétiques, en clair on peut changer les couleurs du jeu, on peut même choisir les tons gameboy ou virtual boy (qui arrache la rétine).

Les graphismes en pixel art sont plutôt lisibles, heureusement d’ailleurs vu que l’action peut se relever assez soutenue. Il peut arriver lors de descente rapide que ce soit un peu confus mais rien qu’un coup de bottes-pistolets ne puisse régler. Par contre la musique peut se révéler légèrement saoulante pour les noobs qui galère sur le premier monde. On se console en se disant qu’elles sont malgré tout excellentes, je trouve celle de l’écran-titre assez magique.

Notez que j’ai testé la version PC mais le jeu est aussi sorti sur Android et IOS et sur le PSN. Franchement je ne peux que vous conseiller ce jeu, c’est un régal de gameplay et de rejouabilité, en plus son prix est plus qu’abordable. Une difficulté élevée, des niveaux générés aléatoirement et d’innombrables variations pourront vous occuper lors de vos sessions de masochisme ludique, typiquement de quoi relâcher la pression entre deux sessions de Dark Souls 3.


Je vous l’avais dit, j’avais été plutôt séduite par le premier tome de la Tétralogie des Origines. Sans être non plus un coup de coeur absolu, ce premier tome mélangeait habilement nazisme, aliens et ambiance Lovecraftienne. Du coup, j’ai rapidement entamé le tome 2 au nombre de pages bien plus conséquent. Alors essai confirmé ou non ? (Cette chronique est garantie sans spoilers).

Nous retrouvons dans ce deuxième tome ce qui faisait le premier. C’est à dire dans un premier temps une trame narrative qui use et abuse des flash backs, flash forwards, nous demandant de bien regarder en haut du chapitre dans quel endroit et quelle époque nous nous trouvons. Après avoir été gênée par ce procédé dans le premier tome, j’y étais préparée, et faisais presque une pause avant chaque nouveau point de vue pour analyser ou et quand j’étais. Les entremelements de l’histoire sont la marque de fabrique de cette série, et il faut les enquiller. J’ai été moins gênée, mais du coup ma lecture s’en est trouvée ralentie (et sur un aussi gros tome, cela se voit).

Les flash backs sont encore plus exploités ici et de manière interessante. En effet, a un moment du récit, pour mettre en emphase l’action, on a carrément des alternances sur la même page de flash back se déroulant genre une heure avant ! C’est assez inédit dans un roman de SFFF et j’ai trouvé le procédé intelligent. Cela complique la lecture, mais cette alternance rapide permet de retranscrire l’action et le suspens d’une manière inédite. De même, nous alternons entre récit, extraits de reports, extraits de journaux. Les sources formant le récit sont nombreuses et se mélangent de manière harmonieuse.

L’action s’est déportée. Nous ne sommes plus au milieu des terres irakiennes ni en Afrique du Nord d’ailleurs, la majorité du roman se passe en Angleterre. L’ambiance du récit est donc changée. Exit le coté archéologue à la Indy et bonjour les agents doubles du Royaume Uni, les côtes ventées et les landes. Les héros changent et autant j’avais pu m’attacher à Saxhauser autant j’ai eu beaucoup plus de mal avec le trio qui occupe la majeure partie du récit. Les deux allemands m’ont semblés indisociables tandis que Maud l’anglaise était un cliché ambulant.

L’ambiance quand à elle change. Si le tome 1 était assez contemplatif, un roman de SFFF saupoudré de guerre, ici c’est l’inverse, c’est un roman de guerre saupoudré d’imaginaire. Le ressenti et le rythme est donc totalement différent. N’étant que le tome 2 de la sage, ce roman est je suppose une sorte d’articulation entre la présentation du contexte qu’était le tome 1 et l’histoire en elle même. D’un point de vue temporalité, le tome 2 s’étale sur deux mois environ et se termine donc en octobre 1939. Autant dire que nous n’avons pas beaucoup avancé dans l’Histoire.

Au final, j’ai beaucoup aimé ce roman, car j’aime les récits de guerre, et le coté historique est extrêmement bien travaillé. Je n’ai pas retrouvé l’ambiance Lovecraftienne du premier tome, mais j’y ai gagné une ambiance espionnage que j’apprécie. Cela reste un roman demandant une certaine implication, puisqu’il faut constamment être alerte et savoir ou et quand on se situe. Ce n’est pas un coup de coeur absolu, mais bien une bonne lecture, interessante, complexe et rythmée. Je ne saurais que vous la conseiller si vous aimez, globalement, les uchronies se passant pendant la seconde guerre mondiale.