Dernièrement sur if is Dead:

Celle qui avait tout les dons est un livre de M. R. Carey paru il y’a peu aux éditions de l’Atalante.  Servi par une jolie couverture le roman vous propose de suivre Mélanie, une fillette réellement pas comme les autres. Car tout don n’est pas une benediction. Dans une civilisation post-contamination de zombie, elle a survecu et ses capacités mentales se sont vues décupler.

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Personnellement, le pitch ajouté au fait que cela soit édité chez l’Atalante me donnent bien envie de le découvrir. La bonne nouvelle, c’est que j’ai 3 exemplaires à vous faire gagner!

Pour ceux qui seraient interessés, M. R. Carey sera en dédicace à Paris à La Dimension Fantastique le 28 mai à Paris, le 1er Juin à L’Atalante à Nantes, le 2 à Critic à Rennes et le 3 dans notre région, à l’Imaginaute à Tours !

Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

Le concours dure 2 semaines et est reservé à la france Metropolitaine. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

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J’espère que ce concours vous fera plaisir ! Bonne chance à tous !


Les Aventures Métalliques d’Alfred von Bierstüb de Janpi

Barbus Metalliques

illman dans BD, Critiques, Livres le 26 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Les Aventures Métalliques d’Alfred von Bierstüb de l’auteur français Janpi est une bande dessinée paru chez Objectif Mars Editions en 2012. Le thème comme vous l’aurez compris est le Metôl avec un grand M et comme j’ai les cheveux longs, je me le suis vu offrir à Noël. Du coup que vaut ce tome ?

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Déjà c’est une bande dessinée à sketchs, chaque page est donc indépendante alors ne vous attendez pas non plus à un fil rouge, vous ne seriez que déçu. Il n’y pas de liant et pourtant il y avait moyen de faire quelque chose avec toutes les perches que l’auteur lance à propos du groupe du grand Alfred qui se verrait bien en Lemmy.

Le personnage autour duquel tourne la BD, c’est donc Alfred, un grand barbu et chevelu métalleux. Niveau look, on a affaire à un mix de thrasheux et de deatheux, pantacourt militaire de rigueur avec grosses pompes et la Kutte dès qu’il sort en concert. J’aimerai dire que c’est une caricature mais j’en connais des comme ça donc bon… Le gars prend son pied en amateur dans un groupe où l’on trouve aussi sa compagne nommée Gott, ça ne s’invente pas.

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Forcément pour une BD ce qui va nous intéresser, c’est le dessin. D’abord les personnages, le style est assez épuré et peu porté sur les détails, l’auteur préfère ici quelque chose de simple pour renforcer le coté humoristique de l’ensemble. Personnellement le truc qui me gêne vient surtout de l’immonde machin censé servir de barbe à Alfred. Même constat sur les décors qui au delà des rares décors urbains ou de l’intérieur de notre métalleux nous pousseront à nous contenter d’un fond vert kaki la plupart du temps. C’est propre et tout mais pas bien passionnant de ce coté là donc.

De toutes façons on est là pour s’amuser des codes du métal. Les cornes, la Kutte, le look qui fait peur, le corpse paint, l’umlaut, etc… la plupart des éléments qui font le genre en dehors de la musique y sont. Les blagues ne sont pas forcément très subtiles mais la plupart ne marchent pas trop mal (le torticolis à force de headbang, ou encore les bonnes résolutions d’Alfred). On a droit à des vignettes sur certains styles, on pourrait citer pêle-mêle le speed metal, le glam ou encore le viking metal. Au moins l’auteur ne va pas inventer des trucs absurdes.

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Concernant l’édition, je poserais un petit bémol vu que les pages glacées sont assez gondolées dans le mien et que ce n’est pas très agréable au toucher, après me connaissant j’ai juste pas eu de bol. En petit bonus de fin, l’auteur propose une playlist pour déguster sa bande dessinée, et même si on reste dans le classique, Janpi a plutôt bon goût.

Finalement ce Alfred Von Bierstüb vous occupera une bonne petite demi-heure et fera sourire les métalleux. Un ouvrage donc sympa à lire, loin d’être un indispensable certes mais qui mérite quand même qu’on y jettes un œil.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Au long des Highway to Hellfest je n’ai eu cesse de vanter les mérites du festival concernant la découverte de nouveaux artistes. J’avais évoqué évidemment Terra Tenebrosa, qui est un de mes gros coups de cœur et je ne pensais plus en découvrir de nouveau, encore moins un mois avant le festival. Et puis, je suis tombé sur le dernier album de Tribulation, groupe programmé sous la Altar, une scène à laquelle je ne prête même pas l’oreille en général…

Et cela aurait été cette année une grosse bêtise. Car Tribulation, bien que étiqueté Death Metal vu sa scène de passage et ses premiers albums, n’a plus grand chose en rapport avec le genre directement. On se situe en fait avec leur dernier album The Children of the Night dans un mix où la principale caractéristique serait plutôt l’ésotérisme. Tout respire Satan dans les compositions progressives à l’ambiance lancinante et malsaine, qui n’est pas sans faire penser aux grandes compositions de The Devil’s Blood ou même du petit côté « Heavy Satanique » de In Solitude.

Certaines compositions se rapprochent même des balades que Watain a inauguré avec leur dernier album The Wild Hunt, comme la superbe They Rode On. Très clairement, le Death de leur début a laissé peu à peu sa place à une musique d’ambiance « Heavy Satanique ».

Et du coup, alors que tous les Deatheux conspuant la nouvelle orientation du groupe bouderont sans doute leur passage, nous serons bel et bien devant l’Altar pour rendre gloire à Satan. Ha, vivement ce Hellfest 2015 !


Les Lettres Ecarlates est le premier tome des aventures de Meg Corbyn, publié chez Milady cet automne. Rien ne différencie de l’extérieur ce livre des nombreuses séries de bit-lit qui ont été publiées depuis le début du label issu des éditions Bragelonne. Pourtant, il serait dommage de passer à coté. Synopsis ?

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Humains et créatures surnaturelles cohabitent tant bien que mal. Dans certaines villes des quartiers aux accès réglementés hébergent les créatures surnaturelles. Ces réserves ont leur propre loi et elles ne sont ouvertes aux humains que pour le commerce.  C’est pourtant là que Meg qui à tout l’air d’une humaine va trouver refuge pour échapper à ses poursuivants, et va se retrouver scrutée de près par Simon le chef des loups-garous.

meg-corbyn,-tome-1---lettres--carlates-514710Voila, rien qui ne différencie là non plus cette série des autres si ce n’est le monde mis en place. En effet, l’Enclos que l’on peut un peu comparer aux réserves amérindiennes est une bonne invention et permet d’avoir à la fois notre monde habituel et un monde en dehors des règles où les Autres font la loi. L’organisation de ces diverses créatures surnaturelles est très détaillée et très bien faite. L’auteur a pensé à tout, que cela soit l’approvisionnement des produits de première nécessité, la collaboration nécessaire avec les humains ainsi que la manière de régler les problèmes internes. C’est très carré, peut être un peu trop car à de nombreuses reprises l’auteur se lance dans de longues descriptions de la réserve et de son fonctionnement. Ces passages peuvent sembler long, cependant, ils ont une utilité, ils donnent une réelle existence à cette zone. J’étais dedans avec Meg et découvrais en même temps qu’elle les eus et coutumes.

L’ambiance et l’immersion sont les maitres mots de ce premier tome. On est coincé avec Meg dans la tempête de neige, on cherche avec elle à comprendre les règles non-dites de cette réserve . C’est vraiment très réaliste. Meg est une jeune femme un peu niaise, une sorte de Sookie, l’archétype de l’héroïne de bit-lit sur bien des points avec une forte tendance à s’auto-rabaisser. La ou généralement la plupart des sagas de fantasy sont vues du coté des humains, ici on est du coté des Autres. Les humains sont présentés comme vils et souvent bien plus violents et effrayants que les loup-garous, vampires ou créatures non identifiées. C’est assez original pour le coup et j’ai apprécié cette originalité.

Anne Bishop nous balance ici toutes les créatures d’un coup, vampires, loup-garous, esprits de la nature et j’en passe et des meilleures. Sa mythologie est relativement dense et développée ce qui explique la taille plutôt importante du bouquin. Ma préférence va aux corbeaux que j’ai trouvé absolument tordants et auxquels je pouvais tout à fait m’identifier. J’ai cru lire que l’auteure était plutôt une habituée des sagas de fantasy, je trouve que cela se ressent sur la précision apporté à l’Enclos ainsi qu’aux interactions entre les peuples. La présence d’un plan de l’Enclos ajoute aussi au coté fantasy du roman.

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Les personnages sont un peu le point faible du livre. Meg est une niaise incarnée, Simon est un gros loup-garou effrayant mais protecteur, bref un archétype de loup alpha. J’ai été assez négative sur ce roman au départ à cause de ses personnages un peu trop clichés. Pourtant, je me suis attachée a eux au fil du temps. J’ai apprécié aussi le fait qu’il n’y ai pas d’histoire d’amour à la mord-moi-le-noeud. L’intrigue n’est pas traitée par dessus la jambe même si comme pour de nombreux cas de premiers tomes, elle est surtout là pour servir de support à la découverte de l’univers de la saga.

Bref, c’est un roman que j’ai lu par hasard, mais qui est une de mes meilleures découvertes bit-lit depuis un bon moment. L’univers est dense et il est facile de s’y plonger. Il me semble que le tome 2 vient de sortir, il est donc très probable que je me jette dessus dès que je le croiserais.


Super House of Dead Ninjas par Megadev

Samouraï pizza Ninja

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 19 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Super House of Dead Ninjas est un action-plateformer développé par Megadev. Vous êtes un ninja chargé d’enquêter sur une mystérieuse tour. Le problème ? Le seul moyen que vous avez trouvé pour pénétrer dans la tour c’est par le toit. C’est donc 350 étages qu’il va falloir descendre.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

L’histoire est accessible via un comics dès le menu. De toute façon, c’est l’action qui nous intéresse autant ne pas s’encombrer de blabla avant une session, surtout sur un jeu tellement basé sur le death and retry.

Chaque partie débutera par le choix des armes et magies que vous utiliserez pendant le jeu, votre arme de mêlée, vos projectiles, vos explosifs et votre magie. Un randomiser permet de compliquer encore plus vos parties. Bien sur vous n’avez accès à quasi rien au départ et il vous faudra débloquer l’équipement et autres bonus, heureusement les objectifs à atteindre sont clairement définis parce que certains en plus d’être très durs à atteindre sont aussi tordus, genre se jeter dans les flammes de son cocktail molotov ou rejoindre le premier boss sans tuer d’ennemis.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Le jeu est très jouable et je recommande la manette de Xbox 360 pour en profiter sans prise de tête, le clavier étant moins intuitif. On peut glisser le long des murs, faire des doubles sauts ou des attaques en piqué en plus des quatre attaques de base. Le jeu est aussi dur et les vies que vous allez perdre seront innombrables, plus de 300 en deux heures de jeu pour ma part.

Les boss peuvent se révéler ultra punitifs et ne pas comprendre leur pattern d’attaque vous coûtera un paquet de vie. Lorsque vous épuisez toutes vos vies et continues (ou si vous finissez le jeu je suppose) vous avez accès à vos statistiques complètes de la partie avec les différents ennemis occis.

Le jeu adopte un look rétro SNES très en vogue dans les productions indépendantes actuelles. C’est plutôt beau et c’est surtout fluide. Par contre les couleurs sont un peu trop flashantes comme des fushias et autres, heureusement qu’ils sont assombris. Plus on descend dans la tour, plus on peut constater des changements dans la structure même des murs du niveau qui permettent d’avoir un sentiment de progression, comme avec les panonceaux réguliers qui indiquent où vous en êtes.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Les musiques quant à elles donnent une ambiance mystique et orientale à l’ensemble tout en gardant un petit coté nostalgique qu’on trouverait sur une vieille borne d’arcade ou un shinobi. Les bruitages qui nous accompagnent dans notre épopée sanglante sont bien gore avec des bruits de décapitation et autres trucs gluants. Une voix grave viendra parfois commenté vos exploits ou vos échecs, ça donne une petite ambiance glauque, j’adore.

Le jeu comporte aussi un éditeur de niveau qui permet simplement de créer des levels et de les partager sur le workshop steam. Il est un poil dommage que l’on doive s’abonner aux maps sur le workshop pour pouvoir en profiter dans le jeu.

Le jeu est disponible pour environ 6€ sur Steam et un DLC, True Ninja Pack, est aussi de la partie si on rajoute 3€. Ce denier comporte un nouveau personnage, des nouvelles armes, un nouveau niveau de difficulté et deux nouveaux modes de jeu pour les dieux du pad.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Super House of the Dead Ninjas fait bien de voguer sur la vague rétro et nous propose une expérience de jeu assez jouissive bien que frustrante par sa difficulté par moment, un jeu que je conseille fortement pour des parties rapides.


La série du Protectorat de l’ombrelle, je l’aime beaucoup, c’est une série à mi-chemin entre le steampunk, la bit-lit et la romance paranormale tout en ayant beaucoup d’humour. Les trois premiers tomes sont de très bonne facture et je ne pouvais donc pas résister au tome 4 qui n’est autre que l’avant dernier de la série ? Synopsis, garanti sans spoiler.

gail carriger sans honte alexia tarabotti

Bien qu’étant sujette à quelques désagréments médicaux, comme elle le dit elle même, Alexia n’en remplis pas moins ses devoirs. Du coup, quand un fantôme vient la trouver pour lui faire part d’une menace contre la reine, elle décide d’enquêter et d’empêcher le pire de se produire.

Si le tome 2 et 3 se suivaient de manière très rapprochée, ici, on a un timeskip de plusieurs mois et le bouquin est assez indépendant dans l’absolu. On retrouve bien sûr des personnages des précédents tomes, et la vie de ceux-ci continue d’avancer mais l’intrigue en elle même est bien indépendante. Comme toujours plusieurs histoires se déroulent en parallèle de cette enquête principale : Lord Maccoon doit s’occuper d’un louveteau qui a bien du mal à se faire à sa nouvelle condition, un fantôme approche de la fin de son après-vie, etc. Bref, il n’y a pas de quoi s’ennuyer.

Gail Carriger

Gail Carriger

L’univers développé par Gail Carriger est toujours génial. Nous sommes dans une Angleterre victorienne et steampunk très bien construite et les inventions les plus folles y semblent logiques. Alexia est un des rares personnages féminin de ce genre de séries qui n’est pas cliché, ni physiquement ni mentalement. C’est une femme forte et qui mène réellement l’histoire, sans l’être trop justement. L’histoire ne se prend pas réellement au sérieux, l’auteure utilisant pas mal de comparaisons farfelues et pointant les manquements à l’étiquette de ses héros.  C’est toujours une lecture très légère et amusante.

Pas de grande reflexion philosophique ici, mais ça n’a jamais été le but. Le rythme est agréable, même si comme toujours l’enquête reste relativement dans le background, l’importance allant aux péripéties d’Alexia et aux découvertes qu’elle va faire. Le voile commence aussi à être levé sur le passé de bon nombre de personnages, et il était temps, puisque nous sommes tout de même à l’avant dernier tome et que certaines interrogations datent du tout premier.

Dans l’ensemble, si vous avez aimé les tomes précédents, vous aimerez celui-ci et vice versa. Ca n’est pas l’originalité même, bien que cela soit très bien construit. On reste dans le même univers avec le même humour et les personnages sont fidèles a eux même sans pour autant qu’ils s’auto-parodient. Ici, pas ou peu de nouveaux personnages, c’est donc le moment idéal pour développer l’entourage de Lady Maccoon qui est assez nombreux à force et ce pour notre plus grand plaisir.

C’est un tome que j’ai beaucoup aimé et je suis un peu triste de voir la série se terminer prochainement. Heureusement, l’auteure à écrit d’autres romans dans ce type d’univers que je lirais très probablement après le cinquième tome des aventures d’Alexia !

 


Prédictions, Enigma Tome 1, de Johan Heliot

Serafina dans Critiques, Livres le 14 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Enigma est une série jeunesse écrite par Johan Heliot, un auteur qui ne vous est pas inconnu si vous lisez régulièrement nos colonnes. Ici publié par les éditions Rageot, il s’agit du premier tome d’une série orientée Thriller. Synopsis ?

Prédictions, Enigma Tome 1, de Johan Heliot

Théo et Vera sont deux jumeaux. Les adolescents ont perdu leur mère et vivent avec leur père, écrivain de SF. Celui ci a l’habitude de se retirer dans les étendues sauvages des États-Unis pour écrire ses livres. Lors d’une randonnée, ils découvrent les cadavres de deux hommes qui semblaient les suivre… A partir de là, tout s’enchaine et la famille semble être prise dans un sombre engrenage.

Enigma est une série orientée Jeunesse mais on est loin des niaiseries du Young-Adult qu’on rencontre souvent. Ici, on est dans un Thriller qui a tout d’un pour adulte, si ce n’est qu’il est relativement court : 250 pages seulement, et qu’il n’y a évidemment pas de scènes sulfureuses. Mais à part ça, tous les ingrédients sont là : un style vif, une alternance de points de vues, des chapitres courts, de l’action, des rebondissements qui surprennent et une histoire menée tambour battant. Bon, peut être un peu trop tambour battant car il se passe réellement beaucoup de choses.

Évidemment, on ne pourra pas s’empêcher de trouver que les premières intuitions sont un peu trop souvent les bonnes, ou que les choses escaladent un peu rapidement. Cependant, c’est un roman jeunesse donc ce n’est pas spécialement dérangeant. J’ai trouvé le background des personnages très crédible, la profession d’auteur du père est bien rendue et sonne vraie, tout comme les deux jumeaux qui ont du apprendre très vite à être indépendants. Les héros sont bien sûr Théo et Vera, deux jumaux mais diamétralement opposés, l’une étant sportive et l’autre plutôt intellectuel. Ils forment un tandem qui fonctionne bien, se complétant et évoluant avec pas mal de naturel. J’ai apprécié le fait que pour le coup ce soit la nana qui soit sportive et physique, cela fait du bien, ce n’est pas parce qu’on fait du jeunesse qu’on doit faire dans le cliché.

Prédictions, Enigma Tome 1, de Johan HeliotLe style est agréable, allant directement au sujet tout en restant très clair et facile à comprendre. On n’en attendait pas moins de Johan Héliot. On trouve ici une organisation secrète qu’on croise à priori dans pas mal d’autres romans de l’auteur, montrant qu’il construit là une sorte d’univers de romans certes indépendants en apparence mais tout de même lié. De quoi encourager les plus jeunes à la lecture des autres tomes.

Prédictions est donc un premier tome qui s’avère être une lecture très rapide pour un adulte, puisque j’ai du mettre une après midi, mais qui reste agréable. A recommander à vos jeunes ados où aux jeunes un peu plus âgés, c’est un bon roman grand public qui tire partie du genre Thriller tout en étant très facile à lire.

 


La Rivière Noire de Arnaldur Indridason

Serafina dans Critiques, Livres le 13 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Pour continuer ma lecture des Arnaldur Indridason , j’ai lu La Rivière Noire, ( Myrká en VO), un roman sorti en français en 2011. Il fait partie de la saga d’Erlendur, même si comme nous allons le voir, il est particulier sur ce point. Synopsis ?

riviere noire arnaldur

Erlendur est parti en vacances pour une durée indéterminée suite aux événements d’Hypotermie. Cependant, les crimes ne s’arrêtent pas, et ce coup-ci un meurtre particulièrement grave est découvert à Reykjavik. Un homme est retrouvé égorgé dans son salon, il avait en sa possession une certaine dose de Rohypnol, la drogue du viol.

Vous l’aurez compris, dans ce livre, Erlendur est totalement absent. C’est son adjointe Elinborg qui est donc l’héroïne de l’enquête. C’est un procédé que je trouve plutôt appréciable, cela permet le temps d’un livre de changer totalement de style d’enquête et de personnages. Elinborg est une mère de famille, assez agréable, et passionnée de cuisine. Elle a un style très différent d’Erlendur : elle n’est pas bougon, elle n’est pas non plus désenchantée. Cela donne un roman un peu moins noir que les précédents. Pourtant, c’est un des plus lourds au niveau de la thématique. Non seulement c’est un meurtre et non un suicide ou une disparition, et la présence du rohypnol oriente rapidement l’enquêtrice vers des cas de viol.

la riviere noire arnaldur

Bref, on est face à un cas qu’on pourrait très bien trouver dans une série américaine. La résolution elle va être typiquement Islandaise et conditionnée au fait que le coté tout petit du pays fait qu’il est possible d’inspecter par exemple la liste de toutes les admissions pour fracture dans les 6 derniers mois sur le pays. C’est marrant et en même temps réaliste, l’auteur tire partie des spécificités de son pays.

L’enquête cependant stagne un peu vers le milieu, et les passages de plusieurs pages sur la passion d’Erlinborg pour la cuisine m’ont un peu refroidie. Heureusement, le début et la fin remontent le niveau et même si on sent certaines choses avant l’enquêtrice c’est bien amené et plutôt crédible.

Comme toujours, le style est simple, assez facile à lire, les chapitres sont courts et c’est une lecture divertissante qui sait distiller suffisamment de suspens pour nous faire tourner les pages. Ce n’est pas mon roman préféré de l’auteur mais il a le mérite de changer par rapport au reste de la série. On est loin des enquêtes d’Erlendur qui sont souvent sur des cold cases et où le héros est un solitaire bougon. Cela permet aussi de mieux comprendre le personnage d’Erlinborg déjà croisé dans la série.

Bref, ce n’est pas le roman par lequel je vous conseille de commencer, mais il a son importance dans la série. De même que le suivant La Muraille de Lave, qui met en scène Sigurdur Oli pendant l’absence d’Erlendur. Cela reste une lecture sympathique mais il ne m’aura pas spécialement marqué.


Le Roi Sombre de Oren Miller

Serafina dans Critiques, Livres le 10 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Le Roi Sombre de Oren Miller est une des dernières parutions des Editions de l’Homme Sans Nom  chez qui j’avais découvert l’excellent Rose Morte. Du coup, lorsque je l’ai reçu je l’ai quasiment directement entamé, il faut dire que la jolie couverture d’Emile Denis  n’était pas innocente dans l’affaire. Synopsis ?

Le Roi Sombre de Oren Miller

Ed est un étudiant plutôt brillant, dédié à une belle carrière dans les hautes sphères de l’administration. Seulement, il se retrouve accusé d’implication dans une affaire terroriste et fini condamné à la prison à vie à Ikaros Filaki, la prison la plus dure aux confins de la galaxie. Il reste à espérer qu’il meure vite… Sauf qu’il ne meurt pas, et est bien décidé à se venger.

Avec un synopsis pareil, je parie que vous n’êtes pas capable de savoir si on est dans une fiction réaliste de nos jours ou pas, bien que la couverture vous ferait peut être penser à de la Fantasy. C’est le seul point qui m’a dérangé du roman, pendant les premières dizaines de pages, je ne savais pas du tout dans quel espace-temps se situait l’histoire. Bon, lorsque j’ai vu que la prison de notre héros nécessitait l’utilisation d’un vaisseau spatial, j’ai compris qu’on était dans de la SF, contrairement à ce que je pensais lire. Ça tombe bien, ça faisait un moment que j’avais pas lu de SF.

Oren Miller

Oren Miller

L’univers mis en place par l’auteure est plutôt classique, on retrouve nos marques si on lit des livres du genre : des planètes, des stations spatiales qui sont devenues des cités dans l’espace, avec leurs politiciens corrompus, leurs strates sociétales, bref, de la SF comme on aime quoi. Sauf qu’il n’y a pas besoin d’aimer le genre pour retomber sur nos pattes avec ce roman. C’est étonnant car je suis une vraie brune pourtant, mais je n’ai compris qu’à la page 50 que comme pour Insatiable, lu juste avant, et pour lequel j’avais aussi tilté très tard, nous étions là dans la réécriture d’un monument de la littérature.

Reprenons. Ed est accusé à tort, est envoyé dans une prison au large des terres civilisées, une prison qu’on abrège souvent en IF. Oh bah voyons, et si nous parlions d’un Château d’If et d’un Edmond Dantès ? Eh oui, c’est bien le Comte de Monte-Cristo qu’on lit en filigrane. Honte sur moi, je n’ai jamais lu l’original, mais je connais l’histoire pour avoir regardé Gankutsuou qui est un anime de SF-mécha basé sur la même histoire.

Mais Oren Miller ne fait pas que de l’hommage et son histoire a sa propre personnalité, ses propres personnages absolument tous trop classes. Je sais que c’est Jatalan le contrebandier de l’espace qui a les faveurs des critiques, mais moi je suis une fane de Ed (ou Hisham comme il se fait appeler par la suite) qui est juste absolument trop classe avec sa sagesse à toute épreuve et ses catch phrases profondes et qui transpirent le charisme par tous les pores. Hisham est tellement classe que j’ai décidé d’aller me commander une jolie édition du bouquin de Dumas pour vérifier si le vrai Edmond est aussi bishi ou pas.

Le Roi Sombre de Oren MillerBien qu’inspiré du roman de Dumas, l’intrigue est tout de même très personnelle et plutôt actuelle. En effet, il me semble avoir lu que l’auteure a fait des études de droit ce qui se ressent dans la première partie du roman et dans les passages de garde à vue. De plus, les intrigues tournent beaucoup autour du coté financier des cités-état ce qui est totalement dans l’air du temps. Notre Comte utilise en effet des montages financiers pour arriver à ses fins. Il est en prime entouré d’une sorte de hackeuse que j’ai beaucoup aimée.

Bref, vous l’aurez compris, Le Roi Sombre de Oren Miller est un réel coup de coeur, ce n’est pas qu’une réecriture c’est une aventure très bien écrite et bien adaptée avec sa propre personnalité. Comme c’est un one-shot, je ne peux que vous le recommander. Il a tout ce qu’il faut : rebondissements, panel vaste de personnages à fortes personnalités, un style agréable et un rythme à la fois haletant et posé. Décidément les éditions de L’Homme sans Nom font du sans faute avec moi en ce moment.


Kurt Cobain: Montage of Heck de Brett Morgen

Serafina dans Critiques, Films le 6 mai 2015, avec 2 commentaires
Critiques

En ce 4 Mai un certain nombre de cinémas proposaient une projection unique de Kurt Cobain : Montage of Heck de Brett Morgen, un documentaire intimiste sur Kurt Cobain, et diffusé le soir même aux États-Unis sur HBO. Je vous ai chroniqué les journaux du chanteur de Nirvana, je vous ai chroniqué la biographie Heavier than Heaven, vous comprendrez donc que moi j’aime beaucoup Nirvana et que Kurt fait partie de ces icônes qui me fascinent. En bien, comme en mal, puisque depuis que j’ai lu ces deux romans je sais que ce n’était pas toujours joli dans sa tête.

Cobain Montage of Heck de Brett Morgen

Toujours est-il que je devais aller voir ce documentaire au cinéma. D’une durée de 2h20, Brett Morgen y traite du Kurt « intime », pas la rockstar mais le mec derrière, avec une progression chronologique. Pour la réalisation de ce film, il a eu accès à tous les carnets du musicien – qui écrivait et dessinait énormément – ainsi qu’aux archives familiales. C’est du coup un documentaire « autorisé », et sa fille Frances Cobain en étant la productrice exécutive.  En voyant ça, j’avais un peu peur de voir un documentaire tourné de manière très subjective, mais pourtant, ce n’est pas tant le cas. Il n’encense pas ni ne bashe gratuitement. On a un documentaire assez équilibré qui ne m’a pas semblé être de la propagande. Ayant déjà pas mal lu sur le sujet, je n’ai pas découvert grand chose et forcément un documentaire filmé sera toujours moins complet qu’un bouquin de 500 pages comme Heavier than Heaven.

J’ai vu un certain nombre de documentaires sur Kurt Cobain, mais ici, on est face à un documentaire vraiment unique. Le plus gros de la matière n’est pas dans les interviews pour le coup, seules 5 personnes sont interviewées de toute manière, mais bien dans le matériel. Ce sont les productions de l’artiste qui sont au centre de ce documentaire. Les journaux sont animés, les dessins aussi et des pans entiers racontés sur les journaux sont retranscrits en dessin animé. C’est du coup un documentaire passionnant pour le contenu mais aussi et surtout pour la manière de les présenter. Difficile à vous le décrire mais pour le coup je ne peux que vous conseiller de le regarder. Évidemment, c’est à double tranchant car en prenant comme cela les journaux en pleine face, certains passages sont plus glauques que juste imprimés dans un bouquin. Car oui, c’est un documentaire qui n’est pas tout rose et pas parce qu’il meurt à la fin, puisque le choix est fait de ne pas traiter son suicide, le documentaire s’arrêtant au Unplugged de MTV quelques semaines avant.

Kurt Cobain: Montage of Heck de Brett Morgen

Non, c’est sombre car on entre dans la tête torturée d’un mec qui n’était clairement pas bien et qui est allé dans une spirale infernale. Certains des passages les plus sombres -à savoir quand il était au sommet de la gloire- sont assez dérangeants à regarder… Difficile aussi de pas avoir un pincement au cœur quand on voit le jeune homme totalement stone jouant avec sa fille mais sans avoir l’air d’être là. Un certain nombre de films privés ont été fournis au réalisateur par Courtney Love, on y découvre donc une Courney loin de la harpie qui a pu être décrite.

Cependant, c’est assez paradoxal, d’entrer à ce point dans la vie du rocker, lui qui ne voulait surtout pas être exposé médiatiquement. Nous sommes sur le même genre de sentiment qui m’avait un peu gêné en lisait la collection de ses journaux… Faire un documentaire sur une icône culturelle permet-il à ce point de rentrer dans sa vie privée ? Est-ce vraiment bien d’exposer ces journaux à un si grand public ? Chacun fera sa propre opinion sur ce point. Mais il n’empêche que c’est vraiment un documentaire d’une qualité rare, qui mélange animation, archives, interviews et que je ne peux que vous le recommander.

Kurt Cobain: Montage of Heck de Brett Morgen

Évidemment si vous avez maté le documentaire et que maintenant vous voulez en savoir plus, je vous recommande Heaver Than Heaven de Neil Gross, traduit en français aux éditions Camion Blanc.