La Princesse et Grenouille de Disney

Serafina dans Critiques, Films le 8 février 2010, avec aucun commentaire
  • Année:2010
  • Titre:La Princesse et la Grenouille

La princesse et la Grenouille est un Disney que j’attendais depuis pas mal de temps. Et ce pour une raison très simple: après des années d’errance du coté de la 3D avec plus ou moins de succès, Disney revient aux origines, au dessin animé, aux princesses et aux chansons. Car voyez vous je suis fane des anciens Disney, ceux en 2D avec des princesses, des bons sentiments et plein de mièvreries. Je sais, ça n’est pas très facile à coller avec l’image de la goth enfouie sous trois tonnes de khôl et de résilles que vous avez de moi, mais je vous rappelle que j’aime le patinage artistique, alors on n’est pas à ça près hein ?  Synopsis ?

La Princesse et la Grenouille

Dans les années 1920, Tiana est une jeune fille noire, qui exerce le métier de serveuse dans plusieurs restaurants différents à la fois à la Nouvelle Orléans. Mais elle a un rêve, tenir son propre restaurant, celui que son père voulait ouvrir quand elle était encore toute petite… Elle économise dur, et enchaîne les boulots. Quand le prince Naveen arrive en ville, son amie Charlotte, bourgeoise et fille à papa, est dans tous ses états. Mais au bal organisé, tout ne se passe pas comme prévu…

Je ne vous en dirais pas plus car de toute manière vous n’avez pas besoin d’en savoir plus. La première chose qui me poussait à aller voir ce film était évidemment le dessin, et je n’ai pas été déçue. On retrouve les traits caractéristiques de Disney, au niveau des visages, au niveau de la fluidité des animations. C’est du dessin animé de grand niveau comme on aimerait en revoir plus souvent. Les personnages ont des designs classiques (on est loin des tâtonnements de Hercule ou de Tarzan) mais très expressifs. Et puis évidemment Tiana est noire. Ce fut le buzz magistral qui a accompagné la sortie du film. On avait eu une amérindienne, une chinoise, une indienne, mais jamais de noire. C’est réparé ici et Tiana est sans doute la princesse la plus en phase avec notre époque. Elle travaille, c’est une battante, elle ne vit pas dans son château. Elle n’en a de toute façon pas.

La Princesse et la Grenouille

Je pense qu’il est très facile de s’identifier à elle, et en tout cas elle est porteuse d’une morale très saine.  Bien évidemment, le coté moralisateur peut agacer, mais c’est un Disney on sait pour quoi on y va. De même, il ne s’agit pas d’un dessin animé engagé contre le racisme ou autre, non, Tiana pourrait tout autant être blanche que noire aujourd’hui, mais ça ne collait tout simplement pas à cette époque de la Nouvelle Orléans.

Comme tout Disney traditionnel, on a droit à la dose de chansons. Alors je précise qu’on y est allé en VF… On voudrait bien la VOST, mais aucun ciné n’en diffuse dans le département, donc, bon. Alors il est possible que cela change la donne. Déjà, je n’ai pas du tout aimé la voix de Tiana, que je trouve très nasillarde quand même, et assez insupportable. Certaines chansons sont lentes, et ne racontent pas grand chose. Les « J’ai un reeeeeeve » oui, bon, non. Heureusement, ces mauvais moments sont contrebalancés par d’autres chansons qui elles sont absolument géniales. Je pense aux morceaux jazzy du Bayou (Nouvelle Orléans oblige !) qui sont très entraînants et vraiment bien foutu. Cela rattrape le tout.

Les personnages secondaires sont dans la pure veine Disney, les animaux sont des « faire valoir parlants« , assez classiques au niveau du design. Mais ils sont plutôt développés, savent être émouvants et ont tous leur moment de gloire. Ma préférence allant à la luciole, qui est absolument géniale , mais aussi à la meilleure amie de Tiana. Je ne vous en dirais pas plus sur ce personnage car c’est une des bonnes surprises du film , un personnage très original, mais aussi très drôle et attachant, un coup de cœur pour Charlotte qui serait presque le personnage le plus original du film.

La Princesse et la Grenouille

Bref, pour son grand retour à la 2D, Disney nous propose un film assez classique. Au final, aucune prise de risque graphique, un Disney de facture assez habituelle, avec tout ce qu’on peut attendre. Quelques defauts empêchent le film d’égaler les plus grands, mais j’affirme que c’est le meilleur Disney depuis des années ! J’espère en tout cas que le film aura du succès, de manière à ce que l’on voit encore des films en 2D !


  • Année:2009
  • Auteur:Stevermer Caroline
  • Editeur:Le Livre de Poche
  • Genre:Fantastique
  • Série:Le Collège de Magie
  • Titre:L'équilibre des Ancres
  • Tome:1
  • Traducteur:Marcel Patrick

J’avoue avoir entamé Le Collège de Magie avec un peu d’appréhension. Un titre qui tente de surfer sur la vague de la sorcellerie, une couverture très harlequin… Bref, pas le genre de lecture dans lequel je me lance d’habitude, et en général, c’est plutôt synonyme de mauvaise lecture. Mais voilà, tous les avis que j’ai pu en lire étaient plutôt très positifs, et le livre a été traduit et publié par Les Moutons Electriques, avant d’être mis en poche par Le Livre du Poche. Du coup, je me suis lancé dans ce premier tome, initialement publié sous le nom de L’équilibre des Ancres, qui réunit les deux premiers tomes en VO de cette série écrite par Caroline Stevermer… Enfin, si j’ai bien compris ! Synopsis ?

Le Collège de Magie, L'équilibre des Ancres, de Caroline Stevermer

Notre héroïne, Faris Nallanine est l’héritière d’un petit duché en Europe centrale -si j’ai bien suivi la géographie- nommé le Galazon. Son seul problème, c’est qu’elle n’a pas encore l’âge pour le diriger. Du coup, elle est sous la tutelle de son oncle, qu’elle déteste fortement, et qui pour l’embêter jusqu’à sa majorité, a décidé de l’envoyer dans une école toute particulière: Verteloi, en France. Outre le fait que ce soit une école pour filles, et qu’on y apprenne la tenue, c’est en sorcière de Verteloi qu’on en ressort. Car à Verteloi, on apprend la magie. En théorie du moins.

A la lecture de ce synopsis, difficile de ne pas immédiatement penser à Harry Potter. On le voit venir à des dizaines de kilomètres: nous allons suivre Faris au cours de ses études tumultueuses où elle va, à de nombreuses reprises, sauver le monde. Ça c’est ce que je me suis dit à la lecture du synopsis, et bien heureusement pour moi, j’avais tord.

Tout d’abord, le temps que passe l’héroïne à l’école de Verteloi n’est finalement pas long du tout, une deux centaines de pages tout au plus. On comprend pourquoi lorsqu’on se rappelle que la version française est un omnibus des deux premiers tomes anglais. Du coup, la première partie de notre histoire se passe à l’université, tandis que le reste se déroulera ailleurs. Au début, lorsqu’on ne le sait pas, ça choque beaucoup, car le cycle de Vertloi est de trois ans, et caser trois ans en quelques 200 pages, c’est difficile. On a tout d’abord l’impression de survoler le temps, de ne pas trop s’attarder, etc… Et pourtant, on fini par s’attacher à l’école et à certains personnages.

Le Collège de Magie, L'équilibre des Ancres, de Caroline Stevermer

La couverture originale des Moutons Electriques de Amandine Labarre

La comparaison avec Harry Potter n’a plus vraiment lieu, car bien que les deux se passent, plus ou moins, dans notre monde, les univers respectifs sont quasiment opposés. Il n’y a pas là de réel monde des sorciers, pas de bonbons de sorciers, etc… Non, la magie n’est pas cachée, les gens ne savent seulement pas si elle existe… ou non, et l’héroïne elle même n’y croit pas. D’ailleurs, on n’arrive pas non plus à réellement situer l’univers. Certes, une bonne partie du roman se passe en France, mais que je sache aucun duché du nom de Galazon n’a jamais existé… Nous sommes donc limite dans une uchronie, voir un univers assez proche de celui des Enchantements d’Ambremer.

Le Collège de Magie, L'équilibre des Ancres, de Caroline StevermerOn ne peut pas dire que le roman joue sur le suspens ou bien les intrigues. Ces dernières sont assez simples, et je pense qu’elles permettent au livre de s’adresser tout autant aux jeunes qu’aux plus vieux. Non le vrai point fort de ce livre est la sorte d’ambiance qui en ressort au fil et de la lecture. Je ne saurai comment l’expliquer, mais l’Europe du XIXème qui est dépeinte est agréable à entrevoir, on se prend au jeu, on aimerait y être, on aimerait presque courrir dans l’herbe verte du Galazon.

Je n’ai eu aucun mal à lire le livre. Il est plutôt long, surtout si l’on souhaite le vendre en tant que roman Jeunesse, mais il reste agréable. Finalement, son plus gros point faible c’est de ne pas être accompagnée avec une petite carte d’Europe… et sa couverture. Je lirai sans doute sa suite, L’équilibre des chants, deuxième tome du Collège de Magie, qui sortira en mars 2010.


Quand on est français et qu’on écrit en plus de la bonne Science-Fiction, on fini toujours par recevoir un petit mail d’if is Dead. « Blogueur cherche personne à interviewer« . Franck Ferric, auteur de la Loi du Désert, que nous vous recommandons très chaudement, et récemment à l’origine de l’une des nouvelles présentes dans l’Anthologie Or et Sang, qu’on vous recommande aussi, en fait, a répondu par la positive. Nous lui avons donc posé quelques questions qui nous taraudaient depuis la fermeture de son bouquin ! C’était fin 2010…

Interview de Franck Ferric, La loi du désert

Bonjour Franck, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ? C’est vrai que tu vis dans le Centre ?

Salut Alexandre. Eh bien, je me nomme donc Franck Ferric. J’ai 30 ans, je vis effectivement dans le Centre de la France et de temps en temps, j’écris des trucs. Des nouvelles (dernièrement, dans le numéro 16 de Black Mamba ou dans l’antho « Or & sang » parue aux éditions du Petit Caveau ce mois-ci). Et parfois des romans (« La Loi du désert », sorti en septembre dernier aux éditions du Riez).

De puis quand aimes-tu la littérature de l’imaginaire ? Qu’est ce qui t’a plongé dedans ?

Depuis tout gosse. Parmi les premiers « vrais » livres que j’ai eu l’occasion de lire, il y avait ceux de Jules Vernes, de Stevenson, puis King, Tolkien… (faut bien avouer qu’à cet âge, c’est rudement plus sexy que les titres qu’on vous propose à l’école…)

Ton roman La Loi du désert a été publié il y a peu. Comment présenterai-tu ton livre ? Penses-tu qu’il soit accessible ou bien cible-t-il un lectorat spécifique ?

Franck Ferric

Photo de Gabriel Souchard

Je ne pense pas qu’il cible un lectorat ou un autre. Ecrire un truc en me demandant s’il va plaire à tel ou tel type de lecteur, c’est pour le moment une démarche qui m’est totalement étrangère (si le contraire s’installait, je crois que ça me gonflerait assez vite et que je passerais à autre-chose). J’écris avant tout ce qu’il me plait, à moi, de raconter, sans trop me soucier de l’étiquette qu’on y mettra plus tard. Ceci dit, je pense que ce livre est parfaitement accessible. Rien de bien compliqué ni de trop trash dedans.

Si je devais présenter « La Loi du désert », je dirais que c’est l’histoire de deux frangins qui, chacun pour une raison différente, se retrouvent à devoir désobéir. Ce qui les obligera, par l’exil et la désertion, à subir les difficultés d’un monde post-apocalyptique en phase de ré-enchantement forcé. On y parle de route, de valeurs humaines, de libre-arbitre, de mémoire. Et un peu de flingues et d’alcool, aussi.

On connaît de nombreux sous-genres de la Science Fiction. Après lecture, La Loi du désert ne s’inscrit dans aucun d’entre eux, comment qualifierai-tu cette SF bien loin des boulons d’antan ? Pas le droit de la qualifier de Road Movie, ça on l’a déjà fait !

Ben c’est à dire que je ne vois pas vraiment d’autre qualificatif valable pour ce bouquin, eheh… Même si la SF, c’est loin d’être uniquement des boulons et des robots, « La Loi du désert » n’en est assurément pas. De l’anticipation, sans doute d’avantage, encore que la prospective ne soit pas l’argument central de l’histoire. Ce que j’avais envie de raconter, c’était surtout une road story. J’y ai ensuite mis ce que j’aime, sans trop réfléchir. Au final, ça donne quelque-chose d’assez hybride. Si j’étais tordu, je dirais qu’on pourrait le qualifier de (avec l’air de celui qui fait semblant de savoir de quoi il parle) : road-story de fantasy anticipative ? (mouais… Bof…)

Quand as-tu fini son écriture ? Combien de temps cela t’a t’il pris ? Es-tu content de ton œuvre ?

J’ai terminé l’écriture de ce livre il y a deux ans, et sa rédaction a traîné sur à peu près une année. Après, est-ce que j’en suis content… Sans désavouer quoi que ce soit, je n’en suis pas satisfait à 100%. Je sais qu’il y a des choses que je ne ferais pas de la même manière, mais ceci dit, sans pour autant avoir la moindre chance d’atteindre les 100% de satisfaction non plus. Un artisan est-il jamais vraiment content de son travail ? Tout au plus, il peut dire « j’ai fait de mon mieux pour aujourd’hui. Passons à autre-chose. »

Parlons un peu influences veux-tu, les Blafards nous ont fait penser aux Fremens d’un autre Frank que tu devrais connaître. Mais c’est sûrement parce que Dune fait partie de nos classiques. Quels sont les tiens ?

Il y en a une flopée. En premier, je dirais Bukowski (pour toute son œuvre. Mais ça n’est pas de la SF, ni de la fantasy, ni du fantastique). Ça, c’est mon Dieu-le-Père.

Après dans le désordre je dirais : Lovecraft, Howard, Silhol, Palahniuk, Hesse… Et niveau influence, il y a aussi beaucoup celle de la musique (le blues, Waits, Brassens, Brel, Ferré…)

Une de tes nouvelles vient d’être publiée dans Or et Sang des éditions du Petit Caveau. Encore une fois, on a beaucoup aimé ici. Quels sont tes autres projets ?

Deux romans en cours d’exhumation. Une variation sur le mythe de Sisyphe, et un truc se déroulant dans le monde de « La Loi du désert ». Mais j’ai encore du boulot : je n’en suis pour le moment qu’à rassembler ma matière. Sinon, j’ai quelques nouvelles qui devraient sortir ici-et-là, notamment aux éditions Argemmios dans une antho dédiée aux mythes amérindiens. Et un autre roman étiquetable « fantasy urbaine », prévu si tout va bien pour début 2011.

Nous trouvons que l’imaginaire « indépendant » est très peu représenté sur les étalages des libraires et très difficile à trouver. Que penses-tu du marché de l’imaginaire aujourd’hui en tant qu’écrivain ? Est-il ouvert aux petits éditeurs ou complètement imperméable ?

L’Imaginaire « indépendant » représente l’écrasante majorité de l’Imaginaire vendu en librairie en France. Pour ne pas les citer, des maisons comme Bragelonne/Milady (qu’on fustige beaucoup pour être l’espèce dominante d’un écosystème minuscule), même si elles squattent une bonne partie des têtes de gondole, sont des maisons indépendantes (c’est à dire n’appartenant pas aux grands groupes d’éditions français, type Lagardère et compagnie). Simplement, ces maisons ont, pour plein de raisons, mieux réussi que les autres, du moins au niveau commercial.

Franck FerricUne bonne partie du problème tient à mon sens d’avantage à ce que coûte un diffuseur ou un distributeur à une petite boîte. Du rôle du libraire qui, outre celui de faire découvrir des livres au public, est aussi de faire tourner sa boutique dans un contexte pas franchement folichon, et qui n’a pas forcément le temps et/ou l’envie et/ou la compétence de se rencarder sur la production de petites structures (qui n’ont quasiment aucun moyen de faire de la pub auprès de lui, ou des moyens hyper limités), et ce même si la qualité de leur production est indéniable (un coup d’œil sur les prix littéraires accordés tous les ans suffit la plupart du temps pour s’en rendre compte.)

Ceci dit,  il ne faut pas non plus jeter le marmot avec l’eau du bain : il existe un peu partout des libraires, spécialisés ou non, qui savent faire cet effort (entre autres, Soleil Vert dans le Gard, Critic à Rennes, Ciel Rouge à Dijon, certaines FNAC…) Et même si ça ne remplace évidemment pas tout, internet permet aussi de susciter un écho qui laisse les livres respirer un peu. Rien n’est facile, mais rien n’est foutu non plus (évidemment, là je parle en tant qu’auteur. Si j’étais éditeur, mon langage serait peut-être différent.)

En tant qu’écrivain, que penses-tu d’internet et de la multitude de blogs centrés autour de la lecture qui ont pu fleurir ces dernières années ? Tu en suis certains ?

Je trouve ça très bien ! Critiquer les bouquins, en parler en bien comme en mal, c’est aussi ça qui les fait vivre. Je n’en suis aucun de manière vraiment assidue, mais je traîne pas mal sur des sites comme ActuSF, Psychovision… Et puis étant animés par de vrais passionnés, ils permettent aussi de se tenir au courant des news.

Tu écris, mais es-tu aussi un lecteur ? Que lis tu en ce moment ?

Un assez gros lecteur, oui. En ce moment, je suis entre Le Déchronologue de Beauverger et les carnets de René Mouchotte.

Et en tant que lecteur, que penses-tu du marché de l’imaginaire cette fois ?

En tant que lecteur, je dirais qu’on est plutôt vernis. Avec internet, en étant un peu curieux, on peut trouver à peu près tout facilement, pour pas cher (sans parler de piratage, hein ?) L’offre est importante (d’aucuns diront qu’elle l’est trop), variée, de qualité.

Maintenant, vrai que tout reste très fragile et que la vente par internet ne remplace pas la vente en librairie. Les petites maisons ont du mal à tenir le coup malgré leur volonté et la qualité de leur travail (on pense à l’Oxymore, au Calepin Jaune, à Nuit d’avril, au Navire en pleine Ville…) et qu’on soit auteur ou lecteur : vulgairement parlant, ça fout les boules de voir que les maisons qu’on préfère finissent par couler… J’aimerais bien croire qu’il existe une solution pérenne à ça…

Bon, ça fait déjà 11 questions ! Nous te remercions beaucoup pour tes réponses. Un dernier mot pour les lecteurs d’if is Dead ?

D’abord, un gros MERCI pour les patrons de ce très chouette blog.

Et pour ses lecteurs : « Lisez des livres, bonnes fêtes de fin d’année, et à la vôtre ! »

Et voilà, c’est fini pour cette intervietw ! On remercie bien entendu Franck Ferric de nous avoir accorder de son temps pour répondre à nos quelques questions, et on lui souhaite de faire aussi bien pour ses prochains écrits ! Vous pouvez suivre son actualité sur son site, Black Flag, ou bien sur son myspace. A noter tout de même que vous pouvez trouver un extrait de La Loi du désert sur le site des éditions du Riez, en PDF, par ici.


  • Année:2005
  • Auteur:Martin George R.R.
  • Editeur:J'ai Lu
  • Genre:Science Fiction
  • Titre:L'agonie de la lumière
  • Titre V.O.:Dying of the Light
  • Traducteur:Pugi Jean-Pierre
Cet article est écrit par orfeus, étudiant en informatique de 22 ans. Amateur de lecture Imaginaire, il profite d'if is Dead pour critiquer quelques livres.

Ses avis et conseils peuvent donc être différents des articles habituels qui sont postés sur notre blog.

Lorsqu’on me proposa de lire L’agonie de la lumière pour en faire une critique je me suis dit « Hey cool un nouveau Georges R.R.Matin« . En fait non, sa première publication date de 1977, puis il a été réédité en 2005 aux éditions J’ai Lu. Donc oui vous pouvez me traiter d’inculte qui n’a connu cet auteur qu’il y a quelques temps grâce au cycle du Trône de Fer. Avec ce livre exit la Fantasy, nous sommes bel et bien dans de la Science Fiction. Mais contrairement à Chansons pour Lya, il ne s’agit pas d’un recueil de nouvelles, mais bien d’un roman. On y retrouve cependant la même atmosphère, le même style d’écriture. L’auteur ne nous apporte pas ou peu d’explications sur la technologie. On sait que ça fonctionne, point. Ce qui je trouve nous fait rentrer plus facilement d’en l’univers. Bon passons au synopsis.

L'agonie de la Lumière de George R.R. Martin

Dirk t’Larien est un humain, qui voyage de planète en planète afin d’oublier son ancienne amante. Mais celle-ci au bout de 7 ans lui renvoie son joyau-qui-murmure, sorte de joyau dans lequel on a inséré des sentiments. Revient alors à notre héros tous les souvenirs et les promesses passées. Et c’est afin d’en respecter une et d’essayer de reconquérir le cœur de sa dulcinée, qu’il part donc sur une ancienne planète festival condamnée à mourir à brève échéance. Je m’arrête ici pour le synopsis. Évidemment tout ne va pas être simple et pour reconquérir le cœur de sa bien-aimée il devra se battre mais surtout survivre.

Le livre peut être divisé en deux grandes parties. La première se résume à l’arrivée de notre héros sur la planète, de sa rencontre avec son ancienne partenaire et de la description de l’écosystème et des différentes cultures sur cette dernière. Alors dit comme ça on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose durant cette partie, et c’est tout à fait le cas. L’auteur nous fait seulement voyagé à travers les différentes cultures qu’il a créées. Car de part sa nature de planète festival, de nombreuses civilisations ont construit une ville à l’image de leur culture et de leurs coutumes. C’est ainsi que l’on visite plusieurs paysages assez variés.

Martin nous fait traverser plusieurs villes mais aussi une forêt, chaque paysage ayant son atmosphère particulière, passant d’une ville ultra informatisée nommée Défi gérée par un super-ordinateur, à d’autres régions moins développées mais non-primitives telles que la ville de Kryne Lamiya, qui grâce à un ingénieux système joue une musique 24h/24, musique donnant envie aux gens qui y vivent de se suicider.  La planète étant sur le point de s’éteindre, la population se trouve fortement diminuée, laissant ainsi la majorité des endroits envahis par les spectres des anciens habitants.

Version Espagnole de L'agonie de la Lumière de George R.R. Martin

La version espagnole est un peu plus... colorée ?

Cette partie aurait pu être assez intéressante, malheureusement elle dure la moitié du livre, sans oublier qu’en même temps l’auteur nous fait un point sur les états d’âmes de notre héros environ toutes les dix pages. Si bien qu’au bout d’un moment, on a l’impression qu’il n’a qu’une seule émotion, qu’il se complaît dans son désespoir. Même quand il ressent d’autres émotions, on n’y croit pas. On a plus qu’une seule envie c’est d’entrer dans le livre d’agripper le héros par les épaules tout en le secouant et en lui criant dessus  » Non mais c’est pas vrai, fait quelque chose, bouge ! » . Le tout en lui donnant une bonne paire de claques.

La deuxième partie du livre promet un peu plus d’action (bien qu’à ce niveau là moins aurait été impossible). Elle se concentre sur plusieurs chasses à l’homme. Car comme je l’ai dit précédemment notre héros se met dans une merde pas possible en se faisant traité de simulacre par des extra-terrestres xénophobes et paranoïaques qui pensent que si vous ne faites pas partie de leur race vous êtes forcément du gibier. S’ensuit donc une fuite à travers plusieurs paysages précédemment vus afin de survivre et de s’échapper de la planète.

Un point qui reste à souligné est la présence d’un lexique qui explique entre autre une grande partie des termes aliens qui dans le livre sont expliqués assez tardivement ce qui ralentit quelque peu la compréhension de l’histoire. Malheureusement, aucune référence n’y est faites dans le livre ce qui fait qu’on le découvre seulement une fois le livre fini.

Version US de L'agonie de la Lumière de George R.R. Martin

Par contre aux US, on est plutôt Harlequin...

Bref, L’agonie de la lumière est un livre qui m’a plutôt déçu. On s’attend à autre chose venant d’un Martin. Quasiment aucune action pendant une bonne moitié du livre. La deuxième en comportant seulement quelques unes. Ce héros que je trouve à mon goût sans aucune profondeur qui nous répète ses sentiments encore et encore alors qu’on les connait déjà depuis le début. Un livre à ne pas posséder absolument dans sa bibliothèque. A noter que de toute façon, il est de plus en plus difficile de se le procurer…


  • Année:2010
  • Auteur:Martinez Rodolfo
  • Editeur:Mnémos
  • Genre:Fantastique, Policier
  • Titre:La Sagesse des Morts
  • Traducteur:Fuentealba Jacques

La Sagesse des morts est un roman de Rodolfo Martinez, paru pour la première fois en 1995 en Espagnol, car oui, l’auteur est espagnol. C’est le deuxième que nous chroniquons ici, il passe après Javier Negrete. Il vient d’être traduit et édité aux éditions Mnémos, emballé dans une couverture de Benjamin Carré, jolie bien qu’un peu sombre. Ce livre est assez particulier, vu qu’il s’agit en fait de trois nouvelles, et pas n’importe lesquels. Ces nouvelles mettant en scène un des plus célèbres détectives : Sherlock Holmes. On part du principe que l’auteur a retrouvé des manuscrits jamais publiés et écrits par Watson qui racontent des histoires inédites de Sherlock, répondant par la même à certaines des questions que se posent les fans.

La Sagesse des Morts de Rodolfo Martinez

Chacune de ses nouvelles a une propre histoire et je ne pourrais donc pas vous les détailler toutes. Sachez que la première, qui donne son nom au roman, est une sorte de course poursuite entre Holmes et un certain inconnu tournant autour du célèbre Necronomicon. La deuxième Depuis la terre, au delà de la forêt est un cross-over pour le moins saugrenu: un crime mettant en scène un vampire ! La dernière enfin L’aventure du faux assassin est une nouvelle policière très classique, mais où Watson et Lestrade sont les héros.

Ces nouvelles s’adressent bien évidemment aux fans de Sherlock en premier lieu, en effet, on part quand même du principe que vous connaissez les bases, elles ne vous seront pas réellement rappelées. Vous pourrez les deviner je pense mais vous passerez à coté de nombreux trucs. Enfin, je vous rassure, la dernière fois que j’ai lu du Holmes, j’étais en 4ème, et je ne me suis pas sentie perdue. Du coup, si vous avez vu un ou deux films sur le personnage, ça devrait passer comme une lettre à la poste.

Ces nouvelles, du moins les deux premières, sont ce qu’on pourrait appeler du cross-over pour fanboys. Vous savez, le genre de délires qu’on rêverait de voir, genre je sais pas, Aragorn qui débarque à Poudlard pour vous donner une idée. Improbable, mais tellement jouissif. Et là, c’est des pointures qui se sont croisées. Dans la Sagesse des Morts on trouve l’univers de Lovecraft (qui est si cher à mon cœur !) et dans le deuxième on trouve l’univers de Dracula. Alors c’est clair que si vous n’aimez ni Holmes, ni Lovecraft, ni Dracula, vous pouvez passer tout de suite votre chemin. Mais si par hasard vous aimez ces univers, alors je peux vous garantir que vous trouverez votre bonheur !

La Sagesse des Morts

Couverture espagnole de La Sagesse des Morts

Je ne suis pas assez spécialiste pour vous dire si oui ou non les personnages de Holmes et Watson sont respectés. Ceci dit, ils sont très agréables à lire et leur amitié profonde n’est pas dénuée d’humour. Sherlock apparaît comme assez excentrique. Cependant, il me semble accepter un peu trop vite le surnaturel, notamment dans la deuxième nouvelle, où il ne met vraiment pas longtemps pour arriver à la conclusion vampiresque. Je ne sais pas, j’ai toujours vu Sherlock comme un modèle de logique et de terre à terre. A part cela, le style est agréable et les nouvelles plutôt bien menées. On apprécie le coté théâtral du comportement de notre détective, de même qu’on apprécie les péripéties  un peu tordues dignes d’un bon policier, malgré le coté un peu gros.

La Sagesse des Morts est rondement menée, et nous mène plusieurs fois en bateau. On trouve avec plaisir des références à l’univers du grand écrivain de providence et à plusieurs reprises Sherlock fait montre de son grand talent. On en apprend de même plus sur certains mystères qui ont marqué les fans de Holmes tels que les mariages de Watson, certaines allusions à des affaires inédites du Canon… le cross-over est bien amené et ne choque pas, de plus l’histoire prend place dans les salons occultes si spécifiques à l’époque victorienne. C’est une ambiance et un sujet que j’adore, donc, forcement je ne suis pas objective.La Sagesse des Morts de Rodolfo Martinez

J’ai eu un peu de mal à accrocher à la deuxième nouvelle, celle qui met en scène l’univers de Stocker. Il faut dire qu’elle est courte, seulement une cinquantaine de pages, et la réunion des deux univers est un peu catapultée. On notera cependant une narration alternées entre Seward et Watson, la première reprenant le style épistolaire de Stocker. Bref, même pour la fane que je suis cela n’a pas suffit.

Malgré le niveau un peu inégal, j’ai beaucoup apprécié cette lecture et cela m’a donné envie de relire les originaux de Sherlock Holmes. Entre ça et l’adaptation sur grand écran avec Robert Downey Jr, autant dire que ce début d’année sera élementaire ou ne sera pas.


  • Auteur:Moorcock Michael
  • Année:2009
  • Editeur:L'Atalante
  • Genre:Fantasy, Science-Fiction, Uchronie
  • Titre:Gloriana ou la Reine Inassouvie
  • Titre V.O.:Gloriana or the Unfulfill'd Queen
  • Traducteur:Couton Patrick

Gloriana ou la reine inassouvie est un roman de Michael Moorcock édité pour la première fois en 1978 en langue anglaise. Il a ensuite été publié en France en 1994 par les éditions l’Atalante, puis par Folio SF en format poche en 2000. Depuis, difficile de trouver le roman puisqu’il s’est épuisé dans les deux formats, mais l’Atalante vient de le rééditer dans sa superbe édition. C’est à cette occasion que nous vous en faisons une critique. Petit synopsis ?

Gloriana ou la Reine Inassouvie

Age d’Or d’Albion, Gloriana règne sans partage sur le pays et son empire, Virginie, Indes, etc… Après le règne tragique et sanglant de son père, Hern, Gloriana règne avec un idéal de paix, de nuances et d’amour. Bien entendu, dans l’ombre, ses conseillers se salissent quelque peu les mains sans lui dire car il faut protéger cette reine qui n’est pas loin d’être une déesse. Mais le soir, Gloriana rentre dans ses appartements, et joue le véritable drame de sa vie. En effet, la reine ne réussit pas a avoir l’Orgasme, elle reste inassouvie.

Bon, avec une chute de synopsis pareil, vous ne pouvez que mourir d’envie de le lire. Et en effet, vous devriez le lire. Ce roman tiens une place a part dans l’univers de Moorcock. Vous connaissez sans doute son Elric, qui fait partie des classiques de la Fantasy. Elric a un statut assez particulier ici sur iiD, vu que c’est une des rares sagas qui divise les fondateurs. Moi j’adore, dabYo déteste. Cependant sachez que le style de Gloriana est très très différent de celui d’Elric. Tout d’abord par sa manière d’amener l’histoire mais aussi par la plume elle même. Est-ce du au traducteur ? Il faut dire que le titre a été traduit par Patrick Couton, l’excellent traducteur des Annales du Disque-Monde, un gage de qualité à lui seul. Je ne sais pas, mais j’ai trouvé le style ici bien plus léger, gai, et drôle. J’ai eu a plusieurs moment l’impression d’être dans une pièce de théâtre.

Les dialogues sont en effet très théâtraux, les reparties fusent et j’ai pensé à plusieurs reprises aux mésaventures de Figaro. Non pas dans les actes, car on en est bien loin (quoique, après tout, Figaro conspire à sa manière aussi) mais dans les manières de s’exprimer pendant les enflammée verbeuses. Peut-être suis-je  folle, mais toujours est-il que j’ai adoré les dialogues, tout comme j’adore le théâtre.

Gloriana ou la Reine Inassouvie de Michael Moorcock

On a évidemment droit à notre lot d’intrigues de palais, sur fond de menaces de guerres. Ceci dit, ce n’est pas que ça. C’est aussi une réflexion assez intéressante sur le poids du pouvoir, surtout quand il est concentré dans une seule personne qui est déifiée. Gloriana véritable reine double-face est courbée sous le poids de son Devoir comme elle le nomme, devant faire bonne figure malgré ses malheurs dans les alcôves. La splendeur d’Albion dépend d’elle. Quand elle pleure, le pays pleure, et vice versa. Cette splendeur est d’ailleurs bien décrite, et ce coté double-face se retrouve aussi au palais, car entre les murs vit véritablement une cours des miracles, haute en couleurs et haute en mythes, cette cour jouera aussi un rôle important.

Les personnages sont hauts en couleurs, attendrissants, pathétiques ou carrément effrayants. Mention spéciale au capitaine Quire, un homme de main des plus attachant et des plus étonnants aussi. Cet espion, assassin à ses heures perdues, manipulateur, considère son travail comme un art. C’est un des personnages les plus savoureux, et j’avoue que je ne dirais pas non à un spin-off sur les aventures précédentes de Quire qui semblent être nombreuses et passionnantes. Quire fait partie de ses personnages qu’on adore, insolent, frondeur, égoïste: il est génial.

Gloriana ou la Reine Inassouvie de Michael MoorcockCe roman est dans tous les cas très difficile à classer.  Il y a certes de la magie, mais a la manière des alchimistes d’antan, de la magie noire. D’ailleurs cette magie semble marcher, vu qu’au détour d’une expérience on trouve un certain Adolphus Hitler, empereur germain megalo. Ce point permet de justifier le coté SF je pense. Mais c’est un roman à part. Une Uchronie évidemment, car vous aurez reconnu Elizabeth en Gloriana, et l’Angleterre en Albion, mais une Uchronie particulière, peut être d’ailleurs pas assez exploitée. Ne vous attendez pas à des fées ou à de la magie très présente. C’est un monde comme le notre, juste parallèle.

C’est un roman facile à lire et plus accessible que Elric. Je vous le conseille que vous connaissiez ou non Moorcock, que vous aimiez ou non la Fantasy aussi d’ailleurs. Lisez le !


  • Année:1997
  • Genre:Bit-Lit
  • Auteur:Whedon Joss
  • Série:Buffy contre les vampires
  • Titre V.O.:Buffy the vampire slayer

Lorsqu’on fait partie d’une génération, il y a un certain nombre de choses que l’on est obligé d’avoir connu. Parfois, les générations se croisent et ont en commun un même produit. Pokémon fait partie des choses que toute ma génération connaît. Buffy contre les vampires, aussi. Sauf que voilà, je devais encore être le seul à ne jamais avoir vu un seul épisode de la série de Joss Whedon. Certes, je savais qu’elle tuait des vampires, après tout, c’était écrit dans le titre. Mais ça s’arrêtait là. Jusqu’au jour où Serafina, fane inconditionnelle de la tueuse, m’a forcé à regarder la première saison. Synopsis de cette première série télévisée de Bit-Lit, qui a déjà de nombreuses années, voulez vous ?

Buffy contre les vampires, Saison 1

Buffy Summers est une jeune lycéenne de 16 ans de la ville de Sunnydale aux Etats Unis. Certes, elle ne va pas au Lycée à proprement parler, mais au Collège, mais soit, c’est la même idée. Le jour, elle étudie l’histoire et la biologie avec ses amis Alex et Willow. La nuit, elle chasse le vampire et tue les démons, grâce à ses amis mais aussi à Rupert, l’observateur. Buffy est en effet une jeune fille tout à fait particulière, c’est l’élue, la Tueuse. Et sa mission sur Terre, hormis de s’amuser comme n’importe quelle autre jeune fille, c’est de tuer les vampires. Faut dire, Sunnydale c’est la « bouche des enfers », rien, que ça !

Grand méchant dans Buffy contre les vampires, Saison 1

Brrrr !!!

Bon, hein, c’est pas ma faute si le synopsis sent à plein nez le nanar. C’est tout simplement parce que Buffy contre les vampires sent le nanar à plein nez. Oui, je sais, c’était votre série préférée quand vous étiez au collège/lycée, et vous ne supportez pas qu’on en dise du mal. Vous la regardiez tous les samedis soir et c’était trop bien. Sauf que voilà, à l’époque vous étiez sans doute aveugle le temps passe et les goûts changent, et si vous la re-regardiez aujourd’hui, avec un esprit un peu plus critique, peut être que votre vision en serait quelque peu différente.

Depuis Buffy, les scénarios des séries se sont de plus en plus complexifiés, le côté épisodique des séries s’est peu à peu dissiper pour se transformer en vraies saisons. Exit le Monster Of The Week, on ne suit plus réellement épisode par épisode, mais saison par saison. La plupart du temps, une saison développe toute une intrigue, si ce n’est pas qu’une seule petite partie de l’intrigue globale. Du coup le côté Monster Of The Week répétitif de la série et le peu de nouveautés que l’on apprend à chaque épisode de Buffy rend les épisodes parfois un peu sans saveur, on les oublie bien vite et on pourrait presque les passer sans ne rien rater. Il n’y a aucune intrigue, du moins sur cette première saison, et on finira par s’y accommoder. On regarder un épisode pour voir Buffy résoudre une énigme, et puis c’est tout.

On garde bien entendu quelques monstres en mémoire, la plupart du temps pour leur ridicule cuisant et le sentiment de n’importe quoi que l’on a ressenti en regardant l’épisode. Je pense notamment au démon qui s’est faufilé sur Internet, réel monstre de nanar en puissance, directement sorti des Power Rangers.

Alors certes, il y a certains événements qui ont leur importance, et qui seront répercutés dans les épisodes suivant, mais ils sont très rares et assez futiles. Buffy devient amoureuse d’untel… et c’est à peu près tout. A contrario, il y a souvent des références à d’anciens épisodes, mais elles sont somme toute très minimes et uniquement là pour nous faire sourire. Du coup, on a presque l’impression de ne voir qu’une enfilée de filers, ou bien de regarder le Power Rangers des séries pour adultes.

Buffy contre les vampires, Saison 1

Les personnages de la saison 1, de gauche à droite, Rupert, Alex, Buffy, Cordelia et Willow

A cela, il faut rajouter des effets spéciaux aussi bien foutus que la série précitée, et des doublages français dignes des années 80 : vous obtenez donc une série nanaresque jusqu’au bout des ongles, où les monstres sont plus ridicules les uns que les autres, et les énigmes et enquêtes grosses comme des bulldozers.

Sauf que voilà, malgré ces défauts, cette première saison de Buffy contre les vampires a tout de même réussi à me séduire. L’univers est somme toute attachant et même si à aucun moment on a l’impression de se trouver aux « portes de l’enfer », on se prête au jeu des prédictions, des démons et des destinés. Aujourd’hui c’est la Saint Victorien ? Les vampires vont dévaster le monde ? C’est la 3ème fois depuis le début de la série qu’ils doivent le faire ?

Rupert et Buffy dans Buffy contre les vampires, Saison 1

Chaque événement, démon ou mystère a toujours une prophétie ou une connerie du genre dans les super vieux livres de Rupert, l'Observateur

Mais qu’importe ! Ça n’en reste pas moins fun à regarder, on se prend au fou rire en voyant un vampire essayer de tuer Buffy en sortant ses crocs en mousse, et ça nous suffit. Et c’est sûrement pas le scénario qui va nous apporter satisfaction, ni sa cohérence. Tous les trois quatre matins Rupert prévoit la fin du monde, la mort de Buffy, et un nouveau démon sur Internet…

La sorte d’humour que les trois amis pratiquent, c’est-à-dire un humour typiquement lycéen, est suffisamment nul pour être amusant, et les mauvais doublages en Français ne font que renforcer cette impression. Les personnages finissent par être attachants, et limite intéressants. Alors bien entendu on ne retrouve là que des stéréotypes en force : le martyr de la classe, la fille peu sûre d’elle qui se cache, la super bonasse, le beau gosse… Etc. Il y a même une geekette en puissance ! Mais ça nous suffit. On pourrait juste regretter que les épisodes n’aient quasiment aucun impact sur la psychologie des personnages…

Si la réalisation technique laisse de quoi désirer, il en est aussi du jeu pas mal des personnages secondaires de la série. Monster Of The Week oblige, on voit souvent apparaître des personnages plat le temps d’un petit épisode, et en général ces derniers jouent comme des pieds. Ceci dit, on ne pourra pas retirer à Sarah Michelle Gellar qui joue Buffy la qualité de son jeu, et encore moins à Alyson Hannigan dont le personnage, Willow, est tout bonnement excellent !

Bref, au final, si Buffy contre les vampires n’a rien d’une série exceptionnelle, elle se laisse largement regarder et il serait bête de passer à côté si vous ne l’avez toujours pas (re-)vue ! D’autant plus que son impact et son aspect précurseur pour tout ce qui est Bit-Lit en France est prédominant. A noter tout de même qu’Anita Blake est sans nul doute ce qui a le plus inspiré Joss Whedon pour sa création.


Cet article est écrit par illman, étudiant en informatique de 23 ans. "Star de rock" à ses heures perdues, il profite d'if is Dead pour vous donner quelques conseils.

Ses avis et conseils peuvent donc être différents des articles habituels qui sont postés sur notre blog.

3 Inches of Blood est un groupe canadien classé en Heavy Metal voir même en Fantasy Metal. J’avoue, cette dernière appellation prête à sourire et je ne l’avais jamais rencontrée avant de m’intéresser à ce groupe. En termes d’univers, ne vous attendez pas  à croiser des z’elfes typé Seigneur des Anneaux, ça tape plutôt dans les orcs méchants et les gros barbares à la Conan (celui des romans, pas des films hein). Cette thématique guerrière va engendrer un rythme violent et endiablé apte à réveiller les morts.

3 Inches of Blood, Advance and Vanquish

La formation se compose de deux chanteurs (à l’époque de l’album, ça a changé depuis), l’un évoluant dans un registre plutôt aiguë et l’autre dans des tons plus graves aux accents grunteux. D’habitude ce type de chant me fait horreur mais je dois avouer qu’ici cela ne m’a pas dérangé, je trouve même que ça va très bien avec le reste de la musique. Niveau instruments, ça reste très classique pour du heavy, à savoir lead & rythm guitare, basse et batterie double pédale. L’album dont il est question ici date de 2004 et c’est le second opus de 3IoB.  La galette comporte 13 pistes. Autre information utile, vous ne le trouverez qu’en import.

Bon, la jaquette de l’album est hypra moche mais elle reste bien dans la thématique guerrière. Les paroles des chansons dont présentes dans le booklet mais vu qu’elles sont tapées au kilomètre et en tout petit, c’est quasiment illisible. Pour moi, c’est un sacré mauvais point pour l’album. Mais bon, si on en arrivait enfin à parler de la musique.

Le gros morceau de l’album, Upon a Boiling Sea, se divise en trois parties sur l’album. Elle raconte une histoire de piraterie. La première partie, Fear on the Bridge, parle d’un abordage sanglant, c’est violent, c’est intense et ça ouvre parfaitement l’album. Lord of the Storm où le capitaine sera jeté à la mer par son équipage pendant une tempête, il touchera terre sur une île. Et enfin, Isle of Eternal Despair, le navire s’est échoué, les trésors répandus sur la plage, le capitaine les rassemble dans une caverne où il deviendra leur éternel gardien, c’est une bonne chanson, moins énervée que les deux autres mais peut-être encore un peu trop étant donné le thème. Le tout est agrémenté de petits bruits de mer et de navigation pour qu’on soit bien dans l’ambiance.

3 Inches of Blood

La meilleure  chanson pour moi est sûrement aussi la plus connue du groupe, Deadly Sinners. La notoriété de cette piste est due au fait qu’on la retrouve sur la bande originale de pas moins de trois jeux vidéos, le plus représentatif restant Brütal Legend pour lequel il est aussi la bande son de la bande annonce. C’est d’ailleurs grâce à ce morceau que j’ai découvert le groupe. Ultra entraînante, on a envie de yaourter les paroles dessus, les guitares sont électrisantes. Et pour ceux que ça intéresse, les deux autres jeux vidéos sont Tony Hawk’s Underground 2 et Saint’s Row 2.

Crazy Nights est un titre plus posé et fait partie de mon top 3 sur cette album. Le chant est plus doux, je sais pas, il y a un truc accrocheur dans cette chanson.

Si je devais absolument pinailler, je trouve que les pistes Dominion of Deceit et Destroy the orcs sont un peu faiblardes par rapport au reste de l’album, les paroles sont un peu simplistes pour Destroy. Pour Dominion, ça concerne le chant, j’ai trouvé le grunt trop présent par rapport aux autres titres de l’album. La palme de la chanson que tu te demandes ce qu’elle fait là revient à Wykydtron qui bien que musicalement proche des autres parle de cyborgs, au milieu de chansons résolument Fantasy ça fait un peu tâche. Mais bon, si on excepte le thème foireux, c’est un morceau sympa.

3 Inches of Blood, Advance and VanquishRares sont les albums capables de me faire sauter sur mon canapé à faire de l’air guitar et à headbanger comme un taré. Et même si toutes les pistes ne méritent pas ce traitement de ma part, c’est le cas pour la plupart des chansons de l’album (Je crois que je pourrais me passer Deadly Sinners en boucle). De plus, j’ai trouvé assez sympa le concept de Upon a Boiling Sea et j’ai aimé lire les paroles. Alors oui, certes ils n’ont rien inventé mais je prends plaisir à l’écouter et c’est ce que je demande à un CD de musique.

Lire des nouvelles de Conan écrites par Robert E. Howard en écoutant cet album, ça doit être géant, faut que je retrouve ce bouquin.

Si vous souhaitez y jetter un petite oreille, vous pouvez écouter quelques morceaux sur leur site officiel ou bien sur leur myspace.


  • Année:2009
  • Console:Xbox 360, Playstation 3
  • Développeur:Tri-Ace
  • Editeur:Square-Enix
  • Genre:RPG
  • Série:Star Ocean
  • Titre:Star Ocean: The Last Hope
Cet article est écrit par aka oni, jeune étudiant à Paris et agé de 19 ans. Fan de littérature et de rock dits classiques, il écrit des chroniques de temps à autre pour if is Dead.

Ses avis et conseils peuvent donc être différents des articles habituels qui sont postés sur notre blog.

orti le 4 Juin de cette année, Star Ocean : The Last Hope est le quatrième opus de la fameuse série de Tri-Ace. Étant particulièrement fan des Star Ocean 1 et 2 remasterisés sur PSP (j’oserai même dire que le premier a été une très grande baffe vidéoludique), ce jeu est le premier sur lequel je me suis jeté lorsque je me suis vu heureux possesseur de la console de Microsoft. Un petit peu d’histoire pour planter le décor.

Star Ocean: The Last Hope

Le premier opus a vu le jour en 1996 sur Super Nintendo, le second, mettant en scène le fils d’un des héros du premier, est sorti en 1998. Le troisième, auquel je n’ai pas eu l’honneur de jouer, est sorti sur PS2 et prend place 400 ans après le deuxième épisode. Avec Star Ocean 4, on replonge au contraire aux origines de l’histoire. Se passant à une date que l’on pourrait calculer (mais j’ai franchement la flemme de ressortir le 1 et de faire la soustraction), retenons que l’histoire se déroule quelques siècles avant Star Ocean 1.

Le jeu nous accueille avec une cinématique de fort bonne facture, nous informant que les dirigeants ont fini par presser le bouton rouge et se mettre sur la tronche assez sévèrement pour faire de la Terre un endroit vaguement irradié et inhabitable en grande partie. Résultat, une seule solution : se bouger rapidement dans l’espace. Chose dite, chose faite puisqu’une dizaine d’années plus tard, non seulement l’humanité dispose d’une base spatiale de taille respectable en orbite, mais a en plus maîtrisé le voyage à la vitesse de la lumière. En même temps, quand on n’a pas le choix… Bref, on se retrouve la veille du lancement d’une mission secrète de reconnaissance spatiale, menée par une organisation développée tout aussi secrètement : la FRS ou Force de Reconnaissance Spatiale.

Star Ocea 4: The Last Hope, Edge Maverick

Edge Maverick, profession : héros de RPG. La gueule de l'emploi. La preuve, il a une épée.

Un jeune homme (Ah, à quand un RPG avec un héros de plus de trente-cinq balais) se voit sermonné par son amie d’enfance pour avoir raté la cérémonie d’inauguration, ce qui n’est pas du plus responsable quand on sait que monsieur fait partie de l’équipage (en même temps il aurait été le balayeur ça n’aurait pas posé de problème, mais l’aventure en aurait pris un coup dans l’aile.) Le temps de faire connaissance avec le système de combat (j’y reviendrai) et on embarque pour visiter l’espace, histoire de voir s’il n’y aurait pas une planète accueillante dans la galaxie pour les réfugiés terriens. Malheureusement, dès le premier warp ou saut spatial, un problème lié à une météorite fait que tous les vaisseaux doivent atterrir d’urgence sur la première planète qui passe. Après avoir fait connaissance avec les sympathiques insectes géants qui peuplent le coin, Edge se voit assigner comme mission d’aller inspecter les sites de crash des autres vaisseaux. Malheureusement (bis), l’équipage du vaisseau le plus proche a eu la mauvaise idée de rapporter un bout de météorite à des fins d’analyse. La météorite s’avère être cependant un peu plus qu’une météorite.


Star Ocean 4: The Last Hope

Que le public masculin se rassure : d'emblée, le quota "mini-short en cuir" est rempli.

Alors, certes, ça fait un peu synopsis en forme de quatrième de couverture, mais le scénario est un peu particulier. Vous en dire plus serait vous spoiler. Le scénario n’est d’ailleurs pas particulièrement génialissime, en tout cas moins que les deux premiers opus ; le fil conducteur, c’est la météorite et ses méfaits, certes, mais les évènements s’en écartent souvent et les héros sont plus ou moins ballotés d’évènement en évènement, de même que le joueur, donc, et le tout donne une désagréable impression de décousu, même si pris dans sa globalité l’histoire reste assez cohérente. Bref, petite déception pour moi de ce côté (il faut dire que j’attendais énormément du jeu) mais certainement pas un point faible à proprement parler.

Parlons rapidement des graphismes : les décors sont absolument splendides, parfaitement réalistes (quoiqu’un peu trop lumineux parfois), les cinématiques sont superbes, les ennemis et les personnages sont très bien modélisés. Donc les graphismes sont presque parfaits. Presque, parce qu’il faut tout de même signaler des visages absolument et totalement inexpressifs. Disons que s’ils avaient cligné des yeux ça n’aurait pas été plus mal. Palme spéciale décernée à Lymle, gamine de 15 ans (non mais sérieusement, 15 ans ?) qui en paraît six ou sept à tout casser et dont l’allure générale n’est pas sans rappeler la poupée de votre grand-mère. Assez dérangeant lors des cut-scènes, qui sont par ailleurs très (trop ?) nombreuses.

Il faut savoir que le jeu se déroule de manière à pouvoir changer de planète. Petit à petit, vous visiterez donc plusieurs planètes (en tout trois habitées, une déserte et le donjon final). Sauf qu’une infime zone de la planète sera à votre disposition ! Résultat, en mettant tout bout à bout, on arrive à peine à une carte de RPG classique. Très peu de villes, d’ailleurs. La durée de vie du soft m’a, pour tout dire, un peu déçu. Elle n’est pas précisément extrêmement courte mais l’aventure se termine un peu trop vite. Heureusement, des quêtes annexes parviennent à rallonger la durée de vie. Bien que mal réparties (on se retrouve noyé sous des tonnes de quêtes annexes d’un seul coup sans trop comprendre comment, alors qu’on n’en avait pas une seule l’instant d’avant), elles sont assez intéressantes, parfois lourdingues et certaines d’entre elles vous donneront du fil à retordre (exemple : j’ai perdu mon médaillon dans l’océan, allez fouiller les plages pour voir si vous le retrouveriez pas, par hasard.). Par contre, autre type de quête annexe, chaque magasin pourra vous fournir quelques commandes de livraison qu’il souhaiterait vous voir exécuter. Les objets à livrer sont parfois rares. Mais la durée de vie n’en est qu’artificiellement rallongée.

Heureusement, Star Ocean ne serait pas Star Ocean sans son fameux Colisée, qui vous donnera du fil à retordre pour parvenir premier, et qui par ailleurs propose des courses de Connils (des gros lapins roses, c’est la crédibilité du titre qui en prend un coup) pour se détendre entre deux bastons difficiles. Par ailleurs, autre trait de caractère de Star Ocean, le donjon bonus avec des monstres de-la-mort-qui-tue et un gros boss à la fin qui est cent fois plus fort que le boss final. Eh bien les adeptes de ce type de défis seront ravis de savoir qu’il existe deux donjons bonus dans SO : The Last Hope ! Le premier ne propose pas de défi particulièrement démentiel, mis à part son boss shooté, et le second, très dur, se compose d’une succession de niveaux à l’infini (c’est plus simple, tout de suite…). Pas mal d’annexe donc, de quoi occuper et justifier la limite de niveau de 255 (autre particularité de la franchise). Cependant, vous n’irez pas au-dessus du 200 si vous ne débloquez pas une certaine partie des Battle Trophies propres à chaque personnage, des bonus de combat débloqués sous certaines conditions (se battre une heure, tuer 1000 ennemis, etc).

Bacchus dans Star Ocean 4: The Last Hope

Règle 54 des clichés RPG : Il y a toujours des robots géants. Toujours.

Les combats, justement. Pierre angulaire de Star Ocean 4, il faut bien que j’en parle. Les combats se déroulent donc de manière assez classique pour la série : dans un champ de bataille, vous maîtrisez votre personnage tandis que vos alliés répondent à la tactique assignée (très pauvre en options, d’ailleurs ! En gros, tapez ou ne tapez pas, ce qui est très limité, même par rapport aux anciens opus) et que vous tentez de massacrer vos ennemis, soit en tapant classiquement, soit en sortant des coups spéciaux assignés aux gâchettes, soit, nouveauté, en déclenchant des attaques éclairs : en gros, vous maintenez la touche d’esquive jusqu’à ce qu’un ennemi soit sur le point d’attaquer, vous sautez de côté et paf, vous vous retrouvez, après une petite animation dépendant du personnage, derrière lui, à lui infliger des coups critiques en veux-tu en voilà. De plus, il ne s’agit pas de rencontres aléatoires mais des avatars des équipes ennemis directement sur le terrain qui se précipiteront sur vous. Plus facile à éviter (la plupart du temps) quand vous avez envie d’aller vite.

En passant, je tiens à signaler que les effets sont très beaux et très impressionnants. Tellement impressionnants, en fait, que lorsque les quatre personnages balancent en même temps leurs meilleurs coups, préparez vous à faire péter vos enceintes et votre écran : ça gicle de tous les côtés en terme d’effets lumineux, et pendant quelques instants c’est parfaitement irregardable, mais très jouissif. Blague à part, le système de combat, une fois bien en main, est excellent et pas lassant du tout. C’est un vrai plaisir de se battre. Seul gros point faible : impossible de choisir quel ennemi on vise ! Très handicapant pour mettre en place des stratégies, le personnage est censé viser l’ennemi le plus proche de lui mais le voir courir tout le terrain pour taper le plus lointain n’est pas rare…

Système de combat de Star Ocean 4: The Last Hope

Le système de combat est performant et les boss sont très gros et très stylés. Tout pour plaire !

Par ailleurs, on remarquera que la limite classique « 9999 PV, 999PM » est breakée, et que les personnages peuvent facilement atteindre 40 000, 50 000 PV et plus, ce qui, vu la difficulté de certains combats, n’est pas du luxe. D’ailleurs le leveling n’est pas très aisé et les niveaux ne passent pas à la vitesse de l’éclair. Par contre, un tableau de bonus en combat aidera vos personnages : terminer un personnage en coup critique vous octroiera 10% d’expérience en plus, en tuer plusieurs d’un coup vous donnera droit à 10% d’argent en plus, etc., ce qui aide bien pour monter en puissance. Un ajout intéressant, dommage qu’un tableau entier puisse être à moitié détruit au moindre coup critique reçu de l’ennemi.

Parlons maintenant rapidement de la bande-son : les doublages sont en anglais mais ne sont pas trop ratés (mis à part la voix absolument horripilante de Lymle, qui en plus d’avoir la tronche d’une gamine de sept ans, s’exprime comme si elle en avait quatre. Insupportable. D’ailleurs, elle rajoute « okay ? » à toutes ses phrases ; j’ai cru un instant à la résurrection de Mr. Garrison. Remarquez que c’est peut-être une référence à South Park, mais ça n’en reste pas moins très énervant.) Les sous titres sont, à l’instar du menu et des dialogues, minuscules, prévoyez de vous coller à votre écran pour les lire. Ennuyeux. Par contre, les sons et effets sont de très bonne facture et les musiques d’ambiance collent parfaitement. Aucun problème là-dessus, c’est très réussi.

Myuria de Star Ocean 4: The Last Hope

Myuria, un personnage plutôt attachant et intéressant, fait partie de la race des Morphus, une des plus avancées de la galaxie. Alors est-ce qu'on pourrait m'expliquer le costume d'elfette ?!

Abordons à présent la Création d’Objets (et oui, ce jeu a des défauts mais tout de même du contenu). Autre spécificité des Star Ocean, la création d’objets permet à vos héros de développer des talents et ensuite de créer des groupes qui, utilisant des points de compétences, réfléchiront de tous leurs neurones de héros-RPG pour trouver des recettes, recettes qui serviront ensuite à créer des objets. Le bon point, c’est que c’est un renouvellement intéressant du système, et puis on n’a aucun risque d’échouer. Les mauvais points… Premièrement, elle n’est accessible qu’à l’intérieur du vaisseau, là où auparavant, en plein donjon, les héros pouvaient s’adonner à leurs ateliers créatifs ; deuxièmement, toutes les recettes demandent un nombre de composants (dont des composants à récolter ou miner sur la carte) que je qualifierais d’aberrant. En fait, vous ne commencerez à avoir de quoi créer quelques petites choses que vers la fin du jeu ! Quel intérêt de proposer enfin les composants introuvables pour créer telle arme ou armure alors que le marchand du coin vend mieux ? Le but de la création est justement de renforcer ses personnages indépendamment des marchands et leurs prix abusifs… Hors, ici, on se retrouve à inventer une vingtaine de recettes d’un coup qu’on finit par oublier, puisque les trois quarts ne serviront pas et que les équipements vraiment intéressants ne seront faisables qu’à la toute fin du jeu en explorant les donjons bonus… Déception de ce côté, quoique le système ne soit, ces points mis à part, pas trop mal foutu.

À présent, je voudrais, avant de conclure (ouf) cette critique, parler d’un aspect qui me tient à cœur quand je joue à un Star Ocean : l’âme du jeu, même si c’est très subjectif. Le premier opus était parfait de ce point de vue ; les personnages étaient charismatiques et originaux, les villes étaient magnifiques et possédaient un vrai petit quelque chose en plus qui faisait qu’on aimait observer les décors. Dans le second opus, les personnages sont un peu moins attachants mais tout de même encore un peu, les villes ont moins d’âme mais sont encore jolies. Dans le troisième, aucune idée. Mais ici, les villes sont superbes mais n’ont pas d’âme ; les personnages sont sympathiques mais un peu stéréotypés, moins attachants, même si je tiens à signaler l’existence d’un vrai rebondissement aux deux tiers de la partie qui n’est absolument pas un poncif du genre, bravo aux développeurs pour ce coup-là. Pire encore, là où tous les opus proposaient de choisir ses personnages pour faire son groupe de huit (sur, généralement, onze ou douze possibles), ce qui donnait un vrai intérêt pour rejouer, puisqu’une nouvelle partie pouvait être assez différente en choisissant d’autres équipiers, ici, on suit un cheminement classique et les personnages s’imposent à nous.

Et pourtant, pourtant la magie Star Ocean opère tout de même un peu, puisqu’à la fin on aimerait bien suivre encore un peu les aventures de nos héros, et que s’en séparer est tout de même désagréable. Malgré les défauts du jeu et les clichés de certains personnages, on aimerait bien les accompagner plus longtemps…

Gentil-Méchant de Star Ocean 4

Salut, je suis "l'associal-stylé avec une cicatrice" de la série… Hein ? Non, je m'appelle pas Squall, pourquoi ?

Bon, il est temps de conclure ; je signalerai simplement qu’un énorme nombre de clins d’œil au premier opus a été fait, en particulier le fait qu’une des planètes visitables soit celle où se déroule le premier opus ! Si l’on retrouve quelques villes (trois seulement), la magie n’opère pourtant pas autant que lorsque je la visitais sur ma PSP, mais qu’importe. D’ailleurs, le boss du colisée est un des personnages jouables de Star Ocean 1, mais jeune ! Ceci dit, l’assistante à la création d’objet est un personnage récurrent de la série, un « Commandant Kenny » apparaît, référence nominative et graphique à l’un des héros du premier opus, un des personnages de l’équipe rappelle fortement l’un de ceux du premier soft de la série, et une partie de l’aventure fait ouvertement référence à la quête principale de Star Ocean 1 ! Il y en a d’autres, mais je ne vais pas en dresser la liste exhaustive, cette chronique n’a que trop duré. A vous de les trouver.

Rapidement, au passage, la version PS3 sera enrichie de nouveau(x ?) personnage(s ?) jouable(s ?) et le menu sera mieux présenté. Hmf. Sur ce, à ceux qui auront sauté le corps de l’article, sachez que ce jeu présente plusieurs défauts mais est définitivement un bon RPG qui vaut la peine d’être acheté. Et les deux premiers opus, encore plus.


Invictus de Clint Eastwood

dabYo dans Critiques, Films le 22 janvier 2010, avec 2 commentaires
  • Année:2010
  • Genre:Biopic
  • Réalisateur:Eastwood Clint
  • Scénariste:Carlin John, Peckham Anthony
  • Titre:Invictus

Ici, si vous ne l’avez pas encore compris, on est complètement fan des films de Clint Eastwood. Du coup, quand il y en a un nouveau qui sort au cinéma, on s’empresse forcement d’aller le voir. C’est mieux quand c’est en VO, bien sûr, mais la logique des salles obscures de Blois est impénétrable tant et si bien que comme nous ne savions pas si le film serait disponible en anglais, nous y sommes allé comme tout le monde, le jour de sa sortie. Invictus est sorti le 13 janvier dernier, soit près d’un an après le superbe Gran Torino, et ça parle d’Afrique et de Rugby. Synopsis.

Invictus de Clint Eastwood

Nelson Mandela est sortie de prison, et grâce aux élections équitables durement obtenues par le peuple noir, il vient de devenir le président de la république de l’Afrique du Sud. Son objectif est simple, montrer que les homme de couleur de peau noire ont aussi leur place dans cette ex colonie britannique, mais aussi, montrer qu’il est digne de gouverner. Car tous les blancs attendent bien entendu qu’il se casse la gueule, ou bien qu’il ne fasse que leur rendre la monnaie de leur pièce. Bon tout ça, si vous êtes un minimum cultivé, vous devez grosso modo le savoir, ainsi que le fait qu’il a bien entendu réussi sa mission. Ce que vous ignoriez peut être par contre, c’est qu’il avait fait de la Coupe du Monde de Rugby, un sport majoritairement blanc, un des vecteurs de la cohésion sociale.

Je n’en dirais pas plus, mais vous vous doutez bien de la suite. Les bandes annonces et les affiches sont claires sur ce point, et bien que je ne vous dirai pas s’ils vont réussir ou non, au cas où vous ne le sauriez pas, vous devez vous en douter. Invictus ne joue clairement pas sur la ficelle du suspens mais tout simplement sur les émotions qu’il va réussir à nous procurer. Oui, vous le voyez tout de suite venir, un film plein d’idées bien pensantes, avec de l’amour tout ça, des gens autrefois ennemis qui sautent les uns aux bras des autres… Bon le racisme actuellement ça a moins la côte que l’écologie hein, mais quand même. Et bien, vous avez tout à fait raison, c’est ce genre de film avec plein de beaux idéaux, avec un président noir qui veut le bien de tous et des blancs qui ne souhaitent presque qu’une chose: le destituer.

Matt Damon dans Invictus

Le vent est fort ce soir, beaucoup de sang a coulé sur ce terrain !

Sauf que voilà, dernière la caméra (ok j’en sais rien mais c’est pour la phrase) il y a Clint Eastwood. Certes, au début on est perplexe. Très perplexe. Nelson Mandela incarné par Morgan Freeman me pose un problème, il sonne faux. La voix ? Peut être, le doublage ne m’a mais alors pas du tout plu. Pas l’habitude d’entendre l’acteur parler en français, faut croire. Toujours est il qu’après une bonne demi heure de film, on est toujours perplexe. On se demande quand les émotions prendront le pas, on trouve le tout un poil trop stéréotypé pour être appréciable. Mais au bout d’un moment, sans que l’on s’en aperçoive, on est pris. Ça y est, on est touché par ceci, par cela. Les rugbymens sur-caricaturés ne nous choquent plus, la voix de Mandela ne nous pose plus de problème.

Et puis le temps passe et on se laisse gagner par les paysages de l’Afrique du Sud. Bon, certes non, les bidon-villes ne sont pas ce qu’on pourrait qualifier d’attractif,  mais on est gagné dans le sens où l’on se place peu à peu dans ce qu’a vécu ce peuple, nous autres européens. Les informations historiques que l’on peut retirer du film sont aussi très enrichissantes. Je ne suis pas -encore- allé vérifier s’il n’y avait pas d’incohérences ou quelques affabulations par ci par là, mais tout de même. Nelson Mandela était un grand homme et le film lui fait honneur.

Morgan Freeman dans Invictus

Ok je l'ai déjà faite... Mais pourquoi ils lèvent le doigt dans toutes les photos promo ?

Bien entendu, le long métrage est très manichéen, il montre les méchants qui sont méchants, et les bons qui sont bons. Les mauvais bons qui ne sont finalement pas bons, et les bons méchants qui finalement sont bons. Et bien entendu, à la fin, tout le monde se réconcilie, enfin, sans trop rentrer dans les détails non plus. Bref, quand je parlais de stéréotype, c’est bien entendu du lourd, avec par exemple le petit africain qui est pris dans les bras du policier blanc suite à une annonce de résultat, alors que deux secondes plus tôt le policier allait faire un abus de pouvoir. Mais voilà, les images sont plaisantes, elles sont émouvantes, et c’est presque tout ce qu’on demande.

Le jeu des acteurs n’est pas transcendant, il est correct. Le sport est tout de même très carricaturé, avec de longs moments où on les voit se rentrer dedans et manger de la boue, mais ça ne choque pas, ça ferait presque augmenter le suspens d’une fin qu’on connaît d’ores et déjà.

Bref, un bon film. Sûrement pas le film du siècle ni de l’année, une semaine après les souvenirs en sont bien moins important que ceux que j’ai encore pour Gran Torino ou Million Dollar Baby. Mais assurément un bon film, que vous pouvez aller voir sans trop craintes. A noter que c’est l’adaptation d’un livre à titre à rallonge de John Carlin sorti une mois avant le film.

Alexandre aka dabYo // dit :
*bah
*si t’émule à 01
*tu peux transferer à 5:01
-    S a s g / H       x     k        x      M        : Lc <3 dit :
*ouaip
*sauf que ému a 01
*sert a rien x)
Alexandre aka dabYo // dit :
*j’ai corrigé ?
*on gagne pas tjrs 30 ?
-    S a s g / H       x     k        x      M        : Lc <3 dit :
*oui oui
Alexandre aka dabYo // dit :
*ah merde x)


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