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Fall of Summer 2014: Jour 1

dabYo dans Concert, Musique le 12 septembre 2014, avec aucun commentaire

Le vendredi 5 Septembre est enfin arrivé et voilà que le Fall of Summer 2014 vient d’ouvrir ses portes ! Après un petit embouteillage sur la nationale, on trouve rapidement et se gare facilement pour rejoindre l’entrée du festival. Il y a une petite queue pour échanger son pass contre le convoité bracelet mais rien d’insurmontable pour ceux qui sont arrivés pour le début des concerts à 15h.

Venom au Fall of Summer

C’est Cruxifiction qui ouvre le bal avec une prestation sur la plus petite scène, la Sanctuary Stage. Nous arrivons trop tard pour pleinement apprécier leur prestation du coup on en profite pour faire un rapide petit tour: ce terrain est un vrai cadeau et on se voit très très bien assister à quelques concerts tranquillement assis dans l’herbe sur la butte qui sépare les deux scènes. Il fait beau, quelques nuages mais pas de pluies à l’horizon et seule une chaleur étouffante est là pour nous rappeler que nous sommes encore en été.

Mercyless au Fall of Summer 2014

Mercyless au Fall of Summer 2014

dabYo - Groupe culte de la scène Death française, Mercyless était aussi à l’affiche du Hellfest 2014 mais nous ne les y avions pas vu. Je ne connais pas franchement leur discographie, étant plutôt de marbre devant le Death Metal d’une manière générale mais ils font un set carré qui s’écoute bien même sans les connaître. L’occasion sans doute d’en découvrir les albums.

Agressor au Fall of Summer 2014

dabYo - Les groupes jouent tous sur la même scène pour le moment et ça va plutôt assez vite, et c’est un autre groupe français qui enchaîne, Agressor, qui sévit dans le Death Metal depuis de nombreuses années lui aussi. Leur set ne m’a pas laissé un grand souvenir et m’a moins marqué que le précédent.

Bölzer au Fall of Summer 2014

dabYo - Du Death bien lourd asséné par un duo de Suisses? Pourquoi pas. Bölzer est un groupe que je n’avais jamais écouté mais qui m’a fait tout de suite penser à Conan, sans vraiment savoir pourquoi. Le guitariste et chanteur, torse tatoué nu et à la classe intersidérale, est seul en avant de la scène pendant que son compatriote s’acharne sur ses fûts dans le fond. Le charisme est total.

Bolzer au Fall of Summer 2014

La musique est lourde et assommante, assez atmosphérique avec une guitare lancinante. Là dessus vient se poser les cris dépressifs du guitariste qui m’a là encore fait penser au groupe su-cité. Bien que statiques, le duo est très charismatique et du coup on ne leur reprochera pas leur manque de communication. Bien hâte de les revoir après avoir écouté leurs méfaits !

Exhumer au Fall of Summer 2014

dabYo - Exhumer au Fall of Summer 2014Voilà que débarque un vieux groupe Thrash Metal allemand sur la Blackwaters Stage, groupe qui avait sorti deux albums avant de splitter vers 1987… Une certaine fan base est là pour ce qui sera leur première date française. Scéniquement c’est vraiment mauvais avec des types au look complètement commun et ridicule au milieu desquels on retrouve un bassiste masqué…

Musicalement pour du Thrash la musique est vraiment très accessible et presque sympa. Si on oublie le chant agressif classique du genre, sans intérêt et systématiquement accompagné d’un mini riff de guitare en arrière plant… Le chanteur est cependant sympa avec son français d’allemand rigolo.

Comme il s’agissait du premier concert sur la Blackwaters Stage, on en profite pour y découvrir que cette dernière est précédée d’une plage de sable: les Metaleux vont vite se rendre compte que tomber dans le sable ne fait pas mal.

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

dabYo - Voilà le groupe que l’on attend le plus pour cette première journée, les grecs de Rotting Christ ! On est résolument fan de la formation depuis son passage au Black Metal tribal et symphonique sur ses deux derniers albums. Vus l’année dernière au Hellfest pour le support de leur dernier alubm, ils nous y avaient mis une sacrée route avec un des concerts les plus intenses que j’avais fait.

Cette fois le groupe débarque sur trois morceaux issus de ses deux derniers albums et ça déboite tout de suite. L’ambiance est un mélange de tribal et de militaire qui prend vraiment bien, le tout est horriblement entraînant. Cela est malheureusement quelque peu gâché par des problèmes de son vraiment impardonnables quand on sait à quel point l’équilibrage est important pour la musique du groupe. Le son grésille au début, on entend parfois carrément pas les guitares ou la voix du chanteur, un vrai calvaire qui a du mal à être oublié.

Rotting Christ au Fall of Summer

Avec ses 20 ans de carrière, le groupe va tout de même jouer quelques classiques dont le culte Societas Satanas mais sans vraiment insister dessus, la place est aux nouveautés même si on sent tout de même pas mal de vieux fans. Ce sera tout de même l’occasion pour les festivaliers de faire un énorme mosh et sans doute le plus gros de la Sanctuary Stage.

Le set fini avec quelques morceaux des nouveau genres, le temps de s’en reprendre plein la gueule pour ne pas oublier que Rotting Christ est passé par la. Génial.

Borknagar au Fall of Summer 2014

dabYo - Borknagar au Fall of Summer 2014Après avoir fait une courte pause pour manger, et apprécié le fait que le parking soit tout proche, on est revenu pour un autre groupe de Black Metal, les norvégiens de Borknagar. On est cette fois face à un groupe que l’on a découvert à cause du festival et qui mêle à sa musique des éléments Folk. Le tout dans un mélange aux sonorités assez épiques, avec un voix claire et quelques passages plus rugueux.

Sur album, j’ai tout de suite été conquis et la setlist du concert a déjà rejoint celles que j’écoute assez souvent. Malheureusement, sur scène, la déception était plutôt palpable. D’abord parce que les musiciens n’ont aucun charisme et que je le chanteur laisse franchement de marbre. Son attitude scénique et son chant sont relativement mauvais. Il manque à la prestation du groupe le quelque chose qui rendrait leur prestation vivante. C’est plus plat que sur album, moins épique, des reproches que l’on fera à de nombreux groupes du genre mais qui n’est pas sans faire penser à la prestation décevante de Vreid au Hellfest 2014.

On finira du coup par s’assoir tranquillement sur la petite colline face à la scène, ce qui aura permis à de nombreuses personnes de regarder les concerts sans pour autant se fatiguer, un régal. Bizarrement je garde tout de même un bon souvenir de leur prestation, sans doute parce que j’adore leur musique sur album.

Venom au Fall of Summer 2014

Cronos de Venom au Fall of Summer 2014

dabYo - Parmi les groupes ultra cultes du Metal que je n’avais jamais franchement écouté, on retrouve les anglais de Venom. A part In League With Satan qui a été reprise avec talent par Carpathian Forest, je ne connaissais aucun de leurs morceaux. Bien qu’ils soient connus pour avoir influencé un grand nombre de groupes, leur Heavy est bien trop simple et proche du Thrash pour que le son ne me marque sur album, du coup je n’avais pas franchement d’attente.

Cronos de Venom au Fall of Summer 2014Et pourtant, Venom m’a largement surpris avec son set. Le leadeur, chanteur et bassiste Cronos a la pêche sur scène et semble vraiment apprécier être là, et ça se voit tout de suite. Il bouge dans tous les sens, plaisante avec le public et interagit avec lui, ça fait vraiment envie.

La setlist commence avec l’excellent Black Metal, repris en cœur par le public et qui rend franchement bien en live. Bien que la musique ne soit pas franchement ma tasse de thé sur l’album, il faut bien avouer que sur scène l’euphorie générale fini par prendre le dessus et j’y ai passé un vraiment bon moment.

Fatigué par la route et le travail le matin, c’est sur la prestation de Venom que nous quittons le terrain du Fall of Summer 2014. Une première journée marquée par l’énorme prestation de Rotting Christ, on part les cervicales mises à mal et sans voix.


Un commentaire à faire ?

Photos du Fall of Summer 2014: Jour 1

Serafina dans Concert, Musique le 10 septembre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Bolzer au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Mercyless au Fall of Summer 2014

Photos de Agressor au Fall of Summer 2014

Agressor au Fall of Summer 2014

Photos de Bölzer au Fall of Summer 2014

Bölzer au Fall of Summer 2014

Photos de Exumer au Fall of Summer 2014

Photos de Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Photos de Borknagar au Fall of Summer 2014

Photos de Venom au Fall of Summer 2014

Venom au Fall of Summer 2014


C’est lundi, que lisez vous ? #145

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 8 septembre 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Dies Irae de Alice ScarlingJ’ai donc terminé Go To Hell de Oxanna Hope, qui malheureusement a confirmé mes doutes : je ne sais pas où l’auteur veut aller, on ne sait rien de l’héroïne au bout d’un tome… Bref rien qui pourtant ne me pousse à continuer car rien ne m’a alpaguée dans ce livre.

J’ai ensuite commencé Dies Irae, le deuxième tome des aventures de Sascha par Alice Scarling. Le livre se lit tout aussi vite que le premier, s’en est épatant car j’en suis déjà à plus de la moitié. L’auteur se dégage un peu de la bit-lit puisqu’on n’est plus vraiment dans notre monde. Notre héroine pense moins avec ses ovaires et le style est toujours au top.

dabYo

Je suis toujours bloqué en 1958 avec le héros de 22/11/63 de Stephen King, en pleine Amérique profonde qui sent bien le White Trash. C’est excellent mais j’ai du mal à avancer dans ma lecture.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Neachronical, tome1 : Memento Mori de Jean Vigne

Serafina dans Critiques, Livres le 5 septembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Neachronical tome 1 est une des sorties de l’été aux éditions du Chat Noir. Ecrit par Jean Vigne dont illman avait beaucoup aimé Desolation, je n’ai pas tardé à commencé ce livre illustré en couverture par Mina M. Contrairement à ce que je pensais au vu du nom et de la couverture, il ne s’agit pas du tout de steampunk victorien, ne me demandez pas d’où me venait cette idée. Synopsis ?

neachronical de jean vigne

Nea se réveille au bord d’un marais, la tête en vrac. Elle se souvient bien avoir fait le mur pour rejoindre Justin et sa bande, mais c’est tout. A coup de stop, elle reussi a rentrer chez elle pour découvrir que son absence n’a pas duré une ou deux nuits mais carrément 5 ans ! 5 ans dont elle n’a aucun souvenir mais qui semblent pourtant avoir été bien éprouvants…

Nous sommes donc à priori dans du Young Adult avec une  jeune héroine un peu paumée, qui sait pas trop ce qui lui est arrivé. Bon, je dis « à priori » car en réalité il y’a pas mal de scènes gores, glauques ou dérangeantes, je ne suis donc pas sur que cela soit à lire pour les plus jeunes. On y aborde des sujets pas bien drôles comme la traite des femmes. Autant dire que malgré son premier abord assez léger, il s’agit d’un livre parfois éprouvant, même si l’auteur semble ne pas réellement se décider à aller jusqu’au bout et sauve à peu près 5 fois in extremis une de ses héroïnes du viol ce qui fait qu’après la troisième fois on n’a plus réellement peur pour elle.

 

neachronical de jean vigneLe style de Jean Vigne est relativement agréable, ça se lit aisément. Les chapitres courts et les alternances de point de vue rendent la lecture assez rapide. Par contre clairement Nea ne s’exprime pas comme une nana de 15 ou 20 ans, et j’ai bien eu du mal a comprendre ses réactions parfois un peu « too much » et qui passent d’un extrême à l’autre sans trop de remords. La nana vient de perdre 5 ans de sa vie et elle est tout de suite super sarcastique et punchy, n’hésite pas a heurter ou tuer des gens… J’ai eu beaucoup de mal à la trouver crédible. Heureusement les autres personnages dont on suit le point de vue sont moins difficile à cerner : Juliette est une gamine apeurée, et les kidnappeurs sont certes bêtes et méchants mais relativement crédibles.

On devine très rapidement pas mal de choses sur notre héroïne qui semble être un peu bizarre, bien qu’a la fin du premier tome beaucoup de choses restent en suspens notamment sur le « comment ». Le rôle de certains personnages comme le bucheron fan de Motorhead reste aussi assez flou. Je suppose qu’il faudra lire le tome deux pour éclairer ces points la.

Au final, j’avoue c’est un avis en demi teinte. Il y’a de nombreux points intéressants, comme les pouvoirs de Nea, des points intrigants, mais aussi , une héroïne que j’ai bien du mal à trouver crédible et tellement de sauvetage in extremis que je n’ai plus eu peur pour Juliette. Je ne le déconseille pas, mais je ne le conseille pas réellement non plus.


Le Bal des Schizos de Philip K. Dick

dabYo dans Critiques, Livres le 31 août 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Je ne suis pas un gros lecteur de Philip K. Dick, je n’ai lu de ce grand homme qu’un seul bouquin, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques, du coup, je ne devrais pas avoir de gros préjugés avant d’en commencer un. Mais c’est sans compter les avis de Seraf’ qui a lu des livres géniaux -et lucides- écrits par l’auteur comme L’oeil dans le ciel, mais d’autres bien plus triptyques tels Le Maître de Haut Château. Il semblerait que la paranoïa du monsieur ait eu quelques impacts sur la logique de ses pensées et que cela se ressente dans ses écrits. Du coup, quand un de ses bouquins contient le mot schizophrène dans son titre, on est en droit de redouter le pire. Au moins étais-je prévenu avec Le Bal des Schizos. Synopsis.

Le Bal des Schizos de K Dick

Dans une petite ville des États-Unis d’Amérique, Louis Rosen et son associé Maury Rock commercialisent des orgues électroniques qui sont fabriqués et assemblés dans la petite usine de son père et son frère. Malheureusement, il faut bien avouer que bien que de qualité, les ventes d’orgues ne sont pas franchement florissantes et leurs combines loufoques pour les écouler ne suffiront bientôt plus. Mais son associé a préparé un plan en cachette avec sa fille, tout juste sortie de l’hôpital psychiatrique: rejouer la guerre de Sécession chaque année. Car tous les américains sont passionnés par la guerre de Sécession et ne pensent qu’à ça, c’est bien connu…

Nous suivons tout au long de notre histoire Louis Rosen dans une narration qui frôle très souvent la schizophrénie. S’adressant tantôt au lecteur, tantôt à lui même, tantôt aux autres protagonistes, le héros est un homme d’âge mur presque pommé et dont la santé mentale est sur la brèche tout au long de la lecture. Sauf que ce n’est pas le seul dans le monde que va nous dépeindre Philip K. Dick.

Nous allons découvrir des États-Unis d’Amérique qui m’ont semblé hors temps et complètement loufoques. Sans entrer vraiment dans les détails, il semble y avoir eu des avancés technologiques, des essais nucléaires et un tas d’autres choses que l’auteur n’explique pas mais qui ont conduit à une situation assez déstabilisante: près de 10% des ressortissants du pays finissent par être internés pour une période plus ou moins longue dans un hôpital psychiatrique. Rien d’étonnant donc à ce que notre narrateur soit complètement barré et nous emporte avec lui.

Si on pouvait au début imaginer que la petite entreprise de Rosen et ses difficultés de ventes seraient la base de l’intrigue, on fini par se rendre compte qu’il n’y a pas de réelle intrigue. Les choses se passent les unes après les autres, à la suite des péripéties loufoques que provoque la fille de son associé. Tout va en effet tourner autour de la création d’automate autonome, des « simulacres » qui vivent comme des humains mais ne sont que fait de boulons. Et quoi de mieux que prendre les héros de la guerre de Récession pour montrer leur réalisme ?

Le Bal des Schizos de K DickLà dessus Philip K. Dick va partir de dialogues délirants en dialogues délirants, avec souvent des réactions de personnages complètement improbables. Une sorte de road trip vers la schizophrénie où chacun a des réactions de plus en plus loufoques et où les situations font dans le portnawak total. On comprend à moitié, ou plutôt, on pense comprendre quelque chose sans savoir si il y a vraiment quelque chose à comprendre. Peut être est-ce trop philosophique pour moi tout simplement.

Alors que dire du Bal des Schizos de Philip K. Dick ? Eh bien… C’est difficile à résumer. Ce livre est loufoque, un grand nawak que je ne saurai juger. Ni si j’ai aimé. Ni si j’ai détesté. Il se lit assez rapidement tout en étant très fatiguant pour le cerveau. Suivre ces délires est finalement assez difficile. Vous n’êtes du coup pas bien aider. Mais bon, avec son titre, on pourra dire que c’est comme le Port Salut: c’est écrit dessus.


Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigulpi

dabYo dans Critiques, Livres le 27 août 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Après un succès critique La Fille Automate au rayon adulte, enfin sauf chez nous, Paolo Bacigalupi a sorti en 2010 un second roman mais au rayon jeunesse cette fois. Ferrailleurs des Mers est un roman qu’on pourrait qualifier de Young Adult tout juste publié en poche par les éditions J’ai Lu, au rayon adulte par contre. Il faut dire qu’on est là vraiment à la frontière des deux mondes. Synopsis.

Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi

Nailer fait partie d’une équipe de Légers, des gamins qui entrent dans les coques des vieux bateaux échoués sur la plage pour en extraire tout ce qui peut être sauvé, notamment les câbles de cuivre et autres métaux précieux. Léger car il faut être assez fin pour se faufiler dans les décombres sans rester coincé, et futé pour ne pas s’y perdre et mourir de faim sans trouver la sortie car seule la peinture luminescente sera là pour le guider vers l’extérieur.

Nous sommes fin XXIème siècle, la civilisation humaine s’est faite avoir par les dérèglements climatiques et la fin des ressources naturelles, les vieux pétroliers se sont échoués et il n’y a plus que les crève-la-faim pour aller dedans, récupérer les câbles et métaux qui peuvent encore être recyclés, pour espérer avoir de quoi manger le soir pour survivre.

Nailer en fait partie et nous allons suivre sa misérable vie, le suivant alors qu’il la risque chaque jour pour gagner de quoi manger. Avec quelques 14 ans, on va apprendre à le connaître et à découvrir ce que cela peut être de grandir et vivre dans un tel monde. En écrivant cette phrase, je ne peux que m’interroger sur les gamins de part le monde qui vivent exactement la même chose et m’apercevoir que futur ou non, apocalypse écologique ou non, Ferrailleurs des Mers est depuis longtemps un roman d’actualité. Mais laissons tout de même ces quelques considérations pour nous pencher sur notre livre.

Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi

Avec le héros nous allons découvrir plusieurs personnages forts en couleurs et vraiment attachants. Il y a quelque chose dans l’écriture de Paolo Bacigalupi qui fait qu’on s’attache tout de suite aux personnages, qu’on en craint d’autres, que le tout est vivant. L’univers de Nailer prend vie tout autour de nous, et il est clairement effrayant. Le sentiment de danger permanent est vraiment bien réalisé et on a l’impression constante que tout peut arriver à tout moment, le meilleur comme le pire.

Le scénario est assez épique, il va aller de péripétie en péripétie et n’est pas sans me rappeler la série La Quête d’Espérance de Johan Heliot. Alors bien sûr, on pourrait dire qu’il est un peu trop simpliste, et je suppose que c’est bien là l’aspect le plus « Jeunesse » du roman, mais ça ne m’a pas trop choqué pour autant. Cela nous offre un roman bien rythmé où les coups du sort sont plutôt bien amenés, ne faisant jamais cheveux sur la soupe: un très bon point. Le tout a un petit côté optimiste et fleur bleu qui ne m’a pas déplu.

Ferrailleurs des Mers de Paolo BacigalupiL’univers de Ferrailleurs des Mers est vraiment bien retranscrit et passionnant. Ce côté quasi post-Apocalyptique où les grandes villes ont sombré et une partie de la civilisation avec est très bien retranscrit. On s’y croirait, ça fait vraiment froid dans le dos. Le tout est accompagné d’une écriture vraiment au poil et sans faute de traduction.

Bref, vous l’aurez compris, Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi m’a complètement convaincu et j’ai eu la chance de pouvoir le lire en un peu moins de 24 heures. J’y ai passé un très bon moment pendant lequel j’avais vraiment du mal à décrocher de ma lecture. Sans doute la preuve d’un très bon roman.


C’est lundi, que lisez vous ? #144

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 26 août 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiJe lis en ce moment deux romans qui n’ont strictement rien à voir. 22-11-63 de Stephen King tout d’abord, qui m’a été chaudement conseillé par Serafina et dont vous pouvez lire la chronique. J’en suis qu’à une cinquantaine de pages mais j’aime beaucoup, la narration, l’ambiance, le mystère. Bref, c’est du très bon.

Ensuite, je suis sur une lecture d’un auteur français aux éditions Mnémos, Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. On est dans une sorte de dystopie de Fantasy qui me fait penser à Frankia, mais dont la qualité sera meilleure j’espère. Pour l’instant je suis relativement perplexe car je n’aime pas du tout la narration. Le genre du personnage sûr de lui ne me fait pas l’impression d’un personnage charismatique, mais plutôt d’un personnage très chiant. Avoir.

Serafina

Go To Hell de Oxanna HopeJ’ai terminé Neachronical de Jean Vigne. Cela ne m’a que moyennement convaincu et beaucoup de questions restent en suspens à l’issue. J’ai ensuite commencé Go To Hell de Oxanna Hope qui vient de sortir aux éditions J’ai Lu après avoir été édité aux éditions Nergal. On est dans une sorte de YA mélangé à de la paranormal romance… Le style n’est pas spécialement mirobolant et l’auteur persiste à dire que l’héroïne porte des « docks » aux pieds ce qui m’arrache un peu les yeux. Comme en bonus je ne vois pas bien où l’histoire veut aller et que j’en suis aux deux tiers, je crois sans m’avancer que cela ne sera clairement pas la lecture de l’année, ni même du mois.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La Confrérie de l’Invisible de Richard Taleman est le premier tome de David Cream, une série que je qualifierai d’Urban Fantastique qui vient d’arriver en mi-format aux éditions J’ai Lu. Malgré ses sonorités anglaises, Richard Taleman est un pseudonyme d’un auteur bien français, qui officie d’habitude dans le genre Thriller. Alors, a-t’il réussi sa reconversion ? Synopsis.

La Confrerie de Linvisible de Richard Taleman

David est un jeune étudiant qui s’apprête à rentrer à l’université de Californie dans une section bien particulière et dont peu connaissent l’existence: l’aile de Parapsychologie. Et pour cause, l’université est réputée pour ses scientifiques, alors y voir un aile qui accepterait et baserait le contenu de ses enseignements sur l’existence de phénomènes surnaturels et inexplicables ? Surement pas. C’est pourtant une promotion d’une cinquantaine d’élèves qui rejoint la filière cette année et dont les membres, comme David, ont bel et bien des pouvoirs paranormaux…

Vous l’aurez compris, La Confrérie de l’Invisible va donc nous introduire dans cette drôle d’école où certains peuvent échanger avec les Poltergeists, d’autres sentir le métal et enfin, certains se désincorporer. Suivre un groupe qui entre dans une école loufoque, c’est un genre que l’on retrouve vraiment fréquemment dans l’Imaginaire et que j’ai lu et relu de nombreuses fois. Franchement, ça peut donner quelque chose d’intéressant comme être totalement chiant. Les Magiciens par exemple, bien que ce soit un de mes livres préférés, est relativement raté quant à l’ambiance de son école. Harry Potter arrivera à faire rêver tout un chacun.

La Confrérie de L’invisible se situe malheureusement plutôt dans le bas du panier. Les cours ne sont franchement pas intéressants et les péripéties que l’on y entrevoit sont assez plates. En fait, c’est un peu stéréotypé et il n’y a jamais de réelle surprise. Peut être qu’il manque justement des moments où il ne se passe strictement rien d’autre que le cours pour corriger cela, je ne sais pas.

A côté de ça, l’autre point assez négatif est sans doute le côté plat de la plupart des personnages. Un gosse de riche, une bonasse pas trop sûre d’elle, et une personne handicapée stéréotypée. Je ne sais pas si stéréotype est le bon terme, mais l’auteur n’arrive pas à nous intéresser aux personnages, ce qui rend la lecture assez inintéressante de ce point de vue là. Notre héros David étant lui même complètement plat et inintéressant.

La Confrerie de Linvisible de Richard TalemanIl y aura donc de nombreuses lenteurs dans ce tome d’introduction qui est un peu trop long et lent. C’est assez bien écrit et on a pas de mal à suivre tout, mais il n’y a réellement que les cinquante dernières pages qui arrivent à donner un petit coup de boost à notre histoire. Pas de quoi casser des briques pour autant, mais suffisamment pour regretter que cela s’arrête.

La Confrérie de l’Invisible est donc un premier tome assez plat qui n’aura pas réussi à me marquer. C’est dommage car il y avait de bonnes idées derrières et on sent un certain potentiel avec ces quatre gamins qui peuvent faire beaucoup de choses. Le roman de Richard Taleman me laisse avec un sentiment de vide et d’inachevé, dommage.


Pour une raison obscure, on m’a offert pour mes 28 ans deux bouquins traitant du club des 27. C’est donc comme ça que je me suis retrouvé en possession de Le club des 27 ou la Malédiction du Rock’N’Roll de Alain-Guy Aknin et Stéphane Loisy. Je me suis dit pourquoi pas, le thème pourrait être intéressant et la couverture est plutôt pas mal avec son 27 glacé en surimpression. Malheureusement, j’ai déchanté plutôt vite.

le club des 27 ou la malediction du rock n roll

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est le club des 27, c’est une sorte de mythologie du rock. C’est en effet un regroupement d’artistes rock et blues dont le destin s’est arrêté de manière tragique l’année de leurs 27 ans. Du coup y’en a quelques uns dont des bien connus comme Kurt Cobain et Jim Morrison. Par contre il n’y avait pas l’air d’y en avoir assez vu que l’auteur a fait du remplissages avec des artistes pop, d’autres genres plus exotiques et même des rappeurs. On en vient au gros point noir du bouquin, l’indigence de son contenu.

Hormis les très connus, la plupart des artistes n’ont droit qu’à une très minimaliste biographie. La plupart devront se contenter de 2-3 pages pendant lesquelles ont se fait balancer des faits, des dates, des albums, des chansons avec un manque cruel de contexte. Vous savez qui c’est Rodrigo Bueno ? Et bien à part son style musical et la manière dont il est mort vous n’en apprendrez pas grand chose de plus dans cet ouvrage. Du coup quel est l’intérêt de le placer dans le livre si ce n’est à des fins de remplissages. Et il est loin d’être le seul dans ce cas. Pour résumer, on apprend où il sont né, quel genre de musique ils font et avec quel groupe, leur gros hit et enfin la manière dont ils sont mort, on aurait aimé un peu plus de contenu.
le club des 27 ou la malediction du rock n rollHeureusement on sent l’auteur un peu plus impliqué sur les gros noms. Jim Morrison, Amy Winehouse, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Kurt Cobain et Brian Jones, ceux de la couverture quoi, semblent être ceux qui s’en tirent le mieux. Mais du coup vu que ce sont les plus connus, l’amateur n’apprendra pas grand chose de nouveau. Ces parties n’en reste pas moins intéressante et pourvu de détails.

Un des trucs qui m’a un peu saoulé : Comment peut on parler de Robert Johnson sans faire ne serait-ce que mention de la légende de sa rencontre avec le diable à un carrefour ? C’était un artiste relativement majeur du siècle dernier et il n’a droit qu’à une petite partie. C’est vrai que ce n’était pas possible de faire une vraie biographie par artiste mais on en apprend trop peu. Surtout que le style de l’auteur très concis n’aide pas vraiment à ne pas sentir un certain coté mécanique dans la construction des chapitres.

Cette édition est catastrophique. Je n’ai jamais vu autant de typos dans un document qui est censé être édité par des professionnels et puis pas que des petits bouts de rien, par exemple un 9 qui se transforme en 6 dans une date. Du coup je ne félicite pas les éditions Didier Carpentier surtout quand on trouve le bouquin à 15€. Je ne conseille absolument pas ce livre.


C’est lundi, que lisez vous ? #143

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 11 août 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bal des Schizos de K DickJ’ai d’abord terminé La confrérie de l’invisible de Richard Taleman, et je n’en garde malheureusement pas un grand souvenir. La fin est intéressante et a de très bons éléments mis en avant, mais avoir attendu aussi longtemps pour les voir… Je ne sais pas si je tiendrais pendant le deuxième tome.

J’ai ensuite continué et quasiment terminé Le Bal des Schizos de Philip K. Dick. Le livre a vraiment un aspect bizarre dans sa narration. Nous suivons un personnage qui n’est clairement pas tout seul dans sa tête et ça fait vraiment bizarre. Enfin, le truc, c’est qu’on ne sait pas vraiment s’il est ou non tout seul.

Serafina

Neachronical de Jean VigneJ’ai donc terminé Hors de Portée de Georgia Caldera, que j’ai depuis chroniqué. Je vous renvoie donc à la chro pour mon avis. J’ai ensuite commencé Neachronical de Jean Vigne sorti aux éditions du Chat Noir. Le pitch est très sympa : une nana se réveille après une fugue et se rend compte que 5 ans se sont passés… 5 ans dont elle n’a aucun souvenir, et qui, il semblerait, n’ont pas été sans conséquences. Le style est sympa, mais j’ai du mal avec les ficelles parfois trop grosses de l’intrigue, et le coté je sauve mon personnage in-extremis du viol à peu près toutes les 30 pages. Pas méga crédible. J’attends de vois, j’en suis aux deux tiers.

Dans la rubrique manga, j’ai lu le premier tome de All You Need is Kill, une adaptation en manga du roman de Hiroshi Sakurazaka et Yoshitoshi Abe, illustré par Takeshi Obata. Le dessinateur étant une raison suffisante pour que je le lise. Ça sent le Pacific Rim, mais plutôt sympa, avec un bon pitch. Le manga fait que deux tomes, du coup, je recommande.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?