Dernièrement sur if is Dead:

Vous pouvez vous moquer, mais j’ai décidé de tester Euro Truck Simulator 2, qui est comme son nom l’indique, une simulation de conduite de camions à travers l’Europe. Sorti en Octobre 2012, c’est évidemment la suite du premier ETS du nom, développé par SCS Software et disponible uniquement sur PC. Je n’ai pas joué au premier, donc je ne saurais vous dire ce qui a changé depuis.

Euro Truck Simulator 2 Packaging

ETS2 vous propulse donc dans la peau d’un chauffeur de poids-lourds ambitieux. Tout au long du jeu, vous aurez la possibilité, à force de livraisons effectuées, de gagner en expérience et monnaie, afin de débloquer des points de compétences, vous donnant accès à d’autres types de livraisons (plus longues, plus difficiles, plus urgentes etc.). Celles-ci vous permettant donc de gagner encore plus d’argent.

Si vous démarrez simple conducteur, cet argent va ensuite vous permettre d’acheter votre premier camion personnel, puis d’autres encore afin de prendre sous votre aile généreuse des employés qui vous coûteront un bras. Bref, étendre votre entreprise à l’échelle européenne, en gagnant toujours plus de sous, et en installant vos futurs employés dans les villes voisines, etc. Vous avez également la possibilité de prendre des prêts à la banque afin d’avoir votre petit camion dès le départ, mais attention aux taux d’intérêts !

Euro Truck Simulator 2 Interface

L’aspect de gestion est donc complétée par la conduite en elle même. Contrairement à ce que l’on a pu entendre sur ce jeu, non, il n’est pas en temps réel, et heureusement d’ailleurs. Mais comptez tout de même une bonne heure si vous avez une livraison de plus de 650km par exemple, la simulation reste limitée à ce niveau. On peut aisément désactiver le besoin pour son personnage d’avoir à dormir, et ainsi d’éviter de faire des pauses sur des aires d’autoroute.

L’interface est simple, et plutôt intuitive. La prise en main des camions se fait plutôt progressivement, il faudra tout de même un certain temps pour maîtriser un créneau avec une remorque, ou pour parvenir à doubler un camion dans un virage, lancé à 95km/heure. Une légère connaissance du code de la route peut servir, mais au final savoir juste quand mettre des feux de route et lire un panneau de limitation de vitesse suffit amplement. Faudrait pas non plus tout perdre en se faisant arrêter.

Euro Truck Simulator 2

Graphiquement le jeu fait ce qu’on lui demande : pas forcément sublime, mais sans être moche pour autant. Des milliers de kilomètres de routes diverses avec un décor pas trop dégueulasse sur les côtés pour éviter cette impression de monotonie. Il y a aussi un cycle jour/nuit et le temps s’écoule sur la semaine, de façon numérotée (semaine 1, 2,3, etc.). La météo est aussi à prendre en compte, puisque chaque jour et ce de façon aléatoire, vous aurez droit à deux-trois heures d’orage pluvieux.

Dans la mesure où il y a 64 villes à explorer, 36 points de compétences à débloquer (à raison d’un point par niveau), et des milliards d’euros à économiser selon vos ambitions personnelles, on peut dire que la durée de vie est conséquente. Pour vous donner un ordre d’idées, j’en suis à une vingtaine d’heures de jeu, et je n’ai débloqué qu’à peine la moitié des points de compétences. Côté bande son, le jeu se contente des bruits de route, et de conduite, mais si vous souhaitez écouter de la musique, vous pourrez l’ajouter dans le dossier d’installation.

Euro Truck Simulator 2 Cokpit

Réticente au premier abord, EuroTruck Simulator 2 a su me montrer qu’il était bien moins inintéressant que je ne l’aurais pensé. On se prend rapidement au jeu, et les heures défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Le seul défaut de cet opus, c’est son prix (30€), un peu cher pour le contenu qu’il propose. En définitive, ce n’est pas un mauvais jeu, loin de là, mais c’est suffisamment particulier pour ne pas plaire au plus grand nombre.


Silence, ça tourne ! #45

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 23 mai 2013, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Hannibal s01e01 à s01e04

On continue de goûter aux nouvelles séries américaines, mais cette fois avec ce bon cher Hannibal Lecter. Pour le coup, nous sommes de complets incultes, nous n’avons pas vu les films et encore moins lu les œuvres de Thomas Harris qui en sont à l’origine.

Hannibal de Bryan FullerHannibal est donc basée sur les débuts de la série littéraire, le premier tome Dragon Rouge et s’axe sur le principe du Thriller psychologique. On suit les personnages principaux, dont le fameux Hannibal, dans une ambiance généralement malsaine et autour de la résolution de crimes. Le tout n’étant pas sans faire penser à un Dexter, mais en beaucoup plus sombre et malsain.

Et c’est franchement bien foutu et addictif. Mads Mikkelsen qui incarne le docteur Hannibal Lecter est franchement flippant, incarnant parfaitement le rôle. Évidement, on sait tout de suite qu’il est dangereux, mais la série se garde bien de confirmer le tout, laissant bien seuls nos soupçons… Et nos peurs.

La réalisation est au rendez-vous, les effets spéciaux sont de qualité et les mises en scène des meurtres vraiment flippantes. Il y a peu d’actions, du coup c’est plus sur l’aspect psychologique que la série joue la dessus, avec des gros plans sur des morceaux de viandes, sur des vers, sur la putréfaction. L’esthétique est réussi, travaillé, malsain, déstabilisant.

Hannibal de Bryan Fuller

Après quatre épisodes, on ne voit pas encore très bien où la réalisation veut en venir, mais c’est pour le moment assez addictif, et on ne peut que vous conseiller d’y aller.

Game of Thrones s03e05 à s03e07

Ygrid Game Of Thrones Saison 3Et bien, nous n’aurons même pas eu le temps de râler sur la mise en scène d’une des relations clef de cette saison de Game of Thrones. Alors que Jon Snow et Ygrid laissaient de marbre sur le cinquième épisode, la réalisation a réussi à tirer son épingle du jeu par la suite et à faire honneur aux livres. Là dessus, c’est vraiment réjouissant, nous laissant oublier les quelques libertés prises sur d’autres personnages…

En dehors des nombreuses scènes de tortures gratuites, qui par ailleurs ne figurent pas dans les livres et spoilent allègrement Le Bûcher d’un Roi, on assiste tout de même à de grands moments grâce à Daenerys.

Les éléments se mettent peu à peu en place et c’est sur les terres des Noces Pourpres que la série s’engage désormais. Et on a évidement bien hâte d’y être !

Django Unchained de Quentin Tarantino

Django Unchained de Quentin TarantinoDire que nous ne sommes pas des grands fans des films de Quentin Tarantino serait un euphémisme. J’étais loin d’être convaincu par Inglorious Basterds, mais j’avais au moins réussi à le regarder sans trop m’ennuyer. C’est au bout d’une heure de Kill Bill que je me suis aperçu qu’il n’y avait franchement rien à me mettre sous la dent. Alors j’aimerai franchement savoir ce que les gens peuvent bien y trouver.

Enfin bon, j’avais quand même bien envie de jeter un œil à ce Django Unchained, le Western et la présence d’un Dicaprio étant largement suffisante pour m’y convaincre. Et finalement, Serafina a bien fait de nous empêcher d’y aller au cinéma.

Ça se regarde, là n’est pas la question et on s’ennuiera pas vraiment, mais pas de quoi casser des briques pour autant. Je n’en garderai aucun souvenir, je crois.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Le Souffle des Ténèbres est un court roman horrifique de Frédéric Livyns paru chez Val Sombre Éditions. Il est servi par une élégante couverture de Sylvie Veyres. Il a été finaliste du Prix Masterton 2013, catégorie roman francophone. Synopsis ?

Le Souffle des Ténèbres de Frédéric Livyns

Bryan et Suzy viennent en Bretagne pour se ressourcer après une épreuve familiale. Le village où ils résident n’est autre que le village où le grand-père de Bryan a vécu. Le couple découvre bientôt les ruines d’un château, qu’aucun guide n’indiquait et dont les villageois semblent avoir peur.

Frédéric Livyns

Frédéric Livyns

On se trouve dans un roman très ancré dans notre quotidien. En effet, on va en Bretagne, et le village est très réaliste. Bien que se déroulant de nos jours, la superstition des villageois n’est pas exagérée, et m’a même semblée logique. Pour avoir connu bien des trous perdus, pas forcément en Bretagne, je dois dire que je n’ai eu aucun mal à me mettre dans le bain.

Le roman étant très court (150 pages seulement), les personnages ne sont pas super développés, et sont souvent définis par un ou deux traits caractéristiques, c’est tout. C’est à peine si on sait à quoi les personnages ressemblent, et au final il faut bien le dire ils sont assez transparents voir stéréotypés. Ce n’est pas gênant car ce qui est particulièrement mis en avant, ce sont les événements, et l’ambiance.

Car en très peu de pages, l’auteur réussit à mettre en place une ambiance entre le flippant et l’oppressant, et qui m’a fait beaucoup penser à un film de Polanski, un peu comme le malaise qu’on ressent devant Rosemary’s Baby ou La 7ème porte. Le roman est vraiment très immersif, on sent la tension, on sent le coté oppressant, et je n’avais qu’une envie : tourner les pages, totalement happée.

Le Souffle des Ténèbres de Frédéric LivynsOn comprend très vite le problème et Frédéric Livyns va réellement droit au but. Cela n’est pas gênant, car cela contribue au coté addictif du livre : on ne s’ennuie pas une seule seconde. Cette impression est renforcée par le découpage en chapitres courts. Pour mettre en place son intrigue, l’auteur s’appuie sur des rumeurs sur des faits historiques plutôt crédibles (je n’ai absolument pas fait de recherche sur leur réalité, mais ca m’a paru plausible). La fin est peut être un peu too much, mais dans l’ensemble c’est une lecture agréable, son statut de finaliste au prix Masterton n’est pas usurpé.

Le Souffle des Ténèbres est donc un très bon livre d’Horreur, qui n’a rien à envier à des productions étrangères. Son coté terroir est un plus, car il est du coup plus aisé d’y entrer, et on a l’impression que ça pourrait se passer dans le village du coin. Il se lit plutôt vite en plus, alors vous n’avez aucune excuse pour ne pas le découvrir.


On est un peu en retard ici, mais n’empêche, on ne pouvait quand même pas passer à coté de l’annonce du Running Order du Sonisphere France 2013, dont les dates se rapprochent puisqu’il aura lieu les 8 et 9 Juin prochain à Amneville. Il faut l’avouer, le festival a une affiche qui donne vraiment envie. L’ordre est donc visible ci-dessous.

Sonisphere France 2013

Samedi 8 juin
Scène Apollo

13h00 – 13h30 Headcharger

14h10 – 14h50 Crucified Barbara

15h40 – 16h20 Behemoth

17h10 – 18h00 Bring Me The Horizon

19h00 – 20h00 Motörhead

21h10 – 22h25 Slayer

23h50 – 01h05 Limpbizkit

Scène Saturn

13h35 – 14h05 Dagoba

14h55 – 15h35 Karnivool

16h25 – 17h05 Sabaton

18h05 – 18h55 Amon Amarth

20h05 – 21h05 In Flames

22h30 – 23h45 Korn

Dimanche 9 juin
Scène Saturn

13h05 – 13h35 Voodoo Six

14h05 – 14h45 Ghost

15h35 – 16h20 DragonForce

17h30 – 18h30 Epica

19h40 – 20h40 Children Of Bodom

22h50 – 23h50 Airbourne

Scène Apollo

13h35 – 14h05 Hacktivist

14h50 – 15h30 Mastodon

16h25 – 17h25 Stone Sour

18h35 – 19h35 Megadeth

20h45 – 22h45 Iron Maiden

Il n’y a que deux scènes, Saturn et Apollo, du coup aucun groupe ne joue en même temps, et vous n’aurez donc pas de risque de louper vos préférés ou d’avoir de durs dilemmes. Les temps de jeu sont plutôt corrects : 40 minutes à 1h pour la plupart des groupes qui nous intéressent. C’est donc à Airbourne que reviendra la lourde tâche de clôturer le festival… Après un Iron Maiden qu’on espère mémorable.

Pour rappel, la scène Appolo est en intérieur, aucun risque donc de voir Behemoth jouer en plein soleil (si tant est qu’il y ai du soleil un jour cette année) est en extérieur, il faudra donc prendre le risque de voir Behemoth  jouer en plein soleil. Personnellement, nous attendons surtout le dimanche, et vous ?


C’est Lundi, que lisez vous ? #93

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 20 mai 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Ronde de Nuit de Terry Pratchett, Les Annales du Disque-MondeAyant sauté mon tour la semaine dernière, je ne vous ai pas encore parlé de Ronde de Nuit de Terry Pratchett, que j’ai dévoré le temps d’un week-end. Il fait partie des livres cultes de Serafina qu’elle veut que je lise depuis un moment maintenant, d’où mon marathon des aventures du Guet. Bref, que dire si ce n’est que ce roman est génial ? On est un peu moins dans l’humour et beaucoup plus dans la critique sociétale avec cette aventure de Vimaire, et je dois l’avouer que parfois ça a pu me gêner. Je ne suis pas encore habitué à ce que l’auteur nous abreuve autant de ses pensées politiques au travers de son personnage principal. Mais c’est un très très bon roman.

J’ai ensuite enchaîné sur Création de Johan Heliot qui vient tout juste d’être publié en poche par J’ai Lu. De cet auteur, j’avais pu goûter à l’excellente Quête d’Espérance mais jamais de romans pour adultes. C’est donc fait cette fois avec une histoire mêlant sciences et religion, créationnisme pour être exact. C’est de la Science-Fiction assez tripesque mais qui se lit très bien, avec des chapitres courts qui donnent un rythme soutenu à l’histoire. Je l’ai lu en quelques jours là aussi, et c’était passionnant.

Angemort de Sire CédricEnfin, je viens de commencer Angemort de Sire Cédric, le premier roman de l’auteur français que Serafina avait chroniqué en 2008 déjà. Il vient d’être réédité par Le Pré-aux-Clercs dans une très jolie édition, idéal pour aller avec les autres œuvres de l’auteur, sachant que sa publication chez feu Nuit d’Avril était déjà introuvable en 2008.

C’est vraiment trash et surtout très sexuel. On voit bien que l’auteur a su évoluer et ça ne peut que permettre d’apprécier sa nouvelle maîtrise de sa prose, surtout lorsqu’on compare à son dernier opus Le Premier Sang. Ça se lit bien cela dit, et c’est prenant.

Serafina

Gatsby le Magnifique de F. Scott FitzgeraldJ’ai décidé de rattraper mon retard par rapport à la série du Trône de Fer, j’ai donc avancé ma relecture du tome 7, L’épée de feu, dont je suis presque à la fin. C’est toujours un plaisir. Ensuite, comme j’aime toujours lire les livres avant de voir leur adaptation, j’ai lu Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald. Dire que j’ai apprécié serait erroné, j’ai parfois eu du mal à comprendre ce que je lisais, je trouve le style de Fitzgerald (et sa traduction) vraiment particulière et pas toujours compréhensible. Le bouquin n’a beau faire que 200 pages, j’ai mis plus longtemps à le lire que prévu, tellement il n’était pas rare que je relise les passages trois fois…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH13#8: Blut Im Auge de Equilibrium

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2013

dabYo dans Actualité, Musique le 19 mai 2013, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

Equilibrium est un groupe de Folk Metal allemand que je ne connaissais pas réellement il y a peu. Il faut dire que j’ai un avis relativement négatif sur les groupes teutoniques quand il s’agit de faire du folk. J’avais notamment plus que déprécié In Extremo au Hellfest 2012, trop carré, trop fête du village allemande. Mais si les deux groupes partagent l’origine, le genre et l’aspect hors sujet de leur nom, le rendu final n’a franchement rien à voir.

On tend ici beaucoup plus vers le Pagan ou le Black, la musique d’Equilibrium reste carrée certes, parfois trop même, mais elle a un côté brutal et prenant qui est plus que bienvenue. Alors certes, le tout manque peut être un peu de personnalité, on a en quelque sorte l’impression d’être face à yet another folk metal band voir des singles d’un Eluveitie. Mais tout de même, c’est plus que bien réalisé. La voix gutturale est agressive et défoule bien, la guitare rythmique bien présente et les petites envolées d’instruments médiévaux ainsi que de leurs mélodies sont franchement bien intégrés.

Blut Im Auge, qui doit littéralement donner Sang Dans l’Oeil en français, est un très bon exemple de leur discographie. Et on a déjà hâte d’être dans la fosse sous la Temple le samedi après midi, sous les riffs teutoniques.


The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun

Ami du Doom et du Sludge, bonsoir

illman dans Critiques, Musique le 17 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

The Cosmic Escape of Admiral Masuka c’est le nom un peu barbare du premier EP du groupe de Doom/Sludge tout droit sorti de Montpellier, Verdun soutenu par Head Records. C’est pour une durée de plus de 30 mins que les trois pistes de l’album vont nous transporter ailleurs. L’artwork de la cover a été réalisé par le chanteur, qui est aussi tatoueur pour la petite histoire. Bref si on en revenait à ma petite révélation 2012 de Doom/Sludge, dont l’EP est en écoute gratuite, où l’on trouvera aussi CD et vinyles.

The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun

Comme je le disais, l’EP est composé de trois pistes, vous allez dire que ça ne fait pas beaucoup mais je rappelle que l’on a affaire à du Doom aussi. La première piste de l’album, Sons of the Atom, culmine du haut de ses quasi treize minutes et commence déjà par nous assommer avec une intro doomesque et lancinante à souhait.

Et c’est bien parce que le disque essaye de nous raconter une histoire qu’il commence ainsi. La première phase, c’est cette apocalypse nucléaire qui se déclenche, la piste est littéralement radioactive, le tempo est lent, les riffs ultra lourds et le chant crié à la limite du plaintif ferait presque froid dans le dos. On sent que la solitude gagne sur la fin.

Il ne reste plus qu’un homme sur Terre, l’amiral Masuka, pour Last Man Standing, où on accélère un poil le mouvement, on sent une influence psyché par moment à la guitare. Ici encore on touche au canon du Doom pour une piste certes plus courte, 7 mins 30, mais on gagne en intensité. On découvre de la reverb sur la voix pour la dernière partie de la fuite dans l’espace de l’amiral sur JAXA. C’est malsain, c’est halluciné, c’est vraiment très bon.

The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun Jaune OrangeLa fin de l’histoire est tragique, vous pourrez vous en douter. Elle est retranscrite par les notes traînantes de la guitare lourdement modifiée par les effets, puis par un final à l’harmonium qui met un peu mal à l’aise. Je ne vois qu’une seule chose à faire pour que vous palpiez cette ambiance, c’est que vous vous lanciez dans son écoute.

Là où The Cosmic Escape of Admiral Masuka arrive à faire fort, c’est qu’il propose trois chansons bien différenciées qui font partir au loin toute impression de déjà entendu et de répétitivité. Cet EP est l’une de mes galettes préférée de 2012 et j’attends avec impatience leur premier album. Et puis écrire cette chronique m’a permis d’apprendre ce qu’était un harmonium et ça, ça n’a pas de prix.


Pieds d’Argile de Terry Pratchett

dabYo dans Critiques, Livres le 15 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Après avoir re-goûté aux Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett avec Le Guet des Orfèvres, je n’avais qu’une hâte: y retourner. Il faut dire que l’univers du britannique est complètement passionnant et se lit si facilement qu’on a toujours envie d’en relire. J’ai donc décidé de continuer de découvrir les aventures de Vimaire avec Pieds d’Argile, troisième tome de la sous-série Le Guet. Synopsis.

Pieds d'Argile de Terry Pratchett

Deux cadavres retrouvés, deux meurtres hors-la-loi qui n’ont à priori aucun lien, si ce n’est quelques traces d’argile par terre. Heureusement, le guet et son capitaine divisionnaire Vimaire peut compter sur l’une de ses nouvelles escouades pour résoudre l’affaire: le département de la police scientifique. A sa tête, Hilare Petitcul, un nain ex-alchimiste qui n’aime pas les chansons sur l’or, ni l’or, et encore moins rechercher de l’or.

Pieds d'Argile de Marc Simonetti

Une possible couverture signée Marc Simonetti

Je dois bien avouer qu’il est assez difficile de parler des romans du Disque-Monde sans avoir l’impression de se répéter. Terry Pratchett est d’une constance à toute épreuve, que ce soit dans son style, dans l’humour ou dans la qualité et la pertinence des situations.

Avec cette nouvelle aventure, Le Guet continue d’être une série pastiche d’enquêtes policières et la résolution du double meurtre va évidemment être le centre de notre histoire, autour de laquelle vont graviter des péripéties rocambolesque. Car Vimaire semble bien être au centre d’une machination, si ce n’est même un complot ourdi contre Vétrini, le vénérable et sage patricien qui dirige la ville d’une main de fer depuis près de 10 ans.

Pieds d’Argile continue de nous dépeindre le côté loufoque et sans queue ni tête de l’organisation d’Ankh Morpork, bien loin de notre réalité et très absurde. Empêcher les gens de voler s’avère beaucoup plus difficile que de faire un permis de voler. Les meurtres sont tout ce qu’il y a de plus légal quand l’assassinat est correctement encadré par la loi, avec une mise à pris et des assassins dignes de ce nom (et fiers de leur art). C’est fait à base de petites digressions Pratchettiennes et c’est tout simplement divin, l’absurde de l’organisation de cette ville est délicieuse.

Pieds d'Argile de Terry Pratchett

A côté de ça, on continue de parler minorités et discrimination, que ce soit ethniques, sur les coutumes ou encore, sur le sexe. Il est d’ailleurs marrant que je me sois retrouvé à lire ce bouquin en pleine tempête dans la communauté geek puisqu’il s’agit d’un de ceux traitant du sexisme. Nous suivons en effet deux heroïnes qui travaillent au Guet, et qui donc subissent leur lot de remarques désobligeantes. Bien sur, on est face à du Pratchett et ces remarques nous font rire tout en relevant le problème sous-jacent. On quitte aussi le territoire des conflits raciaux pur et dur pour atterrir à ceux de l’endoctrinement des religions, Golems oblige.

Pieds d'Argile de Terry PratchettMais avant de vous conseiller de vous lancer dans la lecture, je me dois de saluer le travail titanesque et génialissime que l’auteur a fait sur ses deux policiers un peu cons mais terriblement attachants que sont Fred Côlon et Chicard. A la foi affreusement cynique et cruellement candides, ces deux soldats de la vieilles ont des dialogues qui ne peuvent que rendre justice à la qualité du travail de Patrick Couton qui assure la traduction.

Au final, Pieds d’Argile de Terry Pratchett a été une fois de plus un grand moment de lecture, le genre qui donne de quoi réfléchir tout en ayant un côté effroyablement positif. Il n’est pas le meilleur roman de la série, il n’est pas particulièrement réussi vis à vis de la qualité des œuvres de l’écrivain, mais il fait plus que le travail. Fin, drôle, bien écrit et très bien traduit, chaque page est un festival de situations absurdes mais géniales. Je dois vous avouer que je n’ai qu’une hâte, me jeter sur Va-t-en-guerre.


Grifter de Nathan Edmonson et Rob Liefield

Récit d'un beau gachis du New 52 de DC Comics

illman dans Comic, Critiques, Livres le 14 mai 2013, avec 3 commentaires
Critiques

Grifter a fait partie des séries qui ont commencé le New 52 de l’univers DC Comics. La série aura duré de septembre 2011 à janvier 2013 pour un total de 17 issues. Cette série n’est pour le moment pas publiée en France, alors pourquoi est-ce que j’en parles ? Tout simplement parce que j’ai découvert Comixology, un site qui permet de manière légale d’acheter des comics paru aux États-Unis en édition numérique sans restriction territoriale. La série aura connu 3 scénariste et 3 dessinateurs différents avant de finalement s’interrompre faute de ventes satisfaisante. Pour une trentaine de dollars il est possible d’acquérir toute la série. Autopsie du cadavre.

Grifter

Qui est Grifter ? Il a été créé sous la plume de Jim Lee en 1992 avec la série WildCATS et faisait partie du roster de l’éditeur Wildstorm, qui a été racheté à la fin des années 90 par DC Comics et disparu aujourd’hui. Bref, Cole Cash est un ancien membre des forces spéciales qui par la force des choses est devenu un arnaqueur de talent. Mais voilà, alors qu’il sort d’une affaire louche, il est kidnappé par des aliens, les daemonites, qui tentent de prendre possession de son corps pendant 17 jours avant qu’il ne puissent s’échapper et se rendes compte qu’il a acquis certaines capacités de télékinésie et de télépathie avec ces aliens. Dans sa fuite, il tuera des humains possédés dans un avion, ce qui fera de lui, l’homme le plus recherché de l’univers.

Si vous ne le savez pas, on découpe généralement les comics par « run » c’est à dire des arcs d’histoire parus sous l’égide du même scénariste. Pour Grifter, on peut en identifier 2 conséquentes, celle de Nathan Edmonson et celle de Rob Liefield.

Run de Nathan Edmonson (Grifter #1-#8)

Grifter #9J’ai été gentil avec le synopsis parce que c’est loin d’être aussi clair dans le comics. La narration est loin d’être un point fort de la série, on galère un petit peu à comprendre le point de départ et il manque sans doute un peu de background, mais une fois lancé dans l’action, ça se laisse suivre. Car au delà du 3ème numéro, c’est une débauche d’action qui attend le lecteur avec le fil conducteur de la fuite en avant de Cole, et le tout restera cohérent jusqu’au #7. Pour son dernier numéro, Edmonson tente sans doute de relancer les ventes en partant sur un arc qui malheureusement est trop différent du précédent, il démarre sur une ellipse narrative difficilement justifiable dans la continuité.

Cafu gère le dessin sur les 3 premiers numéros et fait un travail remarquable. Le dessin est fin et c’est découpé plutôt élégamment. Ce qui ne sera pas forcément le cas de son successeur au crayon, Scott Clark. Ce dernier est clairement un cran en dessous de Cafu en terme de qualité de dessin. Ses planches sont moins impressionnantes, même si ses covers sont de qualité (celle du #16 est vraiment belle), et son découpage est vraiment trop classique pour se montrer intéressante.

Run de Rob Liefield (Grifter #9-#14 et #0)

Grifter #10Le très controversé Rob Liefield va prendre les rênes de la série pour l’emmener dans les tréfonds de l’enfer, alors même qu’il était censé redresser les ventes. Scénario sans queue ni tête avec un lien quasi inexistant avec la run précédente, il va mettre son talent WTFesque à contribution pour rendre la série ridicule (excepté pour son #0 où on sent un effort de scénario). Il va mettre en scène des dialogues idiots ou fier à bras, il fera jaillir des personnages secondaires de nulle part, la totale quoi.

Ça part donc dans tous les sens, on n’arrive pas à suivre le délire et l’on se demande s’il y a vraiment un lien entre certains numéros vu que la narration est décousue au possible. Le pompon est atteint dans le numéro Midnighter in Paris qui malgré sa description et le titre se paye le luxe de n’avoir aucune case qui se passe à Paris. Bref à la fin de son passage on contemple une zone sinistrée à laquelle on ne comprends plus rien. Mais ça aurait pu être pire, il aurait pu se charger du dessin (bon il s’est contenté d’insulter le dessinateur en charge apparemment)…

Marat Mychaels au dessin et Frank Tieri pour le scénario accompagneront le condamné pour ses deux derniers numéros, avant qu’il ne rende l’âme. Lors de cette mort programmée ils vont lui donner une fin ouverte qui permettra peut être de redémarrer un jour sur plus de cohérence.

Grifter #14

Grifter était pourtant prometteur, le début d’intrigue était un peu mal amené et expliqué mais il y avait du potentiel. Malheureusement les ventes ne suivant pas, les tentatives d’électrochocs en changeant la série d’orientation et de management n’auront servi qu’à précipiter sa mort. Bref un beau gâchis.


C’est Lundi, que lisez vous ? #92

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 13 mai 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

J’ai terminé Fall of Giants de Ken Follet. L’histoire des 5 familles se poursuit donc jusqu’en 1925 et les derniers chapitres préparent directement la suite : la prohibition, la crise, puis la guerre évidemment. Bien que je trouve un peu Ken Follet timoré par rapport à ce qu’il fait vivre a ses personnages (surtout après avoir lu du Trône de Fer), je lirais avec grand plaisir la suite de cette saga.

Le Parfum du Mal, Fille d'Hécate Tome 2, de Cécile GuillotJ’ai ensuite lu le deuxième tome de Fille d’Hécate de Cécile Guillot, la suite du récit initiatique de Maelys, psychologue et sorcière. La novela est bourrée de bonnes idées, mais je suis un peu frustrée par le format, trop court, j’aimerais tellement en savoir plus. Bonus pour une des nouvelles sorcières que j’ai trouvé fort crédible et originale.

J’ai ensuite commencé le dernier tome du Cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. Si je retrouve avec plaisir son style très agréable, j’avoue avoir beaucoup de mal avec l’héroïne de ce tome : trop Bit-Lit et la nana qui se sent monstre et se refuse à toute histoire d’amour me fait un peu craindre le pire pour la suite. Enfin, on verra.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?