Dernièrement sur if is Dead:

L’année dernière, ou celle d’avant, je vous avais parlé de la saga Les Archives de Roshar, écrite par Brandon Sanderson. Le premier tome La Voie des Rois avait été un de mes coups de coeur cette année là, du coup lors de la sortie de la suite Le Livre des Radieux, je n’ai pu que me précipiter dessus. Synopsis ? – Garanti sans spoil –

Sur Roshar des tempêtes terribles rythment les saisons. Tandis que les jours s’écoulent plus ou moins doucement dans la capitale, une guerre secoue les Plaines brisées suite à l’assassinat il y a 8 ans du roi par les alliés Parshes. Depuis les événements du premier tome, nos héros ont compris que les choses allaient changer et qu’il allait falloir unir les différentes puissances pour lutter contre un ennemi commun.

Alors oui c’est flou, mais difficile de ne pas spoiler. Toujours est-il que reprendre les Archives de Roshar fut un plaisir sans nom. Après plus d’un an, a lire de nombreux autres livres, dès les premières pages j’étais chez moi. J’étais dans un monde que je n’avais jamais vraiment quitté, je revoyais des personnages avec plaisir. Peu de saga peuvent se vanter de me happer dès les premières pages sans le moindre résumé ni la moindre aide pour me rafraichir la mémoire. Il faut dire que le premier tome était dense : deux parties de 800 pages, cela faisait donc déjà près de 1500 pages que je suivais Kaladin, Shallan et les autres. Leur souvenir était vif, et c’est comme si j’avais tout enchainé à la suite.

Cela note la très grande qualité de ce livre et la force de ses personnages. Sans aller jusqu’à comparer à un Trône de Fer, on n’en est tout de même pas loin. On a découvert pléthore de personnages dans le premier tome qu’on continue a suivre ici, avec des chapitres aux points de vue alternés qui donnent donc un bon rythme au récit. Tout comme pour La Voie des Rois, Les Archives de Roshar a été découpé en deux parties de 800 pages chacunes, cette première partie est donc une montée en puissance. On commence assez calme, avec bien sur les conséquences du tome précédent, et on sent monter l’action petit a petit, qui se dénouera probablement dans la deuxième partie.

Ce n’est donc pas une partie trépidante a proprement parler : peu de combats, mais beaucoup de politique et beaucoup d’approfondissement des personnages et de l’univers. Avec bien sur son lot de retournements de situations !  Oui, Brandon Sanderson prends près de 800 pages pour placer ses pions, mais c’est aussi pour cela qu’il sera si facile de reprendre la lecture et que nous avons l’impression de vivre avec nos héros. Et bon, peut être que la comparaison avec G.R.R. Martin n’est pas si lointaine après tout … Cette première partie est avant tout centrée sur Kaladin et Shallan, Dalinar passant un peu au second plan, mais Adolin son fils est aussi mis en avant. Nous suivons aussi pour la première fois l’autre camps, celui des Parshes. En effet, comme je vous l’avais dit lors du premier tome, Les Archives de Roshar, c’est de la fantasy, dans un univers medfan, oui. Mais pas cliché. Et évidemment, les méchants ne pouvaient pas juste être « les méchants ». Je ne vous en dit pas plus mais sachez que c’est très interessant et très bien amené.

Vous l’aurez compris, cette première partie du deuxième tome ne fait que confirmer ce que je pensais de cette saga, c’est un excellent univers, un excellent auteur et les personnages sont au top. Cela faisait longtemps que je n’avais pas relu de saga de fantasy à ce niveau. C’est réellement un roman que je vous conseille, si les pavés ne vous font pas peur ou si vous avez été désenchantés de la fantasy.

Et vous, l’avez vous lu ?


[Festival] L’Alcatraz Festival : 11, 12 et 13 aout à Tournai (Belgique)

Ghost, Korn, Enslaved , Paradise Lost et Moonspell !

Serafina dans Actualité, Musique le 30 juillet 2017, avec aucun commentaire

L’Alcatraz Festival est un festival de metal qui fête tout de même sa dixième édition. Cela faisait longtemps que nous voyions les affiches, toutes très belles, sans pour autant pouvoir nous y rendre. En effet, le festival est en Belgique, à Tournai, proche de la frontière certes, mais un peu loin du Loir et Cher où nous résidions. Depuis que nous habitons à Lille, c’est différent, et au vu de l’affiche cette année il serait difficile de passer à côté.

Le festival se déroute sur trois jours, avec deux jours complets (le samedi et le dimanche) tandis que le vendredi, le fest commence en fin d’après midi. Situé sur le site d’une ancienne prison (d’où le nom du festival), il y’a deux scènes : la Prison et le Swamp. Un camping est bien sûr prévu. Mais ce qui nous interesse c’est le line-up et tenez vous bien il n’est pas des moindres. Le vendredi c’est Ghost qui headlinera le premier jour. Un groupe sur en live, qui sera precédé notamment par Pretty Maids et Hell.

Le samedi, la Prison sera plutôt Old school avec Saxon et Venom, mais nous serons contents de découvrir enfin en live Iced Earth, trop rares en France. Quand au Swamp, comment ne pas adorer l’affiche : Wolves in the Throne Room, Abbath, Sleep, High on Fire, de quoi en mettre plein les oreilles.

Bien évidemment, le fest va crescendo et la journée du dimanche est un quasi sans faute. Déjà, Korn en Headliner, vous connaissez mon amour pour ce groupe donc ! Mais on trouve aussi à l’affiche du Swamp Paradise Lost, Moonspell ou encore Enslaved. Des groupes qui nous auraient fait nous déplacer de base, alors quand le festival est à 20 minutes de chez soi, il serait dommage de rater cette journée.

Les pass 3 jours sont encore en vente à 127,50€ sur le site officiel du festival.

Et vous, y serez vous ?


[FESTIVAL] Le Gothic Dark Wave Festival

19 et 20 Aout 2017 à Tilloloy dans les Hauts de France !

Serafina dans Actualité, Musique le 27 juillet 2017, avec 1 commentaire

En france, le Gothic Rock ou la Dark Wave ne sont clairement pas les genres les plus représentés. En effet, la scène est peu developpée ici et il faut souvent passer la frontière. Du coup, quelle bonne surprise de découvrir la tenue du premier Gothic Dark Wave Festival qui va se dérouler le 19 et 20 aout au chateau de Tilloloy, non loin d’Amiens !

Deux jours, une vingtaine de groupes, un cadre qui promet d’être magnifique , que demander de plus ? D’autant que les groupes annoncés sont très rares en France. Le Samedi sera notamment l’occasion de voir enfin The 69 Eyes, mais aussi Diary Of Dreams ou encore The Beauty of Gemina. Le dimanche sera plus electro avec un groupe que nous attendons énormement : Rabia Sorda, avec son electro qui n’est pas sans rappeler Tantrum, mais aussi les allemands de Die Krupps. Si comme nous vous aimez la scène goth, vous savez que ce line-up c’est du jamais vu en France.

Le festival propose les pass 2J à 99€ mais en ce moment, ils sont à 59€ ce qui est tout à fait correct. Le festival est à 120km de Lille, et des navettes seront a priori mises en place pour des départs en bus. Des boutiques ainsi que stand de tatouage/piercing seront présents.

Toutes les informations (tarif, navettes, camping …) sont sur le site officiel. Si vous aimez cette scène, on ne peut que vous encourager à prendre vos place ! Il faut soutenir ce genre d’initiatives pour voir plus souvent ce type de groupes en France. Nous espérons que ce n’est que la première édition d’une longue liste !

Et vous serez vous de la partie ?


We are X de Stephen Kijak

L'histoire sans fard de X Japan

Serafina dans Critiques, Films le 15 juillet 2017, avec aucun commentaire
Critiques

We are X n’est pas un reportage sur les dessous de l’industrie du porno mais un documentaire retraçant l’histoire d’un des groupes de musique japonais les plus importants des dernières décennies : X Japan. Ce documentaire suit Yoshiki, batteur, clavieriste et leader de X Japan pendant les semaines qui précèdent le concert du groupe au Madison Square Garden à New York.

Vous ne connaissez pas X Japan ? C’est le groupe qui est à l’origine du Visual Kei, un groupe qui a rempli des Tokyo Dome par dizaine, et qui a derrière lui une histoire et un nombre de drama qui n’ont rien a envier à Motley Crue. D’ailleurs la comparaison entre les deux est saisissante. Sauf que Motley Crue a tous ses membres encore en vie eux. Le split de X Japan en 1997 suivi du décès d’un de ses membres les plus populaires : hide, ont brisé le coeur de milliers de fans. Il est difficile d’imaginer que ce groupe, inconnu pour beaucoup en occident, a pu à se point toucher le japon.

Dans se documentaire et devant la caméra de Kijak, Yoshiki revient sur sa propre histoire, son enfance sans son père, la fondation de X Japan avec son ami d’enfance et puis sur les choses moins drôles. Du split du groupe, aux années sombres, a sa propre douleur – Yoshiki ayant de gros soucis de santé -, pour aborder ensuite la renaissance de ce groupe qui n’a clairement pas fini de faire parler de lui. Entre les interviews de Yoshiki, de nombreuses archives et scènes d’époques sont montées pour éclairer l’histoire du groupe. On y voit X Japan à sa grande époque, avec les cheveux dressés, les scènes de deuil national, mais aussi des choses moins connues, comme Yoshiki donnant un récital de piano pour l’empereur.

We are X bénéficie d’une photographie absolument magnifique, les couleurs sont de toute beauté et les shots du concert au Madison Square Garden sont tout bonnement impressionnants sur grand écran. Quand à l’introduction qui est basée sur le morceau Jade, elle est à couper le souffle.Il n’est pas étonnant que ce documentaire ai reçu plusieurs prix et notamment le Best Editing au célèbre festival documentaire Sundance. S’adressant aux néophytes, il n’est pas du tout nécessaire de connaitre X Japan pour apprécier se documentaire.

De nombreux invités prennent la parole dans ce film, et pas des moindres : Gene Simmons de Kiss, Marylin Manson, Stan Lee, Wes Borland de Limp Bizkit ou encore des stars japonaises d’aujourd’hui comme Luna Sea ou Dir en Grey. Tous témoignent de l’influence de X Japan au Japon mais aussi pour les stars US de la difficulté pour un groupe Japonais de percer à l’étranger.

X Japan à la belle époque

Le documentaire dure 1h40 et est sans temps mort. Il est clair qu’un certain nombre de passages de l’histoire du groupe sont passés sous silence comme l’arrivée de leur deuxième bassiste par exemple, le documentaire ayant choisi de se centrer sur Yoshiki, Toshi, et dans une moindre mesure sur Taiji et hide aujourd’hui disparus. Cependant, c’est 1h40 très interessante et pendant laquelle on ne s’ennuie pas, d’autant que bien évidemment, la BO est à la hauteur.

We are X est un documentaire que je ne peux que vous conseiller, si vous vous interessez un tant soit peu au metal, au japon, ou mieux, au metal japonais. Lors de la conférence donnée par Yoshiki à la Japan Expo, il a été confirmé que le film sortirait dans quelques salles en France, notamment à paris. Si vous souhaitez le voir au cinéma, je ne peux que vous conseiller de ne pas tarder. Sachez qu’il est disponible déjà en Blu-Ray et DVD en import anglais (donc en VOSTA) .

Et vous l’avez vous vu ?


En ce dernier jour de Mainsquare, une chose est sûre: le public est là pour un seul groupe. Il faut dire que l’annonce de Radiohead a entrainé la vente des billets 1 jour très rapidement, le dimanche étant complet bien avant les autres jours. Il faut dire que cela faisait longtemps que Radiohead n’avait pas mis les pieds dans le Nord de la France et que c’est un groupe culte. De ce fait, l’ambiance est très différente du Vendredi : le public est en moyenne plus âgé, moins alcoolisé et plus respectueux. Ce qui n’est pas un mal. Nous y allions majoritairement pour cette tête d’affiche, Radiohead étant un groupe très apprécié par dabYo.

Nous arrivons un peu tard mais juste à temps pour découvrir le concert du groupe La Femme que nous ne connaissions pas plus que ça.

La Femme au Mainsquare Festival

La Femme est un groupe de rock francais, auréolé d’une Victoire de la Musique et d’un certain succès critique. Malgré son nom, sur les 6 membres il n’y a qu’une seule femme (au claviers et au chant), le reste du groupe étant masculin. Deux choristes complètent le line-up live. Leur musique est un mélange de pop-rock à la française avec une grosse dose de synthés directement importés des années 80, un coté surf et des paroles souvent proches du n’importe quoi, comme leur dernier titre à base de « Prend le bus ! Prend le bus !  » . C’est décalé et en live c’est sans temps mort. D’un point de vue personnel, c’est beaucoup trop joyeux et sautillant pour moi, mais on ne peut pas nier leur énergie ni la réponse du public.

Savages au Mainsquare Festival

Savages est un quator entièrement féminin basé à Londres, qui propose un rock indépendant matiné de post-punk et qui a sorti deux albums.  Bien que je ne connaissais pas le groupe, il faut reconnaitre que leurs morceaux, courts, sont efficaces et rentre-dedans. La non plus, pas de temps morts, cependant la guitariste et la bassiste restent plutôt en retrait assez statiques, toute la dynamique du concert est portée par Jehnny Beth au chant. Celle-ci interpretera d’ailleurs un morceau debout dans la foule, portée par celle-ci a bout de bras.

La chanteuse étant française, la communication avec le public est fluide et celui-ci est réceptif mais malgré un bon concert, il faut bien l’avouer, le public est là pour Radiohead, et la fosse sera plus remplie à la fin du show de Savages que pendant. Mais bon, c’est la rançon pour passer avant un tel monument.

 

Radiohead au Mainsquare Festival

La fosse s’est compactée durant les 45 minutes séparant Savages de Radiohead. Le groupe anglais a un très long temps de jeu ce soir : ils feront un concert de 2h15 environ, ce qui est rare en festival. Autant dire que les fans en ont pour leur argent. Au vu de l’affluence, nous restons un peu en retrait un peu après la régie, espérant de toute manière voir sur les écrans… Et nous avions tort. En effet, Radiohead n’utilise pas les écrans pendants les premiers morceaux, et pour les suivants, les écrans diffusent des images retouchées/presque psychés, qui font qu’on ne voit rien du tout si on ne voit pas la scène. Je comprend que c’est probablement un parti-pris artistique, mais devant une si grande assemblée, je trouve ça assez dommage et pas très agréable pour le public qui ne peut pas forcément être au plus prêt.

A cela, il faut ajouter un inconvénient du Mainsquare : La où le Hellfest a des baffles sur la scène, puis au niveau de la régie, il n’y a au Mainsquare de colonnes de baffles qu’au niveau de la scène. Ce qui fait que lorsque vous êtes après la régie, vous pouvez parler entre vous sans avoir à hausser la voix. Autant dire que pour profiter d’un concert les conditions sont idéales: non seulement tu vois rien, mais en plus c’est clairement pas fort.

Le public autour de nous était plutôt déçu aussi. Cependant, Radiohead en eux même n’ont pas déçu : pas moins de 25 morceaux de joués environ, avec une bonne répartition entre les différents albums. La communication n’est pas forcément très grande avec le public, mais les morceaux sont très bien interprétés, et le groupe ira puiser dans ses anciens albums comme The Bends ou Hail to the Thieft pour le plus grand plaisir de dabYo. Radiohead ne jouera cependant pas Creep, Thorn Yorke disant clairement ne pas aimer ce morceau et le jouant très rarement.

Le groupe finira sur Paranoid Android et nous garderons de ce concert un sentiment mitigé : contents d’avoir vu une fois Radiohead mais tout de même un poil déçus des conditions.

C’était notre première expérience du Mainsquare, et si nous sommes encore dans la région l’année prochaine – ce qui est peu probable, mais sait-on jamais – nous y retournerons probablement. Et vous, y étiez vous ? Qu’avez vous ?


Mainsquare 2017 : Vendredi 29 Juin 2017

SOAD, Biffy Clyro et Franck Carter and the Rattlesnakes

Serafina dans Concert, Musique le 2 juillet 2017, avec aucun commentaire

Déménager dans le Nord a des avantages. A part les frites et la bière, il y’a le nombre de concerts interessants dans la région. C’est ainsi que nous nous sommes dirigés vers notre premier Mainsquare situé dans la ville d’Arras, et plus précisément dans la citadelle.

Informations sur le Mainsquare

Situé a une quarantaine de kilomètres de Lille, Arras est une jolie petite ville et sa citadelle date du 17ème siècle. A l’intérieur de cette citadelle, deux scènes sont installées : La Mainstage, et la Green Room. 125 000 personnes sont attendues, avec un dispositif de sécurité maximale suite à l’état d’urgence. En terme d’infrastructure, en ce vendredi, nous n’avons pas trouvé le Mainsquare trop bondé. Le fait d’être à l’intérieur de la citadelle permet d’avoir plusieurs recoins, de l’herbe, des recoins, ce qui fait que c’est moins opressant que certains autres festivals. Cependant, l’intérieur de la citadelle n’est pas énorme, donc par exemple, le pit photo devant les scènes est très fin. Les scènes sont bien hautes, et il est facile de bien voir, même en étant assez loin.

Nous sommes arrivés vers 17h, mais le temps de nous garer et de nous rendre à la Citadelle, nous avons loupé le premier groupe de la Mainstage : Inspecteur Cluzo. Nous avons donc commencé par Franck Carter and the Rattlesnakes.

 

Franck Carter and the Rattlesnakes

Franck Carter est l’ancien frontman de Gallows, un groupe de Hardcore, et de Pure Love. Son nouveau projet avec The Rattlesnakes date de 2015 et il semble clair à la foule, certes encore clairsemée, qui semble connaitre les paroles par coeur qu’il a eu un certain succès. Sans avoir jamais vraiment écouté ses albums, il faut avouer qu’il s’agit d’un rock matiné de punk très efficace. Le frontman est très dynamique, même si j’ai du mal avec l’obsession d’avoir un gros circle pit, où le fait de traiter son public de « pitoyable » car celui-ci n’est pas très enclin au-dit Circle Pit.

Biffy Clyro

Après plusieurs occasions manquées, nous voici enfin devant Biffy Clyro. Loupés au Download l’an dernier, loupés au Hellfest cette année, il était temps ! Il faut dire que les ecossais tournent beaucoup et ce n’était que partie remise. Connus pour avoir été en première partie de Muse, ils ont pas moins de 7 albums. Le trio est en place pour délivrer son rock alternatif plutôt mélodique qui n’est pas sans rapeller un peu Nirvana.

Malgré le coté statique induit par le fait de n’être que trois , le show est dynamique, et le chanteur/guitariste Simon Neil attire leade le combo avec brio. Son chant torturé et puissant est un vrai atout et leurs compos sont mélodieuses. On appréciera l’effort de s’adresser au public en Français, ça fait toujours plaisir, et on s’abstiendra de tout commentaires sur ce pantalon. A noté, deux musiciens de session sont présents dans le fond permettant d’assurer la deuxième guitare et les claviers.

 

System Of A Down

Il faut bien l’avouer, nous nous étions surtout déplacés pour System of a Down. Je pense qu’on n’a plus besoin de présenter SOAD, groupe emblématique s’il en est. Parmi les gros groupes de notre jeunesse, SOAD est un des rares à n’être jamais passés au Hellfest ! Et il faut le dire, les fans étaient là en masse, connaissant les morceaux de A à Z, quitte a chanter non stop pendant l’heure et demie de show des Californiens. SOAD en live, ce n’est pas forcément les plus actifs mais par contre qu’est ce que ca envoie. Le groupe n’est pas du genre a meubler et va enchainer non stop les morceaux. La première pause et prise de parole de Serj Tankian interviendra seulement au bout d’une heure de show.

Il faut l’avouer, les gars maitrisent leur répertoire, et malgré la difficulté des morceaux ils sont exécutés à la perfection. On pourra effectivement peut être reprocher le manque de communication avec le public, cependant, le fait d’avoir une longue setlist, bien exécutée et composée uniquement de tubes est quand même un sacré atout. Et après avoir subi Linkin Park il y’a deux semaines au Hellfest, on ne peut qu’approuver !

 

Vous l’aurez compris, cette première journée au Mainsquare nous a plutôt conquis ! C’est un festival qui reste plutôt accessible, pas si énorme, il est assez facile d’être plutôt bien placé, et les concerts étaient de très bonne qualité. La programmation incluait aussi du rap et de l’electro, qui ne nous interessaient pas, mais on peut saluer l’ouverture totale de ce festival. La journée de samedi n’était pas celle qui nous interessait mais on se retrouve très bientôt pour parler du Dimanche avec Radiohead !

Et vous, y étiez vous ?


Effroyable Porcelaine de Vincent Tassy

Ou le coup de coeur absolu et surtout inattendu.

Serafina dans Critiques, Livres le 23 juin 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Je vous l’ai dit, on est allé au Hellfest en train, donc on avait emmené de la lecture. C’était dabYo qui avait pris Effroyable Porcelaine, un roman jeunesse de Vincent Tassy aux Editions du Chat Noir. dabYo ne lit plus beaucoup, donc c’était un roman accessible. Au final, comme j’ai fini Winter People très rapidement, c’est finalement moi qui ai lu celui-ci, avec grand plaisir bien sûr. Synopsis ?

Sybille est une collégienne, qui à la chance d’avoir une maman fane d’antiquité et très tolérante, puisqu’elle laisse volontiers la jeune fille décorer sa chambre de noir, de chauves souris empaillées, et j’en passe et des meilleures. Alors qu’elle accompagne sa maman qui a pour mission de débarasser un château abandonné pour en revendre les biens, Sybille tombe sur une magnifique poupée de porcelaine : cheveux argentés, robe de deuil noire et yeux violets perçants. Immédiatement elle en tombe folle et obtient de la garder. Sauf que depuis ce moment, des choses étranges se passent et des cauchemars un peu trop réels hantent la collégienne.

Effroyable Porcelaine est un roman jeunesse, destiné aux jeunes ados, dès 9 ans. Il met en scène une famille particulièrement rêvée, un peu a la famille Addams sans le coté glauque, la maman et son compagnon sont rock n roll et très tolérants, les tantes de l’héroine sont trop cool et y’a pas a dire quand on est ado on a envie d’une famille pareille, surtout quand le job de la mère est de fouiller les manoirs abandonnés. Autant dire que les petits lecteurs devraient vite se sentir à leur place dans cette famille à laquelle il faut aussi ajouter Philémon, le meilleur ami de Sybille, un jeune ado pas très bien intégré, rejeté pour sa différence et qui a trouvé en la jeune fille une amie fidèle. On s’attache rapidement à lui.

L’autre grand avantage de ce roman c’est qu’il est illustré par la talentueuse Mina M. Ses illustrations en noir et blanc avaient déjà fait mon bonheur dans le roman de Cécile Guillot : La Jeune Fille au Corbeau. Elles permettent de très bien visualiser l’histoire, et ont un coté Tim Burton qui ne pourra que plaire. Elles sont dispersées régulièrement dans le roman et mettent en scène les moments clés.

Et puis petit a petit, on bascule vers de l’horreur (soft, bien sûr, on est dans de la jeunesse) qui fait un peu peur, un peu comme un Chair de Poule. Le roman alterne entre présent et flashback de la propriétaire précédente de la poupée, dans la fin du XIXème siècle. On comprend rapidement qu’il s’est passé des choses pas très drôles à cette époque et que cela pourrait bien être la cause des cauchemars qui hantent notre Sybille.

Le roman est bien écrit, et le suspens est palpable. Les éléments sont distillés petit a petit jusqu’au majestueux twist final, que je n’ai pas vu venir, même en étant adulte. Et là, je me suis rappelée a quel point j’avais adoré Mlle Edwarda, la seule nouvelle que j’aie lu de Vincent Tassy dans un recueil du Petit Caveau, qui avait été un coup de coeur. De roman d’horreur jeunesse, on passe a un roman avec un message d’espoir et de tolérance très fort, sur un sujet très séreux mais traité très justement et sans tergiversations. De plus, ce retournement s’accompagne d’une jolie référence à l’univers du manga (je ne peux pas croire que le prénom soit une coincidence, on me la fait pas ! Pas à moi ! ) alors je ne peux qu’applaudir des deux mains.

Bien sûr, ce twist n’arrive pas de nulle part, car en effet, tout est préparé plus tôt dans le roman pour se retournement de situation sans que je ne m’en sois rendue compte, et il débouche vers une ode à la tolérance très forte. J’ai été très touchée par la fin du livre et pourtant je ne suis pas dans la cible d’un point de vue âge. Mais le message est universel, et c’est un livre que je ne peux que conseiller. A la base, je l’ai lu pour l’univers assez gothique qui me parlait, mais je me retrouve à vous le conseiller pour les valeurs que ce livre met en avant. Les thématiques qui pourraient sembler lourdes, mais sont traitées intelligemment, et jamais le lecteur (pourtant jeune) n’est pris de haut et n’est infantilisé. C’est un livre qui porte un beau message et qui le fait bien. Croyez moi, je ne pensais pas encore à mon âge avoir les frissons pour un bouquin marketé jeunesse. Et pourtant Vincent Tassy y a réussi. Alors bravo, sincèrement, et à vous lecteurs, jetez y un oeil, et n’oubliez jamais d’être vous même.


Winter People de Jennifer McMahon

Serafina dans Critiques, Livres le 22 juin 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Je n’avais pas forcément prévu de lire Winter People de Jennifer McMahon. Mais il se trouve que nous avons du nous rendre au Hellfest en train, le trajet voiture étant vraiment trop long depuis notre déménagement, et que j’avais 4h30 à tuer. Hors de question d’emmener mon roman de chevet, l’excellent mais énorme tome 2 des Archives de Roschar de Brandon Sanderson. J’ai donc opté pour ce petit roman de 380 pages sorti aux éditions Le Livre de Poche. Synopsis ?

1908, Sara vit dans le Vermont, et tient plus que tout a sa petite fille Gertie. Celle-ci a cependant un grave accident et Sara est folle de désespoir. Folle de désespoir au point d’essayer de la ramener d’entre les morts. De nos jours Ruthie reviens d’une soirée arrosée avec son copain pour découvrir que sa mère manque à l’appel. Quand à Katherine, a 200km de là, elle fait le deuil de son mari, disparu dans un mystérieux accident de voiture.

3 points de vues, qui vous vous en doutez se rejoignent à un moment où l’autre, unis autour de Sara et de son journal intime « Les visiteurs de l’autre rive« . Sara a en effet consigné par écrit tout ce qu’elle a fait et cela attire évidemment les convoitises. Nous suivons donc les points de vue de manière alternée, un moyen classique mais toujours efficace pour nous faire tourner les pages. Et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est efficace, puisqu’il m’a fallu moins de 4h pour le terminer. Il faut dire qu’il est aussi écrit assez gros.

Le style est assez simple, les phrases courtes mais percutantes, et il est facile de se plonger dans l’intrigue. Et du coup quel contraste avec les thèmes abordés qui sont loin d’être simples eux : le deuil, la perte de l’être aimé, jusqu’où la douleur peut elle nous faire aller. Ces thèmes sont ceux qui transpercent le roman, et tout ceci au coeur de l’hiver. Les journées sont courtes, la neige rend tout silencieux, et quelque part, cela rend l’atmosphère assez triste et désespérée. Sans être un roman effrayant, on a quand même une ambiance assez sombre.

Le personnage de Sara, devenue folle de douleur ne m’a pas spécialement touché. On assiste à sa déchéance et on comprend avec elle qu’elle est en train de faire des conneries, mais il est trop tard pour la sauver. Je me suis par contre pas mal attachée a Ruthie, la jeune adolescente qui se retrouve sans sa mère,  à devoir gérer sa petite soeur et toute la maisonnée. J’ai aussi beaucoup apprécié son petit ami, un mécano qui fume trop d’herbe, et qui est passionné par les phénomènes surnaturels. Ce qui l’aidera bien sur a explorer la piste occulte. Le fait que le personnage soit enclin a croire des histoires de revenants est du coup assez logique et bien amené.

L’intrigue est bien menée, chaque chapitre permettant d’éclairer les autres points de vue. L’escalade de violence de la fin, qui fait plutôt virer ce roman dans du thriller m’a semblé à la lecture un peu soudaine et extrême. Cependant, en écrivant la chronique, je me rappelle que c’est un roman américain, donc en soit, le fait qu’une personne se retrouve en possession d’une arme à feu est beaucoup plus banal qu’ici. C’est sans doute pour cela que j’ai trouvé ça exagéré, le lisant dans mon prisme d’européenne.

Vous l’aurez compris, c’est un roman fantastique que j’ai beaucoup aimé, qui traite de magie, mais aussi de thèmes forts comme le deuil, et de manière très honnête. Le roman n’est pas moralisateur et nous laissera nous interroger nous même sur jusqu’où nous serions prêt à aller dans ce genre de cas. Evidemment, je vous conseille plutôt de le lire à un moment où vous allez bien, car on ne peut pas dire que cela soit le roman le plus gai que j’ai lu. Il se lit bien, il donne envie de tourner les pages, et l’intrigue est rondement menée. Une belle découverte.


La jeune fille au corbeau de Cécile Guillot et Mina M.

Un roman gothique adapté à la dyslexie

Serafina dans Critiques, Livres le 2 juin 2017, avec aucun commentaire
Critiques

La jeune fille au corbeau est un roman jeunesse de Cécile Guillot illustré par Mina M. Il s’agit d’un court roman d’une centaine de page, avec les illustrations en noir et blanc. Synopsis ?

Frances est une jeune fille un peu étrange, qui parle avec un corbeau devenu son ami. Habitant à Londres, elle a effrayé ses parents en se levant la nuit pour déclamer des prophéties qui malheureusement se réalisaient. Ils l’envoient donc dans un pensionnat au coeur de la foret. Mais elle se rend rapidement compte qu’une ambiance bizarre y règne et que des jeunes filles disparaissent sans laisser de trace …

Ce roman est publié aux éditions Miroir aux Troubles et il a la particularité d’être imprimé de manière a être plus facile à lire pour les personnes souffrant de dyslexie. En effet, il est montré que l’espacement ou l’utilisation de polices particulières permettent de faciliter la lecture lorsqu’on est atteint de ce trouble. C’est donc une excellente initiative qui permet d’enrichir le choix proposé aux enfants, et permet aussi de les réconcilier avec la lecture.

Le roman est donc écrit gros, il y’a plus d’espace et la police permet de mieux différencier les lettres comme B ou D par exemple. Il est bien sur tout a fait lisible pour les personnes n’ayant pas de soucis. Le seul soucis est sur les passages censés être en italique. L’italique étant déconseillé pour la dyslexie, les passages en italique (quand le corbeau parle) sont juste écrit plus fin et je trouve que la différence entre le texte normal et « italique ».

Le roman est indiqué aux jeunes à partir de 9 ans, mais ce n’est pas pour cela que le style en souffre. On trouve la patte de Cécile Guillot, avec un texte facile à comprendre et qui ne simplifie pas les mots à outrance , le roman est donc aussi agréable à lire quand on est plus âgé.  Le roman est très parlant visuellement, pas besoin de descriptions à outrance pour s’imaginer dans ce pensionnat pour jeune filles un peu glauque et perdu dans les ronces. Le thème du roman est bien sûr plutôt sombre et plaira aux plus inclinés du coté sombre de la force : un pensionnat perdu en foret, une jeune fille qui parle au corbeau.

Le coté gothique de ce roman est renforcé par les magnifiques illustrations de Mina M qui ont pris un style très Burtonien, a base de personnages maigres aux grands yeux noirs. Autant dire que l’atmosphère m’a tout de suite plu. L’histoire étant jeunesse, elle est bien sur plutôt simple, il y’a une intrigue, et c’est tout. Les personnages bien que rapidement amenés sont tout de même très reconnaissables et leur portrait est brossé avec beaucoup de justesse, les dessins aidant à s’y attacher.

Vous l’aurez compris, c’est un livre que je ne peux que vous conseiller si vous avez dans votre entourage un enfant attiré par les atmosphères sombres. Qu’il souffre de Dyslexie ou non, le roman se lit très bien, et l’univers onirique devrait faire fonctionner leur imagination. Les magnifiques illustrations sauront aussi le captiver. Et surtout, je ne peux qu’encourager les initiatives permettant une lecture plus accessible à tous, quelques soit les difficultés.


Cela faisait très longtemps que je me disais que je devais lire To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur en FR) mais il a fallu une conjonction de circonstance assez inattendue pour que je l’ouvre enfin. Comprendre : j’ai cassé ma kobo au japon et le choix de livres en anglais sur place était plus que limité. J’ai donc entamé ce classique de la littérature américaine. Synopsis ?

Scout est une petite fille (6 ans au début du roman) qui vit en Alabama dans les années trente, avec son grand frère Jem et leur père Atticus, avocat de profession. La douce vie de tout les jours s’écoule, les enfants inventent des jeux, des pièces, des vies aux voisins mais en filigrane, c’est la vie de la campagne américaine qui nous est décrite, avec l’horreur banale de la ségrégation raciale.

Honnêtement, je n’avais aucun apriori sur le livre, j’ai été donc contente de découvrir un roman sur l’enfance, avec une narration a la première personne effectué par une Scout adulte, qui se replonge dans ses souvenirs d’enfance. Le narrateur a donc du recul par rapport aux scènes qui sont présentées, mais sans en surjouer. Scout adulte nous éclaire sur certaines choses que la Scout de 6 ans n’avait pas pu ou su comprendre. La première partie du livre est une successions de chapitres assez indépendants, qui mettent en place nos héros, leurs jeux de jardins, leurs voisins. En effet, comme tous enfants, ils imaginent que la maison toujours fermée à coté est hantée par un voisin monstrueux, ils font des farces ou massacrent les camélias de la vieille mégère. Ils sont punis, essaient de sortir le soir, bref, des enfants. C’est juste, et qu’on soit en Alabama dans les années 30 ou à St Julien sur Cher dans les années 90, les jeux sont les mêmes, on peut totalement s’identifier.

Ces petits chapitres sont étonnamment captivants, surtout qu’on comprend petit a petit qu’il se passe des choses pas très drôles dans l’Amérique de cette époque, des choses qui pèsent plus à Atticus et a Calpurnia, la femme de ménage noire, et qui sont en filligrame. Cette critique sociale prendra son importance dans une deuxième partie moins drôle et moins innocente. La dessus le livre est très bien construit, nous emmenant de l’innocence de l’enfance à la dure réalité.

To Kill a Mockingbird est paru dans les années 60 ce qui explique son succès à l’époque, puisqu’on était en pleine lutte pour les droits civiques, mais si le roman est devenu un classique c’est pour son universalité. Ce roman a marqué durablement la littérature anglo-saxonne, et du coup, sans que je ne le comprenne beaucoup de livres que je connaissaient référencaient ce classique. Si vous vous interessez à la littérature anglo-saxonne et que vous avez une envie d’un récit un brin nostalgique, vu des yeux d’une enfant sans être candide ou débilitant ne repoussez pas plus longtemps votre lecture de To Kill a Mockingbird.

Sachez cependant, si vous envisagez la VO que le niveau est soutenu. Et contrairement à ce que la librairie japonaise disait, il vous faudra bien plus que 700 au TOIEC pour comprendre, sachant que me considérant comme fluent en anglais j’ai parfois peiné. Les dialogues sont souvent en argot, et c’est clairement pas la chose la plus aisée. Cependant, le style est agréable et ça se lit bien. Je serais bien sûr incapable de vous donner un avis sur la traduction francaise.

Et vous, avez vous lu ce classique ?