Dernièrement sur if is Dead:

C’est Lundi que lisez vous ? #162

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 30 mars 2015, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Malicia

Cœurs perdus en Atlantide de Stephen KingJe suis en train de lire Cœurs perdus en Atlantide de Stephen King, j’ai presque fini ! A vrai dire, ça me fait un peu bizarre de relire ce genre de littérature, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu du Stephen King.

Alors que j’ai dévoré pas mal de ses livres (et beaucoup de Mary Higgins Clark) étant plus jeune^^ Bref, j’ai hâte de voir comment tout ça va se finir.

Serafina

Ouhlala, j’ai tellement lu ces dernières semaines, que je ne sais pas par où commencer. J’ai lu le bouquin Revolution de Russel Brand. J’aime bien le mec depuis que j’ai vu Rock of Ages et du coup, j’avais envie de voir ce que valait son pamphlet révolutionnaire. Bah non seulement c’est difficile à lire car il disgresse à mort, mais en plus, il ne va pas en profondeur des choses, et cite des auteurs de manière très light, sans réellement les analyser. Je me suis forcée à le finir et je ne le conseille pas.

HypothermieJ’ai ensuite lu deux bouquins de Arnaldur Indridason pendant que j’étais en Islande : le premier Hypothermie a été chroniqué déjà et je l’ai vraiment apprécié. Il s’agit d’enquête sur des cas vieux de 30 ans, avec pas mal de psychologie, bref, sympa. J’ai ensuite lu La Rivière Noire où l’héroïne est l’adjointe d’Erlendur, le héros habituel. L’affaire est ce coup-ci une affaire proche des séries policières habituelles (un violeur est découvert égorgé dans son appartement) mais la résolution est typiquement islandaise et tire partie des particularités du pays. C’est donc assez original.

J’ai ensuite commencé On Writing : A Memoir of the Craft de Stephen King (eh oui !) il s’agit d’un essai en deux parties, la première étant une sorte d’autobiographie, la dernière étant un certain nombre de conseils de la part de King sur l’écriture. Comme je me lance moi aussi à faire le NanoWrimo (enfin, le Camp Nanowrimo) je me suis dit que c’était une lecture appropriée.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Parfois dans un genre qu’on apprécie plutôt il y a des gros groupes appréciés de tous dont on n’arrive pas à déterminer les raisons d’un tel succès. C’est clairement ce qu’il se passe entre moi et Mastodon, un des plus gros groupes du moment sur la scène Sludge/Stoner et qui pourtant me laisse perplexe à chaque fois que j’essaie d’en écouter les compositions.

Rien n’y fait, j’ai beau ne pas m’attarder sur les albums, passer des setlists avec leurs morceaux les plus populaires, je n’arrive pas à apprécier la musique de ces artistes américains. Leurs récents morceaux comme The Motherload ou le High Road ci dessus sont d’un cheesy abominable, bien loin du Sludge de leurs débuts à mon oreille.

Alors bon, ça s’écoute évidemment, ça reste du Metal, mais ce n’est tout simplement pas dans mes préférences. Quand ce n’est pas du cheesy, c’est trop lent et contemplatif, tel ce qu’on peut trouver avec Black Tongue. Pourtant avec leur album Leviathan il y avait de quoi faire et je dois avouer être un gros fan de Blood and Thunder qui est un morceau bien catchy et agressif. Ils le jouent souvent en live, alors pourquoi pas…

Headliners de la Valley du vendredi, Mastodon devrait passer en même temps que Satyricon ou Shining et il y a de fortes chances que les américains en pâtissent.


Hypothermie de Arnaldur Indridason

Un polar venu du froid

Serafina dans Critiques, Livres le 28 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

Suite à mon voyage en Islande, j’ai lu beaucoup de romans d’Arnarldur Indridason, le maitre du polar Islandais. J’ai donc notamment lu Hypothermie, paru en 2007 et traduit en 2010 dans nos contrées. Le titre original est Harðskafi. Synopsis ?

Hypothermie

Maria est retrouvée pendue dans son chalet d’été, près de Thingvellir. Une affaire qui n’en est donc pas une, mais l’inspecteur Erlendur éprouve le besoin d’en savoir plus sur cette femme et les raisons qui l’ont poussée à mettre fin à ses jours. En parrallèle, il se repenche sur des cas vieux de 30 ans de disparitions inexpliquées.

C’est donc ma troisième lecture de cette série centrée autour de l’inspecteur Erlendur et on retrouve là pas mal de ce qui semblent être des caractéristiques de cette série. Je pense notamment au temps, il n’est pas rare de le voir enquêter sur des cold cases, et ici c’est le cas, puisque 3 affaires remontent réellement à plusieurs dizaines d’années. C’est assez interessant, et suffisamment page-turner pour que je finisse ce roman très rapidement.

hypothermie arnaldur indridasonLa société islandaise étant ce qu’elle est – comprendre toute petite – il n’est pas rare de voir plusieurs cas distincts se recouper. Cela m’aurait sans doute semblé trop gros auparavant, mais maintenant que je connais un peu le pays, ça ne me choque pas du tout. C’est tout petit comme communauté et du coup, cela permet des imbroglios qui n’auraient pas été crédibles ailleurs.

De plus, cette histoire est clairement ancrée dans son espace géographique. J’étais en Islande en le lisant, et j’ai visité plusieurs des endroits auquel Erlendur fait référence. Pour une personne ne connaissant pas le pays, par contre, c’est sans doute assez obscur et la difficulté des noms de patelins islandais n’aide pas…

Le style est relativement simple et épuré, du moins en français. Les chapitres sont courts, c’est écrit gros, et cela fait donc à tout casser 300 pages. C’est une histoire que se lit facilement. On se prête au jeu, en essayant de comprendre où l’auteur veut en venir, et si on repère les coincidences avant Erlendur ce n’est pas de beaucoup. On n’a donc pas trop le sentiment frustrant d’avoir tout compris alors que le héros est à coté de la plaque.

Les personnages sont pour la plupart brossés de manière sommaire mais suffisante. Ils ont leur personnalité et leurs caractéristiques, qui font qu’ils sont facile à imaginer. Ils sont souvent bien différents de ce qu’ils laissent paraitre au premier abord. On les découvre au fur et à mesure.

Bref, vous l’aurez compris, ce Arnardur Indridason était une bonne découverte, pour le moment, c’est mon roman préféré de la sérié, mais je n’en ai lu que trois, il y’a donc encore de la marge ! Je ne peux que vous le recommander si vous vous interessez à l’Islande, moi j’aime toujours lire des livres qui se passent dans des endroits où je vais.  Si vous ne vous interessez pas au pays, ne vous laissez pas rebuter par des noms de ville imprononçables, l’histoire derrière vaut le coup.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Sur l’affiche de la Temple de ce Hellfest 2015 et donc des groupes de Black Metal qui seront programmés, on attend beaucoup de Satyricon. Il y a des gros bien connus et puis il y a quelques plus modestes, parmi eux on retrouve un groupe néerlandais de Symphonic Black Metal: Carach Angren. Ces derniers officient dans un genre macabre -évidemment puisqu’ils font du black metal- mais aussi et surtout très théâtrale.

Leur nouvel album This Is No Fairytale vient tout juste de sortir chez Season of Mist et je ne l’ai pas suffisamment écouté pour m’en faire un avis encore, c’est donc d’un ancien morceau que nous parlons ici: The Sighting is a Portent of Doom. Rien qu’au titre on a tout de suite compris qu’on était face à un groupe qui se gargarise de raconter des histoires dans ses morceaux. Ce n’est sans doute pas mon morceau préféré sur les setlists qu’ils jouent en concert, car je trouve que cela manque de rythme, mais c’est représentatif de la majorité de leur discographie.

Une discographie qui me laisse souvent perplexe car les mélodies tirent un peu en longueur, cela manque de regain d’intérêt et il faut vraiment aimer leur genre pour accrocher. Reste que c’est principalement via des playlist tirées de leurs concerts que je les écoute, et ils ont quelques perles que j’aime beaucoup Haunting Echoes From The Seventeenth Century par exemple qui est un morceau beaucoup plus rythmé, avec des breaks et un tempo intéressant qui en font je l’espère un groupe sympathique à regarder.

Nous serons donc sans doute sous la Temple lors du passage de Carach Angren au Hellfest 2015 ! A moins qu’ils ne soient en concurrence direct avec Terra Tenebrosa, mon gros coup de cœur…


J’ai pour habitude de lire des séries que j’aime bien pendant mes vacances, notre départ en Islande était donc l’occasion de me remettre à La Compagnie Noire ou encore aux Annales du Disque-Monde. Une possibilité qui est devenue certitude avec la mort de Terry Pratchett le 12 mars dernier, des suites de sa maladie d’Alzheimer, au jeune âge de 66 ans. J’ai donc décidé de reprendre ma lecture des aventures du Guet, celles du flic favori de l’auteur, Sam Vimaire. Évidemment, cela fait un peu réactionnaire de lire un livre d’un auteur qui vient tout juste de nous quitter, puis d’en faire une chronique qui pourra en être négative. Mais bon, je ne sais qu’en penser. Synopsis.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Sam Vimaire est le commissaire divisionnaire d’Ankh-Morpork, mais surtout un flic qui a gravi tous les échelons avant d’arriver en haut de la hiérarchie. Manque de pot, il est aussi depuis peu le Duc de la ville et le seigneur Vétérini n’oublie jamais ce détail pour lui coller une de ces foutues tâches de Diplomatie. Cette fois-ci, c’est en Überwald que Sam va devoir se rendre, avec toute la délégation qui se doit d’aller avec un diplomate, afin d’assister au couronnement du nouveau petit roi des nains. Mais évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…

Pour ce vingt-cinquième livre des Annales du Disque-Monde, nous allons donc partir en voyage avec le flic Sam Vimaire et découvrir une fois de plus les différentes coutumes qui parsèment le disque. Cette fois il ne s’agit pas du Maghreb comme dans Va-t-en-guerre mais de l’Üverwald qui représentent plus moins les pays slaves d’Europe. De nombreux ressortissants de ce pays ont immigrés à Ankh-Morpork et se sont intégrée dans sa société multi-culturelles, des nains, des loups garou ou encore des vampires. Bref c’est très folklorique et l’on va découvrir les traditions de ces trois peuples dans leur pays, souvent proches de l’absurde et toujours très drôle, évidemment.

C’est encore une fois l’occasion pour l’auteur de faire une satyre de la société, de son problème devant les différences mais cette fois axé sur le changement. En effet, les ressortissants s’adaptent à Ankh-Morpork et quittent peu à peu la sacro-sainte tradition tandis qu’au pays, l’obscurantisme fait toujours la loi. Du coup, c’est le choc du progrès que va nous dépeindre Terry Pratchett, en mettant au centre des thématiques des dogmes qui sont présentés comme des questions de vie ou de morts par leurs pratiquants.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Évidemment, tout cela sous couvert d’humour pour montrer l’absurde de la chose. Le discours qui y est tenu est dans la droite lignée de tous les autres romans de la série du Guet. Pas forcément original pour la série donc, Le Cinquième Éléphant ressemble beaucoup aux autres et on ne peut vraiment pas dire qu’il apporte grand chose aux Annales du Disque-Monde si ce n’est qu’il va permettre d’étoffer son univers et les personnages que l’on y retrouve.

Une fois de plus on va suivre Sam Vimaire dans une rocambolesque aventure qui va le faire enquêter sur un vol loufoque en situation de chambre close. Enfin, c’est le début puisque de péripéties en péripéties, il se retrouve tour à tour dans un guet-apens, évadé, en cavale, victime d’une machination. Bref une histoire qui est riche en rebondissements et tient son lecteur en haleine dans le plus pur style de la série, avec un petit côté tout est bien qui fini bien qui fait beaucoup pense aux dessins animés Disney.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry PratchettOn a évidement droit a de très bons dialogues et beaucoup d’humour ce qui transforme ce tome en une lecture légère et distrayante. C’est donc très drôle mais je ne l’ai pas vraiment trouvé très fin, comme si Pratchett usait une nouvelle fois des mêmes ficelles autour de ce personnage qui n’est « pas à sa place ». Les ficelles semblent donc un peu usées et j’espère que ce sera le dernier à sembler aussi éprouvé.

Je critique certes mais Le Cinquième Éléphant de Terry Pratchett reste tout de même un roman très agréable à lire et très bien écrit. Il nous tient en haleine du début jusqu’à sa fin, nous fait rire tout du long et on ne peut pas vraiment en décrocher. Mais voilà, il s’agit d’une sorte d’énième aventure rocambolesque de Sam Vimaire et le coup n’est plus aussi original qu’il a pu l’être. Un essoufflement pour un auteur fabuleux équivaut cependant à un très bon roman, et c’est bien ce que j’en ai lu.


Delirium, Tome 1, de Lauren Oliver

Serafina dans Critiques, Livres le 17 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Delirium est une série Young Adult de Lauren Oliver auparavant parue dans la collection Black Moon. Elle est rééditée depuis peu au format poche chez Le Livre de Poche, ce qui m’a suffisamment motivée pour l’entamer. Synopsis ?

Delirium de Lauren Oliver

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme une grave maladie. A 18 ans, tout le monde subit le Protocole qui guérit à tout jamais les symptômes de l’amour et marque le passage à l’âge adulte. Lena a très hâte d’y passer et de pouvoir entrer dans le monde des grands. A moins que…

Ok, c’est bon, vous avez lu le synopsis, vous avez compris l’histoire et la fin. Et comment dire, vous avez raison. C’est un livre qui obéit à peu près à tous les clichés du genre. J’ai déjà lu de la Dystopie de ce genre, que cela soit le Vent de Feu ou Uglies. En soit, cela ne me gène pas, c’est un code du genre, c’est pas un truc qu’on lit pour se triturer le cerveau plus qu’autre chose.

Cependant, qu’on devine l’histoire 40 ans à l’avance ne justifie pas des ficelles parfois très grosses. Je n’ai pas trouvé le monde crédible. Chaque chapitre est précédé de citations de soit-disant livres du gouvernement, mais là aussi, bonjour la logique. Comme si un gouvernement totalitaire allait rendre libre d’accès toutes les « idées dangereuses » accessibles en un clic. De même, on sait qu’il y a eu une sorte de catastrophe, que les villes sont enclavées mais aucune info dessus. Le monde se contente d’être là mais sans plus de relief.

Delirium de Lauren OliverHeureusement, le livre se lit bien, le style est fluide (ou du moins sa traduction). Les chapitres sont relativement courts et il n’y a pas de temps morts. Lena est le personnage principal, comme souvent dans ce genre de roman, c’est une héroïne banale, afin que chaque lecteur puisse s’identifier à elle. Les autres personnages principaux sont définis par une ou deux caractéristique mais pas plus.

J’ai l’air assez dure avec ce livre, pourtant j’ai passé un bon moment en le lisant. Rien ne m’a spécialement agacée, c’est juste que voilà, ce premier tome est très convenu. Soit vous aimez le genre et vous aimerez ce bouquin, soit c’est l’inverse. C’est une lecture divertissante, que je qualifierais de roman de plage -mais en mieux, quand même-. C’est une lecture légère, après un bouquin dense comme Kushiel par exemple, ça me plait.

Vous l’aurez compris, difficile de vous conseiller ou de vous déconseiller ce premier tome de la saga Delirium de Lauren Oliver. C’est un des nombreux bouquins de Dystopie type Young Adult. On est loin de l’originalité des précurseurs, mais ça se lit avec plaisir tout de même. Je lirai sans doute le tome 2 d’ailleurs !


HtH15: Drink de Alestorm

dabYo dans Actualité, Musique le 15 mars 2015, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Que serait un Hellfest sans un groupe de Folk Metal avec une chanson à boire sous la Temple, entrainant tout le monde pour faire la chenille ? Pas grand chose sans doute. L’année dernière c’était à Trollfest que revenait cette lourde tâche, en 2013 c’est Korpiklaani qui s’en occupait, et cette année ce sera donc Alestorm !

Le groupe écossais officie dans le Pirate Metal, une sorte de coloration du Folk mélangé au Power, qui il faut bien l’avouer, se ressent vraiment bien avec ce groupe. Leurs hymnes sont épiques tout en sentant la crasse bien comme il faut, les caraïbes aussi, le rhum, tout ça. L’accent du chanteur fait vraiment vrai, d’origine contrôlée pirate.

Drink n’est pas vraiment un morceau représentatif de leur discographie. Beaucoup plus Folk, plus rythmée, c’est un peu un morceau de Korpiklaani sur lequel on aurait foutu un filtre de piraterie. Cela dit, pour un single, c’est sans aucun doute un des morceaux qu’ils ont le mieux léché et poli. C’est entrainant, y a des passages bien funs, et puis le refrain est vraiment entrainant. Le clip laisse songeur, mais il colle à l’ambiance.

Du coup, cela faisait un moment que j’avais envie de voir Alestorm en live, le Hellfest 2015 ce sera une très bonne occasion de le faire sous la Temple du dimanche soir.


La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes

Serafina dans Critiques, Livres le 13 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes avait tout pour que je ne le lise pas : une couverture pastelle, avec des références à la couture et vraiment trop girly. Mais voilà, on m’en a dit du bien, on m’a dit que c’était pas trop gnangnan et que ça se passait dans le milieu de la musique. Soit. J’ai donc donné une chance au bouquin, en me disant que au pire, je le filerais à Malicia si c’était vraiment pas mon truc. Synopsis ?

La Pelote d'épingles de Cécile G. Cortes

Violette est une fée. Elle a une mission, réunir Elizabeth, couturière, et Sevan, chanteur à midinette pour un Grand Amour. Sauf que la marraine fée va se retrouver bien dans le pétrin quand elle va se rendre compte que les deux ne sont clairement pas faits l’un pour l’autre. Et si les grandes fées s’étaient trompées ?

Okay, des fées, de la romance, du grand amour… Avec un synopsis pareil, j’éprouve le besoin d’allumer des bougies noires et de mettre une double couche de khôl. Mais j’avais dit que je laissais une chance. J’ai donc entamé le bouquin. Et j’ai été assez surprise. Car en effet, si on part d’un postulat très guimauve, au fur et à mesure que Violette découvre le monde des humains, celui dans lequel nous vivons, on comprend qu’il s’agit là d’un livre qui joue avec tous les codes des contes de fées pour mieux les briser. Ainsi, rien ne se passe comme prévu, et Violette est bien forcée de constater le décalage entre son monde rose bonbon de fée-fleur et la réalité qu’il y a à coté. C’est donc au final un livre plutôt drôle et où les bons sentiments ne sont pas forcément au centre de l’histoire.

En réalité, c’est plutôt l’histoire de Sevan, un chanteur à midinettes, qui en réalité est un rocker dans son cœur. Un peu comme si Matt Pokora jouait du Nirvana seul le soir. J’avoue, ça m’a fait marrer. L’univers qui l’entoure, comme son producteur, ses soirées VIP, me semble assez crédibles, donc à ce niveau là c’est du tout bon.

La Pelote d'épingles de Cécile G. CortesLes personnages sont décrits à assez grosses mailles, et pour moi c’est un des défauts du récit, on a 5 à 6 personnages principaux mais la plupart ne sont décrits que superficiellement. Je serais bien incapable de décrire la personnalité d’Elizabeth ou du chauffeur de Sevan qui est pourtant un personnage important. C’est dommage, car avec des personnages plus fouillés, le livre aurait sans doute eu plus d’impact.

Car en effet, La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes est une lecture sympathique, qui m’a fait sourire à de nombreuses reprises, qui se lit très bien et relativement vite, mais voilà, c’est tout. Je ne suis pas rentré plus que ça dedans, je n’ai pas été touchée ni émue. C’est comme une lecture de plage, c’est un bon moment, mais ça n’est pas allé plus loin. Pour autant, si vous avez envie d’un truc rafraichissant et loin de clichés, là je vous le recommande.


Quand Serafina m’a proposé de regarder une série adaptant un roman d’Emile Zola, je ne peux pas vraiment dire que j’étais emballé. L’auteur français me rappelle plutôt les bancs de l’école, les cours de français longs et ennuyeux, les lectures de romans soporifiques. On a cependant décidé de laisser une chance à cette adaptation d’Au Bonheur des Dames dans une Angleterre victorienne dépeinte par Bill Gallagher et la BBC. Synopsis.

The Paradise Saison 1

Pour gagner sa vie la jeune campagnarde fraichement débarquée en ville qu’est Denise Lovett postule dans le plus grand magasin de la région, The Paradise. Dirigé par John Moray, c’est le paradis pour les femmes aisées qui souhaitent acheter des robes, de la soie, et d’autres objets de grandes valeurs et raffinés. Mais ce magasin n’est pas vraiment du goût des commerçants du quartier, qui favorisent tradition et savoir faire, mais se font voler toute leur clientèle par le Paradise. Manque de pot, Denise y travaille mais est aussi la nièce d’un de ces artisans…

Nous allons donc suivre la vie d’un nouveau type de magasin à l’époque d’une Angleterre victorienne qui est en pleine révolution industrielle. Avec d’énormes rayons, des dizaines d’employés, il s’agit d’une sorte de grande famille où nous suivons vendeuses, patron, chef des employés et certains personnes qui leur sont liés dans le quartier. Bref, une sorte de suivi au jour le jour de cette petite révolution dans le commerce qui est sur le point de mettre sur la paille la plupart des artisans traditionnels de la ville.

The Paradise Saison 1

Denise et Mister Moray seront nos deux héros. La première jouée par Joanna Vanderham est une jeune vendeuse fraichement embauchée qui déborde d’idées sur le commerce, comment améliorer les ventes, faire plaisir au client, etc. En bas de l’échelle hiérarchique, on va pouvoir grâce à son point de vue vivre les restrictions que va lui imposer une vieille acariâtre craignant pour son pouvoir. Vous vous en doutez, plus les épisodes passent et plus cette vieille femme va s’ouvrir et voir son personnage approfondi.

De l’autre côté, Mister Moray est joué par Emun Elliott et est vraiment très charismatique. Commerçant visionnaire, un peu fou pour son époque, opportuniste, il a tout pour plaire et peu de défauts. Il donne très clairement un côté positif aux commerçant et capitalistes de cette époque, avec une vision du marché mais aussi un aspect paternaliste pour les personnages qui travaillent avec lui. Sans doute une version édulcorée et rêvée de ce genre de personnage, mais ça colle avec The Paradise: une sorte de version compte de fée de ces premiers grands magasins.

The Paradise Saison 1

Chaque épisode quasiment a sa petite intrigue d’épisode, mais l’ensemble de la saison suit une trame narrative bien définie passé les premiers épisodes. On se prend donc très vite au jeu et on apprécie suivre le train train quotidien du magasin The Paradise qui n’est jamais de tout repos. Les personnages secondaires notamment ne sont pas en reste et sont assez intéressants. Évidemment, la base de Zola étant déjà énorme, il n’y avait plus qu’à piocher.

Au final, la première saison de The Paradise vu une très bonne surprise. Bien réalisée, avec des costumes d’époque de très bonne qualité et des personnages attachants, on devient très vite accro. Malgré l’apparence limitée d’un magasin, les épisodes arrivent à se renouveler et on arrive à la fin de la première saison bien plus vite que prévu. Quel dommage que la troisième saison ait été annulée…


C’est Lundi que lisez vous ? #161

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 9 mars 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Malicia

Cygne Noir Tome 3 de Richelle MeadCette semaine, je lis le troisième tome de la série Cygne Noir de Richelle Mead, après avoir fini le deuxième tome la semaine dernière. J’aime beaucoup cette série qui se lit toute seule, avec un scénario bien ficelé. Les personnages sont attachants et l’héroïne s’en prend sérieusement plein la tronche. Mais vraiment, ça parle de sujets parfois moins légers que ce qu’on peut voir dans de la littérature de ce genre et ça le fait bien, avec pudeur. Bref, je continue sur ma lancée !

dabYo

Et voilà, j’entame la dernière nouvelle de l’anthologie Montres Enchantées. La chronique est déjà en cours de rédaction, mais pour le coup, bien qu’il fasse plus de quinze nouvelles, j’ai trouvé que l’anthologie avait une vraie âme et que les nouvelles faisaient corps.

Serafina

Delirium de Lauren OliverCe week-end, j’ai plus ou moins participé au week-end à 1000. Pas spécialement dans le but d’avoir les 1000 pages, mais histoire de faire un w-e centré autour de la lecture.

J’ai donc terminé Delirium de Lauren Oliver, une Dystopie pas bien originale mais qui à le mérite de bien se lire. J’ai ensuite lu le 3ème tome de Fille d’Hécate de Cécile Guillot, qui clôt la trilogie. Ici on part au cœur des Ardennes et de ses légendes. J’ai adoré pouvoir découvrir des légendes bien françaises, c’est une saga très ancrée dans le terroir au sens positif du terme. J’étais un peu triste de laisser Maëlys et Jihanne (surtout).

J’ai ensuite lu La femme en Vert de Arnaldur Indriðason, un polar Islandais, pour préparer mon départ. J’attendais des grands espaces, j’ai trouvé une Reykjavik urbaine, avec son lot de whitetrash et de drogues… Pas ce que j’espérais mais un bon polar qui m’a tenu en haleine.

J’ai ensuite commencé Insatiable de Meg Cabot, avec à priori du vampire et de la rédactrice de scenario pour les feux de l’amour… Ouais ouais, on verra la semaine prochaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?