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Saito San de Masahiro Fukuma

dabYo dans Films, Séries le 14 juillet 2016, avec aucun commentaire

On continue notre incursion dans le monde des Drama japonais avec Saito San, une série de onze épisodes écrite par Masahiro Fukuma et diffusée en 2008 par NTV. Après les hôtesses de l’air ou encore le yakuza qui se fait passer pour un lycéen pour obtenir le bac, c’est cette fois vers les mères de famille qui emmènent leur enfant à l’école maternelle que nous allons nous tourner. Oui oui, vous avez bien lu. Synopsis.

Saito San de Masahiro Fukuma

Mano Wakaba est la mère de Takeru et vient tout juste d’emménager avec son mari dans un nouveau quartier. C’est pour son fils que le changement est le plus difficile, il s’est fait exclure de son ancienne école maternelle pour violence envers les autres enfants, et Mano a peur que cette information circule parmi les autres mères d’enfants de l’école… Une de ses voisines, Saito, a son enfant dans la même classe et n’est pas très populaire auprès du quartier. Au lieu de faire profil bas, elle est toujours à rappeler qu’on ne jette pas les bouteilles de verre le mercredi et dès qu’une injustice a lieu, elle ne peut s’empêcher de s’en mêler pour rétablir le droit. Qu’est ce qu’elle est embêtante !

Depuis que nous regardons des Drama japonais je dis souvent dans ces colonnes que c’est une très bonne façon d’en découvrir les us et coutumes. En France une bonne partie des femmes travaillent, qu’elles soient ou non mères d’enfants. Mais s’il y a encore du travail pour garantir la parité chez nous, on est bien loin de l’état pitoyable de celle-ci au Japon, où une grande partie des mères deviennent mère au foyer et ont pour principale occupation l’éducation de leur enfant, comme principal cadre de vie celui qu’elle partage avec les mères des camarades de classe de leur enfant. C’est sur cet univers qu’est centré Saito-San.

Saito San de Masahiro Fukuma Gym

On découvre donc cet univers impitoyable dans lequel vivent les femmes japonaises, qui s’épient, se jugent, commèrent, le tout dans le respect du joug de la culture japonaise. Cette culture qui les poussent à tout intérioriser, à fuir le conflit, à accepter les humiliations pour ne pas faire de vagues pendant que les rares profiteurs jubilent impunément. Une sorte d’ambiance complètement toxique donc, qui met en exergue l’injustice chronique de la société japonaise, un vrai challenge à regarder tant cela peut être désespérément injuste pour le spectateur. Le second personnage principal, Mano, est obnubilée par ce que peuvent penser les autres mères, elle n’a qu’une peur c’est d’être exclue de leur groupe à cause des agissements de son fils Takeru. Du coup, plutôt que de se concentrer sur ce dernier, elle fait tout pour être bien vue quitte à délaisser ses réels besoins. Dans une même optique, plutôt que de chercher à résoudre les causes d’injustices, tout est fait pour qu’elles puissent perdurer, mais sans faire trop de vagues. Dur de se dire que c’est réellement réaliste, même si quelques connaissances japonaises semblent abonder dans ce sens.

Face à cet océan de conformisme et d’injustices, Saito-San notre personnage principal fait office de héros pour le spectateur, et la société japonaise dans son ensemble. Plutôt que de laisser les jeunes gens prendre les places des personnages âgées dans le train sans jamais se bouger, elle ira le leur reprocher. Icône japonaise d’après la professeure de Serafina -oula les références-, c’est donc une sorte de justicier à visage découvert, qui ose se heurter au conformisme de la société japonaise tout en sachant pertinemment qu’elle va plus en pâtir qu’autre chose. Combien d’épisodes nous montreront que finalement, ce sont les gens qu’elle veut aider qui le lui reproche le plus, par peur de faire des vagues. C’est du coup très dur à regarder, les injustices étant centrées autour d’enfants qui sont incapables de se prendre en main malheureusement.

Saito San de Masahiro Fukuma Gym

Ah ces enfants qui font du vélos sans être alignés !!!

Les épisodes passent et on s’accroche très vite aux personnages, Mano est tout simplement géniale. Avec son caractère qui passe de la joie complète à la tristesse et au stress total, c’est vraiment un personnage attachant dans lequel on peut tous un peu se reconnaître. Certes, c’est une personnalité bien loin de celles que l’on retrouve ici en France, mais on sait que ça peut exister, on la comprend. Saito quant à elle est tout simplement géniale, on ne peut que l’admirer. Les autres personnages sont eux aussi très « japonais », en tout cas donnent cette impression, avec de superbes références et cet esprit grégaire exacerbé.

Le rythme de la saison est assez lent au début, concentré sur des problem of the week à régler pour Saito, souvent quelque chose de centrer autour d’un problème d’une classe maternelle. Untel a volé un jeu, la kermesse doit être organisée, etc… Autour de ces problématiques l’histoire évolue entre les différents personnages de manière lente, mais prenante. J’ai vraiment apprécié les épisodes malgré une thématique (les enfants) qui ne me passionne vraiment pas.

Saito San de Masahiro Fukuma Family

Saito San est peut être l’héroïne du japon, mais c’est bien autour de Mano qu’est centrée la série, personnage dans lequel l’audience peut se projeter

Saito San est un Drama et vraiment, la façon dont les épisodes sont filmés et mis en scène le fait clairement ressentir. De nombreux moments sont très bien construits pour faire monter la détresse des situations et leur aspect dramatiques. Que ce soit via la musique très bien écrite et prenantes ou avec des montages de scènes exemplaires. La pression monte et on est pris au jeu.

Avec ces quelques épisodes, Saito San fini par nous convaincre de rester avec ces quelques enfants innocents dont est fait peu de cas. La série n’est pas sans défaut, et au final le personnage de Saito San représente tout de même un grand conformisme pour nous autres européens. Mais pas de quoi empêcher d’en profiter pour découvrir le Japon au travers d’une série très bien réalisée.


Platinum End de Takeshi Obata et Tsugumi Ohba

Platinum End Tome 1

Serafina dans Critiques, Livres le 10 juillet 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, l’un des duos les plus intéressants du manga, sont de retours. Lorsque nous étions au Japon à l’automne dernier, nous avions vu l’arrivée du tout premier chapitre de Platinum End dans le Jump Square. La série n’a pas mis très longtemps à arriver en France chez Kazé grâce à la popularité des auteurs. Synopsis ?

Platinum End de Takeshi Obata et Tsugumi Ohba

Mirai est un adolescent qui n’a plus goût à la vie. Lors de son dernier jour de collège, il se dirige vers le toit d’un immeuble avec pour objectif d’en finir. Mais il est rattrapé durant sa chute par Nessa, un Ange, qui va lui proposer des ailes et des flèches pour lui redonner goût à la vie. Paumé, Mirai accepte, le voici capable de voler mais aussi de rendre n’importe qui fou amoureux de lui pendant 33 jours.

Le synopsis peut vous sembler tordu et honnêtement il m’a un poil refroidie aussi. Mais bon, on parle de Obha et Obata à qui on doit Death Note et Bakuman alors j’ai envie de dire qu’on peut y aller les yeux fermés. Le dessin est évidemment magnifique, Obata étant un de mes auteurs préférés. C’est dynamique, les charadesigns sont recherchés et élégants, les compositions sont à tomber, je pense que je ne peux rien trouver à redire sur le dessin, c’est très lisible et extrêmement beau.

Platinum End de Takeshi Obata et Tsugumi OhbaAu niveau du scénario, cela va très très vite. J’ai lu Bakuman, je sais donc que les premiers chapitres décident de la vie ou de la mort d’une série, il est donc important de poser très très vite les bases et le concept. Celui-ci s’oriente rapidement vers une bataille entre le bien et le mal, un thème déjà vu dans Death Note. On a un héros lycéen, qui va devoir cacher ses pouvoirs, accompagné d’une créature surnaturelle fantasque, difficile de ne pas faire le parallèle avec Raito et Ryuuk’… Ce point me laisse un petit peu tiède, car j’ai l’impression de voir les mêmes archétypes encore et encore. Cependant, ce n’est que le tout premier tome, donc il faut attendre de voir.

Le premier tome se termine sur un gros cliffhanger et un twist assez inattendu qui a bien marché sur moi, je suis donc assez impatiente de lire la suite. C’est aussi agréable d’avoir une série parue en France si peu de temps après la parution japonaise. Le tome 2 paraitra le 24 août et je peux vous dire que je serais au rendez vous.

Si vous avez aimé Death Note et/ou Bakuman, il n’y a même pas à hésiter, allez lire Platinum End, cela augure du très bon ! A suivre cependant pour vérifier que les auteurs ne retombent pas dans leurs propres clichés.


En ce deuxième jour du Download Festival Paris 2016, la météo n’est clairement pas au beau fixe et les nuages ont rejoint la fête. C’est donc sous un ciel très nuageux que les festivaliers se dirigent vers l’hippodrome de Longchamp. L’herbe verte d’hier sous un grand soleil risque bien de faire place à un début de boue dégueulasse si les prévisions météo se confirment dans les heures qui suivent.

Download Festival Paris 2016

Aujourd’hui la tête d’affiche principale est Korn et comparativement avec Iron Maiden on peut sans trop se tromper dire que l’attrait n’est pas le même. Les hordes de fans de la bande à Eddy ont déserté, et bien que le groupe américain ait eu son heure de grand succès en étant là au début du Nu Metal, ils sont bien moins nombreux à être encore là pour venir les voir jouer en concert. De notre côté, Serafina est complètement fane et c’est principalement pour BabyMetal que nous avons fait le déplacement.

Ce deuxième jour est du coup beaucoup plus fluide que le premier, les navettes à la Porte Maillot sont fréquentes et loin d’être bondées. C’est simple, on aura à peine le temps d’arriver au niveau de la sortie de la station de métro qu’on prendra directement le bus direction hippodrome de Longchamp. Les files d’attentes pour rentrées sont courtes, le cashless est redevenu accessible, bref, c’est tout bénéf.

On arrive alors que Shinedown commence son set sous la tente. Un groupe que je ne connais pas et dont je n’avais pas pris la peine de découvrir la discographie, une erreur car au final leur musique est très accessible et sympa en live. Les premiers morceaux font l’effet d’un Interpol mélangé à des touches plus heavy ce qui donne des titres assez rentre dedans au final. Pour un premier groupe sur une petite scène il y a beaucoup de monde, bonne découverte en somme.

Apocalyptica au Download Festival Paris 2016

Les années passent et s’il y a bien quelque chose qui reste constante, ce sont les prestations du groupe aux cellos le plus populaire de la sphère Metal: décevantes. Avec un répertoire d’excellents titres qui envoient bien en live, notamment sur les albums Cult et Reflections, la setlist reste à chaque fois désespérément décevante.

Apocalyptica au Download Festival Paris 2016

Ça démarrait pourtant très bien et très fort avec trois morceaux complètement instrumentaux, qui a complètement subjugué la foule malgré le début des averses tant redoutées. Le son des contre basses est rentre dedans et ça tombe bien puisque c’est en général ce que les métaleux viennent chercher. De quoi en tout cas bien commencer cette deuxième journée.

Sauf que voilà, Apocalyptica souhaite être plus qu’un groupe d’instrumentistes avec quelques guests pour la voix, et pour nous le faire comprendre le groupe continue de s’efforcer à faire des morceaux tout ce qu’il y a de plus standard. Si on ne les voyait pas derrière leur contre basse, on ne verrait au final aucune différence. Ces morceaux là sont généralement plutôt mauvais et auront réussi à me sortir complètement de l’ambiance du live. Dommage.

On fait une petite pause au bar à vin pendant que Mass Hysteria s’époumone puis que Saxxon délivre un métal qui ne nous excite guère.

The Struts au Download Festival Paris 2016

Le prochain groupe sera un groupe de Glam Rock cette fois ci, avec The Struts qui passe sous la petite tente. J’étais persuadé d’avoir écouté ce groupe étant plus jeune, jusqu’à ce que je me rappelle qu’il s’agissait de The Rakes. Contrairement à BlackRain hier qui penche vers le Metal, ici on est face à quatre anglais qui font du rock de manière complètement assumée. Ça permet au Download de conserver son étiquette de festival assez cosmopolite. Ils en sont à à peine quatre ans de carrière et ont fait l’ouverture des Stones. Mais en assistant à leur show, on comprend très vite pourquoi.

The Struts au Download Festival Paris 2016

C’est un véritable mélange d’influences, avec des instrumentations et façons de chanter qui peuvent tantôt faire penser à du Queen, tantôt avec des chansons « sing along » de quelques groupes de Glam des années 70. Le tout est accompagné de très bons riffs et d’un chanteur qui a tout de la rockstar à l’aise sur scène. Vêtu d’une veste aux goûts criards, portant une mini robe sur son pantalon à l’esthétique tout aussi douteuse, il saute dans tous les sens et invective le public à tout va.

Ce dernier est très vite pris au jeu car les morceaux sont très faciles d’accès, avec des refrains qui rentrent dans la tête et qui se chantent très facilement. En deuxième partie de set, et sans doute parce que la discographie du groupe est assez petite, le chanteur va user et abuser de cette popularité pour gagner un maximum de temps. Dommage là dessus mais on ne leur en voudra pas trop.

BABYMETAL au Download Festival Paris 2016

BabyMetal au Download Paris 2016

Dire que BabyMetal était le groupe que j’attendais le plus de ce Download Paris 2016 serait un euphémisme: objectivement je ne venais que pour lui et cette exclusivité du festival est clairement ce qui m’a poussé à m’y intéresser. Autant dire que j’étais tout fou fou en attendant cette arrivée qui s’annonçait prometteuse. Fer de lance d’une culture japonaise qui nous est vraiment inconnue et saugrenue, ce groupe est caractéristique de ce que le Japon peut fournir de bizarre. Trois jeune filles qui chantent façon Pop pour adolescente sur de la musique Metal aux riffs acérés, le tout en exécutant des chorégraphies le reste du temps. Bizarre.

Et l’attente fut longue. Très longue. Au bout de dix minutes, elle prend fin avec une vidéo d’introduction parodiant Star Wars façon BabyMetal sauveurs de l’univers. La hype est totale ! Les musiciens entrent sur scène ! Et… plus rien! Pas de musique, rien, ils repartent et le public est livré à lui même pendant près de 20 minutes sans la moindre prise de parole de la part de l’organisation. Des problèmes techniques on en a vu un paquet, des annulations aussi, mais 30 minutes de retard sans aucune intervention, jamais. Heureusement pour calmer la foule les caméramans se jouent des cosplays et des travers du public métaleux, ce qui rendra l’attente moins difficile.

BABYMETAL au Download Festival Paris 2016

Le set finira par enfin démarrer avec plus de trente minutes de retard, ce qui nous laissera donc le temps d’avoir cinq petits morceaux du groupe dont un se fera sans micro pour deux des trois chanteuses. Une honte sans aucun doute et une grande frustration pour ma part, difficile d’apprécier le set avec ce type de conditions. Bref, oublions quelque peu ces problèmes pour nous concentrer sur la prestation en elle-même, bien que le tout ait déjà été gâché.

Les trois adolescentes débarquent donc dans leur habits d’écolières metal et sautent dans tous les sens pour faire leurs chorégraphies. C’est vraiment très impressionnant, très dynamique, bien qu’un poil déconcertant car très décorélé du reste des musiciens qui n’interagissent pas du tout avec elles. C’est là dessus pour moi un point faible de la prestation du groupe, où on a l’impression d’avoir un orchestre devant qui trois jeunes filles font leur propre spectacle, comme s’il manquait une âme à tout cela. Mais ceci est sans doute en partie dû à la culture de leur pays, où les interactions qu’on a l’habitude de voir sur la scène Metal ne sont pas du tout naturelle pour eux. Un choc des cultures certain.

BABYMETAL au Download Festival Paris 2016

Si c’est un poil bizarre de ce côté et qu’on peut trouver ça carrément hors sujet, les chorégraphies sont tout de même très en phase avec la musique et vraiment calées sur le rythme. C’est très impressionnant à quel point cela donne vie à la musique du groupe, à quel point cela doit être physique pour elles aussi. Dotées de micros-casques, les deux plus jeunes sont en charge des chœurs et des chants accompagnants, tandis que la chanteuse principale cumule les deux: souvent dans les chœurs, souvent dans la chorégraphie, et avec un vrai micro pour assurer le chant en solo. Malgré l’effort physique, elle chante plutôt très bien et réussi à faire passer le plein d’émotion qu’un morceau comme Karate contient. Une très belle performance vu le temps, les conditions, et ses propres efforts physiques.

Au final, ce sera une grande déception pour moi, mais qui confirmera mon envie d’aller les voir en vrai. C’est pour ma part en trainant des pieds et inconsolable qu’on ira voir Amon Amarth de loin. Les vikings venus du grand Nord ont mis les bouchées doubles et la scène est tout simplement superbe.

Korn au Download Festival Paris 2016

Dire que nous attendions Korn serait enjoliver la réalité. Si c’est moi, Serafina, qui rédige cette partie, c’est parce que je trépignais alors que dabYo était au mieux indifférent voir blasé. Il faut dire que depuis la claque magistrale que Korn m’avait mise au Sonisphère 2013, nous avons vu le groupe californien 3 fois, et je n’ai jamais été déçue. Ici, ils débarquent au Download avec une setlist en mode « Best Of » et un show d’une heure trente. Seuls quelques morceaux du dernier album Paradigm Shift seront joués et j’ai envie de dire, tant mieux.

Comme toujours avec Korn, pas de grand dispositif scénique ou quoi, le groupe a bien sur sorti le micro désigné par H. Giger mais ce sera tout. Je pourrais copier coller la review que j’ai fait au Sonisphère 2013. Korn, en live, c’est quelque chose. Le groupe est gonflé d’énergie et envoie du lourd dès l’entrée en scène magistrale sur Right Now, qui a le mérite de mettre tout le monde d’accord. Comme toujours Jonathan Davis est possédé, alterne entre les voix claires et hurlées, déborde de charisme et vit ses textes ce qui le rend assez fascinant. Head, Munky et Fieldy occupent la scène, dreads et looks douteux de sortie.

Download Festival Paris 2016

Qu’on aime ou pas Korn, difficile de critiquer leur présence scénique. Il n’ont pas besoin de supers effets derrière pour réussir à faire bouger le public. Évidemment, c’est aussi des morceaux cultes, que la foule connait par cœur, chantant du début à la fin. L’accueil est monumental sur des tubes comme Right Now, Here To Stay ou le final sur Freak on a Leash.

Le groupe ayant un set assez long, il ne nous épargnera malheureusement pas le solo de batterie de Ray Luzier, mais qui enchaine avec Blind alors je le pardonne. Dans la setlist, on notera aussi le surprenant Another Brick in the Wall que je n’avais jamais vu en live, et qui clôt le set, avant les rappels. La communication avec le public est assez rodée et pas énorme, mais Jonathan Davis n’a même pas besoin de demander pour que le Download en folie hurle a sa place les refrains.

Encore une fois, je ressortirais d’un concert de Korn, le sourire aux lèvres, les cervicales un poil douloureuses, et certaine de retourner les voir la prochaine fois qu’ils passeront. Ça tombe bien, c’est dans une semaine à Clisson.


Ombres Mouvantes, Recueil de Patricia Briggs

Serafina dans Critiques, Livres le 30 juin 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Ombres Mouvantes est un recueil de nouvelles de Patricia Briggs paru aux éditions Milady au format poche en ce mois de mai. Il se compose de 9 nouvelles. Certaines nouvelles ont été publiées dans des recueils multi-thématiques comme dans Philtres et Potions déjà paru aux éditions Milady en France.

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Ces nouvelles se déroulent toutes dans l’univers de Mercy Thompson  et son ordonnées par ordre chronologique dans l’univers mais concernent des personnages divers, parfois jamais vu dans la série ou tout juste évoqués, ainsi qu’a des époques très différente. La première nouvelle Coeur D’Argent se déroulant au début du christianisme par exemple. A part cette nouvelle et une partie de la nouvelle Benedictions de Fae toutes les nouvelles se déroulent à l’époque moderne.
mercy-thompson---ombres-mouvantes-654151Avant chaque nouvelle, un petit texte de l’auteur nous explique la génèse de la nouvelle, certaines sont issues de défis du groupe d’écriture de l’auteur, d’autres sont issues de rêves. C’est assez interessant à lire. Cette introduction nous indique aussi où la nouvelle se trouve par rapport aux tomes parus. Le texte nous prévient ainsi de ce qui est spoilé dans la nouvelle. La nouvelle avec Mercy, Le Creux et la dernière, qui est en faite une scène coupée, révèlent des éléments du tome 8 de Mercy Thompson, Failles de la Nuit.

J’ai toujours ici salué la capacité de Patricia Briggs a créer des personnages rapidement attachants et justes. On le savait dans Mercy Thompson et avec L’Alpha et l’Omega. Cependant, elle nous le prouve encore une fois sur des nouvelles sur des personnages quasiment inconnus. La plus marquante est bien sur Elyna, l’héroîne de Gray, une vampire qui retourne s’installer dans l’appartement qu’elle occupait mortelle. Cette vampire changée entre les deux guerres revient nostalgique a sa première tanière et va décider de se faire une place dans la ville. Quasiment tous les personnages sont attachants, à la limite David, le loup-garou de L’Etoile de David, est celui qui m’a le moins marquée. Cependant, malgré cela, j’ai été très émue par la fin.

Certaines nouvelles ont pour personnages principaux des personnages secondaires des romans. C’est le cas pour Coeur D’argent qui met en avant Samuel et son père, pour Loup d’Aveugle qui se centre sur Moira la sorcière aveugle et Tom son compagnon loup garou. Cette nouvelle est très intéressante car c’était un couple que j’avais beaucoup apprécié et nous découvrons là leur rencontre, on retrouve aussi Warren et Kyle dans Du Sang sur les Perles, et Ben dans Redemption. Je n’aime pas Ben, il faut dire que ce n’est pas forcément un personnage qui est présenté dans un bon angle dans la saga Mercy Thompson. La nouvelle est intéressante car elle permet de le comprendre un peu mieux, et lui donne plus de relief.

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Patricia Briggs

De plus, Redemption se déroule dans un univers d’informaticiens, et soyons honnêtes, cela m’a fait rire, car c’est très vrai. Patricia Briggs explique que son mari travaille en tant que Database Administrator, et ça se ressent. Malheureusement, la traduction française est assez désastreuse pour ce qui est du jargon informaticien (qui dit codage fixe pour hardcoded par exemple ?) j’aurais donc préféré la lire en VO. Mais c’est un reproche global que j’aurais à faire, parfois, on a du mal a comprendre ce qu’il se passe alors que je n’avais pas ce genre de soucis en lisant les Mercy Thompson en Anglais.

Ma nouvelle préférée est incontestablement Des Roses en Hiver, qui a pour héros Asil, le Maure déjà vu dans Alpha et Oméga, et Kara, une gamine changée en loup contre son gré. Asil est mon personnage préféré de tout l’univers, et je vous ai déjà parlé de lui a plusieurs reprises. C’est un personnage très fort, très cynique, désenchanté mais avec une histoire extrêmement intéressante et profonde. Ici, au contact de Kara, il se montre protecteur et pas si prêt à lâcher l’affaire. J’aime sa nonchalance mais sa détermination absolue. J’ai adoré chaque page de cette nouvelle.

Si vous n’avez jamais lu Patricia Briggs, je ne vous conseille pas ce recueil. Il est pour les fans, avant tout. Il est dispensable, mais on est super contents de retrouver nos chouchous. Certaines chroniques que j’ai lu étaient surtout contentes de voir Warren et Kyle, moi c’est Asil. Les histoires sont des nouvelles de 50 pages, donc ca reste simpliste et on n’apprend rien de révolutionnaire. Cependant, si vous aimez la saga, je ne peux que vous conseiller de lire Ombres Mouvantes, vous ne le regretterez pas.


Le Cercle d’Hécate est un recueil de nouvelles se déroulant dans l’univers de la série Fille d’Hécate écrite par Cécile Guillot. Si sa série se concentrait sur Maëlys qui découvrait ses pouvoirs, ce recueil est centré sur les personnages annexes qui entourent la protégée d’Hécate : Dorine l’herboriste, Patricia qui a des prémonitions, Jihanne la gothique qui parle aux morts, et sa demi-soeur Nolwenn. 4 auteures signent ces nouvelles : Cécile Guillot bien sûr pour 3 nouvelles, mais aussi Vanessa Terral, Anne Laure, Pascaline Nolot et Aurélie Mendoca.

Le Cercle d’Hécate des éditions du Chat Noir

De ce fait, chacune des nouvelles est liée aux autres car les personnages évoluent dans le même univer. Les nouvelles portant sur Dorine et Patricia se déroulent avant les faits relatés dans Fille d’Hécate tandis que les nouvelles sur Jihanne et Nolwenn se déroulent après. Bien que ces nouvelles tournent autour des mêmes personnages, dans le même univers social, elles sont tout de même très différentes les unes des autres. Le recueil s’ouvre avec une de Cécile Guillot, Ce qui nous Lie, déjà parue dans l’anthologie Saison Païennes ouvre tout en douceur avec Dorine la plus équilibrée des 4. Sa nouvelle est poétique et très douce, c’est une belle ouverture très paisible. La nouvelle suivante Brigid protège mon enfant de Anne Laure est très courte, les enchainements vont trop vite et au final cette nouvelle ne m’a pas marquée du tout.

Cécile Guillot

Cécile Guillot

La nouvelle de Vanessa Terral sur Jihanne nommée Palaysim se centre sur un événement vu dans les romans de Cécile Guillot, celui où Jihanne et Maëlys se « comprennent » enfin. Sauf que ce coup-ci, la scène est vue du coté de Jihanne. Malgré le fait que le style d’écriture soit agréable comme toujours, comme on a déjà vécu la scène d’un autre point de vue, je n’ai pas trouvé que cette version apportait réellement un plus. Par contre, l’histoire suivante sur Jihanne, Meutre à Rosa Bonheur de Cécile Guillot est extrêmement intéressante, puisqu’on suit Jihanne après les aventures de Fille d’Hécate, en études d’arts qui élucide une histoire un peu glauque arrivée dans son école grâce à sa faculté de parler aux morts. Cette petite histoire est bien rythmée, avec une héroïne très intéressante et un twist bien rendu. L’auteure signe une deuxième histoire sur Jihanne, Ayzit, où cette dernière retourne en Turquie, d’où elle est originaire. Cette histoire aussi est très intéressante et j’apprécie énormément le personnage qui en plus d’être goth est d’origine turque, ce qui est trop rare dans bon nombre de romans. Y’a pas de raison qu’il n’y ai que les palottes qui soient sorcières.

La nouvelle suivante la plus marquante est celle de Aurélie Mendoca sur Patricia nommée Larmes d’Ambre. C’est une nouvelle assez dense avec beaucoup d’événements, mais qui du coup est clairement trop courte par rapport à sa densité. Du coup, ça va tout de même très vite, et on a du mal à s’attacher à Patricia et son entourage. Surtout, le twist final n’a pas le même impact que si la nouvelle avait pris plus de temps pour développer ses personnages.

Le Cercle d’Hécate des éditions du Chat NoirCependant, la réelle star du roman, c’est la dernière nouvelle sur Nolwenn de Pascaline Nolot appelée Lune Cacienne. Bon, promis, je n’ai pas aimé que parce qu’elle se déroule à Orléans pendant les fêtes Johanniques même si cela a probablement joué car je suis chauvine bien sur. L’histoire de Nolwenn est celle d’une adolescente un peu paumée, qui se sent pas à la hauteur, avec un jeune garçon handicapé qui va lui faire découvrir la région et bien plus. L’histoire est assez longue, puisqu’on est sur quelque chose de genre 60 pages ce qui en fait la nouvelle la plus longue du roman. Elle prend le temps de développer son univers, l’enchainement des événements est bien fait et réaliste, et cette nouvelle, ainsi que celle sur Jihanne à son école d’art valent à elles seules ce recueil, et j’avoue que j’apprécierais encore d’autres nouvelles autour de ces personnages.

Le Cercle d’Hécate est donc un franc succès pour moi et je ne peux que vous le conseiller, que vous ayez ou pas lu Fille d’Hécate, car au final c’est assez indépendant. A part la nouvelle d’Anne Laure et celle d’Aurélie Mendoca, j’ai été happée par toutes les nouvelles qui apportent un éclairage très intéressant. Le personnage de Jihanne est particulièrement passionnant et j’adorerais un spin off plus long sur elle. C’est clairement le signe d’un univers riche et dense.


L’année dernière le Hellfest annonçait la création d’une marque séparée pour partir à la conquête d’autres pays en Europe avec leur expertise d’organisation de festival de musique extrême, mais cette année c’est un géant qui a fait la marche inverse en s’implantant en plein Paris: Live Nation et son Download Festival. Un festival calé une semaine avant le sus-cité, avec des groupes de la même trempe et carrément plus facile d’accès. C’est donc très curieux que nous nous y sommes rendus, munis de nos pass presses mais sans la possibilité de faire des photos de qualité malheureusement puisque nous n’avions pas de pass Photo.

Download Festival Paris 2016

On se rend à l’hippodrome de Longchamp via les navettes mises à dispositions par le festival depuis la porte Maillot, en collaboration avec la RATP. C’est le premier jour et nous voulons assister au premier groupe, c’est donc parmi une foule de métaleux que nous faisons la queue pour atteindre la dite navette, environ 20 minutes d’attente ce qui est somme toute largement acceptable. Le trajet dure moins de 10 minutes, un peu entassés certes, et nous voilà déjà sur le site, reste la deuxième épreuve du feu: celle de pouvoir rentrer. Les files sont interminables et assez mal organisées pour ce premier jour, il faudra compter une bonne heure d’attente pour obtenir son bracelet et fouler la pelouse du festival.

Download Festival Paris 2016Des tracas habituels sur les premiers jours d’un festival, encore plus quand c’est la première année que ce dernier est organisé. Gageons qu’il s’agit là plus d’un problème de jeunesse que de quelque chose qui arrivera au fil des années, d’autant plus qu’a priori, cette année un problème technique (d’accès internet d’après les bruits) à augmenté le problème. Au final, beaucoup de queue certes, et un départ avec 15 minutes de retard pour le premier groupe, ce qui aurait pu être largement pire. Le système de cashless marche, quand on a compris comment s’en servir et qu’on a réussi à aller au bout de la queue pour ceux ne l’ayant pas préchargé. Place à la musique.

On rentre sur le site alors que We Came as Roman a déjà commencé. Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé mais le public est déjà bien au rendez-vous, on assistera aux derniers morceaux sans plus de motivation.

The Wild Lies au Download Festival Paris 2016

On découvre la petite scène de ce Download située juste à côté de la MainStage, simplement nommée Stage 3, on aurait pu trouver mieux. Bien plus petite, on dirait presque un mini hangar dans une zone industrielle désaffectée, elle accueille pour commencer 5 londoniens à l’allure entre dandy et métaleux. Ça donne une bande de crasseux propres sur eux qui vont nous livrer un Hard Rock assez groovy.

The Wild Lies au Download Festival Paris

Le public est clairsemé certes mais il réagit bien aux sollicitations du groupe. Il faut dire que celui ci est assez énergique et a la communication facile. Mais voilà, en terme de musique le groupe manque tout de même de manière rentre dedans et si ça n’était pas désagréable, ils n’ont pas réussi à me conquérir. Des bons riffs mais trop peu exploités, pas de mélodie entraînante ni d’air qui rentre dans la tête.

Avatar au Download Festival Paris 2016

On profite du passage de Gojira sur la scène principale pour faire le tour du festival et découvrir les différentes installations. On retrouve un coin sympa de barbiers et autres tatoueurs où les gens peuvent se faire prendre en photos, puis les différents stands de nourriture. Le market de merch est malheureusement assez limité, il faut dire que le Download UK a lieu en même temps et qu’un paquet de revendeurs ont plutôt dû le privilégier.

Avatar au Download Festival Paris

Le groupe qui nous intéresse vraiment ce jour là s’appelle Avatar, une découverte complètement au hasard au gré d’une chronique dithyrambique sur leur précédent album dont la couverture m’avait intrigué. La dite galette avait tout du guilty pleasure avec des morceaux pour adolescents entraînants, sans pour autant tomber dans le core si populaire. Bref, une sorte de Death Métal mélodique et accessible, aux relents entraînants qui nous avaient convaincus.

Les suédois viennent défendre leur nouvel album et débarquent comme à l’accoutumée grimés en hommes de cirque. À mi chemin entre le clown qui fait peur et le dompteur de lion. Mais le chanteur, fait quant à lui carrément peur et a adopté toutes les mimiques qu’on pourrait associer à un tel personnage. Il saute dans tous les sens, se plie en deux pendant qu’il chante, joue de la canne dans tous les sens, fait des marches militaires tout seul… Il est en soit super dynamique et donne vraiment un aspect théâtral à la prestation du groupe, faisant passer les autres musiciens pour de simples figurants. On peut dire qu’il porte le show sur ses épaules, un peu comme pouvait le faire Carach Angren au Hellfest 2015.

C’est en tout cas très rafraichissant et permet de vraiment entrer dans un set très dynamique même quand on en connait pas les morceaux. Le set commence sur un morceau qui m’était assez difficile d’accès, puis enchaîne sur du plus connu aux riffs dévastateurs qu’est Hail the Apocalypse, morceau éponyme de l’avant dernier album. C’est un vrai mélange entre des riffs assez Death, du théâtral dans le chant et surtout cet aspect fou fou qui prend toute son ampleur en live, « All flesh is equal when burnt » comme qui dirait.

Avatar au Download Festival Paris

Le groupe n’est pas bon uniquement pour faire de la musique fofolle et sait aussi donner dans la balade, une balade qui oscille entre le carrément glauque et la grande tristesse avec Bloody Angel, un titre qui s’avère être génial en live. Ils ont en tout cas réussi à me captiver du début à la fin du set et m’ont clairement convaincu à retourner les voir lorsqu’ils passeront en salle. Une heure de très bon niveau.

Blackrain au Download Festival Paris 2016

On retourne sur la troisième et petite scène avec Blackrain qui viennent de sortir leur cinquième album, premier depuis leur passage décrié dans la télé réalité de M6. Pendant que Anthrax déverse son Thrash, les français nous offrent donc du Glam tantôt Métal, et parfois beaucoup plus rock’n’roll qu’auparavant.

Et je dois avouer qu’après la pêche d’Avatar j’ai eu un poil de mal à rentrer dans le set de Blackrain avec deux premiers morceaux peut être un peu trop mous, en tout cas sans réelle accroche pour le public.

Les choses s’arrangent avec Eat you alive, un morceau de leur nouvel album qui a le mérite d’emporter le public avec sa phrase d’accroche répétée à outrance. C’est un mécanisme un brin simplet mais qui marche même en entendant le morceau pour la première fois. On se retrouve à l’entonner avec le groupe et c’est bien là une des caractéristiques d’un Glam réussi. Le titre est accompagné d’un sample bien connu de fête foraine qui donne une nouvelle profondeur au groupe, les morceaux du nouvel album semble d’ailleurs souvent accompagnés par ce type de sample et il sera donc temps d’y jeter une oreille.

Blackrain au Download Festival Paris

Scéniquement parlant j’ai trouvé le groupe assez léger malheureusement, peut être un peu trop stéréotypé. Finalement les interactions sont assez limitées, le chanteur ne m’a pas semblé à l’aise sur scène, comme une certaine gêne. C’est dommage car certains morceaux sont vraiment taillés pour et je m’attendais à ce que l’ambiance prenne plus.

La suite du set est du même acabit avec beaucoup de morceaux assez entraînants. Finalement, c’est réellement la fin de Overlead qui fera décoller l’ambiance avec son super passage final. Manque de chance, les anglais d’Iron Maiden joue moins de dix minutes après et le public va se dilapider.

Ghost au Download Festival Paris 2016

Bien qu’on adore écouter Iron Maiden, le groupe ne fait pas franchement partie de ceux qu’on aime aller voir en live. Mais le bon côté c’est qu’on y passe toujours un bon moment et que la prestation des anglais est comme toujours au rendez-vous, scéniquement et musicalement, on en a largement pour son argent. Mais le vrai groupe que l’on attend pour le soir n’est autre que Ghost programmé en fin de soirée pour une heure de set.

Ghost c’est le groupe en pleine montée de popularité en ce moment dans la sphère Metal, qui en quelques années est passé de mega hype à déjà trop commercial. Mais voilà, ça reste plutôt efficace en concert et on aime beaucoup leur troisième album sorti un peu plus tôt. C’est donc avec une certaine déception que nous voyons l’heure tourner, 10 minutes de retard puis près de 5 minutes d’introduction à base de sample… Ça s’annonce plutôt mal non ?

Download Festival Paris Night

On apprendra en fait très rapidement que Papa Emeritus III est tout simplement malade et que sa voix ne lui permettait presque pas de faire le show. On aura donc droit à un set amputé de quelques titres un et un pape qui n’a pas pris la peine de revêtir son costume complet. Cela reste tout de même très efficace, du Ghost en sommes avec des morceaux de pop très teintée Metal, des ghouls complètement anonymes qui se baladent autour d’un pape qui cabotine à tout va.

Le show a plus du spectacle que du concert de Metal et ça semble largement satisfaire le public qui en redemande. La setlist est majoritairement composée de titre du dernier album, bien qu’elle soit du coup très courte avec huit petits morceaux qui se courent après. Sans doute pas le meilleur concert de Ghost, mais assurément de quoi gagner de nouveaux fans parmi ceux qui ne les avaient jamais vus. Malgré les problèmes vocaux de Papa Emeritus – qui le conduiront à annuler le concert prévu le lendemain- le set est rondement mené.

Et c’est sur ces mauvaises intentions que se clôt cette première journée du Download Festival Paris 2016. On prendra les navettes de la RATP pour retourner porte Maillot en moins de 20 minutes trajet entre la scène et le bus compris, ce qui est somme toute très raisonnable malgré l’affluence.


Je vous avais parlé du premier tome de Rose Morte que j’avais adoré et qui avait été un coup de cœur. Le deuxième tome avait aussi été génial, même si je ne l’ai pas chroniqué. Flétrissures, le troisième tome vient de sortir aux éditions Milady et j’ai donc rapidement sauté dessus. Il est à nouveau servi par une très jolie couverture de Magali Villeneuve. Synopsis ?

rose-morte-3-celine-landressie-cover

Nous sommes au milieu du XXème siècle et tandis que les humains sont en train de se déchirer dans les tourments de la seconde guerre mondiale, les immortels essaient de faire face à leurs propres dissensions. Mais quand Artus est pris dans un guet-apens et se retrouve capturé, il se pourrait bien que les deux luttes se rejoignent.

Ce que j’ai dit dans ma chronique du premier tome reste valide au grès des tomes de cette série. Le style de Céline Landressie est particulier, parfois assez lourd, avec beaucoup de vocabulaire assez recherché. Ce n’est pas une critique dans mon cas, puisque ce style un poil pompeux m’amène à la comparer à Anne Rice qui a aussi un style très dense et qui peut en rebuter certains. Vous savez que je n’en suis pas. Au contraire, je trouve que ce style dense a l’avantage de donner un certain rythme et charme suranné à l’ouvrage.

Celine Landressie

Celine Landressie

L’autre point très important, c’est bien sûr la capacité de l’auteur à créer des personnages attachants et nuancés. Sa version des vampires est assez classique, ce sont des immortels, qui sont pour la majorité assez solitaires. Elle réussit très bien à rendre la mélancolie qui peut s’emparer de ces êtres qui ont vu les siècles défiler. C’est un traitement de la longévité des vampires qui est très crédible, et le référentiel est bien amené. Ce sont des vampires bien plus crédibles que les 3/4 de la production vampirique de ces dernières années. On est clairement dans la lignée des Chroniques des Vampires plutôt que du Twilight.

Nous retrouvons donc les personnages introduits dans les tomes précédents de la saga de Rose Morte. Le quator compose l’essentiel des personnages principaux qui ce coup-ci doit faire face à des heures assez sombres. Si ils ont traversés la Révolution Française dans le tome 2 sans trop y rentrer, ici ce n’est pas le cas et c’est d’ailleurs un point qui m’a un peu dérangée. On n’a pas l’habitude de mélanger vampire (ou même fantastique) avec les camps de concentration. C’est un mélange qui m’a mise un peu mal à l’aise. Je ne suis pas sûre que l’ajout de fantastique dans ces événements humains aussi dramatiques soit forcément nécessaire, j’aurais je pense préféré que nos héros traversent la guerre un peu à la marge comme ils l’avaient fait pour la Révolution. Voir ceux-ci entrer dans des camps et ne rien faire ou presque car ils ne se mêlent pas des affaires humaines m’a mise mal à l’aise.

rose morte 3 celine landressieEn dehors de ce point plutôt lié à l’époque, l’intrigue est rondement menée. On ne s’ennuie pas une seconde et il y a assez peu d’atermoiements, les personnages étant dans une sorte de course contre la montre. L’action est bien présente et facile à lire. J’aurais cependant apprécié une carte au début de l’ouvrage, n’étant pas forcément familière des lieux traversés, mais c’est du détail. L’auteur réussit très bien à nous faire trembler pour les personnages auxquels nous nous sommes attachés depuis plusieurs tomes.

Dans l’ensemble vous l’aurez compris, malgré le fait que l’insertion dans les camps m’ait un peu gênée, j’ai adoré ce livre, tout comme les deux précédents. Rose, Artus et leurs compagnons sont des personnages attachants, la manière d’aborder l’immortalité par l’auteur est tout à fait crédible, et surtout, l’intrigue nous tient en haleine. Si vous aimez Anne Rice, je ne peux que vous conseiller de lire Rose Morte, et vous me connaissez ce n’est pas une comparaison que je fais à la légère.


Secret Show de Clive Barker

dabYo dans Critiques, Livres le 15 juin 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Pour accompagner le retour de Clive Barker dans les rayons des librairies françaises avec Les Evangiles Ecarlates, les éditions Bragelonne republient plusieurs de ses classiques indisponibles chez nous depuis plusieurs années déjà. Parmi ces titres on retrouve Secret Show qui a pour l’occasion une nouvelle traduction de Jean-Daniel Brèque et un grand format à la couverture délicieusement connotée Horreur, avec ses teintes qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de la collection Terreur de Pocket tout en étant bien plus moderne. Synopsis.

Secret Show de Clive Barker

Randolphe Jaffe a toujours pensé être unique et c’est sans doute dans le trou le plus perdu des États-Unis que sa grande aventure a commencé. Quand il a compris que le centre de tri du courrier perdu détenait les indices pour découvrir les grandes vérités de notre monde, il ne lui a pas fallu bien longtemps pour se décider. Et c’est un sillon de sang et de souillure qu’il va laisser comme seules traces de son chemin vers la puissance.

Wow, this escalated quickly est sans doute l’expression qui me vient le plus vite en tête lorsque je pense au début de Secret Show de Clive Barker tant l’histoire part sur les chapeaux de roues. Alors que celui-ci nous pose un cadre de travail dans un centre de tris d’une poste perdue au fin fond des États-Unis, notre personnage principal Jaffe en part dès la cinquième page, avec des éclaboussures qui ne sont pas sans laisser de traces. Et c’est là qu’il nous est donné le ton tant tout va aller très vite dès le début du roman. A peine le cadre posé que Clive Barker décide de l’exploser, en en changeant le paysage et très souvent les personnages aussi.

Car l’histoire principale n’est pas centrée autour de Jaffe, mais bien des pantins qui vont servir ses desseins vers la domination du monde. On va donc découvrir de très nombreux caractères dont on redoute souvent la destinée funèbre, il faut dire que celles-ci sont rarement réjouissantes. Là dessus on est très clairement dans le registre de l’horreur car le lecteur sait que tout peut partir très vite et à tout moment. Cela dit, ce côté d’horreur ne vient vraiment pas des détails et plus de l’ambiance dans laquelle l’auteur fait évoluer ses personnages. Il y a une sorte d’ambiance pesante, des actes violents mais rapides, sans jamais rentrer dans trop de détails. Les phrases sont souvent courtes et choques.

Les personnages principaux ont beau changer régulièrement et le tout aller très vite, il faut remarquer le talent de Clive Barker pour nous les introduire, on a très aisément l’impression de bien les connaître et depuis longtemps. Les caractères de chacun sont certes relativement stéréotypés, mais cela n’empêche pas de les apprécier très vite pour certains, ou au contraire, de très vite les détester. Des personnages hauts en couleurs donc qui ne laissent pas le lecteur indifférent, qui vont forcément le pousser à réagir. Et rien de mieux pour cultiver notre intérêt que d’avoir des personnages qui provoquent un sentiment fort, répulsion ou amour.

Secret Show de Clive BarkerSi le Jaffe se bat pour la domination du monde, c’est dans un petit endroit très clos que les scènes principales se déroulent: Palomo Grove. Cette petite ville de Californie où la canicule prend place tout l’été est une énorme zone résidentielles avec assez peu de commerces, vivant en quasi vase clôt. Cette petite ville sans histoire va devenir le théâtre d’horreurs, attisant les commérages et le jugement sur les pions du Jaffe. Un sentiment de malaise donc qui n’est pas sans faire penser aux vases clôts tant aimés de Stephen King par exemple.

Avec son ambiance glauque dans laquelle tout peut se passer -surtout le pire- et un rythme haletant qui garde son lecteur en scelle, Secret Show de Clive Barker est une véritable bouffée d’air méphitique. En quelques lignes, l’auteur pose son décors, ses personnages, captive son lecteur pour tout détruire quand celui-ci s’y sera attaché. Un très bon livre en somme.


La Novice de Trudi Canavan

dabYo dans Critiques, Livres le 10 juin 2016, avec aucun commentaire
Critiques

La publication de La Trilogie du Magicien Noir de Trudi Canavan en version poche continue chez Milady avec la sortie de La Novice. Il s’agit du deuxième tome des aventures de Sonea qui avaient commencé dans La Guilde des Magiciens, un premier tome de Fantasy certes classique mais aussi très bien écrit, ce qui avait réussi à me séduire. Un monde intéressant, des personnages sympathiques, largement de quoi me convaincre de continuer sur ma lancée. Pas de synopsis puisqu’il s’agit d’un deuxième tome et que je ne souhaite spoiler personne.

La Novice de Trudi Canavan Trilogie du Magicien Noir Tome 2

Le bouquin reprend tout de suite après la fin de La Guilde des Magiciens, on a juste un mini timeskip où vous vous en doutez, Sonea l’héroïne rejoint la guilde des magiciens pour y devenir une novice. C’est dans le titre de ce deuxième tome, difficile donc d’éviter le spoil sur l’issue du premier. De toute façon, tout le monde se doutait dès le début que tout cela était quasi certain, Sonea tenterait de devenir une magicienne à son tour et rejoindrait la guilde.

La Novice de Trudi Canavan Trilogie du Magicien Noir Tome 2

La couverture de l’édition Bragelonne

C’est donc l’occasion d’en apprendre plus sur l’apprentissage de la magie et comment les enfants des maisons qui y arrivent deviennent des magiciens. On apprend dans le premier tome que le recrutement se fait sur les capacités magiques certes, mais surtout sur l’appartenance aux maisons et à la noblesse dans le sens général. Sonea venant de la rue et n’ayant aucune richesse, le choc des classes comme on pourrait l’appeler est l’un des points centraux de la première partie du roman. Cela ne se passe jamais très bien dans ces cas là, l’injustice est palpable et Trudi Canavan arrive très bien à nous faire sentir le rejet dont Sonea est la cible.

Si j’avoue que c’est très bien écrit et que cela permet de broder autour des personnages en permettant au lecteur de s’imprégner dans la coutume injuste de la guilde, je trouve tout de même que ces passages vont être un peu trop tirés en longueur. C’est sans doute là le principal défaut de La Novice, l’univers est certes bien posé mais cela traine un peu trop, on le lit avec plaisir mais du coup le plaisir semble étalé sur une tartine beaucoup trop longue. L’impression que l’histoire avance vraiment trop lentement et que les péripéties des études de Sonea sont beaucoup trop étirées.

La Novice de Trudi Canavan Trilogie du Magicien Noir Tome 2A côté de cela on suit d’autres mages dont les histoires sont cette fois beaucoup plus intéressantes mais n’avancent pas vraiment. C’est bizarre car un tournant majeur a lieu en plein milieu de bouquin, vient redistribuer les cartes, mais on a l’impression d’avoir eu une occasion manquée. Alors qu’on y découvre vraiment un tournant majeur qui semble avoir été préparé depuis le premier tome, cela passe comme une lettre à la poste. Trudi Canavan a ici clairement manqué le coche qui aurait pu permettre de donner un vrai coup de fouet à ce deuxième tome.

Du coup, je suis malheureusement assez partagé sur La Novice de Trudi Canavan. Entendons-nous bien, il s’agit d’un roman de Fantasy très agréable à lire, dont on tourne les pages sans se poser de questions, appréciant d’y retrouver Sonea au fil de ses péripéties. Mais voilà, c’est l’impression d’avoir lu quelques six cents pages sans vraiment pouvoir en ressortir quoi que ce soit, et j’espère grandement que l’attente sera récompensé dans le dernier tome de La Trilogie du Magicien Noir.


Nattesferd de Kvelertak

dabYo dans Critiques, Musique le 5 juin 2016, avec 3 commentaires
Critiques

Parfois il est bon d’être complètement superficiel et de s’attacher aux couvertures de roman et autres disques. C’est comme ça que j’ai découvert le groupe norvégien Kvelertak: la couverture de leur premier album éponyme était réalisée par John Baizley, grand artiste et aussi leadeur du groupe Baroness. Derrière cette jolie couverture se cachaient 11 titres au son brut de fonderie, dont la force et l’agressivité vous en mettaient plein la gueule. J’aurai pu passer à autre chose, mais la cymbale répétitive de Blodtørst avait attiré mon attention. C’est comme ça que je finirai par prendre une énorme claque, plaçant Kvelertak comme mon groupe favori. Le temps est passé, mon amour quasi inconditionnel a grandi, et voilà qu’ils viennent tout juste de sortir leur troisième album, Nattesferd.

Nattesferd de Kvelertak

Quand votre groupe favori sort son nouvel album, l’attente est forcément très haute et les déconvenues toujours prêtes à venir frapper à la porte, voir à rentrer par la fenêtre. Je dois avouer que c’est clairement ce qu’il s’est passé avec cette troisième galette dont le single 1985 est sorti bien en avance. 1985 se voulait être une sorte de mélange entre le rock psyché des 70″ et le metal progressif façon Kverletak: plutôt lancinant pour le premier et relativement répétitif. L’alchimie des deux peut prendre pour les gens n’aimant pas le Kvelertak habituel (illman aime, confirmant une fois de plus que cette personne n’a aucun goût !), mais pour les autres c’est clairement la douche froide et cela a cristallisé mes attentes de l’album. Un virage à 180° ?

On démarre avec Dendrofil for Yggdrasil qui commence comme toutes les intro d’un album Kvelertak avec une montée progressive de son saturé pour vous en mettre plein la gueule au bout de 30 secondes. Voilà qui n’est pas sans rassurer: 1985 est peut être mou, mais le groupe sait encore recycler sa recette. Ce morceau est une introduction très classique pour le groupe, agressive à souhait mais elle dénote d’une certaine mélancolie que l’on va retrouver un peu partout dans l’album. En effet, Nattesferd s’avère être un album beaucoup moins rentre dedans que les deux précédents. La force y est, l’agressivité aussi, mais il s’en dégage une forte impression de mélancolie qui me fait beaucoup penser à Ordsmedar Av Rang de leur premier album. Puissant, fort, brutal mais aussi très triste. Mélancolie, nostalgie, maitrise sont pour moi les maitres mots de cette troisième galette.

Kvelertak Nattesferd Promo

Après un 1985 qui passe beaucoup mieux dans un album qu’en tant que single, mais qui reste tout de même très mou, on enchaîne avec le titre éponyme. Nattesferd est juste le mélange génial entre ce son plus doux et nostalgique du nouvel album tout en conservant l’agressivité habituelle du groupe. Avec son tempo sur vitaminé, ses riffs et longs ponts menant vers des solos prenants, il s’agit clairement d’un de mes titres préférés qui rendra vraiment bien en live. La claque est vraiment forte quand on vient de passer par les 5 minutes 33 de 1985. On enchaine avec Svartmesse qui pourrait presque être sur un album de The Devil’s Blood ou encore Jess and the Ancient Ones tant la rythmique est psychédélique et convient parfaitement à l’ambiance. Mais là où le dernier groupe a un son assez chaud d’habitude, on retrouve ici la froideur du nord, comme s’il y avait un filtre hivernal. Par dessus l’orientation clairement 70″ de l’instrumentation vient se poser la voix agressive du chanteur, très punk pour le coup avec des cœurs de temps en temps. Un très bon mélange, bien mieux dosé que celui de 1985 qui vient prouver que Kvelertak a su trouver le bon mélange sans perdre son identité.

Bronsegud est beaucoup plus punk rock que ce qu’on a l’habitude d’entendre au début et aura plus de mal à rentrer dans le moule. Le tempo et la rythmique sont assurés par des Oi ! bien placé qui viennent donner un petit coup de fouet à l’écoute. Rentre dedans et durant moins de trois minutes, on retrouve tout de même ce côté psyché sur les guitares et une basse très présente. Un titre qui sera une fois de plus génial en live. On repart sur du plus lancinant avec Ondskapens Galakse qui là m’a clairement fait penser à un ancien titre, Evig Vandrar, mais le départ assez lent persiste jusqu’à la fin, une ambiance assez nostalgique qui finalement aurait fait une très bonne fin d’album.

La suite vient avec Berserkr et cette habitude de Kverlertak de faire de longs morceaux progressif sur la base de quelques riffs. Là encore, le son est froid mais aussi très mélancolique. Si l’introduction du chant est assez difficile au bout d’une minute, les nombreux changements de rythmiques sont vraiment bien amenés et la dernière minute trente s’avère géniale avec un quasi solo de chant. Cette dernière partie d’album est comme d’habitude purement progressive et on enchaîne avec Heksebrann dont la progression s’étale sur 9 minutes, cool ! Une petite touche de psyché là encore, le froid nordique aussi mais surtout des riffs géniaux, de ce qu’on chante dans la voiture, tout du long, sans jamais s’arrêter. On termine sur Nekrodamus, tradition des albums du groupe qui contient chacun son Nekroquelquechose. Rythmique lente et psyché, elle vient clore l’album avec cohérence.

Nattesferd de KvelertakJ’avais déjà du mal à présenter Kvelertak et leur style de musique clairement particulier. Ce n’est pas du Punk, surement pas du Black malgré certains passages, ni du Stoner, ni quoi que ce soit de directement compréhensible. C’est une sorte de melting pot dont l’élément principal est cette capacité à faire des morceaux prenants à partir de quelques riffs de guitare bien sentis. Nattesferd a un rythme certes plus lent que les précédents, mais il était temps pour le groupe de faire une transition et on peut dire qu’après deux premiers albums quasi identiques, on retrouve ici une nette évolution.

J’aurai eu de longues semaines de doutes au gré des morceaux qui ont leaké et dont l’écoute indépendamment a sans doute précipité ce sentiment mitigé. Comme si le groupe avait pu perdre son âme et accoucher d’une galette à l’image de 1985. Mais c’était là sans compter sur les norvégiens et leur album qui a tout de suite su me rassurer: Kvelertak n’a pas juste eu un coup de pot avec ses deux premiers albums. Ce n’était pas la production de Kurt Ballou qui avait fait de ce groupe cette bouffée d’air frais sur les deux albums précédents, mais bien les musiciens qui réussissent ici à livrer une excellente transition. Nattesferd est là pour confirmer que Kvelertak est avec nous pour durer, continuer de nous sortir des putains de morceaux.